Haut
Bas

Partagez|

Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Messages : 310
Date d'inscription : 01/05/2010
Age du personnage : 23

Voyageur Expérimenté
Hikari Nikaido
Voyageur Expérimenté

Carte d'identité
Essence de Vie: 370
Renommée: 900
Honneur: 185
MessageSujet: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Mer 9 Mai 2012 - 15:34
Dur de rentrer après une soirée de folie… Projet X version non cinématographique. Hikari sort de l’endroit les oreilles bourdonnantes, les fringues trempés de l’eau de la piscine qui à finit à moitié vide. Week end de trois jours, il lui reste le temps de dormir, en fait il lui reste 2 jours entiers donc aucuns soucis. Elle, elle n’y a pas touché à toutes ces saletés présentent à la soirée. Elle connaît l’existence de la coco, de l’exta, du shit, mais c’était tellement peu intéressant à son gout pour finir la dedans qu’elle n’y touchait presque jamais. Non, effectivement à part un petit verre de Punch, elle n’avait rien consommé. Danser lui avait suffi et écouter l’avais comblé, La bande original du film, Pursuit of Happiness était passé un bon nombre de fois mais ça restait amusant. Manger des bonbons pleins de couleurs étranges l’avait occupé une bonne partie de la soirée, ils lui avaient donnée une sensation d’émerveillement, un peu trop à son gout. D’ailleurs émerveillé n’était même plus le mot, l’extase l’était plus. Elle se sentait hilare, des bonbons volaient devant ses yeux, mais elle était encore capable de discerner la vérité de la folie, ce saladier de bonbons devaient être un vrai piège, drogue du viol ou autre cachets devaient avoir été dissimulés dedans, elle comprenait à présent pourquoi seulement les filles en avaient l’accès. Enfin bon, la maintenant tout de suite, elle titubais dans la rue, dans le but de rejoindre sa maison. Des amis l’avaient raccompagnés jusqu’à sa rue et en se retournant, elle vit qu’ils vérifiaient bien que leur colis arrive sous le porche de sa maison en un seul morceau. Elle n’était plus très loin à présent et de là où elle était la maison lui paraissais rose, ou peut être arlequin, un peu trop arlequin. L’image des bonbons ne la quittait plus. Une envie soudaine de barbe à papa, quoique, l’image de celle-ci lui donna la migraine et une soif incroyable. La bouche sèche, la tête au bord de l’explosion elle atteint la porte d’entrée, petit mot sur la porte fermé à clef :
« J’espère que ta soirée c’est bien passée Hikachoux, à dans 2 jours, » Papa.
Trop mielleux, trop de choses sucrées venaient à son esprit, saturation imminente, STOP… Trouver les clefs ! Fouilles intégrales des poches, du sac, clefs ! Hikari ouvrit la porte et sans plus tarder s’engouffrait dans le hall d’entrée. Mina, petite chatte blanche, l’accueillit d’un miaulement en basculant la tête sur le côté.

« Bonjour à toi aussi très chère »

Elle alla prendre une douche, se mit en pyjama et courut dans son lit, Mina la rejoint, en attente d’une quelquonque caresse. Ce qu’Hikari lui fournit avec douceur, des bonbons dansaient encore devant ses yeux et le gout de fraise, de cassis et tout autre parfum lui asséchait la gorge. Lorsque la main de celle ci ralentit et finit sa course sur le dos de son chat, complétement immobile, ce fut le signal, Dreamland prit le pouvoir.


***

J’ouvre les yeux, je porte un short en jean déchiré, un t’shirt troué décoré d’une grosse moustache noire, mes cheveux tombent sur l’une de mes épaules. Je suis dans le décor d’un rêve de petite fille, un sol en marshmallow, collant. Une cascade de chocolat au lait dégouline dans un grand fracas 10 mètres plus bas, dans une mare ou d’énorme morceau de fruit en tout genre flotte hors de l’eau. Suis-je dans le jardin d’Eden ? En tout cas je me laisse aller à gouter une pomme enrobé d’un caramel rouge et poussant sur un arbre au feuillage en barbe à papa. J’ai déjà trop mangé, l’écœurement et à la limite de me faire vomir je décide de ne plus gouter… Quoique, ce jolie petit sucre d’orge m’appelle, d’ailleurs c’est étrange mais j’ai vraiment l’impression qu’il me regarde. Enfin bon, mon esprit doit me jouer des tours je marche à travers une ville à présent, une ville ou les bâtiments sont des pièces montée. Des coulis, des décorations et tout plein d’autres choses rendent ces maisons incroyablement appétissantes. Les gens s’engouffrent dans des attractions, dans des magasins en fournissant au vendeur, des petits bonbons ronds dont le goût magique me rappelait le cinéma… J’avançais entre des gens tous plus émerveillés les uns que les autres. Une femme attira mon attention, elle distribuais des tracts au passant et en collait sur les lampadaires en réglisses. J’avançais vers elle la tête baissé me fondant dans la masse, en passant à côté d’elle, elle me tendit l’un des papiers en me regardant avec pitié.

« Aidez-moi s’il vous plait, si vous le voyez appelez moi… »

Sur le tract, le visage d’un petit garçon souriant, son regard me déchira le cœur, mais dans un monde aussi grand que celui-ci, ou pouvais bien ce cacher un môme accroc aux sucreries. Je continuais mon chemin lorsque je vis une femme, puis 3 rejointes par la femme que je venais de croiser parler avec un homme, je m’avançais ; il était bien vêtu, d’une marche noble et d’un parfum sucré, familier… Celui des Haribo, ce que lui disais les femmes avait l’air de lui passer au-dessus et il détournait le sujet de conversation en parlant du charisme et de la beauté de ses « prétendantes » comme il les appelait. La scène m’échauffa légèrement et je vis que deux femmes sur 4 abandonnèrent la cause… La troisième tentait en vint de lui expliquer quelque chose qu’il refusa d’entendre, il continuait à marcher et elle décida de lâcher l’affaire. La mère que j’avais croisé plus tôt persista, elle continua à implorer une audience auprès de l’homme qui ne l’écoutait même plus, elle tomba a ses pieds en larmes. Ce à quoi il ne fit pas attention non plus, s’en était trop ! Mes jambes vinrent à se transformer d’elle-même. Elles me firent bondirent dans le dos de l’homme a qui sans plus attendre je mettais une béquille l’obligeant à poser genoux à terre. Je reprenais mes jambes normales, aidait la femme à se redresser et collait l’une des affiches devant son nez…

« Quand quelqu’un nous pose une question on se doit d’y répondre ou au moins essayer, peut m’importe votre nom, votre statut ou votre âge.. Lorsqu’une femme a besoin d’aide on se doit de la lui apporter. »

L’homme n’avais pas relevé les yeux, mais presque immédiatement, 2 hommes et une femme, se jetèrent sur moi m’immobilisant bras et jambes. Le charmeur en face de moi se redressa et s’approcha de moi, face à face les yeux l’un dans l’autre et son haleine sucré venant souffler contre mon visage :

« -Mademoiselle, ce ne sont pas non plus des manières pour une jeune fille, encore moins pour se présenter…
-Hikari Nikaido Monsieur, dites à ces brutes de serrer plus fort, je peux encore bouger.
-Ahlala mon petit bout, vous m’avez l’air bien énervée, Vous ne savez décidément pas à qui vous vous adressez..

Il fit une révérence forcé tout en prononçant ces mots

-Harry beau, Maire de Sweetheria, ville dans laquelle vous venez de faire irruption. Je ne m’attendais pas à rencontrer une jeune voyageuse aussi charismatique que vous.
-Blablabla, cela suffit ! Vous n’aiderez donc pas les citoyens de votre ville ?
-Bien sûr que si, pourquoi pensez-vous avoir atterrit ici ?

L’image des bonbons et de la soirée lui revinrent à l’esprit et ses joues rosirent.

-Donc je suis là sur votre demande ?
-Oui, Maintenant soyez sage et ne posez plus de question. Maxime, Tom, Ilya, Emmener là où elle doit vraiment être »

Je n’eut pas le temps de dire ouf, en un bon, je me retrouvais devant un immense bâtiment, surement la mairie, plus rose, plus meringué et plus sucrée que les autres maisons, avec un étage de plus à la pièce montée. Les deux hommes me lâchèrent et disparurent comme les ninjas dans les mangas. La jeune femme, Ilya me semblait il m’accompagna gentiment dans une pièce, me demandant d’attendre dans celle-ci. Les murs étaient en pain d’épice recouvert de glaçage au sucre et des fraises Tagada dessinaient le contour des fenêtres, j’entamais la dégustation lorsque dans un grand fracas la porte de la salle d’attente s’ouvrit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Mer 9 Mai 2012 - 17:07
Une sale journée. Encore une sale journée, pour ne pas changer. A croire que Kimmy devait les aimer ! Peut-être même que c’était elle qui les provoquait par pur sadisme, par peur de s’emmerder à être heureuse. Mais à voir l’état dans lequel la jeune fille rentrait chez elle, il fallait que cette idée se taise car elle criait faux. Kimmy rasait les murs, le pas traînant, les mains enfoncées au fond de ses poches. Une longue écharpe délavée masquait la moitié de son visage mais malheureusement pas ses yeux rougis qu’elle gardait baissés eux aussi, par peur de croiser le regard d’un passant. Ne pas attirer l’attention, jamais, c’était la règle numéro un. La jeune fille se dirigeait chez elle, c’était la fin des cours et elle se sentait quelque peu soulagée.

En chemin, elle se repassait en tête tous les évènements qui avaient fait de cette journée une journée merdique, succession de petites douleurs, d’humiliations, qui au final s’accumulaient jusqu’à former un énorme tas de bouse qu’il faudrait évacuer au plus vite au risque de devenir folle et déprimée. Les bousculades dans les couloirs, le plateau renversé dans la cafet’, le sac volé et mystérieusement retrouvé au fond des toilettes des mecs, les insultes quand elle avait reçu la énième meilleure note de la classe… et les moqueries dans les vestiaires sur ses sous-vêtements dépareillés, car Kimmy n’accorde d’importance qu’au mental, pas à son look, et ce avant de se prendre toutes les balles perdues en cours de volley. Quatre ecchymoses en plus, elle avait compté ! Lorsque la jeune fille referma la porte de chez elle, elle s’adossa quelques secondes à celle-ci et ferma les yeux, rassurée d’avoir franchi la limite ultime entre elle et ses foutus camarades de classe.

Elle lança un « bonjouuur » faussement jovial avant de monter à l’étage et s’enfermer dans sa chambre. Kimmy était très proche de ses parents, de sa famille en général. Elle ne leur cachait rien… à part ses problèmes en classe car elle ne voulait déranger personne et ne surtout pas aggraver la situation. L’année scolaire était bientôt finie, le tout était de tenir encore une poignée de semaines. La jeune fille lança son sac dans un coin de sa chambre et tomba lourdement sur son lit qui émit un grincement de protestation, tel un phoque adipeux sur son bout de glaçon. Le visage noyé dans son oreiller, Kimmy chercha à tâtons l’objet ultime de son désir, le seul capable de la soulager de cette douleur psychique pourtant quotidienne, mais à force difficile à surmonter sans une aide extérieure. Ses doigts ouvrirent machinalement le tiroir de sa table de nuit et entrèrent en contact avec… 4 grosses tablettes de Crunch.

4 tablettes de chocolat, un paquet d’Arlequins, et une boîte de Smacks format familial plus tard, Kimmy agonisait sur le tapis de sa chambre ! Son estomac protestait, mais son cerveau était ivre et la jeune fille souriait béatement, sentant son esprit divaguer doucement. Pas de diner pour elle ce soir, et pas de visionnage de film non plus ! En vue d’oublier les tiraillements de son ventre, Kimmy ferma les yeux, ouvrit ses bras en croix et se laissa glisser vers une torpeur cotonneuse très accueillante.

______________

Lorsqu’elle ouvrit les yeux, la jeune fille se sentait plus que nauséeuse. Elle vacilla quelques secondes et se tint l’estomac en essayant de garder le contrôle. La première chose qu’elle fit fût de se regarder rapidement. Toujours les mêmes arabesques rouges sur ses bras et ses jambes, les cheveux au carré d’un rose flamboyant, un débardeur malmené motif treillis et un baggy beige bien confortable tombant sur des grosses rangers noires, idéales pour botter les fesses. Kimmy esquissa un sourire… mais le perdit très vite quand elle observa le paysage au milieu duquel elle venait d’atterrir.

« Là c’est sûr, j’vais vraiment bé-ger… »

La jeune fille se trouvait dans ce qui semblait être… le Délirium City version Charlie et la Chocolaterie. Kimmy adorait Roald Dahl et Tim Burton, mais les sucreries n’étaient vraiment pas son truc SAUF cas extrême comme ce fût le cas avant son sommeil. Avec toute l’assurance que lui offrait Dreamland, elle s’engagea dans ce qui semblait être la rue principale d’un village tout de confiseries et de chocolat construit. Mais soudain, une violente odeur de sucre s’engouffra dans ses narines et atteignit son cerveau avec force… C’en fût trop pour Kimmy. Elle voulut se retenir au maximum mais n’eut pas le temps de s’appuyer contre un mur que son estomac se contractait déjà avec violence ! Quelle ne fût pas sa surprise de vomir… un flot de chocolat noir ! Qui plus est vivant puisqu’il s’agitait devant elle…

« Mais tu peux pas faire gaffe, espèce de dégueulasse ! »

Kimmy, encore un peu étourdie et le menton plein de chocolat noir, regarda d’un air stone ce petit bonhomme agiter les bras dans tous les sens, outré de s’être fait arroser de vomi-chocolat... Un Oompa-loompa ! La jeune fille reprit ses esprits, ravie d’en rencontrer un pour la première fois et s’apprêta à engager la conversation… mais le petit habitant s’éloignait déjà à grand pas après lui avoir asséné un fuck des plus furieux... drôle d’image d’ailleurs que de voir un Oompa-Loopa faire un doigt d’honneur ! Kimmy se redressa, s’essuya le menton d’un revers de la main. Maintenant elle se sentait soulagée, vraiment ! La nuit pouvait enfin commencer ! Son regard se posa de l’autre côté de la rue, en direction d’un éclat de voix qui avait attiré son attention. Une jeune fille, certainement voyageuse elle aussi, brandissait un prospectus devant l’air supérieur d’un gros bonhomme qui n’en avait visiblement rien à battre.

Kimmy fronça les sourcils en voyant ce qui semblaient être ses gardes s’emparer avec force de la demoiselle. Elle commençait déjà à concentrer sa force dans son bras droit en vue de le changer en arme, au cas où les choses tourneraient mal. Mais alors que Kimmy s’apprêtait à se diriger vers la voyageuse, deux gros malabars (jeu de mot pourriiii !) la prirent elle aussi par les bras et l’amenèrent vers une grosse bâtisse. Elle s’agitait dans tous les sens sans pouvoir s’échapper et ne retrouva le contact avec le sol qu’au cœur d’un grand hall au sein duquel un jeune homme lui expliqua calmement le motif de sa présence ici. Kimmy tomba des nues. Elle se débattit une dernière fois pour se libérer de l’étreinte des gardes, et une fois ces derniers partis se tourna vers le jeune secrétaire. Elle était à la fois surprise et furieuse… drôle de mélange.

« Attendez c’est pas possible, j’ai horreur des mômes et votre royaume me faire gerber ! Qu’est-ce que vous voulez que je foute ici !? J’ai d’autres trucs à faire moi ! »
« Et bien… je ne crois pas non. Vous avez été réquisitionnée par ordre du maire pour ce sauvetage urgent. »
« Mais je… »
« Suivez-moi je vous prie. »

Kimmy grommela mais se rendit compte qu’elle n’avait pas vraiment le choix. Elle talonna le jeune secrétaire qui lui ouvrit la porte d’une petite salle. En passant devant lui, la jeune voyageuse lui lança un regard agressif et leva son doigt devant lui.

« J’me laisserai pas manipuler, dites-le à votre boss avant que je remette la deuxième couche ! »

Le secrétaire fronça les sourcils, manifestement agacé par la voyageuse. Il referma vigoureusement la porte de ce qui semblait être une salle d’attente. Il ne manquait plus que ça… Kimmy fit volte-face et se retrouva à quelques mètres de la voyageuse qu’elle avait aperçue quelques minutes plus tôt. Cette dernière avait du sucre glacé plein le menton et sur le nez ! Kimmy croisa les bras, encore bien énervée, et lui adressa un signe du menton.

« Je t’ai vue tout à l’heure. Toi aussi ils t’ont ‘réquisitionnée’ ? C’est quoi ces conneries franchement ? J’ai rien à voir là-dedans moi ! En plus cet endroit me rend malade… »

Kimmy désigna d’un coup d’œil les fauteuils en gelée colorée, cette même gelée immonde avec laquelle on faisait des petits crocodiles. Elle réfléchit quelques secondes et se dit qu’au final, être envoyée en mission spéciale c’était plutôt gratifiant ! Excitant même, s’il s’agissait de se battre pour arriver à son but. Kimmy n’allait visiblement pas être seule de surcroît, vu qu’apparemment l’attente était destinée à la réunion de l’équipe de sauvetage… dont elle ne connaissait d’ailleurs personne !
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
Surnom : Le Bourgeois
Messages : 734
Date d'inscription : 05/10/2010
Age du personnage : 28

Maraudeur des rêves
Khildar Blacksilver
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 650
Renommée: 1200
Honneur: -400
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Dim 13 Mai 2012 - 22:12
Take a Sweet

Le secrétaire parcourut la liste des yeux tout en surveillant les deux voyageuses à travers la vitre sans thym qui le rendait invisible. Cette série d'enlèvement entachait la réputation du Royaume des Sucreries qui se voulait avant tout un lieu paisible. Les affaires familiales perturbaient déjà la bonne ambiance, des enlèvements d'enfants ne faisaient qu'empirer la situation. Le chemin que prenait le Royaume n'avait rien de plaisant et il fallait tout faire pour éviter qu'il ne sombre dans une délinquance dégradante.
C'est pourquoi le maire Harry Beau avait sollicité l'aide de trois voyageurs pour mettre fin aux agissements des ravisseurs. Le critère de sélection était aussi flou que large et le service de renseignement de RelouLand leur avait fourni trois noms de leurs classeurs. Une morpheuse loup pour la puissance d'attaque, une morpheuse d'armes pour la distance et … Putain mais c'était qui celui là ?

Les sourcils parfaitement épilés du secrétaire se froncèrent et une expression ennuyée se peignait sur sur visage tout en longueur. Ses yeux aussi noirs que l'encre qui s'alignait sur les papiers qu'il lisait parcourait les informations avec anxiété.


"Khildar Oscar Allan … bordel, mais quelle idée d'avoir un nom aussi long !

Invocateur de … démons ? Je le sens pas celui là …

a participé à une révolte dans les prisons de Carnaval Garbage … Responsable de sérieux dégâts à la Tour des Arts … "


Ce qui effrayait le plus le secrétaire à la coupe au carré, c'était le profil psychologique.

"Sadique … fou … inconscient … aucune morale …"

Qu'allaient ils faire avec cet élément ? La créature des rêves devenait nerveuse et patienta derrière la vitre, triturant les papiers et espérant que tout se passe bien. Après tout, sa carrière se jouait sur cette mission de sauvetage. Le maire ne l'avait pas énoncé aussi clairement. Cependant, les sous-entendus proférés d'une voix mielleuse avaient parfaitement trouvé leur réceptacle dans les oreilles pointues du secrétaire. Les trois voyageurs devaient réussir, à tout prix. La porte s'ouvrit avec fracas et le voyageur démoniaque entra dans la pièce. Ou plutôt, se fit jeter à l'intérieur pour glisser sur le sol moelleux jusqu'aux pieds des voyageuses.


/.\

Lorsque ses yeux d'un bleu glacial à vous refroidir un phoque s'ouvrirent sur ce monde de gourmandise, l'aristocrate pensa que DreamLand cherchait à se moquer de lui. Son humeur était massacrante et le débordement de couleurs ainsi que de saveurs lui soulevèrent le cœur. Qu'importe où portait son regard, c'était un chatoiement navrant de niaiseries dégoulinantes et sucrées. Les bâtisses ressemblaient à des pâtisseries dans des proportions affolantes. Les autres éléments urbains évoquaient des gourmandises sucrées et leurs vives couleurs explosaient dans le paysage.
Le monde peuplant ce Royaume contenta le voyageur qui se fit la réflexion
 :

*Au moins, les proies sont nombreuses.*

En cette nuit, son esprit, outre habité par des démons qui saluèrent sa venue dans le monde onirique par des exclamations enjouées et des incitations aux meurtres ou au contraire à la prudence, était envahi par un sentiment d'agacement, la journée n'ayant pas été propice aux réjouissances. Cependant, la vue d'une telle profusion d'émerveillements et de douceurs sensés faire fondre le cœur provoquèrent l'effet inverse. L'envie de vomir qui avait été planté s'était vu arraché pour laisser place à une colère franche et une volonté de tout réduire en poudre et de brûler les sachets.

La foule composée autant de voyageurs en quête de gourmandises que de rêveurs avides de se régaler se mouvait avec l'aisance d'un coulis sur une crème chantilly. Chacun s'en donnait à cœur joie et croquait le paysage à pleine dents. Leur sourire et le bonheur qu'ils affichaient ajoutaient à l'énervement qui gagnait notre invocateur de mauvaise humeur.
Afin de cesser de se faire bousculer encore plus par ces ventres sur pattes, il se mit en marche et tout en évoluant dans cette ville aux relents horriblement délicieux, il inspecta sa tenue.

Ses chaussures en réglisse foulait le sol marshmallow avec insistance, comme pour écraser cette masse caoutchouteuse. Son pantalon blanc crème coulait sur ses jambes, évoquant du sucre glace, mais gardant la légèreté d'une mousse. Sa ceinture n'était autre qu'une imitation loukoum de plusieurs parfums, allant de framboise à citron en passant par vert pomme. Sa chemise blanche revêtait les mêmes aspects que le pantalon, aussi légère et aussi blanche. Un gilet d'une rougeur de fraise venait s'ajouter. Ses boutons de manchettes et de gilet se révélaient être en chocolat. Nulle veste, nul jabot, mais bien un haut de forme rouge dont la consistance rappelait celle d'une gâteau plein de crème. Naturellement, il portait à ses mains des gants blancs, lui permettant de dissimuler la marque à sa main droite.
Tandis qu'il marchait avec détermination, bousculant sans compter et sans gêne, il aperçut dans son champ de vision son nœud papillon enchanté qui volait autour de lui, pour le saluer. Cette vision simple fit sourire le voyageur qui reprit néanmoins son expression dure, sourcils teints en rouge coulis de fraise lui barrant le visage et ses yeux bleu assaillant quiconque les croisaient. Son allure était noble, nullement ses intentions.

C'est alors qu'au cours de l'examen de ses alentours, une affiche capta son attention. Collée sur … sucre d'orge, l'affiche représentait des têtes d'enfants avec la supplique pour les retrouver. Ce fut la récompense offerte qui compléta l'intérêt d'Oscar. En la découvrant, il éclata d'un rire formidable, détournant des têtes qui se demandèrent si l'être qui ressemblait à un bâton de chantilly avec coulis de fraise possédait tout son esprit
.

"Des smarties, ils se foutent de nous !" Saënoris était plus indigné qu'énervé.

"La blague … la délicieuse … hahaha haahaa délicieuse blague." Luëst n'en finissait pas de rire. "C'est n'importe quoi …"

"Il se trouve que c'est la monnaie de ce royaume, il n'y a rien d'insultant ou de risible à cela." S'insurgea Laënoris.

"Cela surprend un brin tout de même, tu dois en convenir." Enonça Khildar, un rictus l'agitant.

Abandonnant la dispute à ses démons, Oscar repartit tranquillement dans les larges avenues sucrées de la ville de Sweetheria, un sourire s'insinuant sur ses lèvres. Ce Royaume révélait des aspects intéressant finalement. Il n'était pas tombé dans une période où tout le monde il rit, tout le monde il est beau. La noirceur du monde avait aussi entaché la candeur de ce monde si sucré. Et cela, le voyageur démoniaque le savourait pleinement.

Alors qu'il pensait à ses prochaines victimes en observant le monde qui coulait devant lui, il sentit une présence derrière lui. Il se trouvait assis sur une balustrade de pain d'épice et se releva prestement, tout en assénant un coup de coude à son adversaire. Il pouvait sembler hâtif de considérer la personne dans son dos comme un ennemi. Seulement, lorsque celle-ci ne se présentait pas et que votre démon majordome vous hurlait de faire attention, votre réflexion se limitait à agir sur le champ.

Toutefois, son coude rencontra une masse gélatineuse qui amorti le coup. Oscar se trouvait désormais face à un crocodile … en gélatine, à taille humaine, aux épaules larges, au sourire mauvais et au costume noir. Il manquait juste le chapeau et les lunettes noirs et l'ensemble devenait parfaitement ridicule. La surprise céda à l'exaspération et les poings se serrèrent pour montrer à ce reptile de pacotille ce qu'il en coûtait de déranger la planification mortelle d'un fou.
Cependant, son bonbon d'adversaire n'essaya même pas d'esquiver et engloutit le poing, entravant les mouvements de l'excité. L'acharnement ne servit à rien, si ce n'est se faire complètement englober. Ainsi, Oscar termina dans le ventre du crocodile, incapable de bouger. Le manque d'air se fit sentir et la situation devenait critique. Mort étouffé par un crocodile en bonbon, c'était con. La solution pointa le bout de son nez en la personne de Khildar
 :

"Et si tu le mangeais ?"

S'exécutant sur le champ, l'invocateur de démons commença à mordre dans la gélatine et à l'avaler avec rapidité. Bien qu'il ne soit pas particulièrement friand de ces sucreries, il en appréciait pas moins le goût pomme complètement chimique. Les grattements dans son ventre firent paniquer le crocodile qui resserra sa masse gélatineuse autour du cou du voyageur. Le manque d'air se fit plus prompt que le grignotement et Oscar sombra dans l'inconscient. Une fois certain que son chargement ne se débattrait plus, le bonbon au costume noir lorsqu'il l'eut extrait, appela ses collègues pour le transporter jusqu'à la mairie.
La procession de crocodiles en costume noir mais aux coloris différents portant un être blanc et rouge passa inaperçu puisqu'ils prirent des ruelles peu fréquentées. Quand quelqu'un les voyait s'approchait, les créatures des rêves savaient qu'il fallait s'en aller, les voyageurs se faisaient rabrouer et les rêveurs s'en fichaient. Ils parvinrent sans encombre à la mairie et lâchèrent leur chargement dans une salle, le temps qu'il se réveille et qu'il lui soit expliqué sa mission.

La pièce était réduite à son strict minimum : une table en petit beurre, deux chaises en gélatine et une lampe en forme (et en goût) de profiteroles. Les tons étaient d'un pastel écœurant. La porte en tablette de chocolat s'ouvrit sur Harry Beau qui suggéra avec douceur de réveiller le voyageur. L'un des deux larbins qui l'accompagnait s'exécuta et frappa les joues de l'invocateur. Il recula subitement pour éviter le coup de poing qui menaçait son visage et immédiatement surgit des cordes en réglisse. En moins de temps qu'il ne faut pour dévorer un sachet de schtroumpfs, Oscar se retrouva ficelé à la chaise. Il eut beau se débattre en tous sens, rien n'y faisait. Il soupira et demanda d'un ton las, s'adressant à Harry Beau
 :

"Que puis je pour vous ? Je vous en prie, prenez un siège."

Le mairie esquissa un sourire et tout en se lissant la fine moustache, s'avança d'un pas allègre malgré son poids.

"Vous êtes bien …"

Il claqua des doigts et un papier surgit dans sa main.

"… Khildar Oscar Allan Lou … Mais c'est quoi tout ces noms ?"

"Lord Khildar Oscar Allan Louis Alexander BlackSilver, pour votre bon plaisir. A qui ais je l'honneur ?"

"Harry Beau, maire de Sweetheria." Répondit il d'une voix douce.

"Et que puis je faire pour votre bon plaisir ?" Demanda d'un ton de velours le voyageur.

"Retrouver des enfants. Ils ont été …"

"… enlevés, ils sont 5 et la récompense est dérisoire." Coupa Oscar d'un ton moqueur. "Pourquoi exécuterais je cette mission ?"

"Mais … parce que je vous le demande !" S'offusqua Harry Beau.

"Ce n'est pas une raison suffisante". Ricana Oscar.

Alors que le maire sentait monter la génoise à son nez, le voyageur éclata de rire pour dire d'un ton amusé :

"Ne vous inquiétez pas. Je vais vous l'exécuter, vos enfa … votre sauvetage d'enfants ! Mais délié de la chaise, si ça ne vous dérange pas."

Ses yeux exprimaient son envie de jouer et une aura malsaine l'enveloppait comme un chaud manteau. Il s'y sentait bien.

Il fut emmené dans la salle d'attente par les deux larbins aux épaules aussi larges que de tranches de quatre quarts qu'aurait découpé un gosse gourmand.
Au cours du trajet, Oscar ne put s'empêcher de remarquer
 :

"Dites voir, votre patron, là … Vous êtes sûrs qu'il est … digne de confiance ?"

Ils ne répondirent pas.

"Pourquoi un … être tel que lui se soucierait du sort d'enfants ? En plus, des affiches sont placardées partout. Il suffit d'attendre. Mais non, votre employeur préfère m'engager pour retrouver les gosses … ça ne vous paraît pas suspect ?"

"Vous n'êtes pas seul." Lâcha d'un ton glacial un des deux larbins.

"Ah, vous voyez ! Vous pensez comme moi !"

"Non, vous n'êtes pas seul pour cette mission."

Oscar cessa brusquement de marcher, provoquant le retour en arrière vif des créatures massives qui le dévisagèrent. Il cria, passablement énervé :

"Comment cela, je ne puis être dénué de toutes présences importunes pour mener à bien cette mission ? La confiance n'est elle donc pas de mise ?"

Le mur de silence auquel il se heurta le fit vociférer encore plus :

"Je suis parfaitement capable de me débrouiller seul ! Je n'ai nul besoin de surveillance ou d'assistance ! Vous pourrez faire savoir à votre gras de patron que …"

N'y tenant plus, les deux larbins décochèrent de concert un crochet qui fit décoller Oscar du sol. Son atterrissage se passa en douceur, la texture moelleuse aidant. Puis, prit par les épaules, il fut traîné vers la salle pour y être finalement jeté. Il glissa sur quelques centimètres et parvenu aux pieds d'une voyageuse, il leva la tête et demanda, tout sourire :

"Ainsi donc se présente à moi l'assistance promise."

Il se releva tranquillement tandis que la porte se refermait. L'aristocrate épousseta ses vêtements, récupéra son haut de forme puis s'inclina face aux deux voyageuses et leur présenta ses respects :

"Veuillez excuser la brutalité de ma venue. Je me présente, Lord Khildar Oscar Allan Louis Alexander BlackSilver, pour votre délicieux plaisir."

Ses lèvres s'étirèrent encore un peu plus et son visage resplendissant l'enthousiasme. Il tenait encore son haut de forme d'une main. Son papillon enchanté se posa sur son épaule. L'animal l'avait suivit tout du long, spectateur silencieux des affres de son maître.

Derrière la vitre, le secrétaire à la silhouette élancée secouait la tête, dépité. Si ces trois là parvenaient à aboutir sans tout détruire, les miracles existaient. Il sortit de la petite pièce puis après avoir emprunté un jeu de couloirs et de portes dérobées, il entra dans la salle d'attente afin d'expliquer plus clairement la situation aux voyageurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Messages : 310
Date d'inscription : 01/05/2010
Age du personnage : 23

Voyageur Expérimenté
Hikari Nikaido
Voyageur Expérimenté

Carte d'identité
Essence de Vie: 370
Renommée: 900
Honneur: 185
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Mar 15 Mai 2012 - 20:39
Deux voyageurs, plus délirant l’un que l’autre se retrouvèrent dans la salle d’attente avec moi. Comment vous expliquer la situation, la première aux formes abondantes et au beau visage avait commencé par parler de réquisition, elle avait apparemment mit le secrétaire de mauvaise humeur étant donné la fermeté avec laquelle il avait fermé la porte… Le second, jeune homme étrangement décoloré mais au charisme sans limite, avait fait une entrée spectaculaire… En glissant au sol.. Mais la révérence qu’il nous fit, fut plus que rassurante. Je m’apprêtais a leurs tendre la main pour les saluer, mais le sucre glace collé sur mon visage m’en dissuada j’entreprenais le nettoyage lorsque la porte s’ouvrit laissant place à un jeune secrétaire, très soigneux de sa personne. Passant devant notre petit groupe formant un cercle, il s’installa sur une chaise et avec une télécommande fit descendre une toile blanche. Un faisceau de lumière traversa la pièce et une vidéo d’Harry beau en train de draguer une jeune femme apparut à l’écran.

« -Mon dieu, non ce n’est pas ça !!! Quand est ce qu’il comprendra que cette salle n’est pas un home cinéma ! »

Sans attendre une seconde que nous puissions savourer l’instant ou le bon gros bonhomme se prendrais une claque, le jeune homme appuya sur un bouton qui nous ramena tous au fond des sièges ou chacun avait fini par prendre place. 5 visages prirent place sur la toile blanche, 5 visages plus mignons les uns que les autres. J’en déduis qu’ils devaient surement tous se trouver dans la même tranche d’âge. Sous chacune des images s’afficha un prénom… Aria, Eda, Sam, Grimm et Oz

Aria, petite fille de 7 ans, blonde aux yeux bleue. Race blanche
Eda, petite fille du même âge avec des cheveux blanc, et des yeux violets. Race noire
Sam, jeune garçons, 7ans brun aux yeux vert. Race blanche
Grimm, petit garçon de 6 ans, aux cheveux bruns, et aux yeux bleus turquoise. Métisse
Oz, petit garçon blond aux bouclettes parfaite arborais des yeux d’une couleur surnaturel, un étrange mélange éclatant de vert et de jaune. Race blanche

Tout c’est détail apparaissait sous les photos, qui tourne pour nous montrer leurs profils ou autre choses inutile, trouvant la scène à la limite de l’abus, comme pour une vente d’enfants je détournais la tête et remarquais avec un plaisir non feint, que je n’étais pas la seul, La jeune fille assise à côté de moi regardais le plafond et marmonnais quelque chose qui s’approchait de :

« Pourquoi… moi… sales gosses… »

Je souriais et me retournais vers le jeune homme qui quant à lui, avait la tête baissée, une étrange aura noire se développait autour de lui et une sorte de peur émana dans mon esprit. Mes sens lupins m’appelaient, me demandaient de m’éloigner, c’était dangereux ! Mes oreilles bourdonnaient, mes griffes s’apprêtaient à sortir et des frissons parcouraient sans cesse mon échine. Je me redressais d’un bon, faisant sursauter les deux jeunes personnes.

« Rasseyez-vous mademoiselle, pas de retour en arrière un engagement est un engagement. »

Je me rasseyais la tête baissée honteuse de m’être laissée emporter, ils allaient me prendre pour une dégonflé, foutue sens animale de m…

« Kimmy Soon, Lord Khildar Oscar Allan… Machin chose et Hikari Nikaido, Vous avez été appelés dans ce doux royaume dans le but de mettre fin à des enlèvements d’enfants de plus en plus fréquent… Nous en comptant 5 aujourd’hui mais qui sais peut-être y en a-t-il plus…. Votre mission, consiste à vous infiltrez dans les chemins noires de Sweetheria.. Toute ville se respectant possède ses quartiers mal famés à mon plus grand désarroi.. .

Je l’interrompais

- Pourquoi n’est-ce pas monsieur le Maire qui nous présente la situation.. N’est ce pas sont rôle ?

Déclarais-je sur un ton des plus sarcastiques. Il rougit et sans plus tarder j’enchainai :

-Serais-t-il trop occupé avec l’une de ses nouvelles conquête de 8 ans plus jeune que lui ?
-Mademoiselle Nikaido il suffit, voudriez-vous bien vous concentrer sur la mission !
-Yes, sir ! »

« Donc reprenons, vous vous rendrez dans les endroits mal famé en infiltration… Soyez discret et S’il vous plait, jeune homme ne faites pas tout bruler ! »

Un sourire démoniaque s’afficha sur son visage

« Si vous trouvez des informations, ne venez pas m’en tenir rigueur assurez votre rôle de voyageurs, défenseurs du monde des rêves et mettez fin a la discorde qui à finit par atteindre notre doux monde..
-Je résume, on les trouve, on les termine et on revient avec 5 enfants dans les bras ? Comme de jeunes justiciers ? … Et la récompense ?
-Des M&Ms l’argent de notre royaume »


Décidément on s’enfonçait dans le dérisoire… Le secrétaire se mit debout et se dirigea vers la portes, qu’il ouvrit avec soulagement en appuyant sur l’interrupteur en guimauve qui fit disparaitre le faisceau de lumière, remonter la toile… et rouvrit le volet en spéculos La lumière extérieure pris place dans la pièce et il ne fallut que 2 secondes à mes yeux pour reprendre conscience de l’endroit. Avant de sortir, le jeune secrétaire aux allures très féminines se retourna.

« Cette équipe fut formé pour vos talents, chacun plus intéressant dans un catégories de combat. J’ajoute le fait que nous n’avons aucune connaissance du nombre d’agresseur. Mais que vu la rapidité des enlèvements, ils sont au moins 2. Ensuite leurs pouvoirs ne laissent aucune trace et aucune connaissance à part une quelconque pétale de fleurs par ci par là. Ne prouvant strictement rien étant donné que le marché se trouvait sur chacun des lieux d’enlèvements et que les vendeurs de fleurs mangeables se répande de plus en plus. Je vous ai laissé une feuille sur la table L.U… Vous y trouverez les différents lieux ou les enlèvements se sont produits. Sur ce, à la prochaine, ne revenez pas les mains vides, des voyageurs il y en a à la pelle »

Sur ces derniers mots il referma la porte nous laissant tous les trois dans un blanc plus monumentale que la normale… Je pensais aux fleurs mangeables… étrange il faudrait aller jeter un coup d’œil. Je décidais de mettre fin au blanc et me penchais dans le but de faire une révérence, mes cheveux long tombèrent en cascade sur le côté cachant ma poitrine. Cette révérence n’avait aucun but de prétention, mais je ne voulais pas laisser Lord Khildar a ce que j’avais compris faire les choses bien en long et en larges. Je me redressais et mes yeux se posèrent sur eux que je dévisageais sans gêne avec un sourire non feint.

« Je me présente, Hikari Nikaido, réquisitionner comme vous deux pour participer à cette mission. Nice to meet you. »

Je terminais ma petite présentation sur un ton amicale, et désolée

« Je vois que je ne suis pas la seule à ne pas comprendre « Pourquoi moi ? » »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Lun 21 Mai 2012 - 16:30
Kimmy s’endormait chaque soir avec l’espoir de pouvoir devenir au cœur de Dreamland celle qu’elle ne parvenait pas à être en vérité. Au cœur du royaume des rêves, Kimmy est une machine de guerre ne pensant qu’à tirer sur tout ce qui l’énerve. Son pouvoir est très utile pour ça… Capable de muer son bras en canon ou de cracher des grenades, sa peur de la violence se transforme en énergie intarissable pour combattre d’autres voyageurs… Mais pas des enfants ! Kimmy se demandait vraiment ce qu’elle faisait ici. Les bras fermement croisés contre sa poitrine, la jeune fille sentait la moutarde lui monter au nez et souffla comme un taureau. Pour se calmer, elle décida de mater discrètement l’autre voyageuse qui se tenait près d’elle. Du coin de l’œil elle l’observa de haut en bas. Pas mal foutue à vrai dire, avec un look certain mais difficile de deviner ce que pouvait être son pouvoir.

Etait-elle une invocatrice ? Ou une morpheuse tout comme Kimmy ? A cette pensée la jeune fille esquissa un sourire. Elle aimait bien les morpheurs. A ses yeux ils étaient les plus intègres et les plus fiables car ils ne devaient compter que sur leur propre corps pour survivre au sein du royaume des rêves. Les invocateurs à l’inverse mettaient leur existence dans Dreamland entre les mains d’entités qu’ils pouvaient certes contrôler, mais qui ne leurs appartenaient pas. Kimmy s’était toujours demandée d’ailleurs pourquoi sa peur de la violence ne l’avait pas faite invocatrice de flingues ou bien manieuse d’armes diverses. Elle avait finalement compris que sa crainte réelle avait fait en sorte qu’elle ne devait compter que sur elle-même…

Car la jeune fille avait également une grande peur de la confiance, de tout ce que ce terme pouvait représenter et de tout ce qu’il pouvait engendrer s’il était appliqué à de mauvaises personnes. Ainsi donc elle était une morpheuse, ne devant jurer que par ses propres forces et jamais sur celles des autres. Kimmy se rendit compte que son regard sur l’autre voyageuse était un peu trop insistant et le décolla pour le reporter sur le nouveau quidam qui venait de faire une entrée fracassante. Drôle de type… Bizarrement fringué, à la mode Sweetheria quoi ! Kimmy fronça les sourcils. Trop poli pour être honnête… Ce voyageur parlait trop, faisait trop de manières et ça cachait quelque chose. Quelque chose qu’elle n’aimait pas du tout. Alors qu’il se présentait, Kimmy lui coupa d’ailleurs la parole et agita sa main d’un geste négligeant.

« Ouais on s’en branle, je t’appellerai ‘machin’… »

Kimmy hésita entre ‘machin’ et ‘Kiki’ mais elle opta pour ‘machin’, trouvant ‘Kiki’ trop doux pour un mec avec un blase pareil. Il fallait bien avouer qu’il était classe, assez dandy en fait. Encore une fois Kimmy ne parvint pas à percevoir son pouvoir. Ce dont elle était sûre en tout cas c’est qu’il ne devait pas plaire à l’autre Miss car cette dernière sembla assez nerveuse à sa vue. La tension commençait déjà à monter, ce qui était plutôt problématique pour une partie à trois ! Fort heureusement le secrétaire de Mairie entra de nouveau dans la salle d’attente et invita les trois voyageurs à s’asseoir. Kimmy ne se fit pas prier ; elle s’élança vers l’un des fauteuils, sauta dessus et… rebondit trois mètres plus loin en s’écrasant face contre le sol. Gélatine de merde ! En plus, forcément il fallait que les rues soient en Marshmallow mou et là non ! Kimmy se releva en jurant, plus gênée que vraiment énervée. Comme le secrétaire lui lança un regard étrange, la jeune fille pointa son doigt vers lui avec rage. Sa main prit une teinte rouge foncée, signe d’une transformation imminente… Elle beugla à son attention ;

« Il s’est RIEN passé !! »

Le secrétaire sursauta et retourna à la préparation de sa projection en tremblotant. Pendant ce temps Kimmy s’installa –calmement cette fois-ci-, tout comme les deux autres voyageurs. La première image qui apparut lui fit lever les yeux au ciel. Elle chuchota avec humeur.

« Bosser pour un pervers en plus… ma passion ! »

La bonne projection arriva finalement et les trois voyageurs eurent devant leurs nez les visages innocents de 5 petits gamins. Kimmy se tut cette fois, plissant légèrement les yeux, les bras sagement posés sur les accoudoirs en gélatine. Elle ne laissa rien paraître mais cette affaire l’intéressait de plus en plus à mesure que les précisions arrivaient. Enlever des enfants… quelle foutue preuve de lâcheté ! Kimmy n’aimait pas les enfants, c’était vrai. Ses rares séances de baby-sitting s’étaient révélées désastreuses et d’ailleurs les enfants ne l’aimaient pas non plus ! Elle leur causait de politique, d’actualités, d’expos, de philosophie… et eux ne pigeaient que dalle, ils ne pensaient qu’à baver et à dire conneries sur conneries !! Cependant, s’attaquer à des enfants la rendait beaucoup plus sensible.

Kimmy ne jurait que par les démonstrations de preuves, n’accordait du crédit qu’aux voyageurs qui savaient se battre contre des adversaires de leur taille voire plus forts qu’eux mais ça… l’attaque sur les plus faibles, elle ne supportait pas. Elle commençait à comprendre pourquoi on l’avait appelée pour cette mission. Néanmoins, pas question de laisser croire que cet enlèvement l’émouvait ; Kimmy continuait de ruminer en agitant nerveusement la tête. Elle apprécia la remarque d’Hikari concernant l’absence de Mr Harry Beau, même pas foutu de remuer son gros cul plein de sucre pour venir leur parler officiellement. Le secrétaire termina les précisions et laissa seuls les trois voyageurs. Kimmy ne parla pas tout de suite, le regard un peu dans le vague. Une série d’enlèvements, deux agresseurs présumés… pour une poignée de M&M’s ! Kimmy se moquait de la récompense, elle voulait juste gagner en force et en expérience. Mais il fallait bien avouer que tout ça était un peu ridicule. Ce fût la jeune voyageuse aux cheveux noirs qui se leva en première et fit une jolie révérence en se présentant. Kimmy ne bougea pas, et lâcha simplement son nom à son tour :

« Kimmy Soon, salut. »

Elle s’anima finalement pour se diriger vers la table L.U, appuyer ses mains sur cette dernière et jeter un coup d’œil à la feuille sur laquelle étaient notés les différents lieux d’enlèvements. Plus vite cette affaire serait réglée, plus vite Kimmy se sentirait soulagée. Sans relever ses yeux de la feuille la jeune voyageuse répondit d’un ton assez bas à la remarque d’Hikari, plus pour réfléchir à voix haute d’ailleurs.

« J’ai horreur qu’on s’en prenne aux plus faibles. Si ces voyageurs l’ont seulement fait dans le but de se faire mousser ou d’obtenir une rançon, la rançon… ce sera moi. Et ils vont manger cher ! Le truc, c’est qu’on n’a pas grand-chose sur eux à part cette histoire de fleurs. »

La jeune voyageuse se redressa finalement, poings sur les hanches et fit une moue hésitante tout en passant son regard d’un voyageur à l’autre.

« S’ils sont parvenus à chopper des mômes c’est p’tet parce que les mômes avaient de quoi leur faire confiance. Ça m’étonnerait pas qu’on tombe sur un morpheur lapin ou un invocateur de Chocapics, un truc du genre. Z’en pensez quoi vous ? »

Kimmy brûlait de demander à chacun quel était son pouvoir mais se retint, estimant que cette question serait un peu déplacée. Elle imaginait qu’il fallait avant tout établir un profil, puis un plan d’attaque… un peu comme dans les séries TV dont elle était boulimique ! Finalement elle était assez contente de devoir bosser en équipe. Se battre en solo c’était sympa, et devoir compter sur d’autres la mettait un peu mal à l’aise mais après tout il fallait qu’elle apprenne enfin à communiquer avec d’autres voyageurs et à partager autre chose que des paires de baffes… Cette mission tombait à pic.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
Surnom : Le Bourgeois
Messages : 734
Date d'inscription : 05/10/2010
Age du personnage : 28

Maraudeur des rêves
Khildar Blacksilver
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 650
Renommée: 1200
Honneur: -400
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Ven 25 Mai 2012 - 12:05
Look the Sweet

A l'impolitesse de la voyageuse portant un bandeau sur l'oeil, l'aristocrate répliqua par un fin sourire moqueur tout en remettant à sa place une mèche de sa chevelure blanche. De ses yeux glacial, il détailla l'insolente sans aucune pudeur, se tenant noblement.
Son interlocutrice était plus jeune que lui et sa verve témoignait de son empressement à agir. La possibilité que la réflexion passe après l'action n'était pas à exclure concernant cette jeune femme. Elle transpirait l'envie d'en découdre. Une battante. Elle aurait pu trouver grâce aux yeux du voyageur démoniaque si son langage ne s'était pas révélé insultant. C'était donc un déluge d'insultes qui se déversait dans la tête de l'invocateur, ses démons s'en donnant à cœur joie car ne pouvant être entendu
 :

"Non mais écoutez la ! Avec son regard … je vais lui faire passez en lui enfonçant ses yeux jusqu'au cul !" Saënoris était plus énervé par l'attitude de Kimmy plutôt que l'injure faîte à Oscar.

"Je vais me la faire, cette grognasse ! Comment ose t elle manquer de respect à Oscar ?" Luëst avait pris pour elle la remarque et défendait son maître avec une ferveur qui fit sourire le voyageur. "Elle rigolera moins avec ses dents au fond de sa gorge. S'il te plaît, Oscarinouchet, laisse moi sortir que je l'étrangle …" Minauda t elle.

Le voyageur à la tenue accordée aux tons du Royaume secoua la tête et murmura
 :

"Pas tout de suite …"

Les réponses qu'ils pouvaient faire à ses démons pouvant paraître étrange pour les deux voyageuses présentes puisqu'elles voyaient un homme s'agiter tout seul, en apparence.
Le secrétaire légèrement nerveux pénétra dans la salle d'attente, avortant un débat entre Kimmy et Oscar. La créature des rêves sentit la tension qui électrisait l'atmosphère et voulut rapidement reconcentrer l'attention sur la raison de leur convocation. Il les invita à prendre place dans des fauteuils aux allures de jelly. Seulement, ils n'en avaient pas que l'allure et l'impétueuse voyageuse leur en fournit la confirmation en sautant dessus et se retrouvant projetée. Les éclats de rires explosèrent à l'esprit de l'invocateur qui n'en laissa rien paraître, se contentant de s'asseoir avec douceur, son dos bien droit
.

"Bien fait pour sa gueule !" Eructa Saënoris

" J'espère qu'elle s'est fait mal." Persifla Luëst.

"Elle ne possède vraiment aucune tenue, c'est lamentable." Se désola Laënoris.

Son haut de forme rouge sur ses jambes, son papillon enchanté sur son épaule, il attendait patiemment que commence l'exposé. Il coula un regard vers l'autre voyageuse qui paraissait beaucoup plus calme que sa consœur. Plus jeune lui semblait il, elle était adorable. Ses longs cheveux noirs filaient autour d'un visage aux traits fins, rappelant la douceur d'un bonbon sucré. Toutefois, ce n'était pas la candeur qui s'exprimait sur ce visage mais une sorte de méfiance envers lui. Pouvait elle ressentir une quelconque aura émanant de sa part ? C'était envisageable. Dans ce cas, elle devait comprendre qu'elle n'avait aucun intérêt à se mettre en travers de sa route.

La présentation commença en fanfare. La vision de leur employeur aux prises avec une jeune demoiselle n'était qu'un lamentable témoignage de plus au sujet de sa pathologie. Décidément, le maire de cette ville méritait une solide correction de standing. Il n'était pas étonnant qu'avec un tel maître, la ville cède aux vices. Elle n'était que le reflet de son dirigeant. Et ce dirigeant ne pouvait s'accorder avec l'ambiance douce et sucrée des lieux. Il en avait détourné la saveur. Plein de réprobation, Oscar n'en demeura pas moins attentif aux explications donné par ce secrétaire servile. L'inquiétude suait sur la pâle peau du serviteur. A cause du groupe que formait les trois voyageurs ? Assurément.
Les enfants enlevés firent leur apparition sur l'écran blanc et les diverses informations furent ingurgités. Ils correspondaient aux multiples affiches aperçues dans les rues de Sweetheria. Bien, des kidnappeurs. Cela ne semblait pas insurmontable. Savoir que les mauvaises âmes de ces lieux restaient à ce niveau désespéra légèrement l'invocateur démoniaque qui baissa la tête. Si seulement il avait la possibilité de montrer à ce peuple si joyeux ce que pouvait être le réel désespoir …

Brusquement, la jeune voyageuse à ses côtés se leva, une once de peur caressant son doux visage. Elle le regardait et il comprit qu'elle avait ressenti ses noires pensées. Étrange … mais délicieusement fascinant. Cependant, la bienséance parla et la demoiselle reprit sa place, toute honteuse d'avoir perturbé l'avancé de l'exposé, ce qui ne l'empêcha pas de réitérer en dérangeant à nouveau le secrétaire par des propos sarcastiques et des sous-entendus qui tapaient juste. Dans l’embarras, le secrétaire préféra éluder la question en rappelant à l'ordre Hikari qui s'empressa d'opiner.
A la remarque concernant son interdiction de transformer la ville en crème brûlée, le voyageur à la peau teinte de blanc hocha la tête avec un sourire moqueur sur les lèvres non sans penser
 :

*ça sentirait effectivement le caramel pour vous …*

"… Mais cette odeur pourrait vous faire comprendre dans quelle gâteau vous vous êtes fourrés en osant nous convoquer" Compléta Khildar, le double du jeune homme, dans la tête d'Oscar.

La voyageuse se prénommant Hikari Nikaido résuma parfaitement la mission. Grâce aux paroles du secrétaire, le Lord anglais connaissait l'identité de ses compagnons de la nuit. Kimmy Soon, l'impulsive et Hikari Nikaido, la douceur effarouchée. Une vraie partie de plaisir.
Le rappel de la récompense dérisoire et ridicule permit à l'aristocrate d'obtenir une bonne humeur. Il l'exprima d'une voix enjouée
 :

"ça tombe bien, j'avais un petit creux …"

Puis le sérieux revint sur son visage pour écouter les dernières informations. Le nombre de ravisseurs n'était qu'une estimation, tout comme leur pouvoir. La piste des fleurs mangeables n'était qu'une voie sombre, de multiples détours pouvant être empruntés pour parvenir à destination, à savoir les enfants. La question méritait néanmoins d'être étudié. L'avantage d'être plusieurs sur cette affaire se dessina et Oscar le concéda. Bien que l'idée de partager cette nuit avec d'autres le rebutait au début, la tournure des événements et surtout le profil des voyageuses l'obligeaient à revoir sa façon d'appréhender le problème. Il allait donc travailler avec ces deux jeunes femmes et récupérer ces foutus M&M's !

Une fois le secrétaire sortit, un blanc monta en neige dans la pièce. La créature des rêves manqua de s'écrouler contre un mur du couloir en pain d'épice. La crainte de voir exploser tout un quartier le hantait. A voir ces trois là, c'était à se demander qui allait commencer à frapper l'autre. Certes le choix en fonction de leurs compétences en combat avait été judicieux. Mais leur caractère n'avait pas été pris en compte et c'était peut-être ce qui allait signer la fin de la quiétude de la ville. Déjà que les enlèvements inquiétaient les habitants et que la suspicion commençait à dévorer leur esprit, si en plus des voyageurs venaient foutre le bordel, c'était cuit.
Se reprenant, le secrétaire repartit à ses obligations pour servir Harry Beau. Il nota dans un coin de sa tête de réprimander son omnipotent employeur au sujet de l'utilisation du projecteur vidéo
.

La révérence d'Hikari ravit l'aristocrate. Bien qu'il connaissait déjà son nom, la politesse lui procurait toujours de la satisfaction. Il répondit par une inclinaison légère du buste, son haut de forme à la main.


"Plaisir partagé."

Par contre, le ton sec (ou prit comme tel) de la part de l'autre voyageuse fit tiquer Oscar qui prononça d'une voix douce, un sourire moqueur illuminant son visage blanc ponctué de rouge :

"Je vous nommerais donc Kim, puisque vous semblez affectionner les diminutifs affectueux."

Cependant, il est un temps pour se distraire par des piques verbales, et il est un temps pour sauver des enfants. Il rejoignit la force de la jeunesse personnifiée à la table L.U. Et écouta d'un air distrait la remarque de Kimmy. Il se concentra sur les lieux des enlèvements. La raison même lui importait peu. Il trouvait l'acte en lui-même dérisoire et rejoignait d'une certaine manière la réflexion de la jeune femme (elle était donc capable de penser avant d'agir!)
Lorsque la morpheuse louve fut à portée, il glissa d'un ton léger pour répondre à sa dernière élocution
 :

"Pour ma part, la raison de cette sollicitation est une marque de reconnaissance de nos talents. Alors autant en profiter en leur confirmant leur choix."

Kimmy exprima son opinion sur l'affaire et ses hypothèses n'avait pas l'air si dénué de sens. (non seulement elle pensait, mais elle pensait pas trop mal ! Les apparences sont donc trompeuses …)
Il hocha la tête et proposa d'un ton calme, le sérieux sur ses traits
 :

"Afin de mener efficacement cette enquête, il me semble judicieux de partager les tâches à effectuer. De quoi avons nous besoin ? D'informations complémentaires."

Il désigna du regard Hikari en souriant avec douceur :

"C'est pourquoi l'adorable demoiselle se rendrait auprès des familles pour recueillir de plus amples renseignements au sujet des enfants, leurs habitudes, ce qu'ils faisaient le jour de leur enlèvement … Tout ce qui pourrait nous amener à comprendre comment ils se sont fait prendre."

Il porta ensuite son attention sur Kimmy et toujours avec douceur, son nœud papillon enchanté battant lentement de ses ailes argentés au mouvement d'épaule :

"Il faudrait aussi se rendre sur les lieux des enlèvements. Peut-être que les gens sur place ont vu quelque chose, un voyageur plus louche que les autres. Nous obtiendrons ainsi l'identité des ravisseurs, ou du moins une description."

Il termina d'un ton léger, comme si il préparait un simple pique nique :

"Les quartiers mal famés pourront également nous fournir des détails utiles. Je m'en chargerais avec joie."

Il les regarda tour à tour et demanda d'une voix enjouée, l'envie d'agir dans les yeux :

"D'autres suggestions ?"

La nuit s'annonçait pleine de surprises et d'actions, il suffisait de suivre la recette.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Messages : 310
Date d'inscription : 01/05/2010
Age du personnage : 23

Voyageur Expérimenté
Hikari Nikaido
Voyageur Expérimenté

Carte d'identité
Essence de Vie: 370
Renommée: 900
Honneur: 185
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Lun 28 Mai 2012 - 18:15
Ce qui se produisait dans la tête de ce jeune homme était assez incroyable, je le sentais, son aura, ou du moins ce que mon sens lupin découvrais au fur et à mesure que le protagoniste parlais était hors du commun, je découvrais plusieurs traces, différentes odeurs, l’enquête serait à suivre. Le tempérament de Kimmy quand à lui me plaisait énormément, elle s’était approchée la première de la table et commenças à poser des questions, j’étais restée écartée de la table les jambes croisée sur mon siège regardant par la fenêtre ce monde qui n’en finirait jamais de m’épater, Khildar se déplaça à son tour pour se positionner devant l’un des côtés de la table L.U. Un silence c’était imposer à grands coups de pieds dans la salle, les deux jeunes gens réfléchissaient et ne comptais pas évoquer le fond de leurs penser à voix haute, emportée par la curiosité je me déplaçais moi aussi et passais à côté du Lord qui me glissa en toute légèreté la réponse à la question que j’avais posée quelques temps plus tôt. Les deux membres qui faisaient équipes avec moi avaient l’air d’être partie sur le mauvais pied, mais lorsque Kimmy s’exprima montrant qu’elle ne doutait pas d’elle même, une lueur passa sur le visage du jeune homme qui était complétement décoloré je m’apprêtais a confirmé les dires de la demoiselle ce que je n’eus le temps de faire puisque Khildar pris en main le déroulement des opérations, on sentait en lui une désignation toute faite pour diriger, mais à cet instant j’ai osé penser qu’il ne devrait pas vraiment essayer de contrôler seul, il allait se faire marcher dessus. Je le fixais, parfaitement neutre attendant l’activité à laquelle il me prédestinerait et a vrai dire je ne peux mentir lorsque en me désignant d’un regard en souriant il me proposa une partie des recherches je me sentis arrêter d’en vouloir à cette aura qui faisait de cette belle personne quelqu’un de dangereux et d’effrayant.

Je me retrouvais avec le devoir de rendre visite à des familles, par-dessus tout à des mères, qui avaient perdus leurs enfants, quel bon choix, les rôles étaient donc inversés ce coup-ci c’était les parents qui souffraient et non pas l’enfant, quoi que je ne pouvais pas en être plus sure, mon cœur qui comme un cœur normale aurait dû éprouver un rebondissement en reparlant du passé, n’en fit rien. Il me fit seulement baisser la tête et dans l’attente de la fin de la distributions des rôles, je ressassais ma mission, ce que je devais faire. Kimmy devait apparemment suivre la piste des pétales, ou du moins les lieux des enlèvements. Khildar, lui se réservait le met de choix, les quartiers mal famés ou à coup sûr il y aurait de la baston. Sans savoir pourquoi l’ambiance dans la pièce était en train de me rendre folle, je m’étais concentrée sur la voix du Lord mais des ondes sonores autres que ça voix parvenait à mes oreille a l’ouïe surdéveloppé me perturbant dans mon écoute m’empechant de capter la moitié de ce que l’homme déclarais je n’arrivais a aucune sonorité humaine, seulement des sons douloureux à mon écoute amoindris je du donc faire le maximum pour effacer mon sens lupin. Lorsque les deux mots « D’autres suggestions » furent déclarés, l’envie d’enfoncer mes canines dans sa jugulaire fut fulgurante je ne comprenais même pas pourquoi.

Mes errances dans Dreamland depuis quelques temps c’était faite bien solitaire et je ne jugeais de ce qu’il y avait à faire ou de ce qui était bon, seule la prise en main des opérations, par Khildar m’avais bouleversé ce choque avait été brutale habitué à être chef de meute, de ma meute a moi seule. Mon sens lupin me demandais de m’imposer, mais je ne voulais rien en faire … Je ne pense pas que Kimmy appréciait le fait qu’il prenne tout en charge, son tempérament ne le supporterait pas. Je ne lui voulais aucun mal et j’étais heureuse qu’il met donnée un rôle, il savait donc bien qu’il n’était pas seul. Bien évidemment, j’avais encore la tête baissée et la transformation douloureuse qui s’effectuais au niveau de ma bouche était assez cruelle et douloureuse, mes canines me brulait à la racine elles forçaient ma lèvres supérieure à se relever pour laisser apparaitre leurs bouts blanc, je sentis mon souffle se faire plus court à cause de la douleur, mais ce ne fut qu’un détail, je sentais qu’un râle sourd montais dans ma gorge et je ne contrôlais plus rien mes cellules lupine était plus forte à cet instant que ma volonté. A côté de moi la conversation avait continué Kimmy boudais plus ou moins son rôle alors que dans sa voix on sentait une certaine excitation comme si un Cluedo géant commençait. J’arrivais enfin à me contrôler, je reprenais petit à petit le dessus, mes crocs vinrent a ce rétracter progressivement, créant comme à leurs poussés une brulure des plus difficile à maintenir. Mon visage reprit ses traits fins en un instant, mes lèvres se refermèrent l’une sur l’autre ce qu’elles ne pouvaient plus accomplir suite à la poussé malencontreuse de mes canines beaucoup plus imposantes que des dents normales.

Je redressais par la suite la tête en douceur, rien ne pouvais à présent signifier la moindre mutation, de toute manière Kimmy et Khildar étaient bien trop occupé à rechercher et mettre en place la position de chacun d’entre nous pour cette mission. L’animal qui sommeillait en moi m’avait l’air à présent bien éteint, du moins pour le moment, et je pouvais maintenant me laisser aller. Je m’approchais donc du petit groupe et m’installais en face de la feuille d’info et répétais dans ma tête toutes les informations nécessaires dont j’aurais besoin, adresses, nom de famille, conditions de vies… La mémoire visuelle du loup se trouve être différentes de celle des humains. Les informations qu’il visionne et qui s’emmagasine au creux de son cerveau cède petit à petit place à des images. Donnons un exemple.. Rue de la pastèque pour exemple seras représenté par une rue simple, et posé sur le trottoir une pastèque trône. Cela pouvait paraitre idiot et dénué de sens aux premiers abords et pourtant, elle se présentait très pratique. La mémoire olfactive était représentée de la même manière mais les images qui venaient à mon esprit faisaient référence au passé, à des objets dont le souvenir avait l’odeur.

Sans plus tarder, je regardais mes deux compagnons qui réfléchissaient tous les deux aux façons dont ils allaient prendre les rênes de chacun de leurs objectifs, leurs têtes en pleine réflexions, ne put m’empêcher de sourire. Eux n’avaient pas la nécessité des s’excuse auprès des parents victime, affligés, détruits. Ils ne risquaient pas non plus de se retrouver en face de gens effondré aux bords des larmes prés à morver sur mon t-shirt n’attendant qu’une chose, être rassurés ce qu’hélas je ne savais pas bien faire… Après tout que ça soit moi ou quelqu’un d’autre n’y changeais rien.

« Kimmy, tu vas donc te charger des lieus c’est ça ? Evidemment si cela ne te poses aucun problème, si cela ne te plais pas nous pouvons échanger. Bien sur, celle qui s’y rendras devras faire attention à chaque détails, balle perdu dans un mur, odeur suspecte, trace sur le paysage, Tout nous intéresse, on prend tout ! »

Je tournais ensuite la tête en direction de Khildar sans perdre mon sourire.

« Lord, je pense que cette partie des recherches que tu t’es attribués te correspondent parfaitement. Je te demanderais seulement de te dissimuler et t’insiste vainement à ne pas mettre le feu. »

Je posais délicatement ma main sur son épaule.

« Le secrétaire devrais pouvoir te fournir un capuchon, un truc pour passer inaperçus. Kimmy qu’as-tu donc décidée ?»

Lui demandais-je en m’approchant de la porte en pâte brisé. Kimmy passa celle-ci l’air pensive, elle était déjà dans le couloir et lorsque Khildar fut sur le point de passer. Je l’arrêtais et plus doucement je lui déclarais :

« Ne prend pas tout en main, nous sommes là, tu n’es pas seul et des décisions comme celle-ci doivent être partagé et décidé, en groupe. Nous sommes 3, et la sécurité du groupe ce n’est pas n’importe quoi. »
Je m’inclinais légèrement.

« Je te demanderais de faire attention, il y a des enfants en jeux, s’il te plait… »

Je m’engageais dans le couloir m’approchant de Kimmy afin d’avoir une réponse, malgré le fait que j’étais déjà sur qu’elle allait garder son rôle puisqu’il était déjà bon, je devais me rendre dans 5 familles différentes par laquelle j’allais donc commencer
Aria 7 ans, rue du Clafoutis.
Grimm 6 ans rue de la Crème fouetté.
Eda, 7ans rue des Skitles.
Sam, 7 ans impasse des Macarons.
Oz, 5 ans rue des Cupcakes.
La plus proche serais la meilleure des adresses le secrétaire devrais pouvoir m’aider…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Lun 28 Mai 2012 - 20:55
Lorsque le dandy aux cheveux argent lui attribua un surnom à son tour, un fin sourire s’était dessiné sur le visage de Kimmy et elle lui avait lancé un regard en coin. Le sourire pour exprimer son amusement, le regard pour le fusiller ! Mais après tout c’était de bonne guerre et puis ce surnom ne lui déplaisait pas. Ce qui lui déplaisait en revanche, c’était son attitude à de suite prendre le contrôle du groupe. A moins que ce ne fût une réelle ambition d’organiser les choses pour que la mission se déroule sans accroche mais Kimmy en doutait sérieusement. D’autant plus qu’il se réservait la partie obscure du business et que la jeune fille s’en serait bien chargée, tout comme Hikari certainement. Les voyageurs avaient généralement envie de déployer leurs pouvoirs et les quartiers mal famés étaient toujours l’assurance d’animations en tout genre, particulièrement d’affrontements savoureux.

Khildar, puisque tel était son nom, continuait d’exposer son plan et Kimmy ne pût s’empêcher de croiser les bras de manière assez hostile, tout en jetant quelques coups d’œil furtifs à Hikari pour observer sa réaction. Et quelle réaction ! La voyageuse aux cheveux ébène paraissait très mal à l’aise et avait détourné la tête pour masquer son visage. Kimmy se doutait que l’origine de ce trouble était Khildar… Aussi elle jugea bon d’attirer l’attention de ce dernier plutôt que sur sa camarade. Elle lui désigna un point quelconque sur la carte, l’obligeant à regarder le bout de son doigt ! Kimmy dicta un truc long et inutile mais peu lui importait, le tout était que Khildar ne regarde pas Hikari. Lorsque la jeune voyageuse aux cheveux noirs se trouva de nouveau apaisée, Kimmy recroisa ses bras et leva de nouveau le menton d’un air hautain.

Elle n’avait pas vu ce qu’avait voulu cacher la jeune fille, pourtant un coup d’œil entendu à cette dernière lui fit comprendre qu’elle se doutait de quelque chose. Elle était une morpheuse, par là même bien placée pour savoir que les métamorphoses ne se contrôlaient pas toujours, surtout en cas d’émotions fortes comme la colère… Khildar distribua donc les rôles et Kimmy ne manqua pas de relever le terme « adorable » attribué à Hikari ! Non pas que cela la rende jalouse ou autre, loin de là, mais Kimmy fût agacée par cet adjectif car il semblait reléguer sa camarade à un rang figuratif, ou en tout cas plus bas que celui du gentleman. La morpheuse arme appuya d’ailleurs sur ce point, plus pour agacer Khildar que réellement prétendre à une certaine rivalité ;

« Ouais, le laideron va s’occuper des lieux d’enlèvements. Tu as raison Hikari ; j’aurais l’œil sur tous les détails, compte sur moi ! Et je me charge de cette histoire de fleurs. »

Kimmy voulut ajouter le fameux « j’en fais une affaire personnelle ! » mais trouva ça trop théâtral… et surtout limite prétentieux ! La jeune fille se détacha de la table L.U. après avoir jeté un ultime regard à la feuille. Ayant une bonne mémoire, elle retenait déjà chaque lieu et s’apprêtait à attaquer directement par l’un d’entre eux. Avant de sortir de la salle, Kimmy passa près d’Hikari et lâcha à voix plus basse :

« Si les interrogations familiales te gavent, n’hésite pas à me rejoindre... »

Puis elle se dirigea vers la porte de la salle, non sans lancer un dernier regard à Khildar avant de sortir. Dans ses yeux filèrent plusieurs lueurs… Du défi, certes. Mais un tantinet de chaleur aussi, comme si la demoiselle l’encourageait sans mot dire, peut-être par peur de le vexer bien que ce ne fût pas l’envie qui manquait !
* Ne crois pas que tu feras cavalier seul… « Machin » ! *

_________

Kimmy retrouva le secrétaire dans l’entrée. Ce dernier s’approcha d’elle et lui tendit un bracelet-bonbons couleur pastel… Le genre de bracelet qu’on a tous mangé étant gosse ! (et qui nous a tous fait mal quand l’élastique nous pétait dans la bouche !)

« C’est un Talky Sweet. Manger une de ces perles vous permettra d’entrer en contact mental avec les autres porteurs de bracelets pendant quelques secondes, où qu’ils soient dans le royaume. J’en distribue un pour chacun d’entre vous. Attention au nombre de perles, il n’y en a pas tant que ça ! »

Puis il plongea sa main dans sa poche et en extirpa un petit sachet plastique, dans lequel était contenue une fleur minuscule.

« Je vous donne ça également. C’est une des fleurs retrouvées sur les lieux d’enlèvement. Je… je n’ai pas osé l’examiner plus que ça. »

La jeune fille mit donc le bracelet à son poignet gauche (sachant que c’était son bras droit qui se transformait), prit le sachet et sortit sur le perron de la mairie. Poing gauche sur la hanche et main droite en visière, elle regarda autour d’elle pour savoir par où commencer.

* Les fleurs… 'Faut que je règle ce problème. *

Kimmy avança de quelques pas dans la rue et siffla ce qu’elle imaginait être un des taxis de la capitale ; un gros éclair au chocolat dont les roues étaient quatre donuts roses ! Elle fût étonnée de voir que l’engin ressemblait en tout point à un taxi lambda ; on pouvait s’y asseoir, il y a avait un chauffeur, des vitres et tout le tralala ! Décidément, Dreamland n’avait pas fini de la surprendre… Le taxi-éclair la déposa devant un magasin de fleurs sucrées à la devanture vert bouteille, le premier à s’être implanté dans la ville et certainement le plus réputé. Le chauffeur lui avait d’ailleurs garanti qu’il n’y avait pas meilleur que Candy Foliz, la propriétaire, en matière de bonbons fleuris.

Kimmy entra donc dans la boutique et écarquilla aussitôt les yeux. Elle avait perdu son âme d’enfant et plus rien ne suscitait son émerveillement mais il fallait bien avouer que l’endroit était magnifique. Pleine de couleurs, musicale et très parfumée, la boutique était remplie de fleurs sucrées de toutes formes et de toutes tailles. Certaines remuaient doucement, d’autres s’entremêlaient les unes aux autres… c’était magique. Il y en avait tellement que Kimmy ne remarqua pas tout de suite le comptoir qui occupait pourtant une bonne partie du fond de la pièce. Une petite dame rondelette se tenait derrière, de dos, activée à ranger des bocaux en verre pleins de pétales comestibles sur une haute étagère massive. Kimmy la fit sursauter lorsqu’elle suscita son attention ;

« Salut, euh… Kimmy Soon, j’enquête sur les enlèvements d’enfants. Vous en avez surement entendu parler j’imagine ? »

« Bien sûr, oh quel malheur… Monsieur le maire en était bouleversé la dernière fois que je l’ai croisé en ville, j’en ai eu le cœur fendu tant il avait l’air désespéré ! »

* Désespéré, mon cul ! *

Kimmy sortit de la poche de son baggy le petit sachet en plastique et le tendit à Candy.

« J’aimerais que vous me disiez si ce truc vous dit quelque chose… Est-ce que ça provient de votre boutique ? Ou même celle d’un concurrent ? »

Candy Foliz ajusta ses petites lunettes dont les verres étaient des « soucoupes » sucrées bleue et rose… Kimmy ne chercha même pas à savoir comment elle faisait pour voir à travers ! La vendeuse extirpa avec précaution la petite fleur blanche du sachet et le leva devant ses yeux.

« Non, c’est certain ; ça ne vient pas de chez moi. Par contre je soupçonne cet ensucré de Kiny Chups !! Il m’a piqué l’idée des fleurs comestibles pour ouvrir son propre magasin ! Attendez un peu que je goûte pour voir si ses fleurs sont meilleures… »

Kimmy n’eut pas le temps de l’en empêcher que Candy Fiz avait déjà avalé la petite fleur. Deux secondes passèrent… avant que la vendeuse grassouillette ne tombe lourdement à la renverse ! Aussitôt la jeune voyageuse bondit par-dessus le comptoir pour venir se pencher sur elle. Manifestement rien de grave… La vendeuse avait juste violemment plongé dans un profond sommeil ! Peut-être qu’à l’origine le pouvoir de cette fleur était simplement d’étourdir, d’ensommeiller sans plus, mais en manger provoquait assurément un effet beaucoup plus violent. Kimmy sortit à toute allure de la boutique et croqua une perle de son bracelet pour contacter mentalement les deux autres voyageurs en espérant qu’ils n’aient pas déjà rencontré les kidnappeurs.

« C’est Kimmy. Pour vous dire que les fleurs en questions sont loin d’être sucrées… Elles endorment ! Ou du moins elles foutent le bordel si on s’en approche. Donc faites gaffe si vous croisez un gars qui maîtrise des végétaux ou des conneries du genre. »

La jeune fille poussa un long soupir. Déjà une chose de faite. A présent, restait à se rendre sur un véritable lieu d’enlèvement pour recueillir des informations… La partie était engagée ! Et elle espérait que tout se passait bien pour ses camarades.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
Surnom : Le Bourgeois
Messages : 734
Date d'inscription : 05/10/2010
Age du personnage : 28

Maraudeur des rêves
Khildar Blacksilver
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 650
Renommée: 1200
Honneur: -400
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Mar 5 Juin 2012 - 23:53
[hrp : post terminé]

Lick the Sweet

A sa question, il sentit que les demoiselles conservaient une réserve à son égard. Tandis que l'une dissimulait son visage pourtant si adorable, l'autre accaparait son attention sur un point inutile pour débattre sur un possible positionnement. L'intérêt de la manœuvre lui parvint par les exclamations de ses démons :

"Oulah, elle ne se sent pas bien, la petite …" S'inquiéta sa démonette de la luxure qui se surprit à avoir une instinct maternel.

"Si elle dégueule, évite de te retrouver sur la trajectoire, tu vas puer après." Suggéra Saënoris.

"Je crains que son état ne soit la conséquence d'une transformation indésirée. Prêté attention à ses canines … "Observa Laënoris.

"Effectivement, elle ne semble pas encore contrôler tout à fait son pouvoir …" Confirma Khildar.

Faisant mine d'ignorer les informations qui lui parvenaient, il s'attardait avec Kimmy sur le plan de la ville. La répartition des enlèvements ne semblaient pas suivre un schéma particulier. Toutefois, il était indispensable de se renseigner sur les lieux afin d'obtenir des indices supplémentaires qui permettraient d'anticiper les pouvoirs des voyageurs voleurs d'enfants. Son démon de majordome fit la remarque forte judicieuse :

"Il n'est pas à écarter que ces ravisseurs soient des créatures des rêves ou des cauchemars souhaitant mettre à bas le calme de cette ville paisible."

"Ben c'est des gens bien, si c'est le cas ! Parce qu'une ville aussi rose bonbon, ça me donne envie de gerber !"

Finalement, la jeune fille afficha son plus beau sourire, témoignant de la fin de son manque de contrôle. Oscar lui sourit en retour, n'émettant aucune remarque sur son pouvoir par politesse. Il écouta les recommandations de Hikari à sa consœur et étouffa un rire en se contentant d'étirer ses lèvres jusqu'aux pommettes. Il ne tenait en aucun cas à froisser la jeune voyageuse puisqu'elle lui était fort sympathique. Certes, son jugement portait essentiellement sur son adorable physique de poupée, mais sa façon de s'exprimer ainsi que les idées véhiculées la rendait encore plus mignonne. Ou plus naïve selon l'interprétation. En effet, l'évocation de balles perdues dans un tel contexte relevait du grotesque et cette remarque ne manqua pas de déclencher une hilarité en son esprit qu'il s'empressa d'étouffer en portant son attention sur son nœud papillon enchanté qui explorait la pièce tranquillement.

Tout dans la pièce rappelait l'appartenance au Royaume des Sucreries. Chaque mobilier était comestible, le bâtiment en lui-même devait l'être. L'hypothèse d'une armée de gloutons qui viendrait réduire à un tas de miettes cette sublime Citée caressa l'esprit démoniaque légèrement pour lui soutirer quelques sourires et paupières closes de satisfaction.
Semer un vent de destruction n'était pas son envie particulière. Ce qu'il désirait résidait dans une volonté de bousculer la tranquillité et l'ordre établi pour en faire jaillir toutes les incohérences. Du moins, c'était ses raisons pour le moment. Elles changeraient sûrement la nuit suivante sans modifier le résultat pour autant ; une merveilleuse agonie qui chanterait le délicieux concert des cris de souffrance.

Ce fut au tour de l'impétueuse voyageuse de s'exprimer et elle en profita pour se poser en tant que laideron. Elle avait vraisemblablement due se sentir insulté par les propos de notre aristocrate qui n'en tint pas compte. Sa relation avec cette demoiselle partait sur des bases aussi molles que du marshmallow cuit et chaque entretenait le feu par de petites piques agréables. Il considérait cet échange comme un jeu où l'identité du vainqueur n'était pas sa première préoccupation. Son intérêt pour cette voyageuse à la chevelure rose se dissimulai derrière une animosité feinte. Le fait qu'elle lui ait résister d'emblée l'avait heurté puis le léger sentiment de haine qui l'avait submergé avait aussitôt fait place à une vive attraction. Néanmoins, il ne pouvait décemment exprimer ouvertement ses intentions à son encontre. C'est pourquoi il lui lançait des piques verbales. Et il s'en amusait.
Un des démons ne partageait pas cet esprit et insultait vertement (et silencieusement pour l'intéressée, heureusement) la voyageuse qu'il considérait comme incapable et grande gueule
 :

"C'est ça, va faire le boulot qu'on ta donné, lèche botte ! T'es effectivement bien moche, alors gâche pas plus longtemps le paysage. Du vent !" Hurla le démon sadique.

En réponse à l'affirmation de Kimmy, concernant cette affaire de fleurs, l'invocateur démoniaque hocha la tête pour signifier qu'il adhérait à cette décision, non sans grimacer au dernier hurlement de son démon.
Il constata que les deux voyageuses s'étaient contentées de consulter les dossiers sans en embarquer, chacune comptant sur sa mémoire. Pour sa part, il misait surtout sur sa capacité à concilier mauvaises fréquentations et chance démoniaque, ce qui équivalait à miser sur un cheval boiteux dopé.
Pourtant, la petite Hikari exprima l'espoir qu'elle plaçait en lui en approuvant son choix sur l'attribution des tâches. Il s'inclina en souriant amicalement, ravit que sa prise de décision ne fut pas aussi mal considérée qu'il le pensait. Cependant, il déchanta rapidement avec les recommandations de la morpheuse loup. Comment osait elle imaginer qu'il puisse se dissimuler ? Lui, l'esthète, l'aristocrate anglais, se voiler du monde comme un criminel ? Ce n'était pas parce qu'il était recherché dans quelques royaumes qu'il devait disparaître de la surface de DreamLand, au contraire ! Quant au souhait de ne pas transformer Sweetheria en banane flambée, plus on le lui déconseillait, plus le désir de voir cette ville arrogante et débordante de bonne humeur lui prenait les tripes.
Alors que la moutarde pimentait son nez, la jeune fille rajouta la cuillère de trop en soumettant l'idée que le secrétaire pouvait lui fournir un capuchon. Un capuchon. UN CAPUCHON ? Le seul tissu qu'il supportera cette nuit sera son haut de forme rouge et rien d'autre. Il n'allait pas s'abaisser à masquer son visage pour une vulgaire affaire d'enlèvements.

Le contact de cette main innocente sur son épaule associé à ces paroles offensantes lui donnait l'impression d'un coup de poignard. Si elle n'avait pas été Hikari ; adorable jeune voyageuse, il lui aurait volontiers fracassé la tête pour répandre la gélatine de son cerveau sur le sol moelleux. Dans ses yeux bleu passa vaguement l'envie de meurtre, tel un éclair fugace dans une nuit blanche. Il se reprit rapidement et la laissa se diriger vers la porte, demeurant immobile et parfaitement droit, une main dans le dos et l'autre à jouer avec un des boutons en chocolat qui ornait son gilet rouge. Son calme sourire ne quittait pas ses lèvres afin de rassurer Hikari. Il déclina l'offre au sujet du capuchon en s'expliquant en ses termes, prononcés d'une voix douce
 :

"Je vous remercie de votre sollicitude, charmante demoiselle. Cependant, user de ce stratagème pour déjouer leur surveillance est le meilleur moyen d'attirer l'attention. Par conséquent, j'évoluerais à visage découvert. Ne vous inquiétez pas pour moi, je saurais me tenir."

Il prit lui aussi la direction de la sortie et passa à proximité des deux morpheuses, son haut de forme rouge dans une main. Il s'inclina derechef et rassura d'un geste de la main la crainte de destruction en accompagnant son mouvement de paroles assurées :

"L'esprit de groupe est bien présent à mon esprit, n'ayez crainte. Les décisions seront discutées ensemble et notre sécurité ne sera pas menacée, je puis vous l'assurer. A toute les deux."

Il prit la main d'Hikari avec douceur et la pressa pour compléter :

"Nous sauverons ces enfants."

Et d'achever en son fort intérieur :

*et nous ferons tout pour cela, même réduire en tarte brûlé ce Royaume s'il le faut*

"Ouais, on va tout cramer !" S'excita Saënoris

Il quitta donc la pièce, un sourire sadique aux lèvres, une lueur enflammé d'envie d'en découdre au fond des yeux, d'un pas décidé, tout en remettant son haut de forme sur sa tête, son papillon l'accompagnant.

Arrivé sur le perron de la mairie, le secrétaire à la coupe au carré et au costume impeccable l'attendait pour lui remettre un bien curieux bracelet. D'un ton nerveux, il en expliqua le fonctionnement et l'avertit sur le nombre restreint d'occasions possibles de communications. L'invocateur démoniaque le remercia et passa à son poignet gauche le bracelet si spécial pour enfin se lancer dans le cœur de la nuit.
Il sauta quelques marches et son visage guilleret s'accordait à merveille avec l'ambiance locale. Sa mission consistait à faire la visite des quartiers noirs de la ville, pur concentrés de cacao de mauvaises fréquentations. Son intervention permettra au groupe d'obtenir des informations sur les ravisseurs et peut-être sur l'endroit possible où les enfants étaient retenu si la chance s'ajoutait à la recette de leur réussite. Pour le moment, il fallait réunir les ingrédients et pour ce faire, une connaissance des bonnes adresses où trouver les éléments importants était indispensable.

Tout en vomissant intérieurement l'aspect délicieusement sucré du paysage qui l'environnait, il marchait avec une noble allure, le visage désormais scellé dans un sourire neutre et un regard glacial. Les passants ne le remarquaient pas par sa tenue mais bien lorsqu'ils étaient bousculés sans ménagement par ce repas de gourmand ambulant à la crème et autres sucreries. Alors que sa réflexion s'attardait sur le meilleur moyen de se retrouver entre des mains patibulaires, un panneau de réglisse l'informa que des taxis pouvaient le conduire à travers toute la ville pour une somme modique de M&M's. Le voyageur peu au fait de la culture gastronomique de Sweetheria chercha des yeux les véhicules en question pour s'apercevoir qu'il s'agissait d'éclair en chocolat (ou à d'autre parfait, selon les compagnies)
Il grimpa dans l'un des Taxis-Eclairs, espérant que la vitesse correspondait aussi au nom et pas seulement à l'apparence.

Le chauffeur, un ours en guimauve enrobé de chocolat portant un béret tagada, lui demanda sa destination d'une voix pâteuse. La réponse lui fit ouvrir de grands yeux mais il s'exécuta, non sans ruminer son avis sur les voyageurs et leurs lubies incompréhensibles. Le moteur chauffa et les pneus en forme de Donuts se mirent en branlent pour rouler sur le macadam en tablettes de chocolat. Les devantures exaltant les sens par l'exposition de sucreries et de gourmandises plus alléchantes les unes que les autres défilèrent sous le regard placide d'un aristocrate déjà lassé.
Son humeur devenait changeante. C'est à dire que l'excitation qu'il ressentait au début de cette quête s'était éteinte pour faire place à un ennui profond devant la joie qui débordait de ce plat rayonnant de chaleur et de bonheur. Il ne pouvait goûter cette saveur imposée et la recrachait avec mépris. Au cours du trajet, l'ennui céda face à l'exaspération pour que la joie d'un possible embrasement revienne le contenter. Ces vagues de sentiments frappaient contre les roches de son âme qui demeurait imperturbable, tout comme l'expression de son visage. Il paraissait statue de sel, étrange colis destiné à une adresse intrigante.

Finalement, l'atmosphère se teinta d'une plus forte teneur en acide et le ciel même avait l'air de souffrir du changement de température. Les bâtiments se faisaient plus tassés, plus délabrés, quoique toujours empreints d'une certaine gastronomie. Les habitants affichaient un air las ou mauvais, n'encourageant aucune discussion. Ces attitudes peu joviales évoquèrent des souvenirs douloureux à l'invocateur qui s'empressa de les enfouir sous un masque de Folie Meurtrière. Afin d'oublier les erreurs du passé, sa Folie l'encourageait à s'imprégner de l'essence noire des lieux pour la ressortir lors d'échanges musclés. Ses pensées orientées vers des images teintes du sel des larmes s'évanouissaient sous l'envie d'en découdre qui inondait son être.

Lorsque le chauffeur décréta qu'il n'irait pas plus loin, Oscar se permit un franc sourire sadique qui effraya l'ours consommable. Toutefois, le bonbon animé ne put réagir à cause de son cou. En effet, la torsion violente et rapide qu'imprima le voyageur aux gants blancs à la tête du conducteur ne lui laissa guère l'occasion de faire plus qu'un râle gargouillant. La guimauve s'écoula de la brisure au cou pour se répandre sur les doigts de l'aristocrate qui porta ses doigts souillés à sa bouche. Sa langue habile lécha le liquide vital de sa victime et le savoura tranquillement. Il ne tenait pas à ce que ses gants soient plus salis que cela et les lécha consciemment non sans y prendre un certain plaisir.
Il sortit du véhicule avec calme, ouvrit la porte du conducteur tranquillement et évacua ce qui en restait pour l'abandonner au bord de la route. Il utilisa un mouchoir pour finir de nettoyer l'habitacle et sa besogne terminée sans avoir été dérangé, il gagna la place du mort, au volant. Le moteur redémarra impeccablement, le pot d'échappement crachota quelques pastilles et au final, le véhicule reprit sa route comme si rien ne s'était passé.

Il arpenta par conséquent de sombres quartiers dans l'espoir de recueillir des clients et de ce fait, des informations en écoutant les conversations. Bien que l'idée de départ puisse se révéler bonne, son application rencontra un problème majeur : Oscar ne connaissait pas le moins du monde la topologie des lieux ! C'est ainsi que lorsqu'il parvint à embarquer un groupe de trois nounours en gélatine, taille pré-ado, le comportement approchant, il se pauma lamentablement pour le plus grand déplaisir de ses premiers clients. Décidément, le voyageur trouva qu'il avait un sérieux problème avec la gélatine depuis son apparition au sein de ce royaume.

Afin d'éviter de se retrouver étrangler par ces nounours adorablement vulgaires et violents, il sauta du Taxi-Eclairs pour laisser la voiture s'écraser en une gerbe de frites acidulées contre un mur en pain d'épices rances. Après une série de roulades digne d'une torsade, il se rendit compte que les nounours avait la peau dure (puisque gélatineuse) et cherchaient à lui faire la sienne. Ni une, ni deux, il prit ses jambes à son cou sous les imprécations de ses démons.
La course poursuite commença donc à travers les quartiers sombres et mal fréquentées de Sweetheria sous le regard je-m'en-fous-j'interviens-pas-je-veux-pas-des-emmerdres des habitants. Tenant son haut de forme d'une main, il écartait les éventuels ralentisseurs de l'autre, tout en conservant un maintien droit de son dos. Ses chaussures en réglisse claquaient sur le pavé de biscuit. Les nounours couraient plutôt vite pour de la gélatine, malgré leurs petites jambes. Ils ne cessaient de l'insulter et de vouloir lui faire des choses avec une certaine Califucknia Girls.

Au cours de cette cavalcade, il entendit le message de Kimmy qui l'avertit du danger des fleurs. L'information pouvait se révéler utile pour la suite même si sa priorité immédiate était sa survie. Il ne tenait pas à réitérer l'expérience de la strangulation à l'intérieur de la gélatine. C'était grotesque et inconvenant et il allait gâcher son costume.
Les loukoums qui lui servaient de ceintures battaient à sa hanches au rythme de ses pas rapides, ses longues jambes se déployant pour mettre de la distance entre lui et ces nounours peu engageant.

Lors de cette tentative, il renversa toute une barquette de fraises tagada qui protestèrent par des cris stridents pour le couvrir d'insultes plus vulgaires et obscènes les unes que les autres. Si l'esthète s'était attardé, il se serait aperçu que ces fraises portaient du maquillage en abondance et des vêtements dissimulant à peine leur intimité. Oui, vous l'avez compris, les fraises tagada se font monter dans les bas quartiers de Sweetheria.
Laissant à leurs affaires de péripatéticiennes ces fraises aguicheuses, l'aristocrate poursuivit sa course et parvint au détour d'une ruelle à semer ses poursuivants. Il nota qu'il en manquait deux, sûrement s'étaient ils arrêtés pour prêter mains fortes aux fraises bousculées (et aussi pour les bousculer à leur tour)

Adossé au mur dégoulinant d'une substance verte dégageant une forte odeur de menthe, il entreprit de reprendre son souffle. Une fois sa respiration à nouveau normale, il prit à sa gauche pour déboucher sur une rue plus large et commença son exploration du mauvais côté de Sweetheria. Il affichait un sourire amusé, le haut de forme sur sa tête, son papillon enchanté se reposant de cette course sur le bord droit. Le voyageur jetait des coups d’œils curieux aux alentours, avide de découvertes.

L'univers dans lequel il évoluait se différenciait des beaux quartiers par la luminosité qu'il y régnait, tout d'abord. Il y faisait aussi noir que dans un four, mais avec la porte du four ouverte. Le thermostat semblait celui d'un frigidaire. Des vapeurs de casseroles s'échappaient de bouches d'égouts (dégoûts?), sous entendant l'existence d'un réseau souterrain. Les néons rondouillards alléchaient les passants en étincelant comme des résistances de grills. D'énormes pâles abrutissaient par leur bruit évoquant la ventilo d'une hotte. A certains endroits, des flammes de gazinières éclairaient le chemin.

Son exploration le mena au pied d'une enseigne qui lui inspira confiance et il pénétra dans La Langue de Chatte, taverne au patron aussi aimable que maigre, sachant que son poids en M&M's ruinerait l'économie du Royaume. Les regards se tournèrent sur le nouvel arrivant qui lança un joyeux 
:

"Bien le bonjour à tous ! Nuit délicieuse, n'est elle pas ?"

Avant de se diriger vers une table où siégeait déjà trois carambars et deux malabars autour de bouteilles de Coca. Les regards lancés n'auguraient rien de bon mais il ne s'en souciait guère et s'installa sans gêne pour découvrir que les attablés discutaient avec leur bouteille de Coca. Alors qu'il engagea la conversation pour tenter de détendre l'atmosphère, il se prit à penser à Hikari en se demandant si elle se débrouillait dans sa part de mission.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Messages : 310
Date d'inscription : 01/05/2010
Age du personnage : 23

Voyageur Expérimenté
Hikari Nikaido
Voyageur Expérimenté

Carte d'identité
Essence de Vie: 370
Renommée: 900
Honneur: 185
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Dim 10 Juin 2012 - 14:15
Khildar, polit comme sa branche et son rang le lui avait appris, eu l’obligeance de se montrer très calme lors de ma demande de s’encapuchonner pour cacher son esthétisme un peu trop parfait. Le but étant à mon tour de le pousser dans ses retranchements, démoniaque n’est-ce pas ?! Le portrait du jeune homme était parfait, aucun pas de travers, fringues arrangée, visage poudré, dans le genre très classe, un peu vieux jeu mais très charmant. Lui demander de porter une immondice pareil le poussais surement à me détester de lui avoir proposé une chose si peu raffiner, si peu élégante, enfin bon on pouvait appeler ça une vengeance personnelle pour m’avoir infligé une transformation hors de contrôle. Kimmy qui avait une parfaite maitrise de la situation et du déroulement des opérations fit un plan de ce qu’elle devrait faire et suivit mon conseil, ce que j’appréciais beaucoup, elle était très gentille, crue, dure aux premiers abords, mais très sympathique envers la fille qu’elle rencontrait, elle m’avait rendu service en détournant l’attention générale sur autre chose je lui revaudrais ça. Elle me proposa même, avant de partir, de la rejoindre sur les lieux d’enlèvements si je m’ennuyais, elle sortit par la grande porte mais ce coup-ci sans être trainée par des gardes du corps. Je crus entre apercevoir le secrétaire lui donner quelque chose. Je me retournais, Khildar qui avait attrapé ma main la pressa et me dit que nous allions les sauver me rassurant quelque peu sur son engagement dans cette mission et l’importance qu’il y mettait. Il partit à son tour et passa le perron de la mairie j’étais restée dans le couloir.

*Hikari vas au moins chercher la feuille des lieux d’enlèvements pour rejoindre Soon par la suite*

Ah oui, prise de conscience, je retournais dans la petite salle, attrapais le feuille sur la table L.U et ressortais de la pièce en direction de la porte de la mairie. Je sortais et une odeur de sucre en train de chauffer vient m’attraper le nez. Laissant apparaitre devant mes yeux une crème brulé… mon petit rêve éveillé pris fin lorsqu’une main manucuré vint se poser sur mon épaule, me faisant sursauter. Ce n’était rien d’autre que le secrétaire, que j’avais moi aussi effrayé en sursautant comme si je venais d’entrapercevoir un fantôme ce qui me fit sourire. Il me tendit un bracelet de bonbons sur lequel je sautais littéralement, il eut juste le temps de me dire

« surtout pas »

En me tenant la bouche ouverte, à l’aide de son pouce et de son majeur qui avait le gout de dragibus. Surement le savon pour se laver les mains. M’empêchant ainsi de croquer le petit bonbon rose qui se trouvait à présent maintenu par le secrétaire et ses doigts de fée. Il m’expliqua par la suite que ces bonbons était appelé Talky sweet et que chaque personne l’ayant sur lui, pouvait communiquer avec les autres du simple fait de croquer un de ces bonbons, il me remontra par la suite, le nombre restreint de petite perle en me lançant un regard réprobateur et gêné de devoir me faire la morale. Pour une aussi stupide choses, que j’avais failli engloutir en deux deux..

*Non mais quel grosse bouffe je fais-moi… n’importe quoi.*

Je m’excusais encore une fois et me penchais honteusement, il me donnait une carte de la ville et rentrais dans la mairie. Je me retournais une dernière fois et le remerciais avant de partir en direction de la rue des Cupcakes, maison d’Oz à mon souvenir qui semblait être la moins loin dans l’ordre des 5 maisons, selon le plan bizarroïde que venait de me fournir mon très cher secrétaire. . Je marchais le nez dans ma carte, suivant attentivement les plaques des rues en chocolat décorées. Dès qu’une se trouvait à proximité, je levais le nez et essayais de me repérer sur cette foutue carte qui ne ressemblait qu’a un gâteau écrasé avec des morceaux éparpillés par tout en forme de rue. Enfin bon à la limite de l’énervement, je redressais la tête et observais devant moi.

Un crocodile en gélatine levait sa petite patte droite de haut du trottoir, c’était assez spécial. Je compris lorsque soudainement un éclair en chocolat se stoppa net devant le bonhomme, taxi ? Aucune idée mais je courrais en direction de celui-ci, ouvrait la porte par laquelle le crocodile était entré, m’excusais d’avance et le tirais sur le trottoir qu’il venait de quitter le jetant au sol et profitant de l’occasion pour me glisser dans le véhicule. Je parlais très vite au chauffeur indiquant qu’il devait me conduire rue des Cupcakes, voyant qu’il prenait du temps voulant sortir pour aider la gélatine que j’avais viré. Je me penchais au-dessus de son siège et dans une contorsion digne d’un animal appuyais sur la pédale d’accélérateur du bout des doigts. Surpris le conducteur n’eut d’autre choix que de prendre le volant en main et diriger correctement son éclair. Je réitérais ma demande, toute souriante, mettant rassise au fond de la banquette. Me jetant un regard noir dans le rétroviseur, il prit apparemment la bonne direction, plutôt coopératif pour un nounours en gélatine. Je me laissais aller dans ma banquette lorsque la voix de Kimmy alerta soudain mon esprit. Elle venait de croquer dans l’une des perles et nous recevions ce qu’elle voulait nous dire par la pensée. C’était plutôt cool, elle nous prévenait de nous méfier d’un peut être manieur de plantes a priori, plantes soporifiques a première vu. Intéressant, sans doute un moyen plutôt efficace pour emporter des enfants sans laisser de trace. Le taxi ralentit, signalant l’arrivé dans la rue Cupcakes, il était indiqué sur la feuille que Oz Chain, vivait au numéro 9 rue des Cupcakes. Je demandais donc à mon nounours serviable, de m’attendre ici, il parut contrarié mais lorsque penchée en avant de façon à ce qu’il observe mon décolleté, je lui avais envoyé un clin d’œil, Il s’était mis au garde à vous. M’attendant de pied ferme dans son taxi.

Je m’avançais dans l’allée faite de bonbons. Les dalles en chocolat et spéculoos, passant par les sucres d’orges pour faire acte de barrière. J’arrivais à la porte en paille d’or et sonnais à la sonnette en gelée, croyant presque que j’allais y laisser mon doigt. Je retirais donc vivement ma main et la secouais pour faire partir le liquide vert qui coulait le long de mon doigt, écœurant ! La porte s’ouvrit alors que sans fausse modesties je secouais ma main, l’homme racla sa gorge ce qui me fit stopper net. Il était plutôt, grand, brun aux yeux vert cerné d’un long trait noir, signe d’une difficulté à dormir correctement, la fatigue respirait par tous les pores de cet homme, une fatigue physique comme morale. Sentant que mon regard devenait insistant l’homme commença :

« -Oui bonjour. C’est pour quoi ?

-Oh pardonnez-moi, bonjour, je suis Hikari... J’ai été envoyé pour vous poser des questions à propos de votre enfant, Oz.

A l’évocation du prénom de son fils, l’homme tiqua nerveusement et son visage parut se refermer d’avantage.

-Excusez-moi, je sais que c’est soudain et que c’est dur d’en parler… je suis une voyageuse et j’ai été employée pour le retrouver, puis je entrer ?

L’homme que j’avais en face de moi, n’assimilais pas tout, il saturait et était prés d’exploser lorsqu’une femme maigrichonne blonde au boucle parfaite et aux yeux jaune mais plutôt grandes arriva près de son mari posant une main rassurante sur son épaule lui signalant qu’il pouvait retourner dans la maison je la reconnaissais quelque peu pour l’avoir entre aperçus avec le maire un peu plus tôt.

-Que nous voulez-vous, nous avons déjà tout raconté, tout !

-Je me doute madame, mais nous sommes une équipe de voyageurs et certaine choses n’ont pas été prisent en compte je tien seulement à vous aider et pour cela je dois en parler avec vous directement. »

Elle parut réfléchir et malgré son physique qui donnait l’impression que tout allais bien, tout comme son mari, ses yeux était cernée d’un bleu violet caché sous un peu de maquillage, elle ouvrit plus grand la porte et me laissa entrer.
Je vous épargne la description des lieux. Une maison rose, en bonbon, pleine de gâteaux en tout genre. Elle m’invita à passer dans le salon, ou son mari était allongé sur le canapé. Me voyant entrée il lança un regard apeurée a sa femme qui d’un regard doux le calma automatiquement il s’adossa correctement et me regarda intensément. Ca femme s’assis à son coté :

«- Nous répondrons à vos questions allez-y..

-Qui était avec lui le jour de la disparition ?

-C’était moi !

Me déclara son père sans me quitter des yeux

-Très bien expliquez-moi ce qui c’est passé.

-Nous étions, au marché, il a aperçus quelque choses et est parti voir, je le suivais de loin, pour le surveiller, quand soudainement, sans raison apparente je me suis sentit somnolent, fatigué et quand j’ai regardé devant moi … Oz…Oz n’était plus là… Je l’ai appelé, je me suis époumoné et rien strictement rien il n’est jamais revenu.

-Etiez-vous à proximité d’un marchand de fleur à ce moment-là, je sais que c’est très dur, mais il faut que je sache

-Je n’en sais strictement rien, oui, peut-être il me semble qu’il y avait un stand de fleur mangeable. Ce genre de chose qui se répande de plus en plus dans les marchés. Quel est le rapport ?


Je changeais dé-locuteur

-Madame Chain, vous est-il arrivé lors de sortie avec Oz, de vous sentir observer ou de ressentir des changements chez Oz, de comportement, de personnalité ?
-Hum, je ne me suis jamais senti observé

Elle regarda son mari et à contre cœur m’avoua

-Oui, Oz avait changé depuis quelques temps il rentrait très fatigué de la maternelle, ou alors il pleurait sans raison, était très triste du jour au lendemain. On avait beau essayer de savoir ce qu’il avait il s’était enfermé dans un mutisme étrange.. Mon bébé était si souriant… Des fois, il allait mieux et nous souriait lorsque soudain, il pleurait même lui ne pouvait nous expliquer ce phénomène, non, il ne pouvait pas, il avait peur. Je pense que c’est ça."

Une larme coula le long de sa joue et son mari, malgré tous ses efforts ne pouvait cacher ses reniflement, je leurs tendait mes mains qu’ils attrapèrent avec vigueur comme si elles les retenaient dans la pièce.

« -Nous les retrouverons, merci de m’avoir donné ces informations »

Je partais après leurs avoir expliquer certaines hypothèses infondées et m’installais dans mon taxi. J’indiquais la rue des clafoutis à mon chauffeur maison d’Aria Woodsen, ce que j’appris la bas fut la même chose que ce que m’avais appris les Chains. Aria avait changé, elle était triste désespérée, démoralisée. Et cette fois ci la mère d’Aria avait refusé d’acheter une poupée a sa fille… elle s’était absenté dans un rayon plus loin et quand elle était revenu, il n’y avait plus d’Aria. J’étais remontée dans mon taxi, voir d’autres parents en larmes.. Je ne pouvais pas je saturais, je croquais dans une perle et déclarais :

« -Tous les deux, C’est Hikari ! Les plantes sont bel et bien soporifiques, méfiez-vous je crois que quelqu’un dans ce groupe de kidnappeurs, peux changer les émotions à sa guise et donc jouer avec ses victimes en l’occurrence il s’agirait ici de la tristesse. Ne vous laissez pas avoir ! J’ai aussi une histoire de poupée douteuse, je fais une dernière famille et Kimmy je te rejoins à vous ! »

Je tapais sur l’épaule de mon chauffeur et lui donnais l’adresse D’Eda, rue des skitles, avec chances, peut être que je tomberais sur Kimmy avant d’y arriver ! Je me demandais à présent si Khildar n’avait pas mis le feu ou fait toute autres conneries du genre, et mourrais d’envie de savoir ce que Kimmy avait découvert de plus en espérant que les deux est des choses à me dire !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Lun 11 Juin 2012 - 14:03
Kimmy fit quelques pas devant la boutique de fleurs comestibles et se posta un instant poings sur les hanches, en regardant les quelques habitants qui déambulaient sur le trottoir. Bon. Chaque chose en son temps. Elle avait déjà déniché quelques infos au prix d’un évanouissement inopiné de la marchande. La marchande justement, première petite chose à faire ! Kimmy revint sur ses pas et tourna la pancarte « Open » derrière la porte avant de la refermer à nouveau, laissant voir que la boutique était fermée. Que la vendeuse soit tombée dans les pommes, elle s’en foutait pas mal. D’ailleurs elle n’avait même pas pris la peine de la traîner dans un endroit plus confortable où elle pourrait étancher son sommeil tranquillement !

Mais Kimmy restait prudente, elle ne souhaitait pas que des clients débarquent, découvrent le bordel et viennent ensuite l’accuser directement. La voyageuse n’avait pas besoin de ça à l’heure qu’il était. Les indices étaient déjà maigres et elle souhaitait très fort que ses deux compagnons avancent autant qu’elle pour pouvoir au plus vite dénouer cette enquête. Kimmy ne doutait pas qu’Hikari s’en sorte bien, elle avait du caractère derrière son teint pâle, et ne devait surement pas se laisser marcher sur les… pattes ? Kimmy avait immédiatement eut un élan de sympathie pour la voyageuse, chose très rare chez elle qui n’accordait d’importance qu’à la première impression. Certes, cette dernière était parfois trompeuse et beaucoup de gens s’accordaient à dire qu’il ne fallait pas s’arrêter aux premiers sentiments mais en général la jeune fille visait juste.

C’est pourquoi elle n’arrivait pas à se sortir Khildar de la tête. Ses impressions à son encontre s’étaient révélées très floues. Elle ne l’aimait pas, et il ne lui inspirait pas confiance, ça c’était la partie claire. Cependant Kimmy avait eu la sensation bizarre de s’accorder d’avantage sur sa longueur d’onde plutôt que sur celle des autres voyageurs qu’elle avait auparavant rencontrés. Le fait qu’il ait opté pour fouiller les quartiers sombres avait d’ailleurs renforcé cette idée, car Kimmy aurait bien choisi de s’y lancer aussi, avec ou sans lui. Néanmoins il n’était pas à exclure que Khildar était plus balèze qu’elle… Et qu’il s’en sortirait mieux. La jeune fille en était là de ses réflexions quand un bruit de klaxon la ramena brusquement sur terre… ou sur chamallow mais si on s’avançait par-là on n’avait pas fini… Kimmy fronça les sourcils et vit le chauffeur du taxi-éclair claquer violemment sa portière avant de venir vers elle en gesticulant de ses petits bras gélatineux. Un ourson guimauve…

La jeune fille esquissa un sourire en se demandant comment il avait pu atteindre le volant mais après tout il avait réussi à l’amener jusqu’ici sans problème. Elle sourit moins quand le nounours se campa devant elle en lui réclamant son pognon. Des M&M’s qu’il disait, et un sacré paquet en plus, quand bien même Kimmy n’en connaissait pas la valeur ! La jeune fille sentit son esprit s’échauffer… Elle releva légèrement son bras droit et mua son avant-bras en arme sous le regard déconfit du chauffeur qui perdit aussitôt sa langue. Le cliquetis glauque et mécanique de la mutation jurait sur cette atmosphère sucrée et l’ambiance cotonneuse qui y régnait, de même que la vision d’une arme à feu dans cette ville paraissait incroyablement décousue ! L’ourson s’était immobilisé mais n’avait visiblement pas l’intention de déguerpir… Kimmy pointa son bras armé sur son torse et se pencha vers lui en lâchant froidement.

« J’peux éventuellement te payer en balles si tu le souhaites… »

Le chauffeur n’en demanda pas plus et s’en retourna vers son taxi en courant. Enfin, en courant… En marchant aussi vite qu’il le pouvait quoi ! Kimmy regarda le taxi démarrer en trombe et disparaître au bout de la rue avant de redonner à son bras sa normalité dans un gémissement de douleur. Encore une fois la transformation avait été douloureuse, mais elle se félicita de savoir masquer cette douleur de mieux en mieux. Allez, il était temps de bouger… Et sans taxi cette fois, mais Kimmy avait les nefs trop à vif pour recommencer son petit cinéma d’intimidation. Un chauffeur de plus et la guimauve coulerait à flots, ce qu’elle ne souhaitait pas… Car plus la jeune fille évoluait dans cette ville, plus son agacement grimpait fort. Elle n’était pas faite pour être ici ; rien que sa dégaine et sa tenue militaire sur fond de pastel sucré étaient plus que grotesques. Mais elle ne partirait pas d’ici avant d’avoir retrouvé les mômes, ça c’était certain.

Kimmy décida de se rendre directement au marché, lieu clé puisqu’il avait signé un des enlèvements. Marcher un peu lui ferait surement du bien, comme toute activité physique lui permettait de décompresser un peu. Chacun son truc, d’autres préfèrent le calme. Dans la vie réelle c’était d’ailleurs comme ça que Kimmy envisageait le confort et la solitude ; la lecture dans un coin de sa chambre, ou son casque sur les oreilles pour simplement s’isoler du monde et de ses emmerdes quotidiennes. Mais dans Dreamland tout basculait et Kimmy avait besoin de montées d’adrénaline pour se sentir bien. Elle espérait que le marché et son animation lui offriraient cela. Chance pour elle ; le marché avait effectivement lieu aujourd’hui. Une grande étendue de tentures multicolores sous lesquelles les stands encadraient d’étroits passages, au travers desquels la foule se pressait joyeusement. Ca criait de tous les côtés, c’était à qui vendrait les meilleures fraises, les meilleures sucettes… Et tout ça dans une ambiance joviale.

Le marché était très grand, et Kimmy sentit une petite pointe de découragement piquer son cœur... Pourtant elle ne se laissa pas abattre ; quelque chose s’était passé ici et elle devait saisir l’anormalité de l’endroit. De manière hasardeuse elle s’enfonça dans une des allées principales du marché, se laissant bousculer sans y prêter attention, bien trop concentrée sur le moindre détail pouvant lui permettre d’avancer. Les habitants discutaient avec vivacité, traînaient leurs cabas remplis à ras bord ou s’arrêtaient devant les marchandises pour renifler les articles et chipoter sur les prix. Kimmy en avait fait des marchés mais celui-ci était très différent ! Tout était plus grand, plus coloré, plus… vivant. Elle aurait volontiers participé à l’animation du village si seulement tout ça ne lui retournait pas l’estomac une nouvelle fois. Pour une autre raison cette fois-ci ; ce n’était pas cette débauche de sucre qui lui donnait mal au cœur mais le fait que tout le monde avait l’air de s’en branler pas mal que des enfants, « leurs » enfants en quelques sortes, ceux du village, aient été mystérieusement enlevés…

De tous les habitants qu’elle croisa, Kimmy ne releva pas une seule fois une discussion portant sur la disparition des mômes. Et même l’affiche de recherche placardée sur un lampadaire, qui trônait pourtant au bord d’une allée pleine de monde, ne suscitait aucun intérêt, pas même un seul regard ! Kimmy observa les gens rire autour d’elle avec dégoût. Elle remarqua pourtant un passant s’arrêter devant, avec espoir… Mais ce dernier tourna les talons en haussant les épaules comme si cela ne le concernait absolument pas. C’en fût trop pour Kimmy… Elle vint arracher l’affiche du lampadaire, rattrapa l’homme en question et le saisit par le col d’un poing ferme. Violemment, elle le plaqua sur un des étals, au milieu des cagettes de pommes d’amour qui se cassèrent sous le choc et laissèrent les fruits rouler au sol. Penchée sur lui, menaçante, la voyageuse lui agita l’annonce sous le nez en beuglant.

« Bordel mais vous n’en avez rien à foutre !? Ce sont vos gosses qui ont disparu ! Les enfants de votre village ! Comment vous pouvez ignorer ça, je… »

Kimmy stoppa net son discours héroïque et tourna brusquement la tête. Dans le cercle qui s’était formé autour d’elle et du passant, une agitation peu commune avait eu lieu. Quelqu’un venait de s’enfuir en bousculant du monde… La jeune fille vit même les habitants poussés s’indigner en regardant par-dessus leurs épaules. Pas de temps à perdre… La jeune fille lâcha l’homme encore secoué et laissa les badauds l’aider à se relever pour s’élancer à la poursuite de l’inconnu. Chose peu aisée au cœur d’un grand marché aux allées bondées... Mais Kimmy ne ralentit pas l’allure, poussant rudement les flâneurs de chaque côté. Elle ne savait pas où elle allait, au bout d’un temps elle crut même courir après du vent. Pourtant l’agitation devant elle redoubla d’intensité et lui prouva qu’elle poursuivait bien quelqu’un. La voyageuse crut même remarquer un pied entre les jambes des passants.

Tout en courant au milieu de la foule, écartant les habitants sans ménagement, Kimmy sut que quelque chose clochait ; la personne qu’elle poursuivait était plus rapide, et bousculait moins les gens qu’elle ne le faisait. Autrement dit son adversaire était de petite taille et beaucoup plus agile… Le cœur de Kimmy cogna plus fort dans sa poitrine. Mais elle perdait en vitesse et à cette allure elle ne rattraperait plus son compétiteur, la foule était de nouveau compacte devant elle et la ralentissait trop… Elle eut même la confirmation d’avoir perdu sa trace quand elle sortit du marché, tout au bout de l’allée. Elle s’était extirpée de la foule mais devant elle il n’y avait plus personne. La voyageuse s’arrêta, appuya ses mains sur ses genoux en baissant la tête, à bout de souffle.

Rageuse, Kimmy se dit qu’elle venait de perdre la seule trace susceptible de l’aider dans cette affaire. Qui était cette personne qui s’était enfuie devant elle ? La jeune fille en était sûre ; cette dernière avait pris les jambes à son cou dès lors qu’elle avait évoqué les enlèvements à voix haute. Ce n’était pas le fruit du hasard. Kimmy resta voutée un instant pour reprendre son souffle quand la voix d’Hikari résonna soudain dans sa tête, lui apportant un peu de réconfort au milieu de ce chaos. La morpheuse arme était satisfaite de ces infos et se jura qu’elles n’étaient pas tombées dans l’oreille d’une sourde. Kimmy se redressa, l’espoir un tantinet ravivé et répondit à sa camarade.

« D’accord Hikari. Si tu veux me retrouver, je suis sur le marché. N’hésite pas à me recontacter quand tu auras fini. Et toi Khildar… euh… Boah nan en fait, rien à te dire... »

Oh que si, elle en avait des choses à lui dire ! A lui demander surtout. Où était-il ? Comment ça se présentait de son côté ? Kimmy brûlait de lui poser trois tonnes de questions ! Elle aurait même voulu l’encourager, pourquoi pas ? Mais d’une ; Kimmy ne voulait pas prendre le risque de le déranger dans son entreprise, et de deux, loin d’elle l’idée de laisser penser qu’elle s’inquiétait pour lui ! Ce n’était d’ailleurs pas le cas mais la voyageuse désirait simplement se battre à ses côtés… Histoire de voir ce qu’il valait. Elle avait en tout cas hâte de mettre la main sur l’un des kidnappeurs avant que sa camarade ne la rejoigne. Mais comment avancer maintenant qu’elle avait perdu le fil !? La jeune fille regarda autour d’elle de manière circulaire.

Le marché était à quelques dizaines de mètres derrière elle, et elle se trouvait au bord d’un embranchement à deux voies très peu peuplées. Devant elle se trouvait un bar coincé entre les deux rues obliques et ces dernières étaient visiblement dénuées de boutiques, seulement pourvues de bâtiments à plusieurs étages. Des appartements, certainement. Kimmy n’aimait pas le fait d’avoir le choix… C’était bizarre comme sentiment, d’habitude les gens appréciaient plutôt le contraire. Non pas qu’elle préférât la contrainte mais aux yeux de Kimmy les choix étaient synonymes de risques ou de regrets. La jeune fille redoutait de s’enfoncer dans la mauvaise rue et de perdre son temps… Aussi regarda-t-elle plus attentivement les détails que lui offrait l’embranchement pavillonnaire.

Elle s’accroupit au sol et observa ce dernier en l’effleurant du bout des doigts, espérant y trouver des traces de pas, des marques quelconques qu’aurait laissé son rival inconnu. Mais cette foutue ville avait un sol mou qui se remodelait après chaque appui ! Aucune empreinte donc, juste du rose et du sucré. Kimmy pesta en sentant sa patiente lui échapper d’avantage. Elle reporta son attention sur le bistrot… Mais pas la peine d’interroger les piliers de bar ; la jeune fille doutait qu’ils aient vu quoi que ce soit, trop concentrés sur leurs choppes. Déjà qu’elle avait l’impression que tout le monde se moquait pas mal des enlèvements alors interroger les gens sur des évènements suspects, pensez donc ! Or tout à coup, Kimmy remarqua une chose peu commune sur le trottoir longeant le côté droit du bar en question… La jeune fille se releva et s’avança vers l’objet qui gisait sur le sol.

Elle ne vit pas de suite de quoi il s’agissait mais en s’approchant, Kimmy sentit son pouls s’accélérer… Un doudou… Un doudou lapin. La jeune fille le ramassa et le porta devant ses yeux pour l’observer avec plus d’attention. La question qui surgit aussitôt dans son esprit était la suivante ; appartenait-il à l’un des enfants enlevés… ou à l’un des kidnappeurs ? Après tout, Hikari avait évoqué une « histoire de poupée douteuse » et les fillettes étaient en général friandes de jouets de ce genre. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre le lapin et la poupée ? Trop d’interrogations dans la tête de Kimmy… Cette dernière resserra l’étreinte sur le lapin jusqu’à ce que les jointures de ses doigts blanchissent, et s’avança d’un pas ferme dans la rue de droite. Enfants recherchés ou kidnappeurs, elle ne tarderait pas à tomber sur l’un des protagonistes de cette histoire…
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
Surnom : Le Bourgeois
Messages : 734
Date d'inscription : 05/10/2010
Age du personnage : 28

Maraudeur des rêves
Khildar Blacksilver
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 650
Renommée: 1200
Honneur: -400
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Lun 18 Juin 2012 - 22:43
Sweat Speak

L'ambiance s'était légèrement refroidie au sein de la taverne depuis l'entrée du voyageur au teinte de sucre glace. Un Mister Freez au costume noir qui manquait d'éclater sous la pression de l'impressionnante carrure grelottait un brin dans son coin, la goutte au nez (de carotte). Tous les yeux (et ça en faisaient un paquet -de bonbons- ) étaient braqués vers un seul être. Le froid s'insinuait entre les tables et le silence s'engouffrait dans toute la salle. Une mouche à la taille (et à l'allure) humaine n'osa même pas frétiller des ailes. Ses yeux globuleux fixaient la créature qui pouvait résoudre ce problème glacial. La personne en question fit une moue si dégoulinante que sa figure semblait pouvoir s'étaler sur le comptoir comme un sorbet fondant au soleil.
Il parvint à soulever son imposante masse de graisse pur beurre et se traîna vers le générateur de bonne ambiance. Son lent trajet ponctué de gargarismes aussi ragoûtant qu'une assiette de boudins noirs éclatés fut suivit avec attention, chacun retenant son souffle. Puis il leva ce qui paraissait lui faire office de bras et frappa durement le Juke Hot Box, un ingénieux concentré de musique et de diffuseur de douce chaleur. L'engin était si vétuste qu'il tombait en panne à chaque nouveau venue, provoquant une atmosphère oppressante.

Fort heureusement, ce genre de détails n'effrayait point notre voyageur qui observait, amusé, la consistance des bouteilles de Coca. Le plus intriguant tenait dans leur vivacité. Car ces bonbons acidulés se révélaient effectivement vivant et des interlocuteurs pleins de réparties. Lorsque l'ambiance repris son cours accompagnée de rires et de conversations autant fortes que douteuses, les Cocas ne se firent pas prier et poursuivirent leur discussion sur la légitimité des champignons au pouvoir de Délirium City.


"Mec, si tu fous le cerveau en l'air, t'es de Délir' "

"Ouais, mais mec, si tu peux pas te faire boire, t'es pas de D'lire City"

"Sauf qu'un champi, ça se boit."

"Ça se boit pas un champi, ça se croque. "

"Si, ça se boit, puisque les champis, ça se trouve dans les bois. "

"Sauf si y a pas d'arbres "

"Si y a pas d'arbres, y a pas de bois. "

"Donc un champi, ça se boit pas. "

"Mais ça peut se faire infuser. "

"Infuse toi même, grande gourde ! "

"Hey, va te faire emboutir par Pepsi ! "

La conversation entraîna une vague d'insultes à l'encontre des imitateurs et les carambars les encouragèrent tandis que les malabars ne cessaient pas de dévisager le voyageur tranquillement installé à leur table en biscuit. Ils affichaient une mine grave, suspicieuse et franchement hostile. Toutefois, l'invité impromptu n'en démordait pas et demeurait en place, les jambes croisées, son haut de forme rouge sur la table et les mains posées sur le genou surélevé. Il ne prononçait pas un mot et son sourire dénotait au milieu d'un visage impassible. Un examen plus attentif de leur part capta l'étincelle qui brillait dans les yeux bleu du voyageur. Ils n'engagèrent pas la conversation et se contentèrent de le surveiller.
Les carambars, bien droit sur leur siège en gélatine multicolore, n'y prêtaient apparemment pas attention jusqu'à ce que l'une des bouteilles de Coca apostrophe le silencieux attablé 
:

"Mais t'es qui, toi ? Je t'ai jamais bu par ici."

"Je suis ton père, connard !" Répliqua Saënoris.

Ignorant la remarque spirituelle de son démon sadique, Oscar répondit d'un ton aimable, dévoilant le début de ses dents blanches
 :

"Je suis inspecteur et je cherche des ravisseurs."

"T'as des problèmes de bricolages ?" A la mine interloquée, la bouteille de Coca expliqua : "Ben ouais, bu que tu cherche des rats visseurs !" Et de se fendre d'un éclat de verre rire, aussitôt accompagné par le reste de la bande.
Un carambar se mit à couler une larme de rire et hoqueta pour finir par reprendre son souffle
.

"Toi, t'es vraiment trop … Tu me fais pétiller."

"Ouais, sauf que le mec, là, il a pas répondu à la question."

"Bien sûr que si ! Mais tu n'as pas écouté, sale embouché !" S'énerva Luëst.

"Votre humour déborde de talents, je vais tenter de vous faire part du mien, mais je ne vous promet rien."

"Vas y, je veux boire ça. "

Tous étaient concentrés. Oscar se pencha légèrement en avant et énonça d'une voix claire :

"Qu'est ce qu'une fraise sur un cheval ?"

La béatitude fut la seule réponse. Par conséquent, il compléta :

"Une fraise tagada !"


"Putain, un boulet de canon plomberait moins l'ambiance … " Se découragea Saënoris.

Le temps suspendu sur les visages des bonbons animés s'évapora pour laisser place à un fou rire incontrôlable que s'empressa de rejoindre notre piètre blagueur d'aristocrate.


"Alors toi … toi …"

"T'es trop mec !"

"Cette blague était si … si …"

"Nulle !" Khildar était sans appel et Oscar le comprenait.

Les fous rires calmés, les respirations retrouvés, les attablés purent reprendre le peu de sérieux qu'ils possédaient.


"Bon, et sinon, tu fous quoi dans le coin ? Tu te serais pas paumé ?"

"Je cherche juste des informations." Sa voix était devenue monocorde.

"Et sur quoi ? Sur l'humour à Sweetheria ? T'es pas trop mal tom …"

"Sur des enlèvements."

La phrase aspergea les autres de sa lourdeur et les laissa pantois. Le sérieux qu'affichait à présent cet étrange voyageur leur conférait un amer goût en bouche.
Brusquement, l'invocateur démoniaque se leva et proclama à la ronde
 :

"A combien se monte le cours de l'enlèvement ? Hein ? A combien ?"

Un silence lui fit bloc. Le tavernier s'apprêta à se couler vers le générateur d'ambiance mais il constata qu'il opérait toujours et que la cause de ce silence provenait de ce client qui n'avait même pas commandé. Seul une musique emplissait la salle.

"Mangez moi, mangez moi, mangez moi !" Incitait elle.

Constatant le manque de répondant de l'assemblée, Oscar reprit avec la caresse d'une colère dans la voix :

"Seriez vous aussi mou que du caramel ?"

"Hey !" Tenta de protester un représentant de cette sucrerie.

"Au sein de votre citée s'opèrent des enlèvements d'enfants. Vous le savez, n'est ce pas ?"

Des hochements de têtes approuvèrent.

"Alors je voudrais savoir à combien vous jugez utile au prestige de votre Royaume ce genre d'activité."

L'incompréhension se lisait sur les visages et le tavernier commençait à se demander si il devait le virer ou d'abord lui demander de consommer.

"Pas de réponses ? C'est navrant …"

"Pardon ? Pourquoi tu causes comme ça, mec ? T'as un problème ?"

"Oui. Votre manque d'imagination. "


"Sérieusement. Les enlèvements d'enfants ne représentent pas une activité cérébrale importante. Vous n'avez pas l'air de réels dangers pour la sécurité de Sweetheria. Vous vous contentez d'assombrir les bords du gâteau, mais vous ne le gâtez pas. C'est désolant."

Il secoua la tête, dépité. Mais un sourire sadique se lisait sur ses lèvres. Il sentait la tension. Il montait les œufs en neige et la moutarde avec.

"Il serait temps de songer à des activités plus lucratives et plus marquantes, ne pensez vous pas ?"

Le voyageur démoniaque esquissa un pas vers la sortie et son mouvement fut suivi par l'ensemble des clients, le tavernier l'enchaînant des yeux. Il porta son haut de forme sur son chef, son papillon argenté prenant place sur son épaule et prononça d'un ton las :

"Enfin … je me serais trompé d'adresse. Aucun malfrat ne vit par ici."

Une main pleine de crème se posa sur l'autre épaule et une voix pâteuse de religieuse se fit entendre :

"On n'insulte pas sans conséquence les bandits de Sweetheria, mon fils."

Tournant lentement la tête pour fusiller du regard celle qui avait oser entacher sa chemise avec un immense sourire sadique, il répliqua avec acidité :

"Nul ne souille mon costume sans conséquence, ma sœur."

Et de lui enfoncer son poing dans la gorge, juste à la jonction entre sa tête et son corps bedonnant. Il en ressorti avec un plaisir non dissimulé et lécha la crème doucement. Des poings se serrèrent, des dents se crissèrent, des yeux se plissèrent et le tavernier fit enfin son choix. Il beugla :

"Dehors !"

"Mais avec plaisir …"

L'aristocrate anglais s'inclina, de la crème gouttant de ses doigts pour tomber mollement sur le sol de guimauve. Puis il sortit en courant, poursuivit par une troupe d'excité. Seulement, alors qu'ils allaient franchir le pas de la porte, le tavernier leur barra la route et réclama le paiement des consommations. Sa requête fut accueillit avec la hargne adéquate et son établissement se transforma en champ de bataille.Il fut réduit à l'état de bouilli informe et l'immeuble s'effondra finalement, les poutres en caramel ne pouvant en supporter plus.
Les clients se répandirent dans les ruelles pour diffuser un souffle de protestation. Dissimulé au coin d'une rue par un clafoutis endormi, Oscar observait avec délectation son plat de résistance qui se préparait. Les ingrédients étaient réunis, le mélange avait pris, il fallait maintenant laisser opérer.

Il quitta le quartier d'un pas léger et entendit les dernières nouvelles de la part de ses partenaires. Ainsi, les fleurs possédaient bien des capacités soporifiques. L'existence d'une personne pouvant contrôler les émotions attisa son intérêt. Par contre, cette histoire de poupées n'attira pas son attention. Il n'avait pas tout l'ensemble de l'histoire mais il n'y croyait pas.
La remarque de Kimmy a son encontre lui tira un sourire agréable. Réellement intéressante, cette demoiselle. Tout en poursuivant son chemin, il pensa à ses propres découvertes.

A son évocation d'enlèvements, nul n'avait cillé. Donc ils ne se sentaient pas concernés. Les ravisseurs étaient donc des voyageurs, ça se confirmait. Ils agissaient sûrement pour leur propre compte.
Grâce au coup de pied qu'il venait de mettre dans la farine, l'agitation allait gagner toute la citée, les obligeant à se dévoiler, à faire une erreur. Pour le moment, il devait continuer à collecter des informations. Un lieu possible pour séquestrer des enfants. C'était sa nouvelle priorité. Quant à avertir ses partenaires, il n'y pensait même pas. Ou alors, juste un peu ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Messages : 310
Date d'inscription : 01/05/2010
Age du personnage : 23

Voyageur Expérimenté
Hikari Nikaido
Voyageur Expérimenté

Carte d'identité
Essence de Vie: 370
Renommée: 900
Honneur: 185
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Ven 22 Juin 2012 - 12:16
Hikari attendais seule dans son taxi, sans bouger, elle reçut une réponse très positif de la part de Kimmy, l’incitant à la rejoindre au marché, l’un des lieux d’enlèvements. Assise sur la banquette arrière de l’éclair en chocolat Hikari attendais vainement, une réponse du Lord qui n’avais pas l’intention a priori de répondre à son message elle espérait qu’il n’avait pas encore mis le feu a la cité... Et le blanc qu’elle obtenue en réponse lui suffit à comprendre amplement ce qui devais se passer la bas.. Un blanc immense pris place dans le taxi, gentiment et légèrement gêné d’obstrué se doux moment de calme, le chauffeur se retourna sur son siège et me regarda intensément avant de me demander où nous devions aller.

«- Pourrais-je avoir votre prénom dévoué serviteur ?

- Ouaip, moi c’est Winston.

-Winston ? * Un prénom bien humain pour un truc en guimauve… Fin bon il serait raffiné durant le voyage, mon humeur le demandais* Très bien, Winston, en avant pour la place du marché. Et rapidement s’il vous plait ! »

Il n’eut pas le temps de me répondre mon regards lui en dit long et il préféra partir sur les chapeaux de roues plutôt que de me demander la raison de ce changement d’itinéraire, j’étais étrangement agacés, j’avais envie d’adrénaline, d’un peu plus de combat, moins de larmes, plus de sang ! Pourquoi ces gosses s’étaient senties obligés de suivrent des poupées, ou de se faire endormir par une plante ! C’était un comble tout de même ! On leurs avaient jamais appris à ne pas parler aux inconnus ? Ou encore à ne pas suivre des choses n’importe quand ?! C’était dingue ! L’énervement respirais par tous mes pores, et mon aura devint plus sombre de minutes en minutes.. Ce n’était pas très bon, enfin en tout cas pour Winston, qui s’il avait envie de rentrer chez lui en morceau ferait mieux de rapidement me déposer au marché, il commença une discussion.

« Si j’ai bien compris, Mam’selle, vous enquêtez sur les enlèvements ?

-Winston, bon sang un peu de tenue voyons !

-Par…pardon, Mademoiselle, êtes-vous en train d’enquêter sur l’enlèvement des 5 jeunes enfants ?

-Affirmatif.

-Vous recherchez donc des agresseurs

-Quel déduction mon cher vous m’épatez ! *on va surtout les abattre en tout bien tout honneur*"

C’était incroyable ce qu’Hikari pouvait penser lorsqu’elle était énervée comme si quelqu’un parlait a sa place dans Dreamland. C’était son cerveau qui se scindait en deux, sauf que dans Dreamland, le lupin y prenait tout de suite plus de place à son grand désarroi, elle n’aimais pas être méchante, a critiquer les autres, elle préférais largement être discrète et son comportement envers Winston lui donnait envie de vomir, fin bon ce n’était pas le majeur de ses soucis revenant à ses moutons, elle se rendit compte de ce que Winston avait dit, il était au courant de ces enlèvements, ce que beaucoup de gens continuait à ignorer sereinement. Il me lançait toujours des regards dans le rétro viseur et devant mon air étonné, il répondit avant que j’ai pu poser ma question

« Mademoiselle, nous aussi on a le journal, on n’est pas des arriérés non plus !

-Excusez-moi mais que savez-vous d’autres

-Pas grand choses, fin bon maintenant que je vous ai conduite, je connais certaines adresses, et certains détails dont je vous ai entendu parler avec votre bracelet. "

Le sourire mesquin qu’il portait sur ses lèvres ne m’inspirait rien de bon, comme si maintenant il allait pouvoir faire une déclaration à la presse ou encore demander de l’argent aux familles victimes.
Sans perdre mon sourire étonné le moins du monde, je continuais sur ma lancé histoire de lui soutirée quelques informations de plus avant de l’abattre comme mes canines me l’annonçaient.

"-Ah, oui… et donc, vous aviez eu d’autres vents de cette histoire auparavant ?

-Ouais, quelques-uns, sur les poteaux, avec des amis ou encore par exemple j’étais tranquilles assis à un bar, un bar pas très réputés, mais que voulez-vous avec un salaire de chauffeur de taxi on ne va pas loin le M&M’s est en crise vous savez et les déplacements en éclair sont de moins en moins demandé.

-Abrège….

-Oui, ça va ! donc j’étais assis à un bar quand 3 jeunes gens sont entrés il parlait un peu fort et avait l’air euphorique, en tout cas deux d’entre eux ils regardaient dans le quotidien, en lisant presque à voix haute l’article sur les enlèvements. L’une d’entre eux semblait, dépressif triste, très très spécial. Je ne pourrais pas vous les décrire, mais son regard triste est resté.

Le taxi se stoppa me signalant l’arrivé au marché un sourire bien plus grand que la normal apparut sur mon visage

-Très bien et quel était le nom de ce bar ?

-Le Baba au Rhum.

-Vous avez terminé ?

-Euh.. Bah oui me semble bien que oui.!

-Alors bye bye.

J’implantais mes jolies canines dans la gorge molle et gélatineuse de l’ours en guimauve qui se débattit un instant et qui finit par ne plus bouger du tout, seulement endormis, pas tué. J’avais aspiré suffisamment de guimauve pour qu’il soit évanoui, mais pas suffisamment pour qu’il soit mort ! Je sortais délicatement du taxi, je me trouvais en face d’un bar et s’offrait à moi deux petite rue, une pavillonnaire et l’autre remplit de chose, longues et grandes, surement des immeubles.
Derrière moi rien d’autre que le marché et les bousculades, qui en résultait. J’ouvrais la portière du chauffeur attrapais l’ours et avec légèreté et un grand sourire le trainait conte un mur. Les passants, ne firent pas attentions, enfin pas plus que ça a mon grand étonnement, ce n’était quand même pas habituel qu’une jeune fille traine un ours chauffeur pas les aisselles pour l’entrainer hors de son véhicule et ensuite prendre sa place mesquinement comme elle l’avait prévu. Je me frottais ensuite les mains, le corps inerte était déposé près du marché, on penserait a un homme ayant trop bu en face. Je me retournais, pour rejoindre mon taxi, mais furtivement, une chose de petite taille me coupa le chemin, cette choses courait très vite. Je tournais la tête en direction du marché et fut propulsé contre le mur ou je venais de poser l’ours. Je n’avais rien eu le temps de capter, a part peut être que de dos la carrure de ce qui venait de me pousser était féminine, ces cheveux me rappelais quelque chose et ce pantalon m’était commun. Je me redressais vivement, mais n’eut pas le temps de voir ou elle se dirigeait, ni le temps de l’appeler, elle était partie, et devant moi une foule de gens bavardaient sur le fait qu’il s’était fait bousculer alors qu’il faisait tranquillement le marché.. Donc ça, ce faire bousculer, ça changeais de l’ordinaire ? Mon dieu mais où j’étais tombé ?

Pour que Kimmy coure aussi rapidement et qu’elle soit aussi rouge, c’est qu’elle poursuivait quelque chose d’important, peut être bien l’un des agresseurs… Je commençais à me poser trop de questions… Je montais dans mon éclair au chocolat et partait dans la rue ou les immeubles s’élevaient à perte de vues. Dans cette même rue des arbres pommes d’amour ornaient le trottoir et toute sorte de cochonneries avait été aménagée en une sorte de parc pour les enfants entre deux immeubles. Idéal lorsque l’on avait des enfants, ou lorsqu’on avait Kidnappé des enfants… Pour quelque chose de si bien aménagé, la rue me parue calme, un peu trop calme. Je garais mon petit éclair au chocolat au bout de la rue, sortais de celui-ci et continuais. Je découvrais avec étonnement que les deux rues étaient reliées en un fer à cheval, d’un côté les appartements, de l’autre les pavillons. Je m’adossais tranquillement a mon taxi et regardais en l’air, je profitais de l’instant pour croquer dans une perle.

« Khildar, Le baba au rhum, bar mal famé comme tu les aimes est l’une des pistes à suivre et elle est pour toi ! Kimmy, regarde plus devant toi quand tu cours ! À tout de suite. »

Le calme résidait dans ces deux rues et le moindre bruit, ou moindre craquement en devenait stressant. Par ailleurs un bruit de respiration vient me titiller l’oreille. Quelqu’un était derrière moi, je sortis mes griffes avec rapidité sans bouger gardant ma position.

*Approche, viens gouter à mes ongles !*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Lun 25 Juin 2012 - 11:29
Kimmy s’était avancée dans la rue au pavé chocolat d’un pas déterminé, les poings serrés. Les sourcils froncés, elle cherchait le moindre signe de vie, le moindre mouvement qui pouvait lui confirmer à nouveau qu’elle n’avait pas couru pour rien et surtout qu’elle ne s’était pas dirigée dans une impasse. La voyageuse était bien consciente que chaque heure passée pouvait précipiter la perte des enfants. Personne ne connaissait les motivations des kidnappeurs or si ces dernières étaient aussi sombres que le craignait Kimmy, il était peut-être déjà trop tard pour les gosses et le trio n’aurait plus qu’à signer leurs mises en bière dans des cercueils en forme de… boîtes de Ferrero Rocher ?

Non, ça ne collait pas du tout. Aucune rançon n’avait était demandée aux parents ou aux proches, aucune menace non plus comme les enfants auraient pu être des otages maintenus de force en échange d’une prise de contrôle d’un quartier ou de bien d’autres trucs encore qui auraient révélé une certaine soif de puissance. Les enfants avaient été enlevés et… rien. Kimmy commençait même à croire que les kidnappeurs ne leur voulaient aucun mal, mais dans une société telle que celle dans laquelle elle avait mis les pieds, Kimmy se méfiait toujours. La violence se voulait de plus en plus gratuite. Avec effroi la jeune voyageuse constatait même qu’elle pouvait trouver racine dans les cours de collèges… Quelques mètres plus loin, la rue formait un demi-cercle très large qui ne permettait plus de voir l’embranchement par lequel Kimmy était passée, ni son aboutissement.

La voyageuse stoppa sa marche et tendit l’oreille. Des bruits sourds couraient le long des façades. Ils dévoilaient la présence d’autres personnes à l’autre bout de la rue mais arrivaient trop décousus aux oreilles de Kimmy pour qu’elle puisse identifier qui que ce soit. Peut-être était-ce Hikari ? La jeune morpheuse l’avait contactée quelques minutes auparavant pour la prévenir de son arrivée imminente. Un frisson parcouru l’échine de la jeune fille. Elle n’aimait pas cet endroit. La rue y était plus étroite, les immeubles plus hauts et les sons plus mats… à supposer qu’il y en ait. L’ambiance qui se dégageait d’ici n’était pas des plus réjouissantes et Kim’ sentait déjà son bras droit la piquer de part en part, prêt à se métamorphoser au moindre signe suspect. C’est alors qu’une voix étrange résonna entre les murs…

« Rends-moi mon lapin… »

Kimmy fit volte-face et son regard tomba sur une fillette, campée toute droite au milieu de la rue. Elle avait la tête légèrement penchée en avant et son regard braqué sur Kimmy n’en était que plus perçant. Elle ressemblait à une poupée de porcelaine ; le teint pâle aux joues rosées, de longs cheveux blonds tombant en cascade sur des bras fins et une robe en dentelle noire, le visage ovale surmonté d’un large bonnet de couleur identique aux bords cousus de blanc. Ce que la morpheuse remarqua surtout étaient ses mains. De belles mains blanches aux longs doigts fins recouverts de mitaines en résille rouge que l’enfant remuait doucement, comme contrôlant les fils d’une marionnette imaginaire. Imaginaire… pas tant que ça !

« Ton lapin ?! T’es bien sûre que ce truc est à toi ? »

Kimmy restait sur ses gardes, tous ses sens en alerte. Elle cherchait des gamins… Or ce lapin pouvait très bien appartenir à un des enfants disparus. La fillette à quelques mètres d’elle n’était pas l’un d’entre eux. Il était donc à parier qu’elle était de l’autre bord, sans compter que son gabarit correspondait à celui de l’inconnu que Kimmy avait coursé dans les rues du marché. La fillette cilla à la remarque de la voyageuse et son visage jusque-là si innocent, si réservé, prit une teinte cramoisie effrayante tandis qu’un rictus carnassier vint tordre son visage. Sa voix dégringola dans les graves et elle lâcha d’un ton glacial.

« Je te le prouve tout de suite si tu veux ! »

Kimmy poussa un cri de surprise mêlé de douleur ; le lapin qu’elle tenait dans sa main droite venait de se retourner brusquement et attrapa son poignet entre ses crocs. Ses crocs, oui ! La poupée était vivante, et plus que ça… ses mâchoires étaient garnies de dents pointues comme des aiguilles et suffisamment aiguisées pour entailler profondément la chair de Kimmy. Cette dernière vacilla et ouvrit le poing sans succès… le lapin était fermement accroché. La jeune voyageuse avait beau agiter la main ; plus elle bougeait plus la pression était forte, et bientôt le sang se mit à ruisseler sur sa peau et à goutter sur le pavé. La voyageuse grinça des dents et concentra toute sa force dans son avant-bras droit. Il fallait que la transformation soit plus rapide que d’ordinaire si elle souhaitait espérer se débarrasser de cette créature.

Sans compter que cette dernière avait changé d’apparence ; à l’inverse du petit lapin blanc rafistolé de base, l’invocation que Kimmy avait sous les yeux se transformait en monstre aux yeux injectés de sang, les oreilles déchirées, les pattes gonflées par des muscles saillants terminées par des griffes noires qui s’allongeaient peu à peu. Kimmy contracta son bras en tentant d’ignorer les vagues de douleur qui remontaient de son poignet, et mua brutalement ce dernier en mitrailleuse. La transformation violente éclata les mâchoires du lapin qui tomba au sol, le crâne fendu dans la largeur. La mousse de son rembourrage sortait de manière assez glauque entre ses petites dents redoutables et ses yeux ensanglantés se voilèrent aussitôt. Kimmy sentit un vertige lui prendre tout son crâne et elle manqua de tomber à genoux. La souffrance de la blessure, additionnée à celle de la mutation de son bras avait manqué de peu de la faire tomber dans les Kit Kat Balls… Elle constata avec rage que sa mitrailleuse avait été abimée ; fruit de la blessure assez moche engendrée par les mâchoires de la créature.

Toute blessure sur son avant-bras droit modifiait l’apparence ou le fonctionnement de sa mitrailleuse. Or cette dernière semblait à présent enrayée, et quelques canons étaient tordus au bout, les rendant inutilisables. Fort heureusement il en restait d’autres pour tirer mais il était évident que Kimmy était handicapée. La voyageuse posa à nouveau son regard sur la petite peste et voulu lui sauter à la gorge pour son attaque à distance. Les invocateurs… elle ne pouvait pas les blairer ! Mais la jeune fille préféra laisser quelques mètres entre elle et la gamine. Cette dernière avait poussé un hurlement à la mort de son lapin et des larmes vinrent perler au bord de ses yeux tandis qu’elle portait ses mains tremblantes à son visage, l’expression défaite. Elle regarda Kimmy en hurlant comme une enfant capricieuse, restant néanmoins assez flippante dans toute sa colère de voyageuse.

« Tu n’as pas le droit !! Les enfants… Ils me faisaient confiance grâce à lui ! »

La morpheuse arme sentit son cœur bondir dans sa poitrine. De surprise certes, mais de satisfaction aussi. Elle avait visé juste ! Kimmy allait rétorquer quand un bruit sourd résonna à l’autre bout de la rue, invisible dans l’angle qu’elle formait. La jeune voyageuse aurait souhaité croquer dans une perle de son bracelet pour savoir s’il s’agissait bien de sa camarade mais elle n’en avait pas le temps. Elle avança d’un pas vers la gamine et dirigea sa mitrailleuse vers un angle qui ne la menaçait pas.

« Alors dis-moi où ils sont… Ça sert à rien de continuer comme ça, les autorités vont bientôt arriver et en plus je ne suis pas toute seule à te fliquer ! »

Kimmy bluffait un peu ; aucune force de l’ordre ne savait où elle se situait, et elle-même ne savait pas où étaient ses camarades mais elle s’en foutait. Le tout était que la gamine l’emmène dans son repère ! Si seulement Khildar était là aussi au lieu de jouer le gentleman killer dans les recoins sordides de Sweetheria… Il avait peut-être la fibre paternelle, les mots justes pour mettre les enfants à l’aise à l’inverse de Kimmy qui n’avait aucune patiente avec eux ! Mais au final… elle doutait que le voyageur soit plus balèze qu’elle en matière d’entretien avec les mioches ! La morpheuse avait lancé son objection à la fillette, seulement cette dernière ne paraissait pas vouloir se plier à ses ordres. Elle retrouva une certaine contenance et écarta soudain les bras en laissant un sourire effrayant fendre son visage diabolique.

« Oh mais moi non plus je ne suis pas seule ! »

Sans que Kimmy sache d’où elles sortirent, deux poupées de taille moyenne émergèrent de l’ombre pour se placer devant l’invocatrice, le pas lourd et l’air menaçant. Cette dernière semblait les manier à distance avec habileté ; une main pour chacune de ses créatures. La morpheuse arme poussa un soupir exaspéré et laissa ses bras retomber avec découragement. Se battre contre des poupées… Ca promettait pour la suite !
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
Surnom : Le Bourgeois
Messages : 734
Date d'inscription : 05/10/2010
Age du personnage : 28

Maraudeur des rêves
Khildar Blacksilver
Maraudeur des rêves

Carte d'identité
Essence de Vie: 650
Renommée: 1200
Honneur: -400
MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Jeu 28 Juin 2012 - 22:29
Sweat Fire

La hauteur des immeubles réalisés en pain d'épice et renforcé par d'autres gâteaux donnait le vertige. De plus, la lumière qui inondait les larges avenues moelleuses se retrouvait bloquée par les larges silhouettes de ces lieux de résidences où les pourritures venaient s'entasser. Ces exclus de la ville rongeait leur frein et se délectait de méfaits sensés ternir la réputation de la citée resplendissante de couleurs.
La population se composait autant de sucreries que de pâtisseries qui échouaient dans ses quartiers mal famés pour diverses raisons. Crimes, manque de M&M's ou encore inutilité publique, tous ne contribuaient plus à la gloire gourmande de Sweetheria et le maire bedonnant mais non moins impitoyable Harry Beau les condamnait à éviter la foule pour se presser au milieu de ce cloaque.
L'air n'y était pas doux et sucré mais bien amer et lourd, demeurant dans votre bouche comme un âcre goût. Des vapeurs émanant des bouches d'égouts en forme d’œuf au plat contribuait à rendre sordide le parcours des ruelles.
Parfois, des enseignes en loukoums brillaient faiblement pour attirer le regard de clients fauchés mais désireux d'oublier leur mauvaise vie autour d'une bonne et riante bouteille de Coca ou dans les bras d'une fraise tagada sucré à souhait. Il n'était pas rare d'en voir en tapinois vous approcher avec un sourire langoureux aux lèvres.

C'est donc parmi ce décor de rêves qu'évoluait un Oscar tout sourire, son haut de forme rouge bien ancré sur sa tête, son nœud de papillon enchanté le suivant tranquillement. Il saluait gentiment les rares passants qu'il croisait et repartait joyeusement, adorant cette ambiance qui l'enivrait par sa dangerosité.
Ses pas marqués sur le sol en tablette de chocolat le menèrent vers un autre bar, portant le nom de


Sucette Adorée

Il pénétra avec enthousiasme et salua l'assistance d'un enjoué

"Bonjour !"

L'accueil fut froid et l'assemblée l'ignora superbement, chacun s'en retournant à ses mornes occupations. Une serveuse à la fine taille d'un bâton de sucette (et à la grosse tête) s'enquit de sa commande. Il la remercia d'un sourire et lui attrapa la tête pour la serrer dans ses bras. Contre ses bras serait le terme exact étant donné ce qu'il désirait lui faire. Elle cria de surprise et se mit à gesticuler, l'attention se reporta sur le nouveau venu. Ravi d'être enfin pris en considération, il serra encore un peu plus la pauvre serveuse qui étouffait et finit par lui briser l'articulation entre son bâton et sa tête dans un craquement sonore. L'aberration se lisait sur les nombreux visages qui passèrent dans un coloris plus agréable pour notre démoniaque voyageur. En effet, le rouge convenait mieux.
Le patron du bar qui n'était autre que le grand père moustachu de la serveuse éclata un verre sous la colère mais ne s'en soucia pas. Son esprit s'était bloqué sur la mort de ce voyageur mal blanchi qui eut l'audace de prendre la parole d'un ton moqueur 
:

"Ainsi donc, voici la crème des brigands de Sweetheria ? Pas fameux selon moi … Car moi et mon équipe, nous avons capturé cinq de vos enfants. Et vous, vous restez prostré là, à ne rien faire. C'est pitoyable. Allez, je vous laisse, j'ai une carrière de malfrats qui m'attend, moi !"

Et de repartir en riant aux éclats, provoquant l'explosion. Les chaises furent mises à bas par le soulèvement unanimes. Les tables furent renversées. Un grondement emplit la pièce à l'éclairage oscillant, projetant des ombres menaçantes au mur. Oscar ne prenait pas le temps de se retourner pour vérifier l'ampleur de ce qu'il avait provoqué. Il préféra prendre la poudre d'escampette, maintenant son haut de forme sur sa tête.
Une horde de sucreries bigarrées le poursuivaient en lui jetant des injures salées, ce qui l'obligea à accélérer sa course. Au détour d'une ruelle, il vit des rouleaux de réglisses entassé par terre. Il en emporta un avec lui et opta pour une direction en pente. La montée fut plus difficile à cause du poids de son nouveau chargement mais une fois la majorité de ces poursuivants engagés dans l'étroit passage, il déroula la réglisse afin qu'elle se jette sur eux. Le choc fut brutal et une bonne partie de ceux qui tenait à le noyer dans de la guimauve se virent empêtrer avec une réglisse récalcitrante.
Toutefois, une bribe de bon sens (ou l'un de ses démons) lui cria de ne pas s'attarder et de continuer sa visite des bas quartier de cette ville gâteuse.

L'agitation couvait et la tension augmentait légèrement. L'indicateur n'effleurait pas encore le rouge mais il avait bougé. Et le but de la manœuvre résidait bien à cette activité qu'il provoquait. Les habitants sortaient de leurs habitations pour se renseigner, ils discutaient, s'énervaient. Bref, ils vivaient. L'aristocrate anglais avait senti l'état de torpeur dans lequel était plongé cette ville qui se contentait d'exister en se vautrant dans de la gélatine moelleuse. Il remercia mentalement les ravisseurs qui étaient les déclencheurs de ce réveil et poursuivit son chemin, le sourire ne quittant pas ses fines lèvres.


"Mmh, respire cette odeur … Une odeur délicieuse … C'est la panique qui s'installe. Je suis bien content que tu mettes la main à la pâte pour mettre le feu !" Le complimenta Khildar.

"Ça va chauffer ! Ça va être tellement bon. On va s'en payer une bonne tranche !" Jubilait Saënoris.

"Tu compte en faire quoi de tes partenaires, Oscarinou ?" S'inquiétait Luëst. "Tu me garderas la grande folle, n'est ce pas ? J'aimerais tellement l'étrangler pour l'entendre gargouiller entre mes mains …" Soupira d'une voix douce la démonette jalouse.

"Pour l'instant, concentrons nous sur le désordre à répandre." Répliqua Khildar

Oscar remercia son démon. Son sentiment envers la voyageuse au caractère bien trempé le troublait.
Elle n'avait pas l'air de le porter en son cœur et par un réflexe de défense, il le lui rendait bien. L'image de la jeune femme lui faisait perdre le cours de ses pensées et il la chassa en secouant la tête. Il allait bien avoir l'occasion de la revoir et de savoir ce qu'il en était réellement. Il lui fallait juste être plus rapide que Luëst qui n'aspirait qu'à la tuer par pure jalousie, preuve que l'esprit de l'invocateur n'était pas clair concernant la morpheuse.

Finalement, il rencontra celles qui allaient lui donner l'occasion d'avancer dans la quête. Elles étaient menues mais dodues. Contre un mur, elles tapinaient gentiment, offrant leurs services pour un prix modique. Leur maquillage sucré rehaussait leur teint rosâtre et elle n'était vêtu que d'une pellicule de sucre. Lorsqu'elles parlaient entre elles, c'était par chuchotement et gloussement. Elles attiraient par leur forme et leurs attraits. Ceux qui se perdaient dans leurs formes agréables se délestaient de plus qu'un sachet de M&M's. Elles étaient les fraises tagada, les prostituées de Sweetheria.
Il les aborda de la façon la plus naturelle du monde en plaquant une main contre le mur et en demandant d'une voix mielleuse
 :

"Pourrais je avoir le plaisir de passer du temps en votre douce compagnie ?"

Bien que la demande soit alambiqué, l'intéressée répliqua fermement :

"Et t'as de quoi payer mon joli ?"

*Décidément, tout se perd …* Pensa t il au sujet du respect du clien.

"Ouais, et en marron !" Cria le démon sadique

"Et tu t'es vu, hé, pouffiasse !" S'énerva Luëst

La réponse d'Oscar fut plus frappante encore. Il enfonça purement et simplement son poing dans la masse sucré de la fraise tagada, ce qui provoqua un hurlement de terreur parmi ses collègues de travail. Tout en se frappant les mais l'une contre l'autre pour ôter les restes de sa victime, il questionna avec un sourire sadique qui déformait les traits de son visage :

"Seriez vous agréable de me mener à votre responsable ? Comprenez la celui qui vous protège. Et ne m'obligez pas à devenir méchant …"

Elles demeurèrent stupéfaite sur l'instant puis sur un brusque mouvement vers elle de la part du voyageur aux gants rougis, elles hochèrent la tête et le menèrent à travers les bas quartiers. Ils finirent par arriver devant un immeuble vétuste fait de pain d'épice et de massepain, les toitures en nougatines, les fenêtres bordées de sucre glace et les volets en chocolat. Des fraises complétaient ça et là la décoration. L'enseigne bariolée annonçait des

Fraises Pulpeuses

Pourtant en ce moment, elles étaient plus peureuses que pulpeuses. Elles pénétrèrent dans le bâtiment toute tremblante suivit par un aristocrate tout joyeux. A l'intérieur, tous les ingrédients pour une douce ambiance étaient réunis. Lumière tamisée issue de rideaux rouge pomme, fauteuils confortables aussi moelleux que des shamallows, tapis si doux étouffant les pas aux motifs sexplicite, murs ornés de tableaux, de gravures sur chocolat et autres œuvres représentant les affaires de l'amour sous tout ses états. Un salambo les accueillit en souriant mais il s'effaca de suite lorsqu'il comprit de quoi il en retournait. Il fit mine d'avertir la sécurité mais une frappe bien sentie lui imposa le silence.
A force de frapper dans la crème, ses gants allaient finir par être tout poisseux et cette idée le révolta. Néanmoins, il y avait plus urgent pour le moment. Il sollicita une entrevue avec le responsable et plus vite que ça.


"Mais … elle … voudra … elle ne voudra … jamais." Articula le salambo au visage tout dégoulinant.

Une deuxième frappe lui fit savoir que ce n'était pas la réponse attendue. Un cri s'échappa et attira l'attention d'un groupe de nounours en gélatine. A leur démarche et surtout à leur faciès agacé, le voyageur qui s'était improvisé conducteur de taxi reconnu immédiatement ses anciens passagers. Ils ne mirent pas longtemps à se souvenir de lui et se précipitèrent, histoire de régler son compte à ce sale blanchi.

L'espace se trouvait être peu propice à des échanges de politesses frappantes. En effet, bien que de taille raisonnable, le hall d'entrée ne possédait pas les caractéristiques d'un lieu fait pour le combat. Il évoluait en longueur vers un escalier qui devait assurément mener vers les étages supérieurs et par extension, la raison du dérangement de la part de notre aristocrate qui se mettait en position pour accueillir ses adversaires. La lumière émanait de magnifiques lustres suspendus par des ficelles acidulées. Sur les murs de bonbons peints, les ombres qui se disposaient de manières à ne laisser aucun échappatoire s'étalaient. Le mobilier en chocolat et vanille occupait l'espace et remplissait à merveille leur office, à savoir décorer pour mettre à l'aise les clients. D'ailleurs, Oscar profita de la présence d'un porte-manteau en réglisse forgé pour y accrocher son haut de forme rouge., le papillon enchanté trônant dessus. Les fraises menacées profitèrent de la tension montante pour s'éclipser par une porte menant à un petit salon dont la forme rappelait celle d'un choux à la crème, les tapisseries dégoulinantes accentuant cette impression. Il régnait dans le hall un silence trompeur. Chacun se préparait à agir, se déplaçant avec circonspection, sans quitter du regard sa cible. Hormis l'invocateur qui se mirait dans le miroir à disposition et qui lui offrait son reflet. Il en profita pour s'assurer de la correcte dissymétrie de sa chevelure et passer un doigt habile sur son sourcil.
Prenant cette attitude pour du dédain et donc une insulte et surtout parce que cet imbécile était assez stupide pour ne pas faire face à son adversaire, les nounours au nombre de trois chargèrent comme une seule boule de gélatine.

Malgré leur matière gigotante et instable, leur rapidité d'exécution manqua de surprendre le voyageur démoniaque. Bien entendu, il esquiva le coup de pied jeté qui en voulait à son visage grâce à la vision procurée par le miroir. Une tactique enfantine mais payante face à des oursons mal léchés. Après quelques petits bonds en arrière, le poing droit levé pour protéger son visage et le coude gauche plaqué contre le flanc, Oscar faisait à nouveau face. Toutefois, la charge ne s'arrêta pas là et les deux autres jeunes ours parvinrent à le frapper.
Par leurs actions conjuguées de frappes courtes et rapides, ils empêchaient toute initiative de la part de l'invocateur qui se contentait de reculer et de réceptionner les coups de ses bras. Légèrement de biais pour diminuer la surface de contact possible, il tentait de suivre la cadence et en se concentrant, perçu le rythme du combat. Un coup de pied en bas. Reculer. Une frappe au visage. Esquiver. Deux poings simultanés. Se baisser. Un pied jeté vers son flanc. S'écarter. Souffler. Regarder. Un poing, flanc droit. Bloquer avec le bras. Immédiatement après, un autre poing, jambe gauche. Tourner sur lui-même pour laisser le bras le dépasser. Tout de suite suivit par un dernier poing, au visage. Se baisser, finir le tour complet, repousser l'autre coup de poing qui arrive par un bras tendu, enchaîner avec une vive approche, appui sur la jambe avancée, ramener la jambe en retrait, utiliser la force des hanches, plaquer ses mains contre le torse du nounours pour le projeter en arrière. Se redresser.
Le miroir lui reflète l'attaque sournoise et combinée, un coup de pied et un coup de poing, à deux niveaux différents. Se baisser et c'est se prendre un pied dans la jambe. Pas assez de place pour s'écarter, le meuble bloquant le passage. Seule possibilité, vers la droite, à l'opposée du coup de poing mais vers le pied bien décidé à briser la jambe. La solution est une nouvelle rotation baissée avec les mains cherchant le coup de pied. Le poing ne rencontra que l'air et le nounours passa à côté d'Oscar, continuant son saut et amorçant une nouvelle frappe, du pied cette fois-ci. Il s’appuie sur le mur, rebondit et … se prend son ami en pleine face.
Effectivement, son compère a eu le malheur de voir sa jambe prise par une poigne solide qui le souleva, l'élan de la rotation et du coup de pied combiné augmentant l'aisance du mouvement. Ainsi, il percuta son comparse de plein fouet, les deux finissant leur course contre le mur qui amorti la violence du choc. De plus, leur nature gélatineuse les prémunie d'un éventuel évanouissement. Cependant, Oscar ne comptait pas en rester là. Il amorça une frappe de ses chaussures noires réglisses contre le torse avec la ferme intention de les faire éclater mais une frappe dans son flanc gauche l'en empêcha. Le troisième ourson (mais pas de LU celui là) s'était rétabli et la hargne se lisait dans ses petits yeux globuleux et ses traits crispés. Une mouche passa.

Soudain, le voyageur démoniaque se jeta sur son adversaire pré-pubère et le serra dans ses bras, ignorant les coups portés à son encontre. Il serra, serra, tant et si bien que le souffle vint à manquer pour le pauvre petit être qui comprit la manœuvre et tenta de s'extraire de cette prise en gigotant, misant sur la surface glissante de sa peau. Seulement, le voyageur câlin ne lui en laissa pas le temps et lui mordit l'oreille. Un hurlement de douleur traversa l'établissement, supplantant ceux déjà audibles mais avec une toute autre connotations. Sans lui donner la moindre chance et sous les encouragements enthousiaste de ses démons, Oscar entreprit de se payer un ours grandeur ado. Ses dents blanches déchirait la chair gélatineuse et un brin juteuse du pauvre nounours qui agonisait, la douleur ne lui permettant plus de se débattre pour éviter de se faire broyer. Lorsque l'impitoyable invocateur s'attaqua à son cou alors que le visage de sa victime était déjà bien entamé, une frappe sur sa nuque lui tourner la tête et lâcher son repas. Les deux amis du dévoré comptait bien en découdre et le venger. Quelle ne fut pas leur surprise de se le voir envoyé directement, les projetant contre le mur. Ils rebondirent dans un bruit amusant digne des cartoons et s'étalèrent lamentablement sur le tapis.
D'un mouvement de la main, Oscar ôta les particules émanant d'un des oursons demeurées sur ses lèvres. Il souriait, l'air mauvais. Il allait les éclater. Les réduire en morceaux. Leurs éclats orneront les murs de cette bâtisse. Il leva la jambe, prêt à faire son office dans la plus grande joie
.

"Arrêtez !

Le cri prononcé par une voix haut perchée suspendit son geste. Il tourna la tête et aperçu la maîtresse des lieux, encore dans l'escalier. Elle était … imposante. De toute sa masse, elle occupait l'espace. Ses yeux reclus sous la chair perçait cependant. Hautaine, le maintien d'une reine, elle n'était point vêtu. D'une certaine manière, il était ardu de distinguer une réelle intimité parmi les replis de sa peau durcie par le travail des mains sur la surface. Seule sa voix et quelques renflements à sa poitrine ne laissait aucun doute. Ainsi se tenait fière et en colère la digne mère des fraises qui parcouraient les rues pour offrir les plaisirs de la chair. Mère Ingre. Elle finit de descendre l'escalier qui ne laissa échapper aucun son malgré le volume qui se déplaçait. Pourtant, cela n'avait rien d'étonnant. La voix portée dans les aiguës continua :

"Que signifie tout ce désordre en ma demeure ?"

Ne désirant occasionner plus de problèmes que de coutumes, l'aristocrate s'avança vers la directrice d'un pas lent, le dos droit, l'allure noble. Il s'inclina bien bas et prit délicatement la main de la dame pour l'effleurer de ses lèvres rouges de maquillage. Une fois redressé, il répondit d'une voix aimable, la main sur le cœur, un sourire coquin illuminant son visage :

"Je vous prie de bien vouloir excuser mon écart de conduite envers ces pauvres hères mais je n'ai pu résister à l'envie de protéger vos filles de leurs manières."

La Mère Ingre demeura sans voix (un bien fou pour les oreilles!) quelques instants avant de reprendre (pour le malheur des conduits auditifs …) d'un ton enjoué :

"Vous êtes trop aimable."

Le mensonge était éhonté mais les seules pouvant infirmer ses dires se terraient dans le petit salon. Quant au Salambo, il avait compris du regard jeté contre lui que sa vie tenait à sa langue qu'il perdu momentanément ; pour l'avantage d'Oscar qui poursuivit.

"Je dois vous avouer que la raison de ma présence en ce lieu si réputé et cossu est mon désir de m'entretenir avec vous."

Les flatteries fonctionnèrent et persuadée d'être en présence d'un véritable gentleman (ce qui n'était pas tout à fait faux non plus) elle le fit monter dans son bureau afin d'être plus tranquille, non sans demander au Salambo de nettoyer les désagréments.

Une fois assis, elle lui proposa un verre d'alcool et des chocolats fourrées. Oscar en prit un entre ses fins doigts, l'observa, le lécha et finit par croquer dedans. Le goût alcoolisé glissa dans sa gorge avec plaisir en picotant son palais. Les arômes fondaient et désirant écourter cette dégustation, il engloutit le chocolat. Habituée à mener, la maîtresse de maison prit la parole, confortablement installée dans son large fauteuil orné de bonbons et de smarties 
:

"De quoi voulez vous donc m'entretenir ?"

Il croisa les jambes et s'exprima d'une voix claire, légère, en portant son regard sur l'ensemble de la pièce :

"Une femme telle que vous doit être au courant, des enfants ont été enlevés. Je suis actuellement à la recherche des ravisseurs. C'est pourquoi j'ai pensé qu'avec votre réseau, vous auriez pu avoir vent d'informations intéressantes qui me permettraient de libérer ces pauvres bambins de personnes mal intentionnées. C'est fou le nombre de malades psychopathes qui pullulent à DreamLand, ne trouvez vous pas ? Impossible d'être en sécurité, où que ce soit …"

Les ricanements caressèrent son esprit sans que la Mère Ingre s'en aperçoive, trop bouffie de compliments. Elle hocha la tête et répondit :

"En effet, cette histoire est terrible … Les pauvres petits … Malheureusement, je ne puis rien pour vous. Aucune de mes adorables filles ont remarqué quoique ce soit."

Elle se stoppa et se mit à réfléchir. La lumière provenant d'une large vitre venait se coucher sur le bureau en biscuit et éclairait le visage contrit de la directrice. Brusquement, elle prononça d'une voix pressée, comme si elle avait peur d'oublier :

"Une fille m'a parlé d'un garçon étrange. Il y avait des fleurs avec lui. Elle s'en souvient parce qu'il avait l'air jeune et beau. Seulement, après son passage, elle ne se souvient plus de grand chose parce qu'elle s'était endormi. Etrange, n'est ce pas ?"

*Des fleurs et du sommeil, une piste agréable …* Pensa Oscar.

"Quoiqu'il en soit, sachez mon cher que si quelque chose me revient, vous en serez informé, vous m'avez l'air de quelqu'un de confiance."

Un formidable éclat de rire l’abasourdit quelques secondes, ses démons ne pouvant retenir leur hilarité.

"Vous êtes trop aimable. Je sais où vous trouvez, je reviendrais donc assurément aux nouvelles. De plus, cela me permettra de prendre plaisir à retrouver ces lieux enchanteurs. "

Elle gloussa avec une pointe de fierté dans les yeux. Seulement, la question qui suivit lui fit perdre toute contenance.

"Dites moi où je peux rencontrer le chef le plus puissant de ces quartiers."

"Je vous demande pardon ?"

L'extrait de Laënoris du corps de son maître fit hoqueter de surprise la Mère Ingre mais son cri se perdit dans sa gorge volumineuse. Le démon majordome se plaça auprès de la maîtresse de maison qui déchantait et d'un mouvement rapide, saisit un ouvre lettre pour le placer sur le front de la pauvre directrice, maintenant terrorisée. Elle balbutia :

"Que signifie … ?"

"Vous vous répétez ma chère." Ricana Oscar, un sourire mauvais peint sur son visage, une main légèrement en appui contre sa joue. "Toutefois, je vais réitérer ma question, car vous m'êtes sympathique. Où puis je trouver la personne la plus influente des bas quartiers de Sweetheria ?"



Le majordome regarda son maître qui hocha la tête, la pointe de la lame s'enfonça dans la peau crissante, provoquant un petit cri. Une main gantée plaquée sur sa bouche l'empêcha d'informer toute la maisonnée de sa fâcheuse situation.

"Je tiens à vous signaler que l'absence de réponse équivaut à votre destruction."

Le voyageur se leva et continua, arpentant le bureau à pas lent, s'arrêtant parfois devant une étagère en biscuit et réglisse, un tableau représentant la tenancière dans sa prime (et volumineuse) jeunesse.

"Et je ne parle pas de votre mort. Mais bien de l'anéantissement de votre œuvre. Le délabrement de votre carrière. La fin de vos jours heureux. Le début de votre cauchemar. Je ne me contenterais pas de réduire en cendres et caramel fondu votre bâtisse. Je me chargerais d'enlaidir vos filles. De faire courir les pires rumeurs sur votre compte. D’entacher votre réputation. Je vous obligerais à vous faire jeter du trottoir, tellement le caniveau sera trop bien pour vous. "

Il abattit ses mains sur le bureau, plongeant son regard enflammé de folie dans ceux terrifié de la Mère Ingre.

"Me suis je bien fait comprendre ?"

Elle hocha la tête.

Il reprit sa ronde et sourit, plus enjoué que jamais
 :

"Bien, bien ! Parfait ! Alors, dites moi tout …"

Elle hésita un bref instant puis finit par répondre à la question, aux bords des larmes :

"C'est la Sorcière … Personne ne sait son vrai nom mais elle se fait appeler la Sorcière. Elle possède deux bras droits, Hansël et Grëtel. C'est elle qui a le contrôle sur tout Sweetheria, enfin, ses bas quartiers … Vous la trouverez au bout de la rue de la Masse de Pain ! Elle loge dans un immeuble, un immense immeuble ! Elle le possède entièrement d'ailleurs … Elle gère tout … tout … Mes filles, la protection des commerçants, le rançonnement, la drogue … "

"Merci bien."

Et d'appuyer sur la main du majordome pour faire s'enfoncer la lame dans le crâne de la grosse meringue. Le bruit de la pâtisserie craquant lui tira un sourire de joie. Elle n'avait rien vu venir et mourut sur le coup.

Alors qu'il quitta l'établissement, Laënoris à nouveau à son esprit, Oscar entendit la voix adorable d'Hikari qui l'informait de la piste du bar Baba au Rhum. Ne jugeant pas utile d'importuner les demoiselles avec ses découvertes, il s'engagea dans une rue, son haut de forme sur la tête et son papillon enchanté dans son sillage. Tandis qu'il s'éloignait, les flammes s'élevèrent dans son dos, projetant au sol une ombre démesurée. Cette nuit ne s'était pas encore entièrement dévoilée et il aspirait à la goûter pleinement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage

Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari ) Aujourd'hui à 19:11
Revenir en haut Aller en bas

Kid killing our time (Quête Kimmy, Khildar et Hikari )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dreamland RPG :: Dreamland :: Zone 1 :: Royaume des Sucreries-