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Ligue F (Quête - Relouland)

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MessageSujet: Ligue F (Quête - Relouland) Mer 4 Avr 2012 - 20:57

Tous ; Clem, voyageurs masqués et voyageur non-masqué fixèrent le nouveau-venu avec l'appréhension de l'hippopotame qui regarde un avion s'écraser : ça n'était pas jolie à voir et personne ne savait si c'était méchant ou comestible. La comparaison pouvait paraître ridicule mais elle était à la taille du personnage et du contexte de la soirée. Ressemblant trait pour trait à un expert-comptable (ces êtres étranges du monde réel qui mangeaient leurs pâtes sans sauce et sans beurre), il en partageait aussi leur apparence désintéressé du monde qui les entourait à tel point que n'importe quel créature intelligente devait se sentir insulté, si leurs yeux se croisaient,par le si peu de considération que portait son regard à autrui. Il portait le même costume pour allez au travail que tout le reste de la planète utilisait pour allez à un enterrement (ou à un club senior d'anciens comptables, les réunions les plus tristes que l'imagination pouvait composer). Sa cravate racontait son histoire mieux qu'il aurait pu le faire : il avait d un jour changé un élément de sa tenue pour paraître cool et branché et s'était raté lamentablement faute d'avoir une vraie folie intérieure (ou alors un collègue avait remplacé l'originale par celle-ci et le pauvre ne s'en était soit, pas aperçu, soit il s'en fichait totalement). Tout dans le maintien de sa personne donnait un résultat tellement triste et désabusé qu'il avait certainement codé lui-même le psyché de Marvin, le robot dépressif du livre de Douglas Adam. Il referma la porte par laquelle il était venu avec une telle lenteur que tout le monde dans la salle sentait bien qu'il pensait que sa tache actuelle ne nécessitait pas que l'on se dépêche pour elle. Il prit tout autant son temps pour regarder les personnes présentes dans la salle. Au bout d'un temps insupportable qu'il serait trop malaisé de décrire, il parla finalement d'une voix si atone qu'elle n'arrivait même pas à donner une place aux espaces entre les mots ; une voix que Clem emporterait dans sa tombe.

"J'imaginequevousêteslesseptvoyageursengagéspourprotégerleclassement." On avait l'impression au son de sa voix qu'il annonçait aux voyageurs son prochain suicide plutôt que la bienvenue. Les cinq voyageurs masqués (ridicules d'ailleurs) qui étaient dans la salle quand Clem était arrivé tournèrent la tête d'un air inquiet jusqu'à ce que l'un d'eux finisse par le trouver (il était peut-être temps, mais il est vrai que la cravate du nouveau-venu attirait le regard de façon plus qu'hypnotique.

"Bien,venez-avecmoi. Jesuis-leprésidentdubureaudeclassementdesvoyageursdanslaliguefabuleuse." Là, le cerveau à tendance paranoïaque avec une légère tendance à l'hystérie de Clem se mit en branle (ou plutôt, "décolla de son mode automatique pour prendre les commandes manuelles") : cette personne était celle qui avait le plus de pouvoir sur le classement. S'il y avait quelqu'un que les saboteurs devaient capturer pour trucher celui-ci, c'était bien la créature des rêves en costume noir. Quoique le temps de lui faire signer un faux classement, le vrai aurait largement eu le temps de paraître.

Ce fut la marche la plus longue que Clem eu jamais faite. suivre la marche tortuesque du président était tout simplement aliénant ; pour un pas de Clem, l'autre en faisait une bonne demi-douzaine. Changer à tout bout de champ de rythme de marche était extrêmement fatiguant physiquement et tenter de suivre le rythme de la créature des rêves était extrêmement fatiguant moralement. L'agoraphobe avait l'impression de s'être littéralement pris une balle dans le pied. Les autres voyageurs suivaient avec plus ou moins de facilité, au bout d'environ une dizaine de minute (valeur triple pour tout le monde sauf pour le président), le seul autre voyageur non-masqué vint discuter avec Clem, certainement pour échapper à cette plaie mental qu'était ce que l'on était bien gentil d'appeler une randonnée.

"Bonjour au fait !" fit-il en présentant sa main à Clem qui du faire un effort par rapport à son instinct de survie qui lui disait d'éviter un maximum les contacts physiques. Le sourire du voyageur réveilla dans son cerveau un tas de synapses rarement endormies qui hurlèrent que la personne en face de Clem était dangereux et devait être traité avec la prudence d'une proie face à son prédateur. Lesdits synapses ouvrant leur gueule pour à peu près tout et n'importe quoi ; Clem avait appris à ne plus (trop) les écouter, ou en tout cas à ne plus les croire sur parole. Clem lui serra la main avec la prudence que l'on offrait au cousin de la famille qui portait toujours un pull électrique.

"Je suis Lucien Sandman, voyageur. Mais on m'appelle aussi le Marteau. Derrière nous, c'est John, Jean, Juan, Yann et Marie, mais tu peux les appeler Edouard, Marc, Stéphane, Kevin et Bastien, ils n'y voient pas d'inconvénient. Et toi ?"

Clem remarqua que le voyageur n'avait pas donné son pouvoir (bien que son surnom fit crisser son instinct de survie), ça tombait bien parce que Clem ne donnait jamais le sien non plus. Les noms que lui avaient donné le voyageur (les vrais comme les faux) commençaient déjà à glisser sur son esprit comme s'ils étaient enrobés de savonnette, Clem n'était pas connu pour sa mémoire patronymique ; « Lucien » était déjà en train de disparaître aussi.

« Enchanté, dit Clem en mentant effrontément parce qu'il n'était jamais ravi de rencontrer une nouvelle tête, Moi c'est Clem Free, mais tu peux m'appeler Clem, je n'y vois pas d'inconvénient. »

Il entendit à coté d'eux un mini-concert de soupir, les têtes masqués étaient fatigués par leur échange de civilité ? Cette nuit s'annonçait joyeuse.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Dim 20 Mai 2012 - 17:16
Clem Free ? Lucien pris un peu du temps monstrueux dont ils disposaient pour réfléchir à ce nom. Naturellement, il s'en serait souvenu s'il avait déjà rencontré ce voyageur avant. Après tout, même les acteurs que l'on voyait furtivement dans un film après les avoir déjà vu dans un autre appelaient à être reconnus. Aussi Lucien était-il sûr d'une chose, il n'avait jamais rencontré ou même vu de photo de Clem Free. Néanmoins, aucun doute non plus, ce nom lui rappelait quelque chose. Il l'avait déjà entendu quelque part et il n'arrivait plus à se rappeler quand exactement. Ce blanc dans sa mémoire - lot de toute personne saine d'esprit - le tracassa une bonne minute avant qu'il ne conclusse qu'il devait être passé dessus en lisant le DreamMag. Pour une raison ou pour une autre, le DreamMag avait déjà parlé de ce voyageur, ce qui devait en faire quelqu'un d'important, sûrement puissant aussi. Lucien commença donc à se demander s'il n'avait tout intérêt à rester auprès de lui cette nuit, peu importe ce qu'il déciderait de faire à son sujet. En revanche, ce qu'il ne savait pas, c'était que le nom de Free acceptait deux voyageurs bien distincts, dont l'un avait effectivement fait parlé de lui, précisément lorsqu'il avait rencontré le Major, représenté si fidèlement par le T-shirt animé de Sandman. La confusion ne s'installa pourtant pas moins dans l'esprit chaotique du contrôleur et il estima alors qu'il avait à faire à une entité remarquable, tout en se demandant s'il n'avait pas envie de le frapper brutalement à un moment ou à un autre de la nuit. Finalement, il remis simplement sa décision à plus tard et se contenta de suivre la marche qui approchait à présent dangereusement de la porte où se terrait le jury : plus que quelques pas, soit une ou deux bonnes minutes.

"Je crois que la nuit va être longue..." commenta-t-il pour lui-même mais en laissant sciemment les autres entendre. Il y eut un petit ricanement qui vint du groupe masqué, mais personne ne sembla l'avoir produit. Quant au directeur, visé directement par la remarque, il ne réagit pas le moins du monde. Sûrement ne s'en préoccupait-il pas. Lucien avait plus ou moins dans l'idée qu'il n'avait pas réagit parce qu'il avait un rendez-vous important quelque part et qu'il n'avait pas envie de perdre cinq minutes de plus à tourner la tête pour lancer un regard lourd de reproches au voyageur. Ainsi, le lent et long cheminement de leur troupe se poursuivit et finit par atteindre la porte voulu. S'arrêtant devant celle-ci, le directeur poussa un soupir d'exaspération et de soulagement à la fois, là encore on supposa que l'effort venait de le terrasser. Il ouvrit - avec un geste long et lent évidemment - la porte et laissa entrevoir la salle réservée au jury, dont les membres avaient abandonnés leurs étranges costumes pour laisser leurs faces de comptables véritables et véreux apparaître au grand jour. Tous gros et gras, laids et fades, ils reflétaient pourtant une personnalité exacerbée par rapport à leur supérieur hiérarchique direct. Ils firent de grands sourires narquois aux nouveaux venus qui entrèrent aussitôt que le directeur eut dégage le passage de son affreuse présence. Personne ne dit un mot de plus dans ce contexte un peu gêné et tendu, de fait, la dernière fois que les uns et les autres s'étaient vus, les membres du jury portaient des draps de couleurs différentes et à présent qu'ils les avaient cachés quelque part (on ne savait où d'ailleurs), ils apparaissaient aussi cynique qu'une bande bureaucrate ayant décidé de classer méthodiquement des voyageurs en fonction de leur taux de ridicule et des bourdes qu'ils faisaient afin de rappeler à chacun sa place. Ce fut finalement le directeur qui brisa à nouveau le silence avec sa voix monocorde et lancinante.

"Vousavezfini ?" demanda-t-il à l'attention des membres du jury qui sourirent et ricanèrent à cette question comme s'ils avaient joué un mauvais tour à quelqu'un. Pour toute réponse, celui qui semblait être le chef de cette bande de malfrat des cours de récréation tendit une longue liste de noms qui occupait une bonne centaines de pages, écrits en caractères minuscules. Le président s'en saisit et parcouru la première feuille avec son regard morne. Au bout d'une longue minute, il tourna la page. Sentant que le processus allait être long tout le monde paru près à se frapper la tête contre les murs, ne serait-ce que pour avoir un peu de distraction. Le jury, qui était sûrement le plus habitué à cette situation ne se priva pas pour prendre congé. Déclarant à tous qu'ils s'en allaient se reposer chez eux, après tout, ils avaient fini leur travail. On les vit disparaître dans le couloir et ne plus réapparaître. Le président venait de tourner une seconde page. Arrivé à la fin de la troisième, il leva de nouveau les yeux vers l'assistance qui l'observait avec insistance pour connaître la suite des événements. "Mmhoui,c'estvrai." ronchonna-t-il. "Venonsenaufait." remettant les pages tournées en place, il se dirigea vers le fond de la pièce où l'on voyait un petit coffre comme il pouvait encore en exister dans les bandes dessinées de Lucky Luke. Il l'ouvrit au moyen d'une clé qu'il portait sur lui et posa le dossier sur les draps qui y avaient été entreposés. Puis, il referma le tout, mis la clé dans sa poche avant de se trainer pour être de nouveau en face des voyageurs recrutés pour la nuit. "Bien. Leclassementestmaintenantprotégé. Vousdevezempêchertoutlemonded'accéderàcecoffreetvous-devezimpérativementempêcherlesgensdel'ouvriretd'accéderauclassement. Seulmoipeutyavoiraccèsà-présent. Vousavezdesquestions ?" personne n'ayant envie de passer une demie-heure à écouter de longues et inutiles explications pour le boulot le plus simple de l'univers, nul n'osa élever la voix. Imperceptiblement, Lucien s'était approché de Clem, prêt à lui faire mal dans le cas où il manifesterait l'envie d'exprimer la moindre curiosité. "Alorsjevouslaisse,jevaisauxputes."

Et c'est ainsi qu'il commença à se traîner longuement vers la sortie de la pièce, puis à travers le couloir, retraversant la salle d'attente et passant quittant le bâtiment à cette allure qui lui était si chère. Lucien, soulagé de le voir enfin reparti, heureux de savoir que les choses allaient enfin se dérouler plus vite - à défaut d'avoir vraiment plus d'action. Il se tourna vers les autres et sourit, il avait toujours son DreamMag en main et décida de s'installer dans un coin pour le lire tranquillement. En réalité, il se lança dans une quête aux mots croisés oniriques, espérant que cette fois-ci, il n'y trouverait pas un sudoku, comme la dernière fois. De fait, il détestait ces jeux de logique.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Mer 6 Juin 2012 - 18:44
Le voyageur prénommé Lucien (dont le nom était déjà en train de glisser dans la tête de Clem mais celui-ci se demandait s'il pourrait l'appeler Jean-Marie sans qu'il ne voit d'inconvénient) ne répondit pas. L'agoraphobe se résolut à traverser le couloir sans pouvoir bénéficier d'un dialogue salutaire avec un de ses semblables (les masqués donnaient l'impression sectaire des sociétés secrètes qui n'invitaient pas à se mêler dans leur discussion, discussion qui apparaissait là comme une suite de chuchotements rapides et inquiets). La créature des rêves qu'ils suivaient tous ne marchait même pas au rythme d'un condamné à mort vers sa chaise électrique, Clem se demanda brièvement comment le pauvre homme vivait sa lenteur de vivre, s'il la voyait comme un calavaire insurmontable ou s'il avait une autre perception du temps, un peu comme les mouches mais dans l'autre sens du spectre. Le voyageur à coté de Clem maugréa une remarque à propos de cette lenteur exaspérante, ce déclencha un petit rire fantôme de la part d'un des voyageurs masqués mais rien du directeur sciemment visé. Cela ne voulut pas dire qu'il n'eut pas de réaction, comme un rictus, mais il aurait fallu prendre son faciès en photo chaque minute et superposer les prises pour apercevoir un changement au fil des portraits.

C'est finalement avec difficulté que tout le groupe arriva devant la porte où le juré tenait ses réunions. Il avait fallu à Clem un temps infiniment moins longuet pour faire l'allée et il avait perdu plusieurs neurones à faire le retour. Le président ouvrit la porte en plus de temps qu'il n'en faut pour le dire et les jurés sortirent de la salle non en grande pompe, mais au moins habillé décemment. Après demande, ils passèrent au président un impressionnant feuillet de page qui était certainement le classement dont tout était question ; Clem nota leur air narquois et souriant méchamment, les mêmes que l'on avait quand on donnait à son voisin de table douillet une sauce piquant dont on lui a assuré sous les grands Dieux que c'était une banale sauce tomate. Rien d'étonnant à leur réaction alors si le dossier était bien le classement de la ligue "Formidable" : on ne pouvait décemment pas travailler à l'élaboration de ce classement sans être un minimum sadique et la satisfaction du travail bien fait devait expliquer ces sourires sardoniques (ou alors ils avaient tous en même temps une rage de dent, on avait dit à Clem un jour que ce mal était contagieux à Dreamland). Le président était déjà en train de lire le dossier mais au vu de la vitesse qu'il y mettait, ça allait prendre du temps, visiblement coutumier de la chose, le jury s'en alla voir ailleurs s'ils y étaient mais les voyageurs étaient condamnés (littéralement) à rester avec le Président jusqu'à ce que celui-ci aurait fini sa besogne, avec les conséquences temporelles que cela entrainait.

Lorsqu'il fut finalement satisfait, il entreprit de mettre le dossier dans un coffre qui était situé au fond de la pièce où il se trouvait. Après avoir verrouiller ledit coffre, il se tourna vers les voyageurs afin de leur expliquer ce que tous avaient compris : il allait devoir devoir défendre le coffre pendant qu'il allait se payer du bon temps (littéralement).

Une petite pause narrative est ici nécessaire afin d'attirer l'attention du lecteur sur ce dernier paragraphe : il vient en effet de décrire une action dont la lecture prend moins de temps que l'action en elle-même sans aucune utilisation d'ellipse abusive. C'est suffisamment rare pour être signalé. On y retourne ?

Rien n'a vraiment changé, le président est parti, ce qui fait que la pièce semble un peu moins morte qu'avant. Les voyageurs se sont détendus et dispersés... enfin tous ceux qui sont masqués continu de faire bande à part et se chuchote entre eux tandis que Lucien se remet à feuilleter son DreamMag. N'ayant rien d'autre à faire, Clem se mit à le regarder par dessus son épaule il n'aimait pas faire ça et il savait que personne n'aimait avoir un observateur clandestin derrière la tête mais l'agoraphobe ne pouvait supporter de s'ennuyer à ne rien faire après avoir suivi la créature des rêves dans les couloirs de la bâtisse, il fallait que son esprit s'occupe mais les mots croisés du monde réel avaient toujours été comme du chiendent pour lui donc il n'avait aucun espoir de s'en tirer avec ceux de Dreamland. Bon ben il avait la nuit à tuer, il espérait juste qu'un truc marrant (ou sanglant, ou trépidant, qu'importe ! Fallait que ça bouge !)allait se produire dans pas longtemps parce que là, il n'en pouvait plus.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Lun 18 Juin 2012 - 12:53
Comme tout le monde, Lucien avait une aversion pour les gens qui lisaient dans son dos, mais en même temps, il devait bien l'avouer, ces mots croisés étaient des plus difficiles - la vérité était surtout qu'il n'en avait jamais fait de sa vie, étant beaucoup plus fort aux petits jeux mathématiques comme le Sudoku. Alors, un peu d'aide n'était pas réellement de refus pour cette fois. D'autant que ces mots croisés là se croisaient vraiment dans tous les sens et que lorsqu'il s'agissait de trouver des mots dans la diagonale 7, il était complètement perdu. Et étrangement, son partenaire ne semblait pas plus à même de trouver des mots correspondant aux brèves définitions, placées là par un esprit véritablement tordu et que le contrôleur du chaos appréciait donc tout particulièrement. Il estimait presque que si cette créature était parvenue à faire un mot croisé insolvable, c'était un génie absolu. Il ne se rendait en fait pas compte que le côté délirant de l'affaire tenait surtout à la nature même de Dreamland et que n'importe quelle créature des rêves un tant soit peu formée à l'exercice pourrait remplir ces cases avec l'efficacité d'un travailleur passant ses nerfs sur les mots fléchés du vingt minute. Une simplicité effarante en réalité, que Lucien était trop nul pour comprendre. Il avait bien placé quelques mots, mais avec une notion très bizarre de la façon dont il fallait jouer : sans raison apparente, simplement parce qu'ils rentraient dans le nombre de cases requis. Après tout, on ne lui en demandait peut-être pas plus. Le plus étrange était sûrement qu'il cherche à réfléchir si longuement avant de les placer.

Autour d'eux, dans la salle, le coffre était toujours parfaitement intact, personne n'avait eut l'idée d'y toucher. Naturellement, ce n'était pas le modèle dernier cri qui était plus incassable qu'incassable. Si l'on appliquait la force nécessaire sur la porte, celle-ci serait défoncée sans problème et on pourrait en sortir les draps et le classement sans la moindre difficulté. Il faudrait ensuite raturer quelques noms avec un stylo de couleur et écrire les nouveaux noms à côté des places désirées. Un jeu d'enfant auquel personne n'y verrait que du feu, Lucien en était sûr. Ou alors, peut-être, en voyant les ratures se rendraient-ils compte qu'il n'y avait pas la moindre chance d'empêcher cette évidente falsification d'être publiée. En fait, au vu de la protection qui était nécessaire à ce classement, le voyageur blond se demandait s'il n'était pas complètement truqué, d'un bout à l'autre, à cause des falsifications préalables et répétées qu'il avait dû subir ? Avec son marteau et le crayon qu'il avait dans la main il pourrait faire les modifications qu'il souhaitait sans le moindre problème. Si ce n'était peut-être ces six autres voyageurs qui se trouvaient dans la salle et qui chercheraient à l'arrêter. De toute manière, il était pour protéger le classement et se tiendrait à cette mission, pourtant si restrictive. En revanche, il n'était pas sûr que ce soit le cas des cinq voyageurs masqués qui ressemblaient à la perfection à une bande de comploteurs mesquins. Il ne connaissait pas réellement leurs intentions, ni leur puissance, mais il était plus ou moins persuadé qu'ils préparaient un mauvais coup. Il se méfiait d'eux comme de la peste, s'ils voulaient s'en prendre au classement, ils n'hésiteraient pas à le tuer dans son dos et ce n'était pas une perspective qu'il appréciait. Alors que son mot croisé n'avançait pas vraiment, il les surveillait dans leurs chuchotements fréquents. Jusqu'à ce qu'au bout d'une belle demi-heure d'attente, l'un deux, Jean (ou Marc), quitta leur groupe de réunion d'anonymes pour se diriger vers les deux contrôleurs et leur magazine.


"Avec les gars, et la fille, on se demandait s'il serait pas intéressant d'aller faire une ronde dans les étages pendant qu'une partie d'entre nous reste ici pour surveiller le coffre." dit-il poliment.

Aussitôt, Lucien posa le DreamMag sur une table, se releva et sauta sur l'occasion.
"Bonne idée, Clem et moi allons faire une ronde, restez-ici."

"Euh... ok." répondit alors Jean-Marc, assez surpris par cette proposition, en vérité, il se maudissait intérieurement. Refuser cette proposition aurait paru louche, mais le fait que ces deux voyageurs inconnus partent à leur place était un coup dur pour leur plans secrets. Lucien en revanche était particulièrement satisfait, c'était un bon moyen d'échapper à leur traîtrise prochaine que de s'éloigner d'eux pour le moment. En allant faire des rondes et en les laissant dans cette salle, ils ne pourraient pas le tuer pour modifier le classement ensuite, c'était donc la meilleure façon de protéger ledit classement de leurs intentions nébuleuse, d'une logique imparable - même si cela ne prenait pas du tout en compte le fait qu'ils restaient seuls avec le coffre à leur pleine et entière disposition.

"Viens, on va aller se dégourdir les jambes." dit-il en l'entraînant presque de force jusque dans le couloir par lequel ils étaient venus, seule entrée ou sortie de la salle. Lorsqu'ils furent au dehors et hors de portée de voix des autres, longeant le long couloir qui menait à la salle où ils avaient attendu précédemment - qui paraissait soudain beaucoup moins long sans leur dernier guide. Lucien se tourna vers son partenaire avec un air suspicieux. "Je ne sais pas pour toi, mais c'est gars me paraissent louches, je me porte mieux quand je suis pas à côté... Tu les trouves pas hyper bizarre ?"

[HRP : on va y aller doucement, je contrôle toujours les entrées et les sorties des PNJs, mais une fois qu'ils sont dans la place, tu peux les diriger comme du veux aussi ^^/HRP]
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Mer 27 Juin 2012 - 20:27
Après la marche funèbre dans le couloir de la mort ennuyeuse, les mots croisés oniriques ; cette nuit était en passe de devenir le songe le plus ennuyeux que Clem eut jamais subi dans sa vie de voyageur (à ne pas confondre avec la pire : il n'était pas ennuyeux d'être poursuivi des heures par des chiens cauchemars, juste un peu redondant passé les premières quarante-cinq minutes). S'il n'avait pas été certain de se perdre le reste de la nuit dans le royaume affreusement patronymique de Relouland, il aurait sérieusement envisagé le fait de déserter son poste au lieu de surveiller ce classement débile. Clem ne le savait pas mais il partageait les mêmes soupçons que son voisin, à savoir le fait que la bande de comploteurs masqués ressemblait à rien sauf à une bandes de comploteurs masqués. Si Clem ignorait le rôle que tenait Lucien, il ne voyait pas l'autre bande de débiles en garde du corps pur et innocent qui défendrait le classement jusqu'à la mort. Les cinq idiots n'avaient fait aucun effort pour cacher le fait qu'ils préparaient quelque mauvais coup (à y bien réfléchir, ils en auraient plutôt trop fait). L'agoraphobe voyait bien que l'inquiétude qu'ils nourrissaient face à lui et à Lucien les empêchait de se jeter sur le coffret pour le forcer. Donc tant qu'ils resteraient tous dans la même salle, ils continueraient peut-être de se regarder en chien de faïence sans se faire du mal. Peut-être que les conspirateurs masqués réchappé de la Renaissance n'avaient pas prévu la présence somme toute aléatoire des deux voyageurs et qu'ils allaient certainement cherché un moyen de les éloigner de la salle en toute innocence afin qu'ils puissent conspirer de tout leur soul autours du classement. Plus qu'à patienter la gueule ouverte à attendre ledit stratagème qu'ils allaient trouver.

"Avec les gars, et la fille, on se demandait s'il serait pas intéressant d'aller faire une ronde dans les étages pendant qu'une partie d'entre nous reste ici pour surveiller le coffre."

Génial ! Maintenant il fallait tout accepter en bloc et en balancer la moitié d'entre eux dehors (et franchement, ils auraient plus trouver plus subtil).

"Bonne idée, Clem et moi allons faire une ronde, restez-ici."

Quoi ? Mais non espèce de débile, c'est exactement ce qu'ils veuillent ! Même le type qui est allé leur proposer cette idée avait l'air déboussolé de celui qui se serait attendu à plus de résistance. Maintenant lui et Lucien allaient se retrouver à errer dans les couloirs comme deux ivrognes tandis que ses types aussi louches que des vendeurs de bonbons allaient seuls avec le classement. Mais bon sang ça se voyait qu'ils étaient pas blanc-bleu les mecs ! Une bande de gugusses portant cape, masque et qui se chuchotaient entre eux comme s'ils préparaient une révolution dans un lieu public étaient, soit complètement félés, soit complètement animés de mauvaises intentions (soit les deux). Clem aurrait pu protester et arguer énergiquement qu'il restait dans la salle pour défendre le coffre de manière plus efficace que de hanter des couloirs certainent vides mais à un contre cinq, il n'avait tout simplement pas envie de se faire égorger pour garantir l'intégralité du classement "fantastique", comme épitathe sur une pierre tombale, c’était tout sauf épique.

C’est donc comme ça qu’il se retrouva avec le biennommé “voyageur du chaos” bien qu’il n’avait pas encore appris à l’appeler comme ça ni pourquoi. La seule chose qui l’avait au début empêché de mettre Lucien dans la catégorie des ennemis masqués de la’agoraphobe, c’est bien qu’il n’était pas masqué justement (ce qui ne l’avait pas empêché de le glisser dans la catégorie de ses ennemis enventuels tout court, comme toute personne qui croisait la route de Clem) mais avec cet abandon complètement inexpliqué du coffre de toutes les convoitises qu’ils étaient tous sensé protéger, Clem se demandait si ce voyageur n’avait pas une idée derrière la tête. Peut-être qu’il était avec les masqués mais qu’il était habillé différement afin de noyer ses soupçons et de l’éloigner subtilement de la salle... mais ça aurait été donner trop d’importance à l’intellect des autres voyageurs qui n’avaient pas donné une forte impression de professionalité à Clem. Putain que c’était compliqué toute cette merde de merde ! Clem aurait pu continuer longtemps dans ses fablutions complexes et autres théories fumeuses mais ça n’aurait pas été prêter attention aux paroles du voyageur :


"Je ne sais pas pour toi, mais c'est gars me paraissent louches, je me porte mieux quand je suis pas à côté... Tu les trouves pas hyper bizarre ?"

Clem prit une figure composé tout en se demandant si cela n’était pas un piège psychologique de sa part mais ses rouages paranoïaques de son cerveau lui soufflère qu’être sincère et dire la vérité lui servirait dans les deux cas : si Lucien était sincère lui aussi, l’être à son tour lui ferait gagner un allié et dans le cas contraire, Clem lui dirait ce que l’autre voulait entendre.

“Hyper-bizarre ? Merde tu les as vu ? Ils s’aident pas les pauvres ! Et toi non plus d’ailleurs : s’ils sont louches qu’est ce qu’on fout ici ? On aurait du rester làbas et défendre le coffre. le laisser seul avec eux... c’est pas logique voila. Et même s’il faut éviter d’être logique ici... C’est vraiment possible que l’absence d’obstacles les empêchera de toucher au coffre ? Et on est obligé de rester pour prouver cette théorie ou on les rejoint ? Rester ici à rien faire, j’aime pas ça.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Dim 26 Aoû 2012 - 12:34
Ce n'était pas logique ? C'était donc que tout allait bien. Du moins, selon les critère de Lucien et de son psyché si particulier. Très bonne idée de les laisser seuls avec le coffre, de cette manière, ils étaient probablement perturbés par leur absence soudaine. Ils voulaient allaient préparer un mauvais coup à l'extérieur, mais les deux contrôleurs leur avait coupé l'herbe sous le pied. Oui, tout cela était parfaitement censé. D'ailleurs, en ce moment même, ils devaient se morfondre sur l'échec de leur plan diabolique. Sandman était fier de lui, il se sentait plus fort à présent qu'il avait accompli cette petite et première réussite. La nuit s'annonçait déjà fort longue et gagner du terrain de cette manière ne lui paraissait pas si incongru. Bien entendu, tout cela n'avait en réalité aucun sens. Si ces voyageurs masqués si mystérieux avaient voulu s'en prendre au coffre, ils n'auraient sûrement pas proposé aux deux autres d'aller faire une ronde dans les couloirs. Ils auraient pu les prendre par surprise et les détruire ou les assommer le temps de faire le forfait. Sans conteste, ils avaient l'avantage sur les deux zigotos qui arpentaient à présent les couloirs. Ils étaient en surnombre et s'ils masquaient leurs visage, ce n'était pas pour rien, ils ne voulaient pas qu'on les reconnaisse. Or la plus basique des logiques, à Dreamland, voulait que ceux que l'on reconnaissait lorsque l'on voyait leurs visage étaient dangereux. Certes, Lucien avait à son actif quelques exploits qui le rendaient hautement belliqueux lui-même. Néanmoins, il était très loin d'égaler les ponte des différentes ligues et n'affichait pas non plus une série de victoire à son actif. Quant à son compagnon de marche, il ne savait rien de lui, mais il n'avait pas non plus l'air d'être aussi brillant que le personnage dont son T-short représentait l'effigie.

Non, en réalité, dans cette bande de bras cassés, on ne savait pas vraiment par quel miracle il parviendraient à protéger le coffre en question et il fallait grandement espérer qu'en fait, le coffre en lui-même, soit particulièrement solide et ne nécessite en fait pas leur intervention. Alors qu'il l'écoutait, Lucien ne surveillait pas le moins du monde le couloir qu'ils arpentaient à présent et qui se trouvait toujours au même étage que la salle dans laquelle se trouvait l'objet de tous les désirs. C'était un bâtiment de cinq étages en comptant le rez-de-chaussée, entièrement consacré à des séries de bureaux sans grand intérêt. Tout y était corde et monotone, à l'exception, dans chaque pièce, d'un seul et unique élément fantaisiste, à l'image de la fameuse cravate du directeur. Mais c'était plus pour marquer le fait qu'ils travaillaient pour la ligue F qu'autre chose. Actuellement, ils se trouvaient au quatrième étage. Le bâtiment, malgré les apparences, n'était pas si large et ils ne leur faudrait pas excessivement longtemps avant d'avoir fait le tour de l'endroit. Pour rajouter un peu de piment à leur épopée fantastique, Lucien, une fois que Clem eut fini son petit discours, poussa la porte de l'escalier et s'y dirigea sans demander l'avis de son voisin.


"Bah, on ne fait pas rien non plus." dit le Marteau avec un grand sourire. "On fait une ronde, on marche un peu. C'est toujours mieux que de rester assis non ?"

Il referma la porte de l'escalier en métal derrière eux.

"Bon, c'est vrai qu'il n'y a pas énormément d'agitation non plus. Mais on va bien en trouver à un moment ou à un autre. Après tout, si on a cinq abrutis sous capes, pourquoi en aurait pas dix avec le visage bien visible en bas, qui attendent leur heure ? Je ne sais pas pour toi, mais moi, une petite séance à frapper des crétins me ferait du bien. Putain, c'est poussiéreux ici ! Il n'y a pas de femme de ménage ou quoi ?"


En effet, Lucien n'avait pas tort, ils venaient de s'engager vers les étages du bas et descendaient à présent les marches, qui étaient presque toutes recouvertes d'une couche de poussière d'un mois de non entretien. Le contrôleur pesta intérieurement contre cette présence, il n'aimait toujours pas la poussière. Cette haine viscérale pour la saleté datait d'avant qu'il ne devienne voyageur. Maniaque, il appréciait tout particulièrement ce qui était bien rangé et tout ce qui était propre. Souvent, il n'avait pas pu s'empêcher de tout nettoyer. Depuis qu'il était voyageur, les choses avaient changées et ses psychoses par rapport à la poussière et autre saleté s'étaient réduites à un simple rejet basique. Il racla une marche avec son pied violemment et souleva un petit nuage de poussière.

"Tsss, c'est tout de même pas croyable ça !" grogna-t-il.

Mais ce qui était encore plus incroyable, c'était que le nuage de poussière soulever, loin de retomber s'agrandit soudain. Ce fut comme si toute la poussière qui était à leurs pieds venaient de s'élever d'un seul et même geste et restait en suspend dans les airs, formant un nuage presque opaque dans lequel on ne voyait pas à plus de trois mètres...


"Euh..."

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Ven 31 Aoû 2012 - 14:15
Ils s’étaient engagés dans un escalier (peut-être un de secours, Clem adorait les escaliers de secours) pendant que son acolyte lui faisait remarquer qu’il était plus utile de marcher que de rester assis. L’agoraphobe allait lui rétorquer qu’il n’était pas sûr que faire une ronde dans des couloirs vides était véritablement plus utile que de rester à coté rempli de monde que l’on était surveiller au même titre que n’importe quel intrus.
Le problème était que ce raisonnement était logique donc tout simplement vintage ici. De plus Lucien n’avait pas fini de parler.
Il ajouta qu’il pouvait y avoir d’autres menaces, une éventualité que Clem ne rejetait jamais et également que le Marteau n’attendait que ça. D’une part, le cadet Free était chagriné de se retrouver avec ce qui pouvait tout à fait être un psychopathe en puissance ; d’une autre part, il était bien content de savoir que son voisin ne rechignerait pas à se battre. Au moins il y avait dans leur duo un qui n’avait pas peur de se salir un peu dans la sueur et le sang. Clem se demanderait comment il ferait la nuit où il se retrouverait avec son double philosophique, il n’y aurait littéralement pas un pour rattraper l’autre, le tableau devrait être navrant.

Enfin bref ! En fin de compte il était content d’être tombé sur un bagarreur sur qu’il espérait pouvoir compté, et en sus il comprenait la logique –ou plutôt l’absence de logique- des lieux, ce qui était grandement appréciable quand on y comprenait goutte soi-même. Mais quoi qu’il fasse il n’aimerait pas son sourire.
Oh Clem n’avait rien contre les sourires. Surtout les chaleureux. mais il pensait à ceux lâchés dans un moment de camaraderie, pas ceux lâchés après une phrase du genre « J’ai envie de tuer quelqu’un ! Smile ! » ça en revanche il avait du mal. Le sourire de Lucien donnait l’impression que ce dernier arrachait les ailes des papillons avec le même enthousiaste que le gamin de cinq ans qui démembrait ses Legos.
Il se plaignait également de la poussière (Lucien, pas Clem. Lui la poussière ne le dérangeait pas du moment qu’elle restait à sa place). Le voyageur grogna encore un peu tout en donnant un petit coup de pied dans un tas situé à sa porté. Et c’est là qu’il se produisit le premier événement étrange de la journée… enfin l’événement étrange ET également magique. Habituellement quand on expédie de la poussière en l’air, elle flotte généralement très bien et reste élevé suffisamment longtemps de façon à ce que ses grains disparaissent aux yeux humains avant de toucher le sol .

Et bien ces grains là ils n’étaient pas pareils. Au lieu de retomber bien gentiment ils partirent former une sorte de mur grisâtre devant les deux voyageurs. Une personne en sortit. Visage et tête humaine, certainement un voyageur. Un du genre beau gosse mais qui malheureusement en était conscient ce qui gâchait le tout. Il avait conservé son nuage de poussière derrière lui, qui ronflait silencieusement comme une grosse tornade dégueu et il leur fit une rapide courbette hautaine comme celle d’un aristocrate prédateur friand de proies bien plus faible que lui. Les fils à papa millionnaires possédait la même attitude. Clem lui donnait un B pour les relents puants de la mise en scène : ça aurait pu être encore plus dégoûtant avec des mouches, lui semblait-il.

« Bien le bonsoir chers voyageurs, sa voix coulait comme du guimauve nauséabond : elle donnait envie d’étouffer le chien le plus mignon de la Terre avec. Vous auriez mieux fait de ne pas vous éloigner de votre groupe pour vous aventurez dans ses dangereux couloirs. Deux voyageurs comme vous n’ont aucune chance face à moi enfin, vous auriez pu emmenez vos amis avec vous que ça n’aurait fait aucune différence. Place au combat ! »

Nom de Dieu, seul les arriérés mentaux criaient cette phrase à la fin de leur discours pompeux. On aurait dit un dresseur de pokémon. Clem n’eut pas le temps de trouver une comparaison plus subtile que le voyageur leur lança le nuage qu’il avait conservé derrière lui. Attaque impossible à éviter dans un couloir comme celui duquel ils étaient coincés, une teinte grise se superposa à leur vision. Comme une purée de pois, la crise d’asthme en moins. L’agoraphobe se mit en garde ou plutôt se mit grossièrement en garde vu qu’il n’avait étudié aucun style de combat âprement et se prépara à la prochaine attaque, certainement surprise de leur adversaire. Une forme humanoïde floue se tenait près de lui. C’était de toute évidence Lucien surtout qu’un crochet frappa violemment la temps de Clem au moment où il remarqua qu’il ne distinguait pas les traits du visage de son tout récent compagnon. Désorienté, il crut entendre un bruit suspect vers son coté et y porta un coup. Sa main ne rencontra que du vide et une boule d’une matière indéfinissable le frappa derrière la tête et engloutit ses cheveux d’une substance épaisse et collante. Clem aussi était un adepte des coups en traître et autre technique de lâche mais il n’y avait rien de plus frustrant que d’en affronter un à son tour.

« Fils de… »
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Jeu 18 Oct 2012 - 14:23
Un combat ! Lucien adorait les combats ! C'était une expérience magique, incroyable. Si on s'y laissait prendre, on risquait de ne plus jamais vouloir que ça se termine. Lors d'un combat, on ne réfléchissait plus trop, on attaquait à l'instinct et surtout : on abolissait toutes les règles pour ne conserver que la violence pure et dure. Oui, les combats étaient une chose que Sandman révérait, un sport qu'il espérait pouvoir pratiquer aussi souvent que possible. Surtout à Dreamland, où les pugilats atteignaient des niveaux d'intensité incomparables. En réalité, il ne pensait pas une seule seconde au fait qu'il y avait une possibilité qu'il puisse y passer. Non, lui ne pensait qu'à la violence et au fait qu'il infligerait une bonne correction au bonhomme d'en face. Qu'il fut vainqueur ou non.

Néanmoins, il dut bien le reconnaître. Il n'y avait peut-être pas plus agaçant à combattre que le genre d'abruti qu'ils venaient de croiser. C'était une espèce de statue de Michel Ange un peu trop fière d'elle-même qui, avant de passer aux choses sérieuses, s'était mis en tête de les provoquer, fort lamentablement. Quand bien même pouvait-il effectivement les vaincre tous les deux à plat de couture, il était de manière générale beaucoup plus impressionnant de se faire latter la gueule par un type froid et détaché que par quelqu'un qui se vantait de ses capacités avant d'avoir commencé à faire quoi que ce soit. Pour cette simple raison -oubliant même le fait qu'il s'agissait de son job de la nuit de protéger les lieux- le contrôleur du chaos se mit en tête de lui montrer de quel bois il se chauffait.


"C'est ton nez que j'vais r'mettre en place p'tit con !" argumenta Lucien avant d'amorcer un début d'attaque en soulevant son marteau au dessus de sa tête.

Naturellement, Lucien n'était pas du genre à évaluer les différents paramètres d'un combats avant de s'y lancer à plein régime. Il n'avait pas considéré par exemple, le fait qu'ils se trouvaient dans un escalier et non sur un terrain plat. Il allait devoir se battre avec les pieds à différents niveaux. Ensuite, il n'avait pas non plus cherché à voir le nuage de poussière qui les entourait comme un obstacle quelconque. Alors qu'il se jetait maladroitement vers son adversaire, le nuage engloba celui-ci et il disparu de sa vue. Le marteau, en s'abattant, ne toucha rien de plus que du vent et faillit bien entraîner son porteur dans une chute quelque peu catastrophique tout au bas des marches s'il n'avait pas eut la capacité de l'alléger. Comprenant son erreur, le contrôleur du chaos jura intérieurement de sa propre bêtise et regretta presque de ne pas avoir compté les marches comme il avait l'habitude de le faire par le passé. Un bruit sourd lui indiqua que son camarade venait de s'en prendre une, suivit d'un "sploch" peu reluisant.


"Tiens bon, j'arrive !" lança-t-il à son camarade, mue par une envie soudaine, non pas de le sauver, mais de lui faire comprendre qu'il arracherait la peau de leur adversaire lui-même.

Il sauta de nouveau vers l'endroit où se trouvait Clem un peu avant qu'il ne se précipite vers l'avant. Lorsque son pied toucha terre, il se pris dans une flaque étrange qui recouvrait tout une marche. Il glissa comme personne n'avait jamais glissé auparavant. C'était tout juste si l'on entendait pas l'onomatopée propres aux chutes dans les dessins-animés. Il ne s'étala pas de tout son long. Sa jambe partie d'un côté et brutalement, son corps heurta la dureté des marches de métal. Sa tempe reçut même le coin d'une marche, ce qui le sonna complètement. L'instant d'après, sans qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait, un pied venait de lui frapper le ventre et il se pliait de douleur. Il hurla sa peine, faute de pouvoir faire quoi que ce soit d'autre. Un autre pied attaque son visage et il eut tout juste le temps de mettre un bras entre le projectile et sa cible. Résultat son nez fut frappé par son propre membre. Alors qu'une troisième attaque filait vers lui, il tenta de réagir. Il souleva son marteau avec sa main libre, le dirigea vaguement et en augmenta drastiquement la taille vers son assaillant, qui fut lui-même renvoyé en arrière suffisamment pour être jeté au bas des escaliers. Du moins l'estima-t-on, car le nuage de poussière recouvrait toujours la scène avec un peu trop d'efficacité.


"... pute." acheva le contrôleur du chaos en commençant à essayer de se relever.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Sam 20 Oct 2012 - 16:59
Clem releva la tête après que son compagnon eu terminer son juron. Ce dernier avait du subir les mêmes contraintes visqueuses que l’agoraphobe : combattre un adversaire qui se faisait une joie de saloper le champ de bataille et les sens primordiaux du combattant lambda était déjà suffisamment emmerdant sans qu’en plus l’affrontement devait avoir lieu dans un escalier. Ayant été aveuglé par la précédente attaque de leur narcissique adversaire porté à son encontre. Clem ne pouvait que deviner à quel hauteur se trouvait la prochaine marche et combien de palier il dégringolerait s’il lui prenait l’envie d’avancer sa jambe vers l’avant d’un coup sec. De la même façon, il lui était impossible de faire confiance à son regard pour dénicher le voyageur ennemi. Ses sens lui enseignaient de façon bien trop précise la merde qu’il avait littéralement sur les yeux et il ne tenait pas à les rouvrir tout de suite. Il avait tenté d’utiliser à son profit le temps que mettait les deux autres voyageurs à s’affronter pour tenter de nettoyer son visage mais il n’avait fait qu’étaler la substance sans profondément changer l’épaisseur de cette dernière. Il restait tout aussi aveugle que s’il avait reçu une giclée de produit déodorisant, la mauvaise odeur en plus : c’était son nez qui était brûler.

Après avoir remis quelque peu ses idées en place, Clem affina dans son esprit la stratégie hautement basique suivante : une fois qu’il aurait confirmation, par le biais de ses deux canaux auditifs, de la position géographie de leur adversaire ; l’agoraphobe comptait ni plus ni moins utiliser son pouvoir pour faire fi des distances les séparant et envoyer à pleine vitesse son poing vers n’importe quelle partie du corps qu’il sera en mesure de toucher. Il s’imagine que, du point de vue de son adversaire, un tel coup inattendu de la part d’un voyageur hors de porté et aveuglé de sucroit lui causerait à la fois une vive surprise et par extension, une tout aussi vive douleur. A Lucien de se débrouiller ensuite pour exploiter l’occasion que lui offrirait Clem.

Tous ses sens en alerte (les quatre disponibles plutôt), l’agoraphobe ne mit pas longtemps détecter la position d’une forme humanoïde à une certaine distance de lui, en contrebas. Activant son pouvoir, il ferma soigneusement le poing et envoya une patate dans ladite direction perçu. Une pensée fugitive comme quoi son bras tendu allongé par son wormhole devrait faire penser à un quelconque observateur une certaine ressemblance avec le bras déployé du héros élastique de One Piece.

Ses cinq phalanges rencontrèrent immédiatement une résistance mais Clem n’aurait curieusement pas pu dire s’il venait de faire manger son poing à quelqu’un ou s’il avait imprimé ces os sur un mur. Immédiatement après une voix terriblement suffisante qui donnait envie de coller une paire de baffe à son propriétaire se fit entendre juste derrière l’oreille de l’agoraphobe.


« C’était bien tenté mon beau mais je crois que c’était ton compagnon qui se trouvait devant toi. »

Après ce qui aurait pu être une terrible révélation improbable (« improbable » si on oubliait que les chances que les sens de Clem d’attaquer son dévolu sur son allié était de une sur deux ; malheureusement pour eux deux, Clem l’avait oublier), l’agoraphobe sentit deux mains attraper ses jambes et le soulever brutalement sur le coté. Ses côtes heurtèrent brutalement la barre d’escalier et il commença à partir la tête la première vers le rez-de-chaussée par le chemin le plus directe. Il en désactiva son wormhole de surprise. Lucien avait à présent un peu moins d’une seconde pour vaincre leur adversaire et rattraper héroïquement Clem avant que la cheville de ce dernier ne soit hors d’atteinte.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Mer 24 Oct 2012 - 16:06
Comment en étaient-ils arrivés là ? Comment les choses s'étaient elles passées pour qu'en un instant, la situation soit non seulement complètement renversé, mais qu'ils soient de plus dans une position aussi cocasse ? Il ne le savait pas vraiment tout s'était passé très vite, sans qu'il ne cherche à faire en sorte d'en arriver là. En fait, il aurait probablement élaboré un meilleur plan s'il n'avait pas décidé de réagir quart de tour. Hélas, le contrôleur du chaos n'était pas réellement du genre à élaborer des stratégies en pleine bagarre. Et c'était peut-être pour ça que le côté brouillon de leur situation actuelle était si flagrant.

Ils s'étaient d'abord relevés, tous les deux. Après les quelques coups qu'ils venaient de subir, désorientés, surpris par l'arrivée intempestive de cet adversaire. Lucien avait songé alors que le problème ne venait pas réellement du fait que la poussière bloquait sa vision et lui donnait une envie d'éternuer. En fait, ce qui le gênait le plus, c'était la présence d'un allié à ses côtés. Il venait de repousser leur ennemi au loin, il pourrait le refaire et même davantage s'il n'avait pas eu peur d'heurter son compagnon. En réalité, il voulait lancer son marteau dans toutes les directions et causer autant de dégâts que possible jusqu'à ce qu'il touche sa cible assez de fois pour que ce nuage de poussière disparaisse. Néanmoins, cette stratégie n'était pas applicable tant qu'il souhaitait conserver Clem en vie. Son camarade apparaissait à présent comme un obstacle de plus, plutôt que comme un allié. C'était l'une des raisons pour lesquelles il préférait agir seul d'ordinaire, il n'y avait alors aucune convention à respecter et l'on pouvait exposer son potentiel destructeur avait beaucoup plus de pertinence. Il aurait presque été logique dans ce cas de ne pas tenir compte de la santé de l'agoraphobe et de s'en débarrasser au même titre que de leur adversaire... Mais justement, c'était logique. Alors il s'était contenté d'essayer de repérer les positions des deux autres et s'était. Il se souvenait à peu prêt, en se basant sur sa mémoire vive et un instinct peu recommandable où se trouvait son compagnon (la marche du dessus, probablement) et où il avait envoyé son adversaire : sur le palier qui se trouvait juste au bas de cette volée de marche. Mais ce n'était que pure spéculation, d'autant qu'il se pouvait très bien que l'un et l'autre ait bougé le temps qu'il reprenne ses esprits. Il percevait une présence sur la marche juste au dessus de lui et cherchait à déterminer si elle était ennemie ou alliée lorsque le coup lui frappa l'épaule droite.

Celle-ci recula et une douleur la traversa, mais malgré le côté glissant de la marche sur laquelle il se trouvait, il parvint à ne pas chuter. Immédiatement, il chercha à se venger, sans même chercher à comprendre s'il y avait là un allié ou en adversaire. Pour disposer d'un effet impressionnant, il changea la couleur et le son de l'outil qui lui servait d'arme. Celui-ci pris une teinte verte et luminescente tout en grondant faiblement, à la manière des épées laser de la célèbre saga de science fiction. Le marteau devint visible aux yeux de tous, alors même que le nuage de poussière était toujours aussi opaque autour d'eux. Alors qu'il se préparait à frapper ce qu'il estimait être la tête ennemie à la manière d'une balle de baseball, il entendit la voit de de son ennemi, une marche au dessous de lui, derrière la présence qu'il avait ressentie. Leur ennemi avait peut-être appris à se déplacer sans bruit pour vaincre ses adversaires dans ses nuages de poussière, il n'en avait pas moins un défaut majeur : sa trop grande habitude de la vantardise et de la moquerie. Lucien eut alors un déclic et changea immédiatement de plan. Il plaça sa main droite à la jonction entre la tête et le manche du marteau et pointa le manche vers ce qu'il estimait être la position de son ennemi. Dans le même temps, celui-ci soulevait Clem pour le lancer dans le vide.

La cage d'escalier dans laquelle ils se trouvaient à présent se composaient de la manière suivante. Une volée de marches, un palier, une autre volée de marches, un autre pallier, etc. Les paliers étaient parallèles entre eux, et les marches aussi. Entre ces différents éléments, un espace béant descendait jusqu'au plus bas niveau du complexe. Ce vide était protégé par une rambarde de métal, composée de deux barres horizontales, qui suivaient la course des marches et des paliers. La chute de l'agoraphobe dans un tel tube de vide aurait probablement été mortel si Lucien n'était pas intervenu. Le problème, c'était précisément que ce n'était pas la raison pour laquelle il était intervenu. Au départ, il cherchait simplement à frapper le contrôleur de saleté en changeant les proportion du manche de son marteau aussi vite et aussi loin qu'il le pouvait. Le rai de lumière verte qu'était le bois du manche fila comme une fusée, à la vitesse de l'éclair, pour traverser toute la distance possible. Il manqua de peu les jambes adverse, passant exactement entre elles et passa entre les deux barres horizontales de la rambarde rattachée à la volée de marche où ils se battaient. Il passa ensuite juste sous Clem, qui tomba instantanément dessus. Bien que la chute de son compagnon fut ainsi stoppée net, son poids combiné à la force de la chute dévièrent la trajectoire, créant un effet de balancier intéressant, Lucien fut lui-même soulevé en cherchant à s'accrocher coûte que coûte au marteau, tandis qu'on entendit le contrôleur de saleté pousser une plainte quelque peu féminine : le manche venait de remonter brutalement entre ses jambes et de toucher ses parties génitales. Cependant, la trajectoire de l'accroissement du manche n'était pas terminé. Elle fila dans sa nouvelle direction jusqu'à la prochaine volée de marche en contrebas et passa entre les deux barres de métal horizontales qui constituaient la rambarde de cette autre partie de l'escalier. Puis, il y eut un petit "bong" lorsque le bout du manche heurta une marche, signalant qu'il était arrivé au bout de ses possibilités, qu'il avait atteint le sol d'une marche.

À cet instant précis, il y eut une espèce de pause face à l'imprévisible de la situation. Clem était accroché au manche luminescent du marteau, Lucien était sur la pointe des pieds, une main tendue vers le haut, bien accrochée au marteau, à l'endroit où la tête de métal s'était arrêtée et leur adversaire se tenait l'entrejambe surpris du coup en traire. Réalisant qu'il en était était ainsi, Sandman, qui n'avait plus vraiment de douleur à laquelle consacrer son attention ou de prise à assurer, décida de réagir au quart de tour. Sans prévenir, il changea de nouveau les proportions de son manche, où plutôt de l'extrémité de celui-ci, celle qui était la plus éloignée de lui augmenta brutalement de diamètre. D'un côté, il pouvait fermer sa main sur le manche, tandis que de l'autre, on pouvait s'installer dessus comme si l'on voulait faire du cheval. Il sourit et lança une phrase anodine pour marquer le coup de ce qu'il allait faire, qui ressemblait à :
"Je vais t'écraser les couilles, minable." Et la suite s'avéra être l'exacte démonstration de ce qu'il venait d'avancer. Sans changer la différence de diamètre entre les deux extrémités du manche, il décida de réduire presque instantanément, au maximum physique de ses possibilités, le manche du marteau. Le résultat fut étonnant. Le manche commença par se réduire du côté des autres et lointaines marches, mais le diamètre ne passait plus entre les deux barres de métal à présent et instantanément, il y eut un blocage de ce côté là. Le manche continua cependant à se réduire de l'autre côté, là où le manche était plus petit. Cela eut pour conséquence immédiate ramener la tête du marteau, droit sur leur ennemi. Lucien le laissa un quart de seconde entraîner par ce mouvement brutal, puis lâche son arme tout en augmentant la taille de la tête de métal. L'instant suivant, le contrôleur de saleté avait les jambes écrasées contre la rambarde et était incapable de bouger. Lucien, glissant sur la marche recouverte d'huile arriva une demie seconde plus tard et enserra l'homme de ses bras pour bloquer les siens. Par pure cruauté, alors que le voyageur était bloqué, incapable de se dégager, il augmenta le diamètre de la plus petit extrémité du manche ce qui avait pour conséquence d'écraser très lentement les bijoux de famille de celui qui l'avait entre les jambes.

Ainsi, une situation toute nouvelle venait de se créer : Lucien maintenait leur ennemi de façon à ce qu'il puisse à peine se tortiller pour lui échapper. Mais il ne pouvait pas non plus le vaincre. Clem devait toujours être là, accroché au manche "laser" du marteau. L'avantage de disposer d'un compagnon lui apparu alors et, souhaitant en finir, il décida de s'en servir.


"FRAPPE VERS MOI ! AUSSI FORT QUE TU PEUX ! VITE !" hurla-t-il à l'adresse de l'agoraphobe qui n'aurait qu'à suivre la trajectoire luminescente du manche pour savoir où frapper.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Lun 29 Oct 2012 - 14:21
Avoir la vision terriblement floutée voir complètement aveuglé, ça n'était pratique dans aucune situation. Quand on tombait du haut d'une cage d'escalier par exemple, il était quasiment impossible de savoir quand on allait se ramasser le sol, la tête fut-elle en bas. Entre autre ça permettait aussi de ne pas remarqué que, cas hautement improbable, les secours arrivent très vite sous la forme d'une perche s'enfonçant entre deux côtes. Il était impossible de bander ses abdominaux et l'agoraphobe eu brièvement envie de vomir ses tripes sur le sol en contrebas. Au moins ladite perche était bien encastré dans son thorax, si bien qu'il n'avait que peu d'effort d'équilibriste ventral à fournir pour ne pas basculer. Ses mains se cramponnèrent vite à la barre, ce n'était vraiment pas la peine d'être une lumière pour comprendre que cette aide providentielle lui était offerte par Lucien. Clem était heureux d'apprendre que son allié ne poussait pas la philosophie de l'absurde aussi loin que l'évidence d'aider un compagnon dans le besoin : c'était d'une logiqe (brr...) primaire. Tellement primaire qu’elle n’était certainement pas pris en compte par les lois des lieux ; comme celle indiquant qu’il était préférable de respirer afin de survivre.

Toujours aveuglé, l’agoraphobe ne put que deviner la suite des évènements lors du combat. Lucien agissait physiquement sur la barre sur laquelle il se cramponnait. Clem comprit à moitié qu’il devait s’agir du marteau de son compagnon mais ce n’était pas un détail important dans sa situation. De son point de vue, le voyageur aurait pu lancer un saumon fumé volant ça aurait tout aussi bien plus à l’agoraphobe. Divers forces entrèrent dans le jeu du balancier duquel Clem devait la vie et à l’aide de la menace singulière de son compagnon et du cris de castrat de leur adversaire. Visiblement les trois protagonistes de l’affaire se tenaient sur la même ligne dcrite par le manche du marteau. De plus, les forces empêchant Clem de faire le grand saut était d’une part, certainement le fait de Lucien qui devait retenir le manche de son coté, mais d’autre part il y avait également le contrôleur de la saleté qui agissait sur l’inertie de l’équilibre grâce à la résistance très certainement involontaire de son entrejambe. Ou, pour reprendre une vieille expression du grand père de Clem (expresion terriblement sotit de son contexte) : il faut bien un manche pour arrêter un autre manche.

En toute logique (et selon les lois antiques du combat efficace à deux contre un), maintenant que Lucien venait de prendre l’avantage, c’était à Clem d’abattre ses cartes et profiter de l’ouverture occasionner par son compagon afin d’exploiter ledit avantage. Consciament ou instinctivement, l’allié de l’agoraphobe avait du suivre le même raisonnement. Il enjoignait maintenant Clem à frapper, avec l’option dégat maximum en sus. La voix de Sandman plus la direction offerte par son arme était tout ce qu’il fallait à un Free aveuglé, mieux : c’était tout ce qu’il lui fallait pour offrir sa meilleur attaque. Si l’agoraphobe avait du mal avec les cibles qui bougeaient, il n’avait pas son pareil pour atteindre celles qui étaient immobilisées, fussent-elles éloignés de plusieurs dizaines de mètres. Il fallait juste abandonner ses wormholes et enclencher l’effet cosmodésique.

La connaissance, c’est le pouvoir.

Habituellement, Clem ferme les yeux pour accroître sa concentration. Il le fit quand même par habitude. Mais c’était en revanche la première fois qu’il n’avait pas la position exacte de la cible. Il avait juste droit à une direction. Il choisit pour plus de sureté un point imaginaire à une vingtaine de mètre en direction du manche du marteau. Largement suffisant quand on divise la distance cinquante fois.

Le pouvoir, c’est l’énergie.

L’agoraphobe puisa dans tout son corps pour s’emplir de toute sa puissance intrasèque disponible. C’était un peu difficile à expliquer à des non-voyageurs mais la sensation s’apparentait un peu comme allez à la grosse comission en ayant une furieuse envie de tuer quelqu’un. Clem su qu’il était à bloc quand il sentit ses paumes vibrer légèrement contre l’arme de son allié.

L’énergie, c’est la masse.

Déformer le continuum espace-temps, c’était devenu très simple pour l’agoraphobe à condition qu’il ne fallait pas attarder ses pensées sur toutes les lois du monde physique qu’il tordait en même temps. Il fallait juste qu’il se concentre intensément sur la distance entre son centre de gravité et le point imaginaire qu’il avait choisi pour voir cette distance écrasée sous la force de son pouvoir.

Et la masse déforme l’espace.

Le poing de Clem partit comme une flèche. Non pas le long du marteau car l’agoraphobe n’avait aucune envie de frapper avec violence l’endroit où le fondement de leur adversaire était ouvert mais légèrement en haut afin que le facteur de dispersion agravant du “mass effect” frappe le contrôleur de la saleté en haut du torse ou à la nuque, voir le haut du crâne.

Ce qi est certain, c’est que ça a frappé, et méchamment en plus. La voix qui avait auparavent poussé un petit cri geignard lança une exclammation de douleur (un peu aigue, il faut bien le dire) avant de partir en avant. Le problème était que, avec son pouvoir terriblement réducteur distancieux ; on pouvait considérer que les trois voyageurs sont extrèmement proches l’un de l’autre. En plus du fait qu’ils étaient alignés. Le fait d’avoir fait avancé, ne serait-ce que d’une toute petite distance, leur adversaire avait du projeter ce dernier sur Lucien. Le mass effect ne durait qu’une longue seconde une fois qu’il avait été activé mais il suffit pour que l’allié de Clem reçoive son encombrant colis. L’agoraphobe proftta également endant ce court intervalle pour tendre le bras et attrapé la barre de sécurité de l’escalier, et de commencer à passer par dessus afin de s’écrouler sur les marches. Il ne savait pas s’il était à une grande ou à petite distance des deux autres voyageurs mais pour sa défense, il était toujours aveuglé.
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MessageSujet: Re: Ligue F (Quête - Relouland) Mer 21 Nov 2012 - 18:38
Le choc fut assez terrible, bien que peu conséquent. Dans l'ensemble, ce fut l'autre qui pris le coup en pleine poire, lui ne reçu que le recul du crâne dans le nez. Ça ne cassa pas, heureusement, l'appendice se fissura cependant sûrement car il lui fit atrocement mal et lorsqu'il le tâta par la suite, il ne découvrit qu'une douleur encore plus grande. Un peu étourdit pendant une seconde, voire même une deuxième, il recula maladroitement en lâchant sa prise. Il fallit glisser sur la marche pleine d'huile, se rattrappa de justesse et essaya d'analyser la situation qu'ils venaient nouvellement d'installer autour d'eux. On y voyait déjà beaucoup plus clair, le nuage de poussière était toujours présent, mais il perdait en épaisseur. Le voyageur ennemi, dont les jambes étaient toujours bloquées par le marteau disproportionné (dans tous les sens du terme), était complètement assommé, inerte, inconscient. Le haut de son corps ballotait inutilement vers le vide ; il était plié en deux au niveau de la rambarde de sécurité. Le marteau continuait de briller à la manière d'un sabre laser vert. Lucien regretta soudain sa réaction précédente. Il lui semblait en effet qu'il aurait été plus approprié d'utiliser la couleur rouge. Il passa outre cette pensée saugrenue et réalisa que son compagnon, Clem, était à présent accroché à la barre de métal et tentait de se hisser sur les marches, afin de retrouver un espace plus fiable. Mais le corps de leur ennemi le gênait. Lucien lui tendit une main et l'aida à reprendre ses marques sur la terre ferme. Leur "plan" avait "fonctionné". Ils s'étaient débarrassés du premier emmerdeur de la soirée - sûrement un complice des types masqués, songeait Sandman. Le contrôleur du chaos avisa son marteau et décida de lui redonner une couleur normale, enfin des variantes de couleurs ressemblant davantage à celles de l'outil ordinaire, bien qu'il y ai conservé une bande verte fluo juste sous la tête de métal.

La question qui se posait à présent était des plus simple : que faire de cet idiot qu'ils venaient de vaincre ? La situation était rétablit. Et l'objet de leur ronde semblait être hors service. Devaient-ils le laisser là et revenir parader dans la salle du coffre ? En réalité, il aurait été plus logique d'attacher le voyageur et de le ramener là où on pourrait le surveiller. De la même manière, ils auraient pu le laisser choir jusqu'au bas des escaliers et le laisser se fracasser brutalement et mortellement sur le sol. Mais, c'était hors de propos, bien entendu, puisque c'était logique. Très logique, d'ailleurs, cela ne servait pas sa mission, puisque cela ne lui permettrait pas de démasquer les masqués en les plaçant devant l'évidence même de l'absence de preuves contre eux. Oui, il y avait une décision à prendre, mais laquelle ? Lucien ne savait vraiment et c'est pour cette raison qu'il décida de se fier au hasard. Seulement, la conception du hasard pour le contrôleur du Chaos revenait simplement à s'en remettre à un élément extérieur. Et l'élément extérieur qu'il désirait était tout trouvé : Clem Free, son partenaire d'un soir. Trouvant l'idée brillante, il repoussa l'échéance en se tâtant le nez (c'est à cet instant qu'il découvrit cette histoire de douleur). La poussière était à présent entièrement retombée ou s'était dissipée dans l'air, car il n'y avait plus de pouvoir ou de vent pour la soulever. Ils y voyaient clair et pouvaient contempler les dégâts sur eux-mêmes et sur l'environnement que pouvait faire un contrôleur de saleté. Lucien était dégouté par ces substances visqueuses et crades qui croulaient à présent autour d'eux.


"Ce type est un produit du Diable." déclara-t-il alors, sans expliquer la relation qu'il faisait entre le voyageur et les instances infernales.

Il écouta un peu ce qu'il se passait dans le bâtiment et retrouva le calme habituel des bureaux : même lorsqu'ils étaient pleins, il devait y régner une atmosphère oppressante de silence studieux. Lucien détestait ce royaume. Il savait bien, qu'un jour, il y reviendrait et commettrait le pire des massacre. Hélas, il n'était pas encore assez fort pour cela. En attendant, il devait utiliser ce systèmes ignoble pour parvenir à ses fins temporaires.


"Bien, que fait-on de lui ?" lança-t-il avec un sourire à Clem, comme s'ils ne s'était pas battus et comme si son nez ne le faisait pas souffrir le martyre.

Il prit soin de ne pas influencer son esprit en lui donnant quelques proposition, afin qu'un pur hasard ait lieu. Mais naturellement Lucien ignorait sciemment que son compagnon userait peut-être de moyens logiques pour résoudre le problème. Qu'importait, pour le blondinet, il ne s'agissait que d'une façon, pour le cerveau, d'avoir fait tourné une grande roue avec de multiples solution proposée pour que l'aiguille tombe finalement sur la mention "utilisez votre logique !". Mais la roue était truquée, elle s'arrêtait presque toujours de la même manière. Désolant !
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Ligue F (Quête - Relouland)

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