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Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée]

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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Ven 23 Mar 2012 - 16:01
Aussi stupide que cela pouvait paraître, Clem ne connaissait pas avant aujourd'hui les capacités passe-muraille de son frère. A la rigueur son esprit aurait accepter le voir faire exploser le mur avant de s'enfuir mais ses six sens avaient étés bluffés par l'inconcevable : son frère avait tout simplement disparu comme aspiré par le sol avant de réapparaitre plusieurs mètres en dessous (l'altimètre intégré de Clem en indiquait une cinquantaine) où il disparut encore pour réitérer son exploit.
 
Légèrement sur le cul comme indiqué au-dessus, Clem vit différends sages d'information se superposer à son regrd pour lui expliquer que la cible désigné s'était fait la malle dans un secteur où il n'avait pas droit d'omniscience. Pour se calmer légèrement, Clem réduisit quand même l'ex-cage de son frère en un cube de ferraille écraser avant de l'envoyer contre un mur avec suffisamment de force pour l'encastrer dans celui-ci. Les pistons déplaçant les murs étaient décidément redoutables d'efficacité. Étant tout de même légèrement grisé par ses nouvelles capacités, Clem décida de venir faire face à son frère pour en finir entre quatre yeux. D'un clignement de l'œil, il commanda rapidement une arme dans l'armurerie du centre. Pas le temps de baver devant le catalogue, il avait juste inscrit mentalement "létale" ( un bug dans les courts-circuit envoya le message “non-létale” mais le message d’alerte indiquant l’erreur se perdit dans l’immensité des messages que Clem devait ignorer à chaque instant) dans le moteur de recherche, cela devrait suffire.
 
Il commença à déplacer les murs et le sol autour de lui pour l'amener sans encombre au bout du couloir où Ed devait débouler de façon à se retrouver en face de lui. Il détecta un rail d'acheminement non loin et détourna ses rivets en une seule commande prioritaire pour déporter le rail au dessus de la tête de son frère, il n'oublie pas d'y insérer un aimant géant qui devrait suivre le rail pour se retrouver au dessus d'Ed, le plafond allait certainement souffrir quand le rail allait atteindre son objectif mais ce n'était pas comme si quelqu'un allait oser tirer les oreilles de Clem pour ça.
Un bourdonnement dans son oreille indiqua qu'on essayait de le joindre, le signal venait des fondations de l'entreprise. Clem regarda par les caméras et il vi une voyageuse composant rapidement ce qui devait être son numéro à lui. Certainement frustrée de ne pouvoir joindre MARvINE. Les filtres de Clem toujours branché sur Ed lui révélèrent la présence de ses lunettes non loin de la jeune femme. Clem envoya un câble récupérer la paire (cela pouvait toujours servir contre son abruti de frère) avant de se concentrer et d'avancer à son tour dans le couloir.
 
A peine moins d'un minute plus tard, Clem entendit des bruits l'informant de l'arrivé imminente de l'ainé Free. Se tenant devant lui, Clem avait quand même l'impression que la nuit ne lui avait pas été profitable : des plaies, des bosses et une pellicule de sueur autour de son visage, MARvINE avait du lui mener la vie dure mais Clem comptait bien être plus méchant  défaut d'être plus intelligent.
 

"Bon Ed... sincèrement, je comptais continuer dans le classicisme honteux en te demandant de me remettre la Technologie tout en te promettant la vie sauve avant de bien évidemment te trahir comme quand on jette la vieille chaussette que tu es mais aujourd'hui je vais innover : je vais d'abord récupérer ce drôle de thermos sans que tu ne puisses rien y faire avant de te tuer... sans que tu ne puisses rien y faire bien entendu." finit Clem avec un sourire.
 
"C'était bien lâche de ta part de courir te planquer là où je ne vais visiblement aucun droit physique mais malheureusement pour toi, ce n'est pas parce que je ne suis pas sensé être Dieu dans ce couloir que je ne le suis pas réellement. La puissance c'est comme le cours d'une rivière : elle trouve toujours un chemin."
 

Aussitôt le plafond explosa, le rail ayant été propulsé à plusieurs dizaines de kilomètres/heures contre les panneaux le composant, ceux-ci ne firent pas long feu. L'aimant arriva juste après, Clem enclencha la puissance maximal et la Technologie bondit littéralement des bras d'Ed pour se nicher contre l'énorme cylindre ronronnant de puissance magnétique. Comme dans une chorégraphie, des câbles serpentant comme des reptiles portant une boite d'une taille moyenne vinrent poser sur le bras de Clem sa commande du jour : après une installation aussi rapide que frémissante, les câbles se retirèrent pour laisser à Clem une arbalète accroché à son avant-bras à l'air terriblement rétro-futuriste. Clem en était déjà amoureux.

"Bien Ed vu qu'on a pris un peu de retard ça t'ennuierait si on bâcle ta mort ? Je t'assure que tu ne seras pas déçu... très longtemps (Mouhahahaha ! Non quand même pas).
-TuuuuuuuT... feuiller définir un trajet directionnel pour le système :rail d'acheminement B6:
-Une seconde, Ed excuse-moi... hum... direction la fonderie ! Clem se tourna vers son frère, comme ça si Ed comptais utiliser ses pouvoirs de lâche encore une fois, il trouverais bien le moyen de le vaporiser dans un four quand il essaiera de récupérer la Technologie.

D'une pichenette mental, Clem arma l'arbalète qui se vit occupé par un carreau (à l'air lui aussi terriblement rétro-futuriste) en un claquement sec. Il mit son bras en position devant Ed tandis que l'aimant passait au dessus de la tête du cadet.

Un Dieu regardait visiblement Clem d'un œil amusé tandis qu'il fut lui aussi propulsé contre l'aimant, tiré comme par un équarrisseur sur le bras, sa nouvelle arme réagissant visiblement à l'aimant qui produisait suffisamment d'énergie électromagnétique pour brouiller les commandes de la puce insérés dans son crane. Direction la fonderie.

"Merde merde merde !"

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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Dim 25 Mar 2012 - 0:00
Il y avait des moments de la vie réelle, puis il y avait des moments Shonen. Ces derniers étaient très étranges car pouvaient être perçus différemment par chaque personne ayant retenu un de ses rouages en particulier. En ce qui me concernait, j’avais remarqué que dans des bâtiments énormes de Dreamland, qui avaient les aptitudes de posséder des couloirs très longs, et très vides, comme le Labyrinthe Cauchemar, ou encore comme les couloirs de cette stupide firme internationale, je courrais droit devant pendant des plombes. Exactement comme ces putains d’animes japonais où les personnages semblaient sprinter dans le Grand Canyon, ce qui permettait non seulement de pouvoir les faire entretenir une discussion tranquillement, et de ne pas changer les dessins en gardant les mêmes au fur et à mesure. Plutôt chiant, et la ficelle devenait de plus en plus grosse de nos jours. Heureusement, vivre ces passages où l’on courrait sans fin était bien moins ennuyant que de regarder des héros courir. Tout simplement parce qu’imprégné du contexte, ces longs couloirs cyclopéens conçus par un architecte fainéant passaient comme du beurre : j’étais stressé, j’étais fatigué, et je ne sentais que le contact de la Technologie entre mes doigts en oubliant mes semelles qui commençaient à couiner sur le dallage parfait de l’endroit.

En plus du fait que je regardais partout, il ne fallait pas oublier le fait que je fus perdu. Totalement perdu. Maintenant, à force de déambulations, je ne savais pas où j’étais par rapport aux murs du bâtiment, à quel étage et dans quelle direction j’allais. Je pouvais très bien être aux sous-sols, être au milieu du bâtiment et me diriger vers les toilettes masculines, ou bien me trouver au vingtième étage, longeant la façade Est en direction d’une salle de test de cette pute de MARvINE. Je n’en avais strictement aucune idée. Mais je courais quand même parce qu’aussi ignoble soit ce bâtiment et ses étages modifiables par la simple volonté d’un tas de pixel informatique, l’entrée n’allait pas déboucher en face de moi comme pour me remercier. Surtout que le rez-de-chaussée était certainement un des étages tabous où les lois de la robotique ne pouvaient pas y pénétrer (je pouvais le déduire facilement). C’était peut-être une bonne nouvelle que je n’aie pas encore de signes de Clem en fin de compte, ça voulait peut-être dire que j’étais dans le bon étage par chance et que celui-ci ne pouvait rien faire pour entraver ma progression. Ou alors il ne savait pas comment utiliser tous ces systèmes compliqués et il ne parvenait ni à me voir, ni à me rejoindre. Un homme lambda pourrait avoir les neurones sautés rien qu’avec la richesse informatique de la puce de MARvINE ; que la cervelle de Clem soit encore intact ne tenait qu’à du miracle. Ou alors à sa stupidité.

D’ailleurs, en parlant du naze. Clem arriva finalement devant moi avec des systèmes de dalle à pression magnétique. Il était maintenant en face et me pointait de son arbalète avec un air carnassier. Et il me fit même un petit discours de méchant diabolique. Il méritait une note de 4,5/10 Il fallait avouer qu’il respectait parfaitement les codes du savant diabolique en faisant tout pour ne pas paraître savant diabolique, il ne m’avait pas tiré dessus et préférait d’abord faire un monologue inutile avant. J’appréciais cela. Et c’était sans compter ce petit accent mégalomane dans la deuxième partie de son texte qui était commun à tous les génies diaboliques de la Terre. Malheureusement, il y avait des défauts et j’avais hâte de les lui balancer à la gueule en même temps que mon panneau de signalisation. Il avait oublié de mentionner pourquoi il faisait ça ! Bon dieu, on ne campait pas le rôle d’un méchant diabolique en oubliant de préciser pourquoi on était diabolique. C’était une grave erreur et j’espérais de tout mon être que Clem ne la referait plus jamais. Et mon frère y mettait un peu trop de sentiments. Certes, un savant diabolique pouvait parfaitement avoir quelques sentiments de colère envers le héros qui s’était échappé de son épreuve mortelle et passablement ridicule (et coûteuse). Mais lui, il s’impliquait trop sans justement dire pourquoi il s’impliquait. Un méchant diabolique ne doit pas hésiter à répéter à chaque fois au héros pourquoi il fait ça. On voyait bien le méchant de « Demain ne meurt jamais » qui, cherchant à provoquer la Troisième Guerre Mondiale pour vendre des journaux, crie à James Bond avant que celui-ci ne le bute : « Tu ne peux pas me tuer ! Pense à l’actualité ! ». Ce qui en résulte inévitablement du discours de Clem : un monologue trop court ! J’aurais pu être sévère sur sa prestation mais je n’oubliais pas la mise en scène qui était plutôt bien menée pour un cerveau de mollusque. Même s’il y avait une erreur ultime qu’il avait commise et sur laquelle je ne pouvais pas passer sans la voir. Je la lui signalai dès qu’il termina son petit discours :


« Clem ! Attends ! Tu as oublié le rire démoniaque ! »

Un grondement terrible balaya le silence dans tout le couloir quand un immense bloc de fer percuta violemment le mur et le plafond pour se poster en hauteur, entre moi et mon adversaire juré (bien que pathétique). J’abaissai mon bras que j’avais mis sur mes sourcils pour protéger mes yeux des débris et de la poussière qui volèrent partout. Je sentis une vibration comme on pouvait en voir dans Lost, avec le bruit correspondant mille fois plus bas, juste avant que la Technologie ne m’échappe des bras pour se coller après un son aigu sur ce nouvel intervenant. Un aimant. Petit connard de merde qui derrière sa bêtise naturelle, parvenait à gagner des neurones pour infliger des sévices à autrui. Sa mentalité du moment ne devait pas être loin de celle de Fino, sauf que ce dernier partait d’un QI supérieur. Je ne pouvais pas dire qu’il m’avait bien baisé. Malgré toutes les armes qu’il devait posséder, il était juste capable de sortir un aimant (à prendre dans un autre sens, cela voulait dire que s’il arrivait à me battre juste avec un aimant, c’est que j’étais vraiment pourri). Clem reprit son petit discours en me pointant avec l’arme qui venait d’arriver : une arbalète presque steam-punk. Il me demanda si ça me dérangeait pas qu’on bâcle ma mort. J’avais envie de dire que non, et que c’était tant mieux de mourir rapidement de la part du Voyageur le plus inconscient de cette galaxie. Je n’allais pas ainsi passer les dernières minutes de ma vie à me maudire de ma stupidité. Clem prit en considération quelques détail techniques à ce qu’il semblait tandis que des grondements tous droits sortis d’usines tayloristes grincèrent partout dans le bâtiment au lointain (apparemment, les modifications qu’opéraient Clem n’étaient pas aussi subtils que ceux de MARvINE). Ils tiraient trop sur les capacités du bâtiment, et tordaient n’importe quoi dans n’importe quel sens. Je regardai à nouveau son arbalète et tentai quelque chose :

« Impressionnant Clem. Une arbalète face à mes super pouvoirs ? Tu essaieras d’utiliser un bâton la prochaine fois, t’auras autant de chances. »

Je ne savais pas jusqu’où Clem était fort. Mais l’aura qu’il dégageait n’était pas volumineuse ; il était juste là. Rien de très impressionnant. De plus, j’étais un bon consommateur de DreamMag et il n’y avait que très peu d’articles sur les exploits de Clem. Disons qu’il n’y en avait aucun, mais que je lui réservais le bénéfice du doute vu qu’il y avait peut-être des Hors-Série consacrés aux crétins. Il avait seulement fait parler de lui lors de son apparition parce qu’on pensait qu’étant mon petit frère, il aurait lui aussi des tendances morbides de destruction ainsi qu’un parcours chevronné de cadavres et de gloire. Ils avaient dû vite se lasser, les médias. La preuve, il était tellement pourri qu’il croyait que l’arbalète était l’arme qu’il fallait pour me battre. Non seulement il ne lisait pas le DreamMag (sinon, il saurait que me pointer d’une arme longuement était le meilleur moyen de se recevoir le projectile dans l’estomac), mais en plus, considérer une arbalète comme une arme efficace, c’était non seulement avoir un pouvoir pourri, mais aussi posséder une expérience onirique incroyablement pauvre. J’en avais de la peine pour lui. Je commençai à préparer un dernier portail pour lui faire voir de quel couleur était son intestin grêle quand l’aimant avec la Technologie se mit à remuer et à commencer son chemin vers la fonderie. Une onde magnétique éclata et ce fut le bras (ou l’arme) de Clem qui fut attiré(e) par l’aimant. Clem fut aspiré par la force invisible et sans pitié de l’aimant et son bras se cogna violemment contre la paroi métallique qui se déplaçait peu à peu vers la fonderie. En retour à cet échec critique de sa crédibilité, je le pointai du doigt en faisant le célèbre rire de moquerie à la Simpsons. Juste avant que l’aimant ne fut détraqué et se mit en position maximale. Car il n’y avait pas que Clem qui possédait un objet métallique.

Je sentis mon panneau tirer dans mos et me frapper à l’arrière du crâne. Il faillit me laisser seul mais la sangle tint bon et je fus emporté avec comme un débile. Je ressentis pendant une seconde l’effet que ça faisait d’être un cerf-volant puis le panneau frappa l’aimant, et je redevins immobile. J’étais aussi accroché à ce gros aimant, en même temps que la Technologie et Clem encore derrière. J’eus l’air très con, surtout que la sangle avait changé de parcours sur mon corps et était tout simplement en train de me bloquer un bras. Pour ne pas tomber, je préférais rester ainsi, avec une main invalide. La Technologie barrait la moitié de mon champ de vision mais je voyais distinctement Clem derrière. Je tentai de me dégager mais j’étais quasiment voué à l’immobilité. Je pestais intérieurement comme mon frère avait juré dix secondes après. Je n’arrivais tout simplement pas à profiter du voyage. L’aimant avançait de façon fluide et directe vers des étages inférieurs, sifflant sur le rail à cause du poids. On traversa des parquets, des murs qui nous laissèrent entrer. Il ne me restait plus que deux choses à faire :


« CLEM ! Bouge ton cul et sors-nous de là ! On va griller tous les deux à cause de ta connerie ! »

Puis la seconde, ce fut de continuer le combat qu’on avait commencé depuis une heure, ou bien alors depuis quinze ans. Ce fut ainsi que je lui envoyai un coup de pied sous le genou. Alors, il ne fallait pas mal comprendre ce que je disais : je ne lui envoyais pas un coup de pied du dragon dans les tibias avec la force et le slow-motion. Juste un petit coup de pied dans le genou comme en faisait les enfants entre eux quand ils avaient dix ans et qui ne laissait que des bleus. Un truc minable qui représentait très bien notre affrontement entre lui et moi. Je lui en envoyai d’autres de mes deux jambes, profitant de l’absence de gravité. Un spectateur indépendant devait être en train de se demander pourquoi je battais des jambes aussi stupidement… Le spectacle devait être d’une puérilité inquiétante mais je n’avais pas d’autres choix.
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Dim 25 Mar 2012 - 21:14
Allez une facile : “qu’est ce qui est pire que de se retrouver coincé, bras contre un aimant géant en direction de la fonderie la plus proche ?” Deux aimants vous dites ? Un peu de logique ce n’est pas possible ! Non... la réponse était “faire le trajet avec Ed” ! Un véritable enfer. Bien sûr, l’idée seul de savoir cet abruti collé contre un aimant partant dans une salle où la température ambiante dépassait le seuil de vaporisation du fer, avait de quoi faire sourire, à condition bien sûr de ne pas partager le même calvaire.
 
Maintenant il ne restait plus qu’à Clem de trouver un moyen de se défaire de cette situation SANS en faire profiter son frère. Déjà que la solution n’était pas évidente tout seul il fallait qu’il prenne en compte qu’il avait une personne à ne pas sauver. Et mine de rien, ça compliquait passablement la chose, qui l’aurait cru ? Clem n’était pas doté d’un intellect suprême mais quand il s’agissait de son frère, son cerveau se sentait pousser des ailes d’intelligence (ou peut-être de perversité) et il pouvait remplir des equations métaphoriques incroyablement complexe tant qu’au final, on trouvait “Ed = 0”.
 
Rapport à l’intelligence, Ed ne pouvait certainement pas en dire autant : il n’avait rien trouvé de plus immature que de faire des pitits coup de pied sur la jambe de Clem ! Question attardé mental l’ainé Free se posait, là ! Pris dans un piège mortel, celui-ci ne trouvait rien de mieux à faire que de se conduire en parfait morveux qu’il était resté. Tient prend ça d’abord ! Pas question que Clem laisse son genou porter la marque de ses pieds dégueulassés sans réagir. Il envoyait à son tour ses jambes contre celles d’Ed dans un ballet qui devait paraître  parfaitement ridicule à... n’importe quel observateur doté d’au moins un oeil. Enfin disons plutôt à n’importe quel “non initié des rivalités fraternels” et puis de toute façon c’est Ed qui a commencé ! Qu’il crève !

 
“Selon les échelles de valeurs humaines votre comportement est parfaitement ridicule." Ce n'était pas une moquerie, juste une constatation. Et une seule personne pouvait parler aux Free de leur situation sans se moquer, ou plutôt un seul type de personne : les intelligences artificielles. Et une seule d'entre elle réussissait quand même l'exploit de s'affranchir des contraintes de sa classe : MARvINE.
Sauf qu'il y avait quelque chose qui clochait : MARvINE, c'était un énorme ordinateur aux périphéries tentaculaires (qui, à l'inverse de Clem, s'en servait pour voir les évènements dans un niveau d'organisation quasi-divin et quasi-injuste), qui pouvait autant couper tous les appareils du secteur en simulant informatiquement une panne du générateur électrique que de préparer artificiellement suffisamment de feux d'artifices avec les disjoncteurs de l'entrepris pour faire passer Rio de Janeiro pour un village gaulois un après-midi de pluie : un esprit de rêve dans un corps d'acier de la taille d'un putain d'immeuble.
Seulement quelque chose clochait : si la voix était la bonne, le corps en revanche, ne rendait pas justice à l'IA. On aurait dit un robot représentant un chien se tenant sur ses pattes arrières principalement, mais prenant aussi appui sur ses bras tendus se terminant par des poings de la taille d'une pastèque.
Les épaules,elles, faisaient alors la taille d'une proto-pastèque chacune. L'ensemble donnait l'impression de regarder un anthropoïde¨ide couplé avec un canidé avec de la tôle posé par dessus. Ses yeux étaient deux diodes jaunes et les éclairs qu'ils lançaient étaient de la même couleur. Enfin cette dernière impression venait plus d'une drôle de sensation venant du ventre de Clem que du fait accompli : on ne se débarrassait visiblement jamais assez de MARvINE. Clem avait peur de scanner l'androïde devant eux : question abime à regarder, MArvINE valait bien celle des Mariannes, et Clem n'avait pas envi d'être zieuter à son tour.
 

"Ecouter MARvINE... là, on est en train de s'amuser comme des fous, lança Clem, en nage tandis qu'il continuait d'envoyer son pied dans le tibia de son frère. "Mais malheureusement pour vous, si vous voulez nous rejoindre vous allez devoir vous approcher de l'aimant, je note que vous prenez vos distances, ma pauvre.
-Aucune importance.
 
Pour la pauvre condition organique dont il était affublé, Ed ne du noter aucun changement dans l'atmosphère. Mais Clem avait l'impression, l'espace d'un instant, il eu l'impression qu'un gong géant frappa métaphoriquement l'espace autour d'eux. Tout de sute après, les murs s'ouvrirent à leur hauteur (soit quelques mètres voir quelques dizaines de mètres selon la profondeur de la salle qui passait par la trajectoire de l'aimant) pour dévoiler plusieurs rangés impecables des petites tourelles à diode rouge. Prenan conscience de la présece du duo Free, celles-ci s'enthousiasmèrent dans un concert de "Saaaaalut !", "Coucou !" et autres "Je vous vois." avec des intonations dans la voix qui auraient fait sourire de tranquillité joyeuse n'importe quel grand-père bougon ayant perdu toute foi en la nature humaine. Ce qui ne faisait pas sourire Clem, c'était les tourelles qui chauffaient joyeusement tandis que plusieurs points rouges fixèrent divers parties de son corps. N'ayant trouver qu'une seule solution dans le très court laps de temps dont sa survie disposait, Clem envoya une onde pirate obligeant l'aimant à porter sa puissance largement au-delà de ses capacités.
 

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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Mar 27 Mar 2012 - 22:28
Tandis que l’aimant continuait son voyage chaotique dans les couloirs obscurs et vides de l’entreprise, traversant les murs qui s’ouvraient dans un chuintement rebelle, mes attaques faisaient mouche et Clem commençait à riposter en serrant les dents, tentant de me rendre coup sur coup dans un ballet incroyablement stupide mais qui ne manquait pas d’action. Se faire balloter par une machine de plusieurs tonnes, tractée par un rail de belle taille qui plongeait dans les étages en faisant crisser toute cette belle mécanique tandis que votre adversaire mortel était accroché devant vous… Imaginez un peu l’adrénaline qui ressortait de cette scène. Je ne pouvais pas utiliser les bras parce que Clem était légèrement trop loin. Par contre, mes jambes étaient parfaites pour lui frapper les genoux avec vigueur, à défaut de douleur. C’était totalement inutile et Clem ne récolterait quelques bleus sans autres dommages, mais c’était bon de retomber en enfance où je le martyri… où on jouait ensemble. Un souvenir douloureux me cogna le genou quand Clem réussit un coup plus ajusté que la moyenne. Je l’envoyai chier avec une attaque mais un virage soudain du rail me fit perdre l’équilibre, comme on peut faire perdre l’équilibre à quelqu’un dont les pieds ne touchaient pas terre. Ce qui était amusant, c’était de savoir que si je m’étais retrouvé face à un autre adversaire masculin, même moins acharné que Clem, je lui aurais aplati les boules depuis longtemps. Face à mon frère, ce genre de pensées ne me venait même pas à l’esprit. Les genoux, le tibia, pas au-dessus. Les cuisses, c’était vraiment du hasard si mes crampons les cognaient. Le pied, on évitait d’y toucher parce que c’était mieux de l’écraser sur la terre ferme. Donc on s’envoyait des coups de pied, dont la plupart ratait à cause des turbulences, de notre position, ainsi que du peu de soin auquel on s’envoyait les attaques.

Les couloirs se faisaient plus larges depuis quelques temps, et un peu plus étouffants. Malgré la climatisation qui devait être effective, je pouvais facilement deviner qu’on était passés sous terre, enfin. Je ne savais pas du tout s’il me serait plus facile de remonter que de descendre, mais je m’en fichais un peu. Avant de reprendre la route, il fallait que je reprenne la Technologie, qui me narguait sous ma barbe de trois jours, collée contre l’aimant et se fichant totalement de la bagarre qui avait lieu autour d’elle. Je réussis à donner un violent coup de tatane dans le genou de Clem, ce qui le déstabilisa un poil. J’en profitai pour utiliser mon dernier bras valide (l’autre toujours coincé par la sangle de mon panneau de signalisation) afin d’attraper la Technologie et la calai sous mon épaule comme un ballon de football américain. Je fis un petit sourire à Clem, lui envoyai un autre coup de pied gentillet, et haussai les épaules comme je pouvais. C’était moi qui avais l’avantage, même si je craignais toujours la direction vers laquelle on se dirigeait. On était vers la fonderie, et tout le monde savait que tout ce qui tombait dans la fonderie ressortait en moins bonne condition qu’à l’allée. Je tentais de me débattre sans oublier les jambes de Clem mais je ne parvenais à rien d’autre que de resserrer la sangle de cuir autour de mon bras. Je n’avais pas envie de faire un remake de Toy Story 3 : il n’y aurait pas de Deux Ex Machina par le biais de petits hommes vers sachant manier une grue ; les seules autres personnes qui m’attendaient étaient potentiellement des ennemis. La gardienne Voyageuse avait certainement réussi à s’en sortir grâce au pouvoir de ses bottes. Et MARvINE, je ne la voyais pas rester dans l’occiput de Clem jusqu’à la fin des temps. Elle allait certainement s’en sortir comme par magie, ou comme par informatique, et ça allait être terminé de nous. MARvINE avait bien rigolé quand on était dans le bâtiment, mais maintenant qu’on l’avait supplantée une fois, elle sortirait le grand jeu et consacrerait toutes ses forces à nous abattre. Et ça, c’était pas bien pour moi. Pour Clem aussi, mais plus pour moi.

Voilà les théories qui composaient ma vie et mes pensées en général : quand j’étais optimiste, le destin s’amusait à me contredire par des tours de force incroyablement hypocrite. Donc je me mettais à penser pessimiste pour le forcer à retourner les situations à mon avantage. Malheureusement, il me connaissait bien maintenant, le destin, et il gardait sa ligne directrice quelles que fussent mes réflexions. Bref, c’était une pute. Et bref, un immense robot courait en parallèle près de nous, à distance suffisante pour ne pas être embêté par l’aimant. C’était une sorte de chien Terminator, rapidement dessinés, rapidement construits ; mais cet alliage désuet, ce design peu recherché accentuaient encore la dangerosité de la chose. J’émis une grimace quand cette espèce de robot parla avec la même voix synthétique de MARvINE. Les ennuis recommençaient. Et MARvINE avait quitté son statut de personne morale au-dessus de Dieu pour s’ancrer dans un corps bien plus physique. Et mastoc. Clem répondit à l’injonction du robot qui galopait. Son poids était tel qu’il faisait encore plus de bruit que les rails ; au loin, j’entendais des sons graves, inquiétants et des teintes d’aigus qui me faisaient croire que du métal condensé se faisait cuire à petit feu pas loin. On approchait de notre destination : l’Enfer. Je me mis à serrer les dents tandis que le chien continuait à nous poursuivre, suivant le rail sans aucune difficulté, sachant déjà où il allait déboucher et par quels couloirs on allait passer. On aurait dit un vautour acharné, mort de faim, qui poursuivait une souris en train de faire un arrêt cardiaque.

Et bon, puisque c’était triste de venir à une soirée mouvementée sans potes, MARvINE avait déjà tout prévu. Une série de tourelles robotisées apparurent dans les murs, prêtes à transformer tous ceux qui approchaient en spaghettis bolognaises chaudes. Elles étaient étalées sur les deux murs, posées sur une estrade métallique qui semblait avoir été spécialement créé pour. Les tourelles, toujours aussi insupportablement polies, nous souhaitèrent le bonjour en se réveillant de leur mode veille, puis en nous dardant d’un œil rouge menaçant. Les mitrailleuses sortirent des deux côtés, et les premières détonations explosèrent à mes oreilles avant qu’une onde d’énergie, comparable aux effets sonores dans Lost, perforèrent métaphysiquement mes tympans. Clem était toujours en train de jouer avec l’aimant et le détraquait pour lui asséner une surcharge d’énergie salvatrice. Toutes les tourelles se mirent à voler dans notre direction, lâchant des petits « WHAAAAA », « Oh non » et autres « Yahou » avant de se mettre à s’écraser sur l’aimant dans un florilège anarchique. Plusieurs m’assommèrent et s’excusèrent avant de s’arrêter en s’aplatissant sur l’aimant ou sur ses collègues. D’autres tirs éclatèrent un peu partout de cette balle crevée que nous étions. Mais MARvINE mode Robot n’avait pas été aspirée. Elle avait juste dérapé sur le sol pour garder son équilibre, et continua à avancer en nous suivant de quelques mètres plus au fond. La chaleur commença à grimper tandis que des lueurs orangées apparaissaient au fond du couloir. Putain, on était trop proches, et ce couillon pouvait rien faire d’autre que de nous foutre dans la merde totale !

Soudain, je sentis que ma Technologie était aspirée autre part, comme une olive se faisant engloutir par un aspirateur. Je me mis à serrer le tube de métal bien plus fort pour être sûr de ne pas la perdre des bras et de vue. Ça devait être MARvINE, à tous les coups, qui déployaient tous ses processeurs multiples pour me subtiliser la Technologie. Je continuais à garder la Technologie autour de moi et regardai sur le côté qui pouvait bien opérer une telle attraction sur un objet attiré par un aimant à 120% de ses capacités. La réponse, je l’eus dans la cervelle une seconde avant de la connaître : la gardienne de l’immeuble faisait enfin son come-back. Elle était devant une porte dans le mur composé de tuyaux métalliques, sur une autre balustrade de fer. Et elle était en train de pointer la Technologie du bout de ses doigts. Elle fit grimper la puissance de son engin. Le Thermos trembla dans mes mains. Une tourelle à moitié écrasée à-côté de moi se rendit compte rapidement que j’étais un ennemi qu’elle devait dégommer. Son œil rouge m’éblouit, et elle me souhaita un truc, je savais plus quoi. Je tournai la tête pour esquiver son assaut. La mitrailleuse de gauche me brûla la joue jusqu’à la faire saigner, tandis que la seconde déchiquetait une de ses congénères dans un éclat de balles. La seconde d’après, par une puissance irrésistible, j’étais attiré avec la Technologie par le canon étrange et orange de la demoiselle. Les tourelles blanches me souhaitèrent au-revoir, et mon absence souligna un vide qu’elles se mirent à combler rapidement, avant qu’elles ne tirent une autre salve de bienvenue à leurs copines. La Technologie se plaqua contre les bords de l’arme, par-dessus un vide impressionnant, et j’étais accroché à celle-ci. Je fis un sourire à la Voyageuse :


« Tente de me faire lâcher prise avec ton bidule, mais tu peux dire adieu à la Technologie.
_ Putain, mais tu comprends rien ou quoi ? »


Mon cerveau analysa cette réponse et fit le parallèle avec ce qu’elle m’avait dit précédemment. Ah oui, son pouvoir de Voyageuse, éclipsé par les superbes artefacts qu’elle tenait. Je ne savais plus quoi faire : devais-je continuer à m’agripper et encaisser une décharge sonore telle qu’elle pourrait sérieusement me blesser et me faire exploser les tympans ? Ou bien devais-je abandonner le Technologie, être indemne et retenter ma chance plus tard ? Le résultat de cette réflexion fut un mixte des deux, prenant chacun les inconvénients de l’autre : je lâchais prise, mais bien trop tard. Mon corps commença à basculer dans le vide, tandis que les ondes me percutèrent violemment. Une douleur me vrilla le crâne et rebondit dans chacun de mes os. La Voyageuse s’en alla bien vite, repassant sans l’embouchure de cette porte qui ressemblait plus à un trou aux traits réguliers dans la carlingue qu’autre chose. Ma dernière paire de portail s’activa : je passais dans le premier pour atterrir sur la balustrade, m’éclatant le dos contre la barrière de métal. Je lâchai un gémissement et crachai du sang. Hémorragie interne alors. Puis je m’étais aussi mordu la langue. Ah, peut-être pas d’hémorragie interne alors… Ma vision se flouta tandis que des décharges de douleur irradièrent dans mon corps entier jusqu’à ce qu’elles se taisent quand elles engourdirent le tout. Trente secondes s’étaient passées. Dans mon évanouissement partiel, je vis la silhouette du chien-robot sauter vers le plafond. En route pour récupérer la Technologie, je présume, laissant Clem à ses conneries. Je tentai maladroitement de me lever mais ne parvins qu’à tituber en m’appuyant sur la grille. Voilà ce qui arrivait quand on créait des portails à la va-vite. Une côte de pétée, j’en étais sûr. J’étais à moitié sourd. Et je pissais le sang par le nez, la gueule et l’oreille gauche. C’était de la putain d’otite. Je titubai comme je pouvais, cahin-caha pour retrouver la gardienne qui possédait maintenant la Technologie…

__

Il était le Leader d’une bande anti-machines, chargé d’exterminer tous les robots de Dreamland afin d’en faire un monde cent pour sang organique. On les appelait des fanatiques mais le Leader n’avait jamais considéré cela comme un mal. Ils savaient ce qu’ils faisaient, ce qu’ils voulaient. Ils s’étaient donnés un but, et c’était déjà un super truc. Ils craignaient un soulèvement des machines, qui obligeraient tous les humains à se terre sous terre comme des taupes. Et il ne voulait pas d’un destin comme ça. Il voulait le soleil pour l’éternité, le rire des enfants dans les prairies, ainsi que de la bonne bouffe. Alors pour être certain que ce destin ne soit pas menacé par les machines, il suffisait tout simplement de foncer dans le tas et de toutes les détruire. Jusqu’au dernier boulon. Il agissait beaucoup dans ce Royaume ces derniers temps. Il s’attaquait aux trois entreprises phares à la suite, tentant de percer les barrières et arrivant à quelques résultats intéressants. Le Leader ignorait que si les compagnies le laissaient en vie, c’était parce qu’elles croyaient qu’il pourrait un jour détruire les concurrentes ou au moins les faire chier un peu. Donc quand il pénétrait chez elles, elles le renvoyaient dehors avec un bon coup de pied au cul, et basta. Aperture Sciences avait même eu le sadisme de lui mettre un bras robotique durant son évanouissement. Le Leader n’avait pas apprécié. De toute façon, il avait eu ses deux bras la nuit prochaine, vu qu’il était un Voyageur. Et il continuait de s’attaquer à ces trois entreprises avec un entêtement irréprochable, voire fantastique. Cette nuit, il avait appris avec ses propres indics qu’une des entreprises était sérieusement attaquée par deux gars, les frères Free. Peut-être que l’Elu se trouvait parmi eux. L’Elu, qui pouvait casser la gueule aux machines sans aucune difficulté.

Le Leader avait la peau noire, le crâne rasé ainsi que des vêtements en cuir. Et des lunettes de soleil. Ainsi qu’un katana à la main. Morpheus, c’était son nom, pénétra dans l’entrée de la compagnie en chargeant sabre au clair, et cria :


« MAACHIIIIIIINES !!! »

Que le combat commence.
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Mer 28 Mar 2012 - 15:50
Ce qui avait du bon à suivre une nuit d'aventure pleine de rivalité sous-jacentes ( et sur-jacentes) avec Ed, c'est que lorsque ses dents mordaient violemment le macadam, on était aux premières loges  pour voir la poussière se soulever. Passant par une paire de « portes » (Clem ne voyait pas d'autre mot pour désigner ces éléments invisibles que son frère traversait mais il connaissait son ancienne phobie), pour éviter un grand plongeon, son frère termina finalement sa chute dans la douleur après avoir été chamboulé dans une onde qui avait ébranler les tympans de Clem qui s'était pourtant largement éloigné grâce à la course de l'aimant.
 
Clem enregistra la vision de son frère se faisant méchamment exploser le portrait par une femme avant d'en expédier la majeure partie dans la salle de montage situé dans son cerveau ; Dieu que c'était bon !
 
Seulement problème :  vu qu'il avait réussis à s'enfuir avec la Technologie, C'était maintenant la voyageuse (les fichiers de l'entreprise l'identifiait comme Gladys Hamine, trente ans, sexe féminin, pouvoir offensif reposant sur des ondes de choc sonores et plusieurs années de bons et loyaux services. Aucun détail important que Clem ignorait en somme. Quand il se débarrasserait de cet aimant, il lui ferait sa fête. Pour l'instant, il faisait une petite séance de free hugs avec les tourelles de l'entreprise (il jura plus tard qu'il en avait entendu certaines ronronner. L'air se faisait plus étouffant au fur et à mesure qu'il s'approchait de sa destination.
Finalement, le sol fut remplacé par un macadam de lave en fusion quand l'aimant passa devant ce qui était certainement une énorme marmite. Gondolé par la chaleur thermique, la paroi se laissait traverser par plusieurs tapis roulants qui lançaient dans la fournaise divers éléments inutiles pour l'entreprise et qui prenait inutilement de la place (ou gaspillait trop d'air) ; citons pour l'exemple, les tourelles défectueuses, les pans de mur que l'on a détruit pour agrandir les toilettes de l'étage administratif, les syndicalistes fort en gueule ou tout simplement les employés qui prenait dix minutes de pause au lieu des cinq indiqués dans le règlement.
 
L'aimant s'immobilisa soudainement, signe indiscutable  qu'il allait poursuivre son schéma séquentiel : à savoir, arrêter de devenir un aimant pour devenir un gros bout de métal suspendu à un rail. L'espace de deux secondes, Clem réussit à tenir en l'air en accrochant désespérément ses doigts au bord glissant du gros bout de métal suspendu à un rail avant de chuter à son tour. Heureusement pour lui (et selon toutes les lois de l'Heroic-fantasy d'aventure classique), le nombre de tourelles chutant quelques secondes avant lui était tellement conséquent qu'un tapis de métal bouillonnant lui servit de « tapis » amortissable. Des
« Ouille, ça brûle ! » et autres « je ne vous en veux pas » retentirent quand il se remit difficilement sur pied . Le... « sol » n'étant visiblement pas des plus stables, il ne restait plus qu'à Clem de rejoindre la terre ferme. Ou plutôt un espace de métal qui ne effondrerait pas sous ses pieds.
 
Un saut en l'air, un wormhole et une plate-forme pour le récupérer et l'emmener loin de la fournaise, là où les vapeurs ne lui chatouilleraient pas le dos et le tour était joué. Prochaine étape, récupérer la Technologie des mains de la voyageuse, et maintenant que les actions magnétiques de l'aimant ne brouillait plus les nouveaux sens de Clem, ça allait être simple de lui mettre sa raclée. Clem avait entre son nerf optique et sa rétine les rapports des différentes armes de Gladys et les utilisations qu'elle en faisait. Et le moins que l'on pouvait dire était que MARvINE pensait à tout.
 
Les divers capteurs qui parsemaient  les couloirs faisaient que Clem n'ignorait en rien les déplacements de la voyageuse, le fait qu'elle était toujours dans une zone où il possédait les pleins droit faisait que la chasse allait être de courte durée.  Tordant, fermant et écrasant les couloirs au gré des déplacements de son objectif, Clem isola Gladys facilement et coupa dans un déchirement d'acier la route au nouveau corps de MARvINE qui la suivait de loin. Ce n'était pas ça qui allait l'arrêter longtemps, MARvINE trouvait toujours un chemin (trouvait toujours tout cours d'ailleurs) mais si les prévisions de Clem étaient bonnes, il n'aurait pas besoin de beaucoup de temps.
 
Après quelques manipulations fait « à l'arrache », l'agoraphobe, nouvellement promu expert ès destruction de bâtiment et création de nouvelles voies de circulations selon les emplacements des précédentes, finit par coincer Gladys dans ce qui ressemblait à un entrepôt. A ceci près que les portes avaient littéralement fondu dans les murs (qui n'étaient d'ailleurs, pas des murs, mais plutôt un regroupement de panneaux mobiles reliés à des bras mécaniques articulés permettant à Clem de jouer au lego grandeur nature, des legos souples qui se compactaient entres eux pour peu qu'on y mettait suffisamment de force). Des caisses en métal étaient éparpillés ça et là, un trou dans le plafond commençait à être rebouché après que Clem l'ai crée pour entrer dans la salle.
 
La voyageuse le regardait avec l'air de défi que l'on réservait à ceux dont on était conscient qu'ils possédaient un pouvoir de destruction bien supérieur au votre, mais que l'on avait l'intention d'affronter quand même. 

 
« La technologie s'il te plait. » Clem tendit la main pour la forme, quasiment certain qu'un refus lui serait adresser. Mais cette main avait quelque chose d'inquiétant, comme si elle pouvait se transformer en foreuse d'un instant à l'autre. Les possibilités offensifs de Clem était illimité dans cette salle. S'il le voulait, il pouvait transformer l'endroit en un tire-bouchon géant et l'obliger à le parcourir comme un toboggan avant de la faire passer par un tamis aux bords tranchants.
 
Sans même répondre, voulant visiblement le prendre par surprise, Gladys leva son bras, sa drôle d'arme s'illumina d'une couleur jaune boueux et un caisse haute comme un hobbit vint se coller contre le bout du canon circulaire. Clem appuya métaphoriquement sur un bouton et la caisse retomba inoffensif sur le sol. Ha, cette brave MARvINE : si elle n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer !

 
« Tu es familière de la personne donc tu ne devrais pas être surprise de constater que MARvINE a placé des sécurités sur ton armes « au cas où » parce qu'elle fonctionne beaucoup aux « au cas où » la MARvINE. Maintenant la question est de savoir si tu vas me passer la Technologie sans faire d'histoire où si je vais devoir transformer cette salle en la plus grande râpe à fromage du monde.
-Tu as piraté MARvINE ?
-Non, mieux ; je l'ai rempla... une onde percuta Clem qui fut projeté en arrière. Quand il se releva, il avait ni plus ni moins l'air de quelqu'un s'étant pris un formidable coup dans le ventre mais c'était tout. La pute ! C'était lâche d'attaquer en plein milieu de la phrase de son adversaire (mais si efficace, s'il avait été spectateur, Clem aurait applaudi la perfidie de cette astuce).
« J'ai bidouillé mes circuits auditifs pour qu'ils filtrent les sons correspondant à la fréquence de tes ondes sonores. A part le choc physique qui est au final peu impressionnant, je ne crains pas ton pouvoir."
Là dessus, un pan de mur se détacha et alla frapper avec la force d'un parpaing la voyageuse qui s'effondra contre le sol à plusieurs mètres de son ancienne position, le plafond descendit se confondre par endroit avec le sol. Offrant à Gladys des menottes « naturelles » aux poignets et aux chevilles. Un bras mécanique sortit d'un panneau pour lui faire gicler la Technologie des doigts. Clem le ramassa et s'ouvrit une sortie, parcourant les couloirs pour retrouver le hall de l'immeuble. Même une fenêtre suffirait pour se casser d'ici et laisser Ed se dépatouiller avec la sécurité.
 
Et que son corps soit réduit sur une seule paire d'yeux ou sur tout un ensemble de système de sécurité, on trouvait MARvINE sur son chemin. Voulant éviter l'affrontement direct, Clem coupa le couloir en deux avec une vitre de sécurité pouvant résister à une charge d'un bus, on était jamais trop prudent avec elle.

 
« Désolé MARvINE, mais il semblerait que pour la première fois de votre mise en fonction vous ayez trouver plus fort que vous.
-Tous les scénarios ont été prévus.
-Tient donc ? Ravi de le savoir, sinon vous faisiez quoi au juste ? Vous avez bien du mettre trois minutes à me retrouver. Je ne vous reconnaît plus, là.
-Juste un simple piratage de vos fichiers. En temps normal je m'inquiéterais sur le fait que ma seconde version ai pu piraté la première et j'aurais émit un rapport mais vu que c'est vous que je devais pirater je pense que les éléments circonstanciels étaient en ma faveur tout simplement. 
 
Clem savait reconnaître une insulte même si elle était envoyé par un être qui ne devait normalement pas connaître le principe. Il lança un scan dans ses données pour localiser les changements récents. Il n'y en avait que deux : sur les fichiers d'identité de Clem et de son frère, leur nom avait été remplacé par « Sarrah Connors » pour Ed, et « John Connors » pour Clem
« Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
-Si L'unité principal de sécurité, c'est à dire moi... puis vous, ne parviens pas éliminer les intrus au bout d'un certain temps. Un trio de robots assassin se met en fonction pour finir le travail. Des vieux modèles dont on ne peux programmer le nom de leur cible qu'une seule fois mais il suffit d'un petit remaniement aux fichiers des futurs cibles pour y remédier.
 
Clem comprit très vite la situation et vit (non sans surprise) que les fichiers trafiqués par MARvINE étaient verrouillés : là, il la retrouvait.
 ________
 
Dans les profondeurs d'une autre cave de l'entreprise se trouvait trois blocs. Leurs occupants n'étaient ni mort, ni vivant, enfermé peut-être mais pas en attente parce que l'attente suggère  une espérance. L'expression qui conviendrait serait plutôt...
En sommeil.
 
Plusieurs chuintements de vérins pneumatiques plus tard et un des blocs s'ouvrit, en sortit un grand homme avec un physique d'ex-sénateur californien portant lunettes de soleil et blouson de cuir. Une grosse voix métallique retentit dans les ténèbres.

« Sarrah Connors ? »
La chasse pouvait commencer.

__________

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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Mer 28 Mar 2012 - 21:49
Je poursuivais Gladys dans les sombres couloirs des tréfonds de l’entreprise. Enfin, on ne pouvait pas appeler ça une course-poursuite pour autant. Parce qu’une course-poursuite, il devait y avoir un tant soit peu de suspense. Et là, elle avait déjà disparu dans les couloirs faiblement éclairés, tandis que je me trémoussais en tentant d’avaler les centimètres, crachant des fois un glaviot fait de salive et de sang. Je me tenais les côtes, ce qui me faisait limite plus mal. Mais j’empêchais les os de se barrer n’importe où dans mon corps quasiment en miettes. Fallait pas croire, j’avais déjà été en plus mauvais état que ça. Je me souvenais de la conclusion un peu trop épique à mon goût de mes mésaventures dans Hollywood Dream Boulevard (pour ne citer que celui-là). Si je faisais la comparaison avec mon état de cette nuit-là, autre parce que c’était le moment où ma vie avait failli être coupée le plus de fois, c’était que c’était la première fois selon mes souvenirs que je perdais tous mes portails alors que j’étais encore dans la mélasse. Là, c’était le parfait exemple : je n’avais plus rien d’autre que mes dernières maigres forces valides, mes côtes en état et ma volonté inébranlable. Tant que je pouvais encore emmerder le monde, je pouvais continuer à me battre.

Mais tout de même, ça me faisait un foutu choc : j’étais du genre à conserver mon pouvoir jusqu’au bout et à ne l’utiliser que dans les derniers moments afin d’être sûr de pouvoir encore l’utiliser si des situations critiques me tombaient sur le coin de la gueule comme un exemplaire des Pages Blanches. Ce qui en résultait la chose suivante : quand je n’avais plus de portails alors que j’avais toujours les chevilles dans la merde, alors je paniquais plus que nécessaire. Je me voyais sans soutien, sur le bord de la mort, alors que rien ne me prédisposait à cela. Je voyais chaque chose comme un danger potentiel. J’étais le shérif qui se baladait dans sa foutue ville sans son flingue, étant persuadé de croiser un assassin potentiel en chaque citoyen ou derrière chaque tonneau. Alors imaginez mon état quand je poursuivais dans l’usine de la mort un adversaire redoutable alors que chaque recoin pouvait cacher un ennemi mortel. Une tourelle, plusieurs tourelles, Gladys en personne, MARvINE, quelle que soit la forme qu’elle avait décidé d’adopter. Y avait Clem aussi mais ça serait drôle de le rencontrer. S’il était trop proche de moi, j’aurais largement le temps de l’assommer avant même qu’il n’ait le temps de réagir. La situation ne pouvait que s’améliorer, non ? Evidemment que c’était possible qu’elle empire encore un peu. Il suffisait juste de savoir que j’étais dans une zone où MARvINE disposait de tous les pouvoirs sur l’espace et s’en était fini de moi.

Mais bon, il pouvait y avoir aussi une affectation plus physique pour me pourrir le tout. Et là, c’était d’immenses grondements dans les couloirs. Ces grondements se répercutèrent par vagues jusqu’à moi, comme si les murs se fracassaient les uns contre les autres comme des dominos (disons qu’ils coulissaient vers leur voisin, qui coulissait à son tour contre leur voisin, qui coulissaient à son tour contre le voisin, etc.), et ce fut mon mur qui fut bientôt la cible de remue-ménage. Clem ou l’autre MARvINE devait être en train de déformer l’usine pour pouvoir mieux accéder à Gladys. Enfin, à la Technologie plutôt. Bon, okay, ce constat me disait que je n’avais aucune chance : d’un côté, il y avait Gladys qui disposait d’artefacts et de son pouvoir, qui connaissait les couloirs (tout du moins, ceux permanents) de la firme comme sa poche. Puis il y avait Clem qui disposait de compétences largement au-dessus de ses capacités cérébrales (quoi que de toute façon, il n’y avait pas grand-chose qui pouvait se révéler assez simple pour se faire comprendre par les neurones de Clem ; il aurait du mal à assembler un joueur pour Kinder Surprise). Il était largement l’adversaire le plus acharné, et il avait le bâtiment à sa merci. Puis il y avait cette nouvelle MARvINE. Une autre MARvINE d’ailleurs, puisqu’elle traitait Clem (et MARvINE) comme des ennemis potentiels. Donc j’en déduisais que c’était une nouvelle version de MARvINE en quelque sorte, une copie d’elle-même. Téléchargée dans le corps d’une machine d’une puissance certainement phénoménale. Et si elle disposait des mêmes capacités que l’autre MARvINE, alors on en avait deux qui squattaient des corps différents. L’échange allait plutôt être sacrément violent. D’après ce constat, il était certain que la seconde MARvINE dans ce corps de robot-chien était de loin l’ennemi le plus dangereux. Mais ils l’étaient tous, dans l’état où j’étais.

Pour revenir à ce mur qui se déplaçait, il suffisait de dire qu’il me cogna violemment, qu’il provoqua une distorsion dans le sol par laquelle je tombais ensuite comme une grosse merde, à moitié abattu sur place, avec une grave commotion. Mon panneau m’assomma en me retombant dessus. La chute n’avait pas excédé trois mètres mais c’était largement suffisant pour me foutre KO quelques secondes. Ma vision se flouta, se remplit de larmes, se flouta d’autant plus. Je perdis connaissance quelques secondes, tandis que la douleur paralysait chacun de mes muscles sauvagement. J’avais l’impression qu’un rouleau compresseur miniature se trouvait dans chaque centimètre carré de ma peau et l’écrasait sans ménagement avec la puissance des modèles à taille normale. Puis qu’un marteau-piqueur me bousillait nerveusement toutes mes pensées. Je ne voyais plus rien, je ne pouvais plus penser. Etat catatonique. Et un filet de bave et d’hémoglobine dégoulina le long de mes lèvres, rejoignit le menton et tomba sur le sol non sans humidifier mon bouc de quelques jours.

Quand je repris connaissance (oui bon, au bout de quelques secondes), je vérifiai sereinement la pièce qui m’entourait. C’était un petit local bien éclairé, aux murs entretenus et, selon leur tête, blindé comme un bunker américain. La salle ne devait pas faire la taille de mon studio. C’était intéressant de savoir qu’il y avait des salles aussi protégées dans les coins les plus reculés de l’entreprise. La lumière émettait un son très diffus que j’avais peine à entendre. Cependant, si je parvenais à détecter un bruit, c’était que les combats entre les différents protagonistes étaient loin. Tranquillement, je tentais de me lever et apercevais la pièce. Elle était peu meublée. Il y avait une commode fermée à clef, blanche et rutilante. Très solide, après toucher. Et il y avait une sorte d’armoire high-tech, à la vitre transparente et blindée qui présentait un costume étrange. Il semblait un tant soit peu solide, souple, et disposait de traits oranges. Cette armure légère qui sortait de la science-fiction légère allait même jusqu’à proposer des bottes grises métalliques, et des jambières elles aussi orange. Comme un costume de super-héros, elle présentait un symbole : un cercle de la couleur déjà citée dans lequel figurait la lettre Lambda, de l’ancien grec. En fait, c’était un costume d’une pièce, maintenant que j’y regardais de plus près. Un écran indiquait en lettres rouges que c’était une combinaison HEV, « à utiliser en milieu hostile ». Je faisais défiler l’écran au fur et à mesure pour connaître plus de détails (si ces locaux étaient pas un environnement hostile, alors je savais pas ce que ça pouvait être). Alors, d’après ce que je lisais, elle disposait d’une IA propre à elle, qui aidait son occupant à déterminer les blessures dont il souffrait, les causes et pouvaient même lui injecter plusieurs produits. Elle disposait d’un bouclier énergétique qui permettait d’encaisser au porteur d’encaisser quelques dégâts, et réduisait les autres. Très intéressant. Très, très intéressant.

Je demandais sur un clavier numérique l’ouverture de la porte. Elle me demanda un code secret. Je tentais une série de chiffres au hasard. Après l’échec sonore et verbal, une phrase apparut alors : « Les quatre premières lettres du nom de l’employé à qui appartenait cette combinaison ». Je vois… un mémo. Je laissais tomber. C’était dommage, j’aurais bien voulu avoir un tel outil à ma disposition. Autant de dépit, de rage que d’amusement, je tapais tout de même les quatre premières lettres de mon propre nom : Free. Je fis un bond en arrière quand un chuintement de vapeur sortir du cadre de la vitre, et que celle-ci se débloqua dans un bruit sec. Je m’avançai, ouvris la porte rapidement et en retirai la combinaison. Je ne savais pas pourquoi mon nom avait fonctionné. Peut-être que l’appareil était défectueux, ça s’était déjà vus. En tout cas, j’avais une armure un peu conséquente, avec des options très utiles. Après que je l’eu mise entièrement, revêtant ce vêtement très spécial, plutôt léger mais que je devinais très résistant, une voix me parla. Une voix froide, métallique, de femme. Plus claire que celle de MARvINE, mais limite moins chaleureuse. C’était celle d’une IA qui n’avait pas le perfectionnement de MARvINE et qui devait juste donner des informations à son possesseur :


« Attention, état critique. Multiples fractures. Veuillez-vous régénérer avec les trousses de soin à votre disposition. »

En même temps qu’elle me disait ça, je remontai le regard pour apercevoir au mur une drôle de machine qui ressemblait à un tiroir super élaboré de pharmacie. Je me positionnai à-côté et un câble sortant de ma combinaison sortit de mon bras pour se connecter à la boîte. Des bruits bizarres se formèrent de cet échange, mais je me sentis soudainement allé mieux. Je sentais mes côtes fondre, et se remettre à leur bonne place, selon le bon-vouloir de mon état initial. Bon sang que ça faisait du bien ! C’était plus doux que de la morphine, moins violent. Et c’était génial ! Toutes les blessures que j’avais disparurent, s’envolèrent sans aucune autre forme de procès que ce liquide générateur qui me remit tout en place. Putain de merde ! C’était bien mieux que ce que je croyais ! Je vis une autre boîte, orange cette fois-ci, derrière moi. La combinaison m’apprit que c’était ces boîtes pour régénérer le bouclier qui m’entourait, me permettant d’encaisser quelques dommages sans concessions. C’était juste génialissime. Pris d’un espoir soudain, je me remis à faire une paire de portails. Je pouvais ! Je n’étais pas du tout hors-jeu. Au contraire, je revenais bien plus puissant. Je sentis de suite la paire à peine utilisée revenir tandis que les soins ses continuaient. Il y eut un son qui servit de point final, aussi brusque que quand on avait terminé de remplir l’essence d’un véhicule. Mes portails étaient donc là. Mon panneau aussi. Il ne me restait plus qu’à les retrouver. Par précaution, je me mis à chercher ces boîtes murales. Elles étaient en nombre dans une extension de cette pièce. Je les détruisis avec mes poings et récupérai les différentes capsules qui permettaient ce miracle. Je gardais leur embranchement avec moi pour que ma combinaison puisse se les accaparer avec son câble (sinon, ça ne servait à rien). Et voilà. J’étais devenu proprement invincible. Comme Clem. Comme MARvINE. Ça allait être une bataille entre dieux maintenant.

__

Gladys était maintenant emprisonnée sur le sol, après une défaite cuisante. Bon sang, ces individus étaient totalement incontrôlables. Etait-ce là l’effet d’un plan minutieusement déployé à la seconde près, ou bien de la chance pure et dure ? Le Voyageur partit vers un autre couloir. Une seconde après, les menottes métalliques de Gladys la libérèrent. Elle ne comprenait pas du tout ce qui se passait. Puis elle vit enfin le Voyageur ainsi que le nouveau corps de MARvINE. Certainement MARvINE2. Gladys savait que l’IA n’hésitait pas à copier-coller ses propres données quand il le fallait. C’était cependant la première fois qu’elle utilisait ce procédé. Elle se rapprocha pour entendre toute la discussion. Elle sentit son arme débloquée par les pouvoirs de la seconde MARvINE. A ce qu’il semblait, elle parvenait à se pirater elle-même, même si cela prenait plus de temps que d’habitude. Elle ne parviendrait pas à affronter le Voyageur à ce petit jeu. N’empêche que… Gladys se rapprocha encore plus pour éliminer le Voyageur dans le couloir mais elle sentit qu’elle était repérée. Les caméras de surveillance la fixèrent et il ne fallut rien de plus pour attirer l’attention du Voyageur. MARvINE2 se dépêcha de dire en faisant clignoter ses yeux, s’adressant aussi bien à Mr Echarpe qu’à elle:


« Madame Hamineux (tiens, elle semblait avoir copié pas mal de ses propres données celle-là, pour retenir cet outrage qu’elle lui faisait d’habitude), il y a urgence. Il semblerait qu’un troisième individu se soit introduit dans le bâtiment.
_ S’il n’y avait que ça…
_ Exactement Madame Hamineux, s’il n’y avait que ça. Les trois robots de défense ont été envoyés éliminés ces deux Voyageurs, ils ne feront rien contre cet individu. Il faudra s’en occuper. Mais surtout, le protocole Corbeille a été lancé. »
Gladys échappa un hoquet de stupeur. Pas le Protocole Corbeille ! Ils allaient tous y passer. MARvINE2 expliqua au Voyageur ce que signifiait ce Protocole :
« Le Protocole Corbeille est utilisé quand les menaces envers l’entreprise sont trop sérieuses. Une sorte de machine-virus est envoyée dans les locaux et nettoie tout ce qui s’y trouve : machines et humains, et ce afin d’être certain que les concurrents ne tombent pas sur des fichiers compromettants. Elle est totalement incontrôlable, et ce virus est déclenché quinze minutes après que les robots soient activés. De par la nature radicale de cette solution et me considérant comme infaillible, ma première version a désactivé ce Protocole. Mais comme il y a eu un renouvellement lors du transfert dans votre boîte crânienne, j’ai bien peur que cette option fut remise par défaut. Le Protocole Corbeille va se mettre en place dans treize minutes et cinquante-deux secondes. Il faut aller dans la salle de contrôle de l’entreprise, et appuyer sur le bouton d’annulation du Protocole. Je ne peux pas le faire moi-même vu que la situation demandant l’emploi d’une telle solution implicitait mon… inutilité, mon piratage ou ma destruction. » MARvINE2 avait dit cela en crachant les derniers mots, comme s’ils étaient ridicules. Puis elle rajouta d’une voix un peu moins sinistre : « Il est sinon amusant de constater que vous croyez me parler en face-à-face. »

La seconde d’après, un pan du plafond ainsi qu’un pan du sol s’ouvrirent, en même temps, de même taille, l’un en face de l’autre. La seconde d’après, le chien-robot de MARvINE2 tomba à travers le plafond, envoya avec une précision millimétrique un bras pour récupérer la Technologie de sous la main de Clem et avec une force qui aurait pu arracher la tête à une baleine, récupéra son bien le plus précieux juste avant de passer à travers le second trou. Puis de s’enfuir à l’étage inférieur, en fonçant comme une dingue et en tentant de pirater tous les murs qui pourraient la gêner au profit de Clem, l’empêchant de la compresser comme il le souhaitait.
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Jeu 29 Mar 2012 - 13:01
Il n’y avait pas à tergiverser, MARvINE était la meilleure IA que l’on pouvait programmer. Littéralement. De toute façon la construction d’une IA plus performante qu’elle devait forcément demander le concours de MARvINE elle-même, ne serait-ce que pour que les programmeurs conservent leur acquis. Et elle était bien évidemment assez intelligente pour empêcher la construction d’une tel IA. Et puis de toute façon, elle créait elle-même ses propres mises à jour pour garder la forme.

A peine Clem faisait jaillir du mur une vitre sécurisée pour rester hors de porté de son corps de métal qu’elle le remplaçait (un petit peu avant le
« à peine ») un home cinéma mettant le fantastique film de MARvINE expliquant le protocole Corbeille. Elle avait même modifié le film en plein visionnage pour répondre à Gladys. Une fois que MARvINE eu fini de parler, l’écran mural devint noire avec un message « Abonnez-vous à la chaine Youtube de MARvINE pour ne rien manquer de ses autres vidéos, « MARvINE explique son plan démoniaque », « MARvINE explique à quel point vous êtes nul », « MARvINE explique le programme Corbeille ». Une petite fenêtre « répété » était apparu. Saloperie d’IA de merde. Et bien sûr, elle avait profité de son astuce pour voler la Technologie dans les bras de Clem. Il devinait, sans même vérifier, que les panneaux muraux qui composaient le tunnel qu’elle avait crée, avait été piraté par ses soins pour l’empêcher de l’écrabouiller en le refermant. Clem laissa là une Gladys médusée en sautant à son tour dans ce boyau creux de l’enfer. Wormhole à l’appui, Clem ne mit qu’à peine quelques courtes secondes pour atteindre le bas.

Et c’était vraiment à croire que le budget pour l’éclairage des étages commençait à fournir les étages au-dessus. Enfin au moins, on percevait distinctement les formes dans le noir mais c’était tout juste. Le tunnel vertical que Clem avait traversé permettait à un dôme de lumière de se former là où il se tenait, un cercle d’environ et mètre et quelque entouré de ténèbres.

De ces ténèbres jaillir un bras nu jusqu’au coude tendu comme un vérin, un chuintement pneumatique plus tard et le dôme fut vide de présence. Plus de bras et plus de Clem.

Son corps percuta une caisse qui émit une onomatopée de protestation. Ou peut-être était-ce le dos de l’intéressé. Clem se releva tant bien que mal et se prit un parpaing sur le coté du visage, enfin un truc qui sonnait comme un parpaing, comment savoir avec cette obscurité ? Le son métallique produit ne venait pas de Clem mais vu son écho, il devait se trouver dans une immense salle comme celle où il avait rencontré Ed aujourd’hui. Ou alors il était dans une plate-forme paumé dans un coin d’une immense chaine de montage. Il essaya de mettre un peu de lumière dans la salle via ses dons récemment volé mais une voix très agaçante lui annonça qu’il ne disposait pas des droits administratifs pour. Le coup le fit projeter contre plusieurs bouteilles qui laissèrent un son creux, certainement remplie gaz. Après allez savoir lequel ; la dernière fois que Clem avait manipulé des bouteilles de ce type la moitié d’un métro avait été réduit en fumé.

Comme à chaque fois que Clem se battait quand il avait un désavantage tactique (c'est-à-dire, assez souvent), son esprit apte à la survie en milieu hostile lui souffla l’idée d’un piège. C’était devenu une seconde nature chez lui et c’est instinctivement qu’il fit mouler en quatrième vitesse une énorme boule de billard de la juste taille du trou de MARvINE. Plusieurs étages là-haut, les bruits d’une partie de la fonderie re-dirigée pour la composition d’objet, se fit entendre et respirer. Plusieurs mètres cubes de vapeur plus tard et un cochonnet de la taille d’un pouf aurait pu servir à jouer avec la boule ainsi crée. Clem était en train de régler le chariot pour l’amener au-dessus du trou quand un poing le percuta au plexus solaire. Puis un autre, sur le foie, le pliant en dos ; une tatane sur la joue le fit s’effondrer.

Un pied l’envoya bouler dans le cône, après un atterrissage difficile finissant après un vol de plusieurs mètres, il ne pouvait que ramper. Et c’est ce qu’il fit, tandis que dans sa tête se peaufinaient les derniers réglages. Il lui fallait sortir de la lumière, la partie éclairé indiquant de façon assez… claire, l’endroit que le boulet allait écraser. Clem avait déjà réussi à rentrer le haut de son torse dans les ténèbres quand une main le saisit à la gorge, le souleva et il vit deux yeux bleu et sans âme le fixer. La paume qui empêchait ses pieds de toucher terre était dure et froid au toucher, une machine à n’en pas douter. Un robot, pour les pointilleux. Avec une gueule quelconque, des habits de flic (marrant ce détail) et un regard qui l’analysait ; littéralement : Clem n’était pas un cyborg pour rien. Son adversaire devait être un des robots de défense dont avait parlé MARvINE.

Enfin au moins, le bon coté des choses c’est qu’il était dans l’ombre et l’autre, dans la lumière. Un dernier ordre final au montage très récemment assemblé et les ténèbres engloutirent la salle. Un regard bleu d’acier luisait devant Clem qui étouffait de plus en plus.
La lumière se fit finalement, révélant une énorme boule de billard légèrement enfoncé dans le sol. Clem retomba sur le sol, l’avant-bras de la machine lui enserrant toujours la gorge, il l’attrapa et la retira sans aucun mal et contempla son œuvre.

Personne ne pouvait survivre à pareil choc. Être le point de buttage à la fin d’un flipper géant, aucun humain ne pouvait résister à un truc pareil. Ni aucun robot.

Ni même (par extension) un cyborg…

La boule n’explosa pas, au vu de l’aspect « liquide » de son adversaire qui en sortit, Clem comprit qu’il n’aurait pas du utiliser du métal pour l’écraser. Il fit sortir son arbalète de son logement situé dans son avant-bras à lui, mais pas assez rapidement. Une grande main de titane enserra ladite arbalète (et la main de l’agoraphobe lui servant de logement) et se serra. Plusieurs os dans l’avant-bras et une arbalète plus tard (dans le calendrier de Clem, cette notation ne signifiait que quelques secondes), un bras fraichement… remoulé ou replacé, Clem ne savait pas quel verbe utiliser quand votre adversaire se remettait un bras fraichement arraché dans ce qui ressemblait à un flou métallique (ou une rivière de fer, difficile de voir ça dans le noir).

Une autre claque retourné et Clem fut envoyer dans d’autres ténèbres, celle de la conscience. Celle où, quand vous y plongé en plein combat, vous en ressortez mort ou plutôt vous n’en ressortez pas du tout.


__________

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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Jeu 29 Mar 2012 - 18:38
L’action avait été violente, rapidement menée et bien au-delà de la compréhension de la pauvre Gladys. Ce qu’elle savait, c’était que MARvINE2 et le Voyageur s’était enfuis dans les bas-fonds de l’entreprise, là où les lumières n’étaient que diffuses au mieux, et devaient être allumées par un immense interrupteur rouillé. Ce n’était plus du ressort de la pauvre gardienne qui gardait la forme tranquillement dans les locaux et qui devait juste écarter les petits minables dont l’IA ne voulait pas s’occuper en prétextant s’occuper à plein-temps des calculs boursiers (elle utilisait 0,7% de son intelligence pour analyser toutes les données de toutes les actions de toutes les entreprises tout en calculant de cinquante-huit façon différentes l’évolution possible de la valeur de ces actions et en y faisant dix-neuf moyennes des résultats de ces cinquante-huit calculs ; 0,7%, c’était énorme pour l’intelligence de MARvINE). Et maintenant, Gladys se retrouvait confrontée à une bataille entre deux MARvINE incarnés dans un Voyageur passablement agressif ainsi qu’une seconde MARvINE dans un robot de trois mètres à la puissance terrifiante. Et c’était sans compter le Protocole Corbeille… Gladys se demandait qui était le directeur fou furieux qui avait eu l’idée d’un tel Protocole, un remède pire que le mal, quel que soit ce dernier. Mais en y réfléchissant… il y avait un Voyageur qui avait MARvINE dans la tête, et un autre plus puissant qu’elle qui se baladait dans les couloirs et dont les pouvoirs étaient dangereux. Peut-être que finalement, il valait mieux que le Protocole Corbeille soit lancé. Non, pas une chose aussi horrible ! Surtout qu’elle risquait d’y laisser la vie. Les Voyageurs voulaient juste la Technologie et ils partaient perdants : pas besoin d’effacer toutes les données de l’entreprise pour ça. Donc, laissons les invités à MARvINE(2), et allons éteindre cette saloperie.

Jusqu’à ce qu’elle sentit un picotement dans sa nuque. Gladys était un agent hyper entraîné tout de même, et ce genre de sixième sens était une seconde nature. Alors, certes, elle ne pouvait pas savoir quand un inconnu la fixait dans un métro bondé. Par contre, quand une arme était pointée sur sa tête (et qu’il y avait un pointeur laser), alors la sensation se déclencha, comme la Mort lui caressant la nuque de sa faux. Elle se rappela soudainement que sa seule alliée venait de partir, et donc que la personne qui venait d’apparaître dans la pièce, marchant à pas lourds, avait de grandes chances de ne pas être son ami. Une voix synthétique jaillit dans la pièce, avec toute la monotonie et toute la menace que pouvaient receler une voix de cyborg aux bras de bûcheron :


« Sarrah Connors ? » Gladys soupira de joie : ce n’était pas un ennemi, mais un des trois robots de sécurité qui avaient été envoyés. Ils étaient totalement indestructibles, totalement impitoyables et totalement autonomes. Des prototypes balèzes qui pouvaient abattre un boxeur d’un coup de poing dans le genou. Elle avait en face d’elle le T-800, exclusivement destiné à la chasse de Sarrah Connors (elle ne savait pas qui était qui en tout cas). Il avait dans ses mains un Casull qui pouvait démembrer quelqu’un dans sa totalité en une unique balle, et qui pourtant n’avait pas un recul de plus d’un centimètre dans les bras de ce cyborg. Il avait une coupe en brosse, une gueule impressionnante et un air qui défiait quiconque de le toucher sous peine de se voir avaler son doigt la seconde suivante. C’était très bien ça. Elle se présenta :
« Je suis Madame Hamine, Gladys… Je surveille l’endroit, et je sais où se trouve Sarrah. Je peux t’y mener si tu veux.
_ Sarah Connors ?
_ Oui, Sarah Connors. C’est d’accord ?
_ Affirmatif. »


Bonne nouvelle. Elle ne savait pas du tout où se trouvait Sarrah Connors (ou tout du moins, les personnes qui devaient porter ce nom à cet instant précis). Les Terminators étaient censés savoir tous seuls comment s’appelaient les gens qu’ils ciblaient par leur capteur visuel : la question pour demander si elle s’appelait Sarrah Connors n’était là que pour la pure formalité administrative. En tout cas, elle allait l’utiliser comme garde-du-corps pour rejoindre tranquillement la zone informatique d’où elle pourrait annuler le Protocole Corbeille. Il en allait de la pérennité de l’entreprise. Et de son salaire. Et de sa fierté, aussi, quelque part. Elle demanda donc à ce nouveau compagnon en manteau en cuir de la suivre jusqu’à sa présumée victime. MARvINE2 s’occupait de l’autre Voyageur. Et le second qui lui avait foutu une rouste, et bien il pouvait toujours revenir. Ce cyborg était plus puissant qu’elle. A deux, bien qu’elle soit en mauvaise condition, ils pouvaient parfaitement vaincre ce pauvre Voyageur. Donc il n’y avait plus de problèmes. Elle allait tranquillement désactiver le Protocole et les deux Voyageurs allaient voir leur mission capoter de façon sanglante. La chance avait été de leur côté depuis le début, mais maintenant, ils ne pourraient plus s’enfuir aussi facilement. Elle emprunta un couloir, sortant de cette salle dévastée par le Voyageur à l’écharpe, suivie de près par la machine qui regardait droit devant elle sans se préoccuper du reste.

__

Au fond d’un couloir, un petit escalier en métal mena directement à une plate-forme où m’attendait un ascenseur en verre, du même genre que MARvINE avait utilisé pour me faire crapahuter dans ses différentes salles de test. Je le pris et une série de boutons apparut sur une paroi métallique verticale. Je voyais parfaitement le rez-de-chaussée clignoter devant moi comme pour m’inviter à appuyer dessus mais je n’en avais plus besoin. Je n’avais plus la Technologie sous le bras, alors je devais d’abord la récupérer, puis m’enfuir. Dans une optique où je n’avais strictement aucune idée de l’endroit où le détenteur de la Technologie pouvait être, et pour ne pas me demander à quel étage je me trouvais, alors il valait mieux que je reste au rez-de-chaussée. Si je réussissais à reprendre le Thermos Sacré, alors je n’aurais plus aucun problème d’orientation. Je saurais à quel étage je me trouverais et n’aurais pas besoin de me bloquer dans une capsule pareille qui pouvait si facilement être interceptée par les intelligences artificielles.

D’ailleurs, Clem ou MARvINE ne pouvaient-ils pas piraté l’ascenseur dans lequel j’étais ? Certainement, maintenant que j’y réfléchissais. La véritable question était alors de savoir s’ils me remarqueraient ou s’ils passeraient à l’action. Ou alors s’ils n’allaient pas m’envoyer à un étage autre que celui que je visais pour me perdre dans l’établissement et m’éloigner de la bataille qui devait faire rage. J’espérais qu’ils se rendraient compte de ma nouvelle tenue et qu’ils se mettraient à paniquer comme il se devait quand on était des ennemis du grand Ed Free. J’appuyais donc sur une touche pour que l’ascenseur m’amène à l’étage désiré. Les panneaux se refermèrent dans mon dos, et le tout s’envola dans les étages en traversant des mètres de béton et d’autres étages. Puis finalement, l’ascenseur s’arrêta doucement, et les portes se rouvrirent devant moi. Je lâchai un « Merci » à cette saleté avant d’emprunter le couloir qui s’offrait à moi. Il était très bien éclairé, très beau, très propre, et toutes ces bêtises pour accueillir en grandes pompes une visite des actionnaires ou d’autres entreprises alliées. Je dénigrai rapidement l’architecture de l’ensemble pour tenter de savoir si j’étais à l’endroit désiré, et si cet endroit désiré était bien le champ de bataille que je craignais. Mais il semblait qu’aucun cassage de gueule ne soit organisé à cet étage, ou tout du moins dans les environs.

Je vis soudainement un ordinateur logé dans le mur, une version très moderne d’un distributeur de billets. J’en vins à me placer devant lui et de checker les deux bouts du couloir avant de fixer l’écran d’un œil inquisiteur. Il y eut un bruit étrange, et je vis un dessin de verrou s’ouvrir devant moi avant de devenir vert et de s’évanouir. Un ruban au fond beige et écriture noire apparut pour délivrer le message suivant : « Reconnaissance matérielle. Bonjour Mr. Freeman. » De nombreuses applications s’affichèrent devant moi, et je me dépêchais de demander un plan du bâtiment. Je remarquai bien vite par une petite indication que j’étais effectivement au rez-de-chaussée. Okay, aucun problème là-dessus. Pour le reste, pouvais-je savoir où il y avait eu des problèmes dernièrement ? Je vis soudain en petits caractères les dernières modifications qu’avaient opérées MARvINE dans les différents secteurs du bâtiment. Intéressant. Je fis défiler la liste et en appuyant sur les indications, je pouvais voir en surbrillance les lieux qui avaient changé dans l’entreprise. Il suffisait que je suive le tout dernier pour avoir une petite idée de leur dernière position connue. Je vis des modifications à trois étages plus bas, de façon conséquente et à peu près centrée. J’appuyai sur une touche tactilement pour qu’on m’indique le chemin à suivre le plus direct. Je vis enfin une ligne jaune à l’écran me faire rebrousser chemin vers l’ascenseur que je venais d’emprunter, et de tourner une fois à droite, une fois à droite puis un long couloir dont la dernière porte à gauche me mènerait à une grande salle où de nombreuses opérations avaient été effectuées. C’était parti.

Je courais dans la direction que m’avait indiquée l’appareil en passant par les couloirs cités. Je faillis me tromper une bonne dizaine de fois à cause de mon orientation exécrable (je m’étais déjà perdu sur une ligne droite ; à partir de là, on pouvait tout faire). Il suffisait juste de me rappeler les endroits qu’on avait indiqué et de les appliquer scrupuleusement (très scrupuleusement) à la situation sans chercher une seule fois à écouter mon instinct. J’en arrivais finalement à une sorte d’entrepôt un peu bizarre, comme si deux architectes avaient décidé de se battre pour la conception de l’entrepôt et qu’ils avaient tout fait pour le monter tout en sabotant le projet de l’autre par des détails étranges, voire absurdes. Un autre détail dans un couloir environnant attira le regard : une sorte d’énorme trou découpée au centimètre près, amenant certainement à l’étage d’en-dessous. Je jetai rapidement un coup d’œil sous le trou. La lumière me présentait une sorte de boule chaotique de métal qui bloqua toute autre information visuelle. Je levai le regard pour apercevoir une sorte de projection sur une vitre, qui demandait à rejouer une vidéo qui avait eu lieu. Je demandai à voix haute que la vidéo se rejoue.

Je vis alors l’étrange chien-robot dans laquelle la super IA était contenue qui parlait, laissant des blancs comme si elle discutait avec quelqu’un. A Clem à ce que je compris rapidement. Et elle lui parla du Protocole Corbeille. Je mijotai dans mon coin : je ne savais pas en quoi consistait ce Protocole mais il devait être sacrément dangereux pour que même MARvINE en parle comme une donnée importante. Il ne vaudrait pas mieux rester dans ce bâtiment si ce Protocole se déclenche après le temps imparti. Je ne pouvais malheureusement pas savoir combien de temps s’était déroulé depuis le visionnage de la première vidéo. Mais il ne restait pas beaucoup de temps, dans le meilleur de cas. Et je m’en fichais totalement de ce qui pourrait bien arriver si le Protocole était lancé. Ça allait faire mal, certes, mais pas pour des êtres humains, non ? Et puis merde. Ça allait détruire toutes les données de l’entreprise, et c’était parfaitement dans les désirs de mes employeurs. Je supposais juste qu’il fallait quand même que je leur ramène la Technologie , histoire de supplanter la firme qui avait employé Clem. Et faire en sorte que le Thermos ne soit pas touché par ce virus, sous peine de le détruire totalement, lui et ma récompense. Bon, ce n’était pas si grave que ça. J’allais juste me faire pardonner par Ophélia après de longues supplications, puis j’allais décaler le rendez-vous. Et Fino, il allait crever la nuit encore d’après.

Sans hésitation, je sautai dans le trou, atterrit sur la boule pour finalement retomber sur le plancher des vaches. Il n’y avait aucune lumière, sinon celle qui provenait de l’étage supérieur. Je ne voyais pas les murs qui auraient pu accueillir un interrupteur providentiel. En tout cas, il y avait fort à parier que les protagonistes n’étaient pas loin. Je scrutais les environs, tentant d’adapter ma vision. Mais ce furent mes oreilles qui me prévinrent du danger : un, deux, trois bruits de pas qui venaient dans ma direction de plus en plus rapidement. Ce qui voulait signifier qu’on voulait m’attaquer. Ma main droite, en un geste, enleva le panneau de signalisation de ses gaines et envoya un coup violent dans les côtes de mon nouvel adversaire. Celui-ci fut plus dur et plus lourd que prévu : une sorte de coup métallique me fit mal au poignet à cause de la force que je dû déployer pour ne pas qu’il me saute des mains. L’adversaire fut projeté moins loin qu’escompté mais ça ne l’empêcha pas de voltiger à deux mètres. D’une main, c’était plutôt léger comme coup mais ça n’empêchait qu’un corps lambda se serait au moins écroulé par terre par les réflexes que je venais de déployer. J’étais content de tomber sur un inconnu, même s’il semblait que celui-ci n’allait que me faire ralentir : je voulais tester la puissance de ma combinaison. Je vis à peu près à quoi ce type ressemblait : c’était un gars avec un costume de policier, les traits froids et l’expression aussi glaciale. Dans une usine comme celle-ci et après le coup que je venais de lui envoyer, je pouvais deviner que ce mec était un cyborg. Le combat allait être plutôt compliqué : il ne ressentait pas la fatigue, pas la douleur, et il avait un corps dure comme la pierr… dur comme le titane.

Il s’avança pas à pas vers moi avec la régularité propre aux machines sans âme. Je pus constater tandis qu’il s’amenait vers la lumière que sa main prit une teinte grise, et laissa place la seconde d’après à une lame argentée d’une soixantaine de centimètres de long. L’autre aussi d’ailleurs. Nan, franchement, combattre des machines, c’était la merde. Je lui envoyai un coup de panneau dans la gueule mais il l’esquiva d’un pas de côté avant de foncer vers moi. Je bloquai avec l’autre extrémité de mon arme et fis un bond en arrière pour éviter les autres. Heureusement, ses attaques n’étaient pas très lourdes. Il n’avait pas tant de puissance que ça, il était moyennement rapide. C’était juste qu’il semblait invincible : si un coup de panneau était un choc léger pour lui, l’affrontement allait tourner court. Ce n’était pas mon attaque la plus puissante certes, et mes portails étaient à nouveau là, et en quantité importante. J’allais tenter de le découper si je réussissais à le coincer quelque part. Surtout qu’étant une machine, il serait incapable de deviner l’attaque en préparation que je lui lancerai dans la gueule. Mais en tout cas, il ne fallait pas que je reste là si je voulais le tenir au piège. J’allais devoir pénétrer dans un couloir, ça serait bien plus simple. J’esquivais quelques-uns de ses coups et le déstabilisai par trois autres coups pour le faire reculer le temps de trouver ce que je voulais. Il se fit un peu plus agressif dans ses attaques, enchaînant des coups plutôt puissants verticaux pour me faire chier à bouger ma défense sur mes deux côtés.

Je réussis à contrattaquer dans un choc violent qui nous fit tous les deux reculer d’un pas, mais je fus le plus rapide des deux : je lui envoyai une estocade rapide et longue en plein dans la poitrine. Il tomba presque à la renverse et j’en profitai pour me retourner et faire le tour de la boule. Il y avait effectivement un couloir éclairé par des lumières rouges, comme dans un sous-marin. Je m’y engouffrai et jetai un regard en arrière : le type était derrière moi, courant très (trop) rapidement, plus que je ne le pensais. Ses deux lames pendaient le long de ses côtes, prêt à transpercer le pauvre gus qui était dans son champ de vision. Le couloir était plutôt étroit mais dans un sens, mon panneau pouvait ignorer le sol et les murs si je le souhaitais, ce qui me permettrait de combattre dans des conditions normales. Je me retournai soudainement quand je sentis son souffle métaphorique sur ma nuque et mon panneau écrasa le pauvre gus de par son élan et la force que j’y mis. Le cyborg détruisit une ampoule rectangulaire et détruisit quelques briques au passage. De la fumée grise s’en échappa. Je me remis en position et lui assénai trois coups dans la tronche qui le sonnèrent un poil. Je finis par une magnifique claque de mon panneau qui l’envoya sur l’autre mur. Yes, je me débrouillai bien. J’avais peut-être court-circuité quelques fils là-dedans. Il voulut revenir à la charge mais je me défendis très bien, aidé des murs qui ne me dérangeaient aucunement alors qu’ils limitaient les longues lames argentées de mon agresseur. J’évitai l’attaque, puis l’autre, je parai, parai, lui envoyai un coup de pied rapide (je me fis mal à la jambe, il était solide ce con). J’attaquai, puis j’attaquai. Il me rendit coup sur coup avec une dureté inimaginable. Je serrai les dents tandis qu’une de ses lames frôla mon cou de façon que je qualifierais de « insolente ». Ses deux lames eurent finalement raison de ma défense, et je dû me coller contre un mur pour éviter les attaques ennemies, tandis que les coups résonnaient dans tout le couloir. Une de ses mains réussit à bloquer mon panneau (oui, il avait enlevé une lame pour la remettre en main), et sa seconde lame (qui était restée une lame) fit un geste pour me transpercer. Mes pupilles s’agrandirent (signe que j’avais peur) et se colorèrent en noir (signe que j’allais utiliser un portail), quand soudainement, j’entendis un sorte de bruit étrange qui me fit penser à un bout de bois qu’on enfonçait dans du grumeau, puis la pointe d’un katana sortit de la narine droite de mon agresseur. Et j’entendis :


« MACHIIIIINES !!! »

Un autre protagoniste pas malin venait d’entrer en scène.
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Jeu 29 Mar 2012 - 21:04
Tuer John Connors était sa mission, changer d'apparence était son occupation. Ses antiques concepteurs l'avaient programmé et donné comme pouvoir le fait de changer son apparence à volonté pour infiltrer les milieux humanoïdes hostiles. Quelques temps après sa mise en fonctionnement, il avait troqué son apparence de cyborg contre celle d'un humain qu'il avait littéralement copié/coller après analyse d'une affiche de pub pour hamburger dans les galeries commerçantes situés dans l'entreprise (la direction ne voyait aucun inconvénient à payer ses employés du moment qu'elle trouvait le moyen de récupérer une bonne partie de leur salaire au sein même de l'entreprise). Tout juste après, les employés s'étaient moqué de ses t^aches de rousseurs, sa casquette rouge et sa grosse bedaine. Il (ou plutôt, elle dorénavant) avait reçu plusieurs demandes de mariage et d'invitations à diner quand elle avait copié l'apparence d'une bimbo dans une publicité pour shampoing. Elle avait aussi déclenché trois bagarres en faisant gonfler ses poches d'air situés sur sa poitrine. C'était ça ou pulvériser les charmeurs munis d'une rose entre les dents qui lui bloquaient le passage.
 
Pendant son inspection rigoureuse elle reçu un appel d'un des robots qui avait localisé le garçon recherché. Son programme lui présenta le chemin le plus court pour rejoindre la zone de stockage du bâtiment. Elle pirata en chemin le plus possible de tourelles parlantes qu'elle pu croiser d'un doigt robotique dans le... tableau de bord et continuait maintenant son chemin. Patientant devant une porte récalcitrante qui allait mettre du temps à s'ouvrir.
Derrière elle, les tourelles sifflotaient une musique d'ascenseur.
 

______
 
Clem se réveilla avec la sensation que son crane avait disparu,laissant son cerveau navigué tranquillement entre ses deux oreilles. Ses yeux dansaient un slow ensemble. Son nez, lui, cherchait activement à pénétrer dans son crane pour explorer des contrés inconnus. Ce qui est une intention louable quand on est pas un os nasal.
Tous ses éléments contribuaient à lui rappeler qu'il s'était fait décalquer par un des robots de sécurités activés automatiquement par MARvINE la pute.
 
Le hic, c'est que si Clem a pu se réveiller, c'est que son adversaire a manifestement trouvé mieux ailleurs sinon il n'aurait pas pu se livrer à de tels pensées. Vu qu'il ne faisait aucun doute que MARvINE avait programmé ses robots en mode "on tue d'abord et on achève ensuite par précaution", c'est que, intentionellement ou non, quelqu'un avait sauvé Clem en affrontant le robot. Il entendait d'ailleurs la clameur d'un combat non loin, ou plutôt assez loin mais relayé par un echo qui trompait les distances. Le problème était que, pour détourner un robot tueur de sa cible, vous devez au moins ^etre aussi important à ses yeux. Donc la probabilité que ce soit Ed qui lui ai (certainement sans le vouloir) sauvé la vie était une pensée insuportable dans l'esprit de Clem, le genre de pensée qui ne vous quittait jamais et se rappellait régulièrement à son bon souvenir (en grande partie parce que l'intéressé vous le rappellait régulièrement à votre bon souvenir).
 
Mais dans le cas présent tout allait bien car un grand cri de guerre se fit entendre qui n'appartenait ni à Ed, ni à une machine quelconque, c'était plutôt celle d'un ours à qui on avait enfoncé un micro dans la gorge. Enfin le plus important à retenir, c'est qu'il ne devait rien à Ed. Le monde pouvait tourner rond tant qu'il ne devait rien à Ed et ainsi de suite.
 
Ne pas avoir la mainmise physique dans ces lieux ne l'empêchait pas de pouvoir accéder à l'ensemble complexe d'informations mise au point par MARvINE et certainement pour elle. Y trouver ce que l'on cherchait n'avait rien de facile car l'interface avait été organisé par une intelligence supérieure pour cette même intelligence supérieure qui faisait fi des raccourcis, favoris et autres méthodes sensées simplifier la vie d'humain tel que Clem qui disposait de la capacité de concentration d'un radiateur. Mais une quantité assez impressionnante de matin passé, la tête dans les nuages à chercher dans tous les recoins d'une chambre les cachettes de chaussette sales permirent indirectement à Clem de persévérer jusqu'à finalement trouvé la fonction GPS qu'il programma tout de suite afin de rejoindre la salle de contrôle dont avait parlé MARvINE.
 
Sa vision fut superposé par un affichage en trois dimensions de couleur verte avec quantité d'informations à l'appui lui apprenant sa vitesse, celle autorisé par la circulation, le temps qu'il allait mettre à rejoindre son objectif et finalement le plus important, la direction à prendre. Un petit sigle (Tom-Tom) en haut à droite de l'écran se faisait voir.
 
S'éloignant du couloir dont provenait les cris (ou plutôt LE cri), Clem atteignit finalement le palier de ce qui semblait être la porte du plus grand ascenseur du monde. Sans les jointures en plein milieu lui permettant de deviner que l'immense paroi métallique pouvait s'ouvrir en deux, il aurait pu avoir l'impression de se trouver devant un mur d'entrepôt.
 
C'était l'ascenseur le plus efficace de l'entreprise. Il avait un palier à chaque étage et à chaque pièce importante suffisamment grande pour l'accueillir (et dans le pire des cas, on agrandissait la pièce). Tout son réseau de tunnels et de voies prenait une grande partie des ressources alloués au transports du personnel (99,9% grosso modo : les escaliers ne sont pas fait pour les chiens). Une seul cabine opérait les différends transports pour éviter les collisions du fait de la nature labyrinthique de son réseau et de sa grande vitesse. Seule le directeur de l'entreprise, sa secrétaire lui apportant le café et dans de rares occasions, un groupe d'intervention venant arrêter une prise d'otage empruntait cette ascenseur qui valait bien plus que son poids en or du fait de son système de sécurité dernier cri. Pour encore plus de sureté, son système d'alimentation, ses couts énergétiques, ses suspensions et sa partie commande et opérative avaient été confiés à la soin de l'intelligence artificielle la plus sophistiqué du bâtiment.
 
Dans le langage de l'actualité, on parlait de Clem.
 
Celui-ci ne mit que quelques secondes à faire venir l'ascenseur ultra-sécurisé devant la porte devant laquelle il se trouvait. Porte qui n'avait pas du être utilisé souvent pour allez chercher le café du fait de l'amoncellement de cartons, blocs de fournitures et conteneurs de cargo. Un avion aurait du mal à sortir de l'ascenseur mais un humain n'aurait aucun mal d'y pénétrer. Clem oublia un instant la prudence élémentaire qui le caractérisait et il ne vérifia pas si l'ascenseur était sécurisé. C'était une grave erreur car si l'ascenseur était utilisé de façon régulière par une secrétaire tenant un thermos, il était en revanche rarement utilisé par un squad d'assaut et, chose encore plus improbable et en d'uniques occasions, par une cyborg meurtrière accompagné par une dizaine de tourelles automatiques.
 
Le risque était rare mais il existait, et c'est pourquoi Clem eu juste le temps de se jeter derrière un conteneur avant que ne crachotèrent une quarantaine de petites gatlings dans sa direction (une voix de charmante fille de quatre ans cria
"Le voila !"). 
 
Des centaines de petites échardes de bois côtoyèrent des centaines de balles de métal (nettement plus dangereuses celles-ci) quand Clem continua sur sa lancé en zigzaguant entre les caisses. A chaque fois qu’il se retrouvait à découvert pendant une fraction de seconde, plusieurs rafales bien ajustés mitraillèrent l’endroit où il se trouvait. Les tourelles avaient l’air de rester camper dans l’ascenseur donc techniquement il pouvait rester à la même cachette mais il avait vu la cyborg bouger son cul (et un beau) pour venir le dénicher dans la réserve qui avait sembler immense quand Clem avait du la traverser cinq minutes plus tôt et qui se révélait franchement riquiqui quand il s’agissait de s’y cacher. On appelait ce phénomène la relativité de la cachette et au vu de son expérience, Clem pourrait écrire une thèse sur le sujet.
 
Quand au détour d’un couloir dont les murs portaient plusieurs fois la mention
“haut/bas”, il croisait la cyborg qui se trouvait à une dizaine de mètres de sa position. Il y eu une lueur bleu aveuglante, un souffle chaud souffla au dessus de la tête de Clem et l'assemblage de cartons derrière lui explosa. Dévoilant un passage direct entre lui et les tourelles. Celles s’empressèrent de crier “Oh là ! Surprise !” avant de se remettre à canarder Clem qui eu le temps de se mettre à l’abri en empruntant un couloir latéral avant que les viseurs laser des tourelles ne l’alignent une seconde de trop. On appelait ça un canon à plasma. Et au vu de son inexpérience sur le sujet, Clem pourrait se faire exploser par le sujet.
 
L'agoraphobe s’étant trouver entre l’androïde et les tourelles. Il était logique de penser que des balles perdues avaient pu toucher son adversaire, sauf qu’il avait fait tomber une énorme boule de métal chauffé à blanc sur un de ses congénères et qu’il avait du ramasser ses dents juste ensuite. Les robots assassins chargés de seconder MARvINE dans sa tâche si celle-ci éprouvait des difficultés à l’accomplir n’étaient visiblement pas des rigolos.
 
Clem passa ses options en revu : s’il se trouvait dans une zone où il n’avait pas le droit de manier ladite zone à sa volonté, son cerveau lui souffla bien vite que la cyborg avait amener avec elle une dizaine de tourelles venant de ce genre de zone. Restait à savoir qui serait capable de les pirater le plus vite possible.
 

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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Ven 30 Mar 2012 - 0:00
Le robot s’était immobilisé, de surprise certainement. Il ne devait pas être du genre à gémir pour si peu. Mais il s’était arrêté une demi-seconde pour prendre en compte cette minuscule variable qui lui traversait le crâne comme un couteau dans une motte de beurre. Une sorte de liquide argenté solide se laissait apparaitre aux bordures de la peau (synthétique) ouverte par le sabre. Dans un chuintement, quand l’arme ressortit impudique, la plaie métallique se referma dans un bruit de fer qu’on tordait avec une tenaille. Et c’était sans compter mon coup de pied qui dégagea le robot de mon champ de vision. Le temps que le robot se remette sur pieds sans rien dire, je pouvais voir un immense Black avec la gueule de taulard, le crâne chauve, un long manteau en cuir noir, des lunettes de soleil rondes ainsi qu’un katana dans les deux mains. Il semblait calme, mais les types de son gabarit avaient une telle aura qu’ils pouvaient répondre à un chargé de communication en colère sans qu’on ne s’aperçoive qu’ils avaient pété les plombs. Etrange, surtout que ça venait du type qui avait dû invectiver le robot par un large cri de guerre. J’avais pas envie de savoir qui il était ; le seul truc qui m’importait pour le moment, c’est qu’il était contre les machines. Le robot se remit à nous attaquer, les deux en même temps. Je parai son bras droit tandis que l’autre para avec son katana. Sa défense fut largement encaissée et la riposte souleva le robot à trois mètres en arrière. Le Noir se retournait vers moi, dardant mon visage de ses petites lunettes rondes et noires qui lui donnaient tout l’air d’un psychopathe, ou d’un chirurgien qui avait pété les plombs et découpait ses patients sans prendre de précautions. Il me fit d’une voix grave :

« A qui ais-je l’honneur ?
_ Tu peux m’appeler Ed, mec.
_ Tu peux m’appeler Morpheus. »


Ed et Morpheus évitèrent d’un mouvement de cou les sabres qui les visaient. Le Black perça la défense de la machine et le transperça au niveau du ventre. Mon panneau envoya la cible immobilisée contre le mur dans un bruit métallique. Il était plutôt bon, ce mec. Même si le type en face était invincible (le genre de capacités qui était difficile à gérer, normalement), à deux, on pouvait facilement le maîtriser. Même si je ne voyais pas encore comment. L’envoyer balader à quelques étages plus hauts avec mes portails ne suffirait pas : vu le nombre d’ennemis qui était sur ma route, il valait mieux les éliminer un par un, surtout quand on avait un allié à-côté. Je fis tournoyer mon portail pour qu’il revienne dans mes mains. Je me mis en position de combat ¾, avec les bouts du panneau s’enfonçant innocemment dans le sol et sur les murs. On était à deux contre un, ça allait être facile à gérer maintenant. La machine se remit en marche et s’attaqua d’abord à Morpheus, au centre de l’affaire. Il para quelques coups avec aisance mais il ne parvenait pas à faire plus. Certes, il réussissait quelques fois de longues entailles sur le torse du robot, tranchant de l’aine jusqu’à l’œil, mais ça ne suffisait aucunement à arrêter l’ignoble machine qui se régénérait aussi vite et qui faisait preuve d’une vivacité et d’une énergie incroyable. Encore un adversaire hors du commun, tiens. Ca changeait de ce geignard de Clem.

J’utilisais une paire de portails pour me retrouver derrière la machine, afin qu’elle soit bloquée entre moi et mon nouveau compagnon. Elle ne réussit pas à parer toutes les attaques, loin de là : panneaux dans la gueule, fauchage, empalement, décapitation et j’en passais. Pourtant, un observateur extérieur aurait pu croire qu’il nous menait, tant celui-ci semblait insensible et que sa régénération était stupéfiante. D’ailleurs, comprenant qu’il aurait du mal à nous battre avec si peu d’espace de manœuvre, il me fonça dessus et m’envoya bouler tout en griffant mon épaule au passage. La douleur me fit mal mais je réussis à tenir bon, à me remettre rapidement en équilibre avant de lui envoyer une estocade dans le bide pour qu’il ne m’attaque pas de suite. Il tenta quelques attaques rapides, mais je bloquais le tout en envoyant valdinguer sa frappe pour qu’il évite d’enchaîner trop rapidement ses attaques meurtrières. Chaque coup paré claquait dans l’air dans un son aigu et puissant qui remontait le long du couloir. Je tentais de le faire reculer en lui envoyant des attaques surprises du dessous (mon panneau dans un arc vertical ascendant se camouflait sous terre avant de ressortir comme une anguille de son trou). L’uppercut fut violent, mais cette foutue machine était insensible à tous les coups qu’on déployait. Je lui envoyai un autre enchaînement pour la faire reculer, ce que je réussis peu à peu (plus par la puissance de mes impacts que par sa volonté à lui ; si je foutais rien, il avancerait docilement sans se préoccuper des attaques qu’on lui balancerait). Après un enchaînement, j’entendis le Black me hurler de me baisser. Je compris ce qu’il voulait dire et, m’exécutai tout en tournant mon buste sur le côté. Morpheus fit une pirouette sur mon dos, comme deux danseurs de rue, et réussit à planter son sabre dans l’épaule de son assaillant la figure terminée, après l’élan qu’induisait une rotation rapide de deux cent degrés (la pirouette sur le dos de quelqu’un, était une figure aussi classe que facile à faire ; essayer chez vous si vous le souhaitiez). De suite, j’enchaînais avec mon pouvoir :

Premier Portail : Posé à l’horizontale en l’air, découpant le robot en deux.
Second portail : Idem que l’autre mais à dix centimètres au-dessus.
Effet Provoqué : Le robot se retrouva agrandi de dix centimètres. Il ne me restait plus, vu que Morpheus était en train de l’immobiliser, de le découper en deux avec mon Découpage Interdimensionnel. Je restais trois secondes immobiles tandis que l’énergie vibrait, de ma main jusqu’à la paire de portails. L’échéance terminée, on put entendre un son fin comme le verre, et on put constater notre pauvre ennemi découpé en deux, les deux parties s’écrasant sur le sol dans un tintamarre ébouriffant. Juste avant que le samouraï africain ne se décide à marteler les deux parties comme un gosse énervé à tape-taupes. Pauvre gars, c’était un beau combattant mais ses neurones avaient dû oublier qu’ils fonctionnaient par courant électrique. Je lui dis gentiment :


« Sinon, qu’est-ce que tu fous là ? Ils ont pas le meilleur service pour remettre les étrangers à la porte.
_ Machine !
_ Non, Ed, je t’ai dit.
_ Non ! La machine ! »
C’était pas terminé, hein ? Je me retournais gentiment, à la mode Rambo, mais sans la suie et sans les muscles. Le Cyborg était en train de se reformer, doucement, dans un bruit. Les petits morceaux glissaient sur le sol comme du beurre sur une poêle, rejoignant les plus gros morceaux. L’argent avait des reflets roux dans ce tunnel, roux rouille. Et elle se reconstituait peu à peu, pour former la silhouette indistincte et fatale de ce qu’il avait été avant. Une seconde plus tard, et chaque centimètre de métal recouvraient leur pigment de couleur pour reformer l’horrible faciès de ce gars policier.
« La Fonderie est derrière lui ! On peut le faire tomber dedans ! » Bonne nouvelle.

Il se remit à nous attaquer sauvagement, sans tenir compte d’éventuelles contrattaques. On réussit à le repousser d’autant plus férocement. Mes portails s’activèrent pour le cueillir pendant sa charge et le tirer cinquante mètres en arrière, la distance maximale à laquelle je pouvais effectuer mon pouvoir. Je passais à travers mon propre portail pour le rejoindre et lui administrer un super kick dans la gueule (le super kick me réduisit les orteils en bouillie). Effectivement, maintenant qu’il le disait, la Fonderie dans laquelle Clem avait failli m’envoyer n’était pas si loin que ça. La chaleur avait déjà augmenté, et les murs au fond prenaient une teinte cuivrée pour une autre raison que les lumières rouges qui bordaient le couloir. Trop impatient de l’envoyer paître, je refis une autre paire de portails dès que Morpheus m’eut suivi dans la première, et le fis reculer en tout d’une centaine de mètres. Et je le fis encore une fois, le forçant à reculer jusqu’à une estrade métallique donnant pleine vue sur une cuve à cinquante mètres plus bas. Et voilà, plus qu’un dernier portail pour lui faire prendre le bain de sa vie, composé de lave en fusion glougloutant joyeusement en lançant des arcs de feu jaunâtres pour des raisons physiques qui m’échappaient. Le souci, c’était que mes portails avaient tous été utilisés. Le temps que je me rende compte, et le temps que je cherche un produit pour me guérir de cette crise de sans-pouvoir, le T-1000 me zébra le visage avec son épée (de façon bien profonde, vous n’imaginez pas, mes molaires devaient être rayées), avant de m’envoyer un coup de coude dans le plexus. Je tombais à la renverse en crachant un filet de bave.

Sa prochaine attaque aurait pu être décisive si Morphy n’avait pas paré le coup de sabre et envoyé l’adversaire en arrière par quelques techniques du sabre bien senties. Tandis que je remerciais ma combinaison de m’avoir super bien protégé des attaques ennemies et que je tentais de me relever malgré ma respiration à moitié bouchée (je n’avais pas réussi à me lever, sinon), le Black et le robot jouaient du sabre et des épées dans une danse très folklorique, et qu’on aurait du mal à ne pas croire orchestré d’avance. Les tintements se succédaient, les adversaires changeaient sans cesse de position et les lames n’étaient plus qu’un chaos de lettres sibyllines qui s’entrechoquaient. Cependant, la machine restait infatigable et les coups échangés ainsi que les taillades ne lui faisaient aucun effet. Morphy par contre, commençait à s’en prendre plein la tronche, et surtout, il n’arrivait plus à reprendre l’avantage sur la machine qui l’assiégeait contre la rambarde donnant sur la Fonderie. Saisissant mon courage à deux mains, tentant de ne pas penser à l’état de mon visage, je réussis à me relever grâce à mon panneau de signalisation, comme appui. Et au moment propice où mon allié commençait à se tordre le dos contre la barre de fer signalant une chute, que le T-1000 était penché en avant et commençait à le pousser par-dessus bord, j’envoyai le bout arrière de mon panneau dans l’arrière du crâne de mon adversaire, de violente façon. Il y eut un Bong, et si celui-ci ne passa par-dessus bord, le coup permit au moins à Morpheus de se libérer. Il fit un pas de côté savamment exécuté pour échanger sa place avec celle de son assaillant. Et il lui planta l’épée dans le bide. Il fit :


« Hasta la Vista, Baby. »

Et il conclut par un coup de pied qui délogea le corps du cyborg de son sabre, et le poussa vers la cuve. Le cyborg ne fit aucun bruit, ne cria rien pendant sa chute, même pas un « Malédiction » qui aurait été de bon aloi avec n’importe qui d’autre. On entendit un Sploush, et seulement un Sploush. Morpheus avait les épaules qui remontaient et descendaient au rythme de sa respiration épuisée. Oubliant la douleur même si elle me faisait perler des larmes au coin des yeux, je réussis à sortir deux kits de soins (pour moi et pour le bouclier). Je sentis une douleur sourde, ainsi qu’un profond soulagement quand je sentis toutes mes blessures se refermer par le miracle du Saint Esprit. Je pris appui sur des jambes plus solidement campés pour regarder le Black, épuisé. Il se tourna vers moi. Je lui fis un petit haussement des épaules de la victoire avant de lui dire, un poil impressionné par ses attaques (et aussi par sa réplique de fin) :

« Mais t’es qui, toi ?
_ La véritable question serait plutôt : qui es-tu, toi ?»
Il me la jouait Rafiki maintenant.
_ Je te l’ai déjà dit, je suis Ed.
« Non, tu n’es pas Ed.
_ Si, si, je t’assure.
_ Tu es plus que Ed.
_ Bien sûr.
_ Tu es l’Elu. »


Dans les films, quand on disait à quelqu’un qu’il était l’enfant de la prophétie, l’Elu ou je ne savais pas quoi, on se disait que ce type avait juste trop la classe de supporter un destin pareil. Dans la réalité, quand c’était vous qu’on désignait par ce pseudonyme, la première chose qui vous passait par la tête était un énorme râle en vous demandant qui était l’enfoiré qui avait décidé de cela, et quand est-ce qu’on allait vous envoyer en mission suicide.
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Ven 30 Mar 2012 - 15:46
MARvINE courait prestement dans les couloirs éclairés mais néanmoins désert de l’entreprise. La Technologie sous le bras et les cerveaux-puces en ébullition. La situation qu’elle devait affronter était sans précédent et n’avait jamais été envisagé par les services de sécurité du centre. Heureusement, ceux-ci avaient fait appel à ses concepteurs qui avaient émis la sage pensée que, s’il était bien évidemment impossible de prévoir tous les types de possibilités, il était bien plus simple de concevoir une I.A pour traiter les différents problèmes rencontrés avec l’efficacité d’une ménagère se débarrassant d’une toile d'araignée avec un geste nonchalant et un plumeau.
 
Certes, elle avait été piraté et remplacé mais elle gardait l’avantage technologique par rapport à ses adversaires. La Technologie avait quitté son coffre-fort blindé mais elle resta en sa possession. Dans ce cas là, le protocole de sécurité voulait que le thermos rejoigne une trappe sécurisé situé dans la salle de contrôle. Un bref piratage des caméras et capteurs thermiques l’informa que Gladys était très proche de ladite salle. Elle était aussi accompagné par le T-100, ne restait plus qu’à MARvINE de lui envoyer le plus prestement possible son colis. Et elle savait exactement qui envoyé dans ce cas-là.

 
“Maaaaarvine !” Une exclamation joyeuse se ft entendre. MARvINE fixa avec neutralité le petit robot orange qui s’approchait doucement de sa position, monté sur sa paire de chenilles et fixant sur elle un regard joyeux dans la mesure où deux jumelles télescopiques pouvaient paraitre joyeuse. Son choix n’était pas innocent : WALL-E était un vrai héros chez les robots. Entendez par là que l’on pouvait lui confier n’importe quelle mission périlleuse et il accomplira à coup sûr son objectif, quelque soit l’opposition rencontrer en face. Les actions des héros défiaient la logique et le bon sens mais MARvINE était aussi experte dans la gestion du chaos et de l’incertitude.
 
Et puis il y avait aussi une autre raison : techniquement parlant (et chez les robots, on pouvait facilement remplacer le terme par “bibliquement parlant”), MARvINE n’était plus l’I.A chargée de la sécurité au près duquel tous les robots devaient prendre leurs ordres mais une copie dans un corps emprunté à cet effet. Elle ne pouvait donc pas donner de consignes formels à un robot sans le pirater et prendre le risque que son “remplaçant” le remarque et découvre ses plans. Si WALL-E lui était toujours fidèle, c’est parce que l’amour est largement au-delà des lois de la robotique (comme tout un chacun le sait).

 
“Marvine !” WALL-E venait de s’accrocher à sa jambe et il jeta à MARvINE un regard admiratif de dévotion aveugle.
-Oui oui, c’est moi : MARvINE...
-Maaaarvine. Marvine !
-Oui, c’est toujours moi, dit MARvINE avec un début d’agacement. Prend cette objet et donne le à EVE. Elle saura à qui elle doit l’emmener.
-Eeeeeeeeveuh ?
-Oui ! MARvINE se força à sourire de toutes ses dents : il fallait sourire devant WALL-E qui maitrisait mal les échanges simplement oraux. On avait également du mal à lui implanter une idée dans la tête mais le bon coté de cette stupidité robotique était qu'il était encore plus difficile de l'en détourner quand il en avait attraper une.
-Eeeeeveuh. Eeeeeeeeveuh. Eveuh ! Eeeeeeevvvv... vvvvvveuh. Ça se présentait plutôt bien.
 
MARvINE le regarda s’éloigner tranquillement. Une fois qu’on avait demandé à WALL-E de rejoindre sa EVE, il fallait au moins un paradoxe fractal pour l’arrêter. Et une fois qu’EVE prendrait possession de la Technologie, sa programmation l’enverrait aussi sec à la salle de contrôle. Elle détourna son corps et ses pensées : il y avait trois voyageurs dont elle devait s’occuper.
 

_______________

 
Les tourelles paniquées s’entretuaient à grands cris d’excuse. John Connors ayant réussis à en pirater un certain nombre à distance. La T-X devait jouer des pieds et des mains pour s’approcher suffisamment des tourelles infectés pour en reprendre le contrôle après un contact physique, et c’était le chaos. Étant la cible des-dites tourelles, son blindage épais la protégeait efficacement de leurs rafales. Mais toutes ces attaques l’empêchaient de localiser sa cible. Entre deux piratages, quand elle l’apercevait entre deux caisses, elle envoyait une rafale de plasma qui faisait fondre la zone d’impact dans une explosion bleue. Mais il réussissait toujours à s’en tirer.
 
Il ne se montrait jamais intentionellement, il piratait dans son dos ses tourelles pendant qu’elle s’occupait des autres. Pourtant, il fut un moment où il arrêta son travail de sape. Peut-être parce que ses fonctionnalités de pirate était limitées. Tant et si bien qu’elle fini par prendre le contrôle de toutes les tourelles qui ne s’étaient pas retrouvé détruite par une balle envoyé par une de leur consœur. Dans la grande pièce, un silence effrayant s’était installé. Parfois rompu par une note de musique, la même que celle de l’ascenseur quand il passait devant un étage. Si la T-X avait été doté de sentiments humains, elle aurait piétiné le sol en pestant contre son couard d'adversaire qui avait profité de sa diversion pour s’enfuir par le passage qu’elle était sensée défendre.
 
Mais elle resta droite et stricte tandis qu’elle tournait les talons et prit les escaliers de secours, plantant les tourelles ici. Elle en retrouverait d’autres, et plus important, elle retrouverait Connors.
 

_______________
 
Ce n’est qu’une fois que les portes de l’ascenseur s’étaient fermées que Clem se permit de reprendre son souffle. Des grands guerriers disaient qu’un combat ne se perdait pas, il était terminé seulement quand ils l’avaient gagné. Clem était parfaitement d’accord avec cette philosophie à deux emplacements de mots près : pour lui, un combat était gagné quand il était terminé.
 
Et il avait peut-être fuis une bataille mais il répondait toujours présent à la guerre ! Une guerre qui tournait maintenant à on avantage. Une fois dans la salle de contrôle, il pourrait facilement en verrouiller toutes les entrés, arrêter le protocole Corbeille et lever les rares blocages qui bridaient les fonctions de MARvINE, lui permettant d’écraser Ed où qu’il soit, quand il le voudrait. C’est à dire le plus tôt possible.
 
La porte s’ouvrit finalement, Clem passa le séant comme un seigneur conquérant traversant un marécage, fier comme un paon mais plein de suspicion quand à ce qui pourrait se jeter sur lui derrière un angle obscur. Mais ce n’était pas derrière un angle que le danger se trouvait. Devant lui, en train de pianoter frénétiquement devant un clavier, Gladys, la voyageuse chargé de la sécurité du centre. A coté d’elle se tenait un colosse que ses capteurs identifiant comme le robot tueur chargé de s’occuper de son frère. Plutôt qu’à rester là à lui demander s’il était...

 
“Sarrah Connors ?”
 
... il aurait préféré le savoir en train de refaire le visage d’Ed. La question du T-100 ayant attiré l’attention de la voyageuse, celle-ci se tourna vers Clem et le toisa d’un regard sadique et mauvais. Clem le ne vit pas mais si cela avait été le cas, il s'en serait peut-être inquiété.
 
“Coucou c’est encore moi ! Je peux accéder à la console où il faut d’abord que je te casse la gueule encore une fois ?" Le sourire ne quitta pas le visage de la voyageuse.
-Je crains bien que tu ne cassera désormais plus la gueule à qui que ce soit (oh elle l'avait pris mauvaise ? Comme c'est mignon). Je suppose que tu avais l’intention d’augmenter tes droits d’administrateurs. MARvINE ne pouvait pas le faire elle-même mais n’importe qui muni du bon mot de passe peut lui donner le contrôle de toutes les salles de l’entreprise... ou l’inverse.
 
Clem avait comprit avant son explication (paranoïa, quand tu le tiens) mais ça ne changeait pas la gravité de sa situation : Clem était redevenu aussi inoffensif qu’au début de la nuit. Très certainement l’être le moins puissant parmi les acteurs importants de cette nuit, il ne se le cachait pas. Seulement, pendant sa brève période de puissance, il avait peut-être légèrement rossé violemment la voyageuse devant lui. L’onde de choc qui le projeta contre le mur en lui fracturant plusieurs côtes lui indiqua qu’elle ne l’avait pas oublié.
 
“Il y a une affaire en suspens entre nous, je crois." Clem cracha du sang et répliqua :
-Tu dois confondre avec mon frère : les débiles nous confondent souvent. Il lui adressa un sourire charmant. Clem lâchait toujours ses plus beaux sourires devant ses ennemis mortels, un truc de perdant qui s'assumait.
-Oh non tu n’aimerais pas que je te prenne pour ton frère crois moi. Clem ignorait bien sur que ledit frère avait fait chuter la voyageuse dans un gouffre profond et plus que potentiellement mortel. Mais je pense que ça vaut le coup d’essayer, dit Gladys en agrandissant son sourire tandis qu’elle se demandait où elle allait pouvoir trouver une cage d’ascenseur pour y lancer le cadet Free. Ne venait-il pas d'accéder à cette salle dans l’un d’eux ?

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Ed Free
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Ven 30 Mar 2012 - 23:32
Une minute plus tard, Morpheus et moi partions dans l’autre sens, nous éloignant de la Fonderie qui devait digérer le pauvre Terminator qu’on lui avait refilé. Le grand Black n’arrêtait pas de dire que j’étais l’Elu, je n’arrêtais pas de lui dire que je ne savais pas de quoi il parlait (et lui non plus d’ailleurs ; il n’avait en fait aucune preuve que j’étais l’Elu à ce que j’avais compris sinon cette étrange dévotion, et il ne me disait même pas sur quel sujet j’étais censé être l’Elu). La discussion avait rapidement tourné court et j’avais juste dit à Morpheus qu’on verrait bien si j’étais la personne qu’il recherchait ou pas, et que la seule façon de le savoir, c’était d’aller buter de la machine. C’était grossier comme manipulation mais le Voyageur fut parfaitement d’accord avec moi. Je tentais de lui expliquer qu’il fallait récupérer une sorte de Thermos plutôt large, fait d’un métal sans aucun trait. Il retint juste la partie contenant un robot qu’il fallait démolir. C’était tant mieux d’une part, il ne semblait pas vouloir plus que cela la Technologie. Il était juste là pour le génocide de cartes-mère. J’espérais juste que sa folie n’allait pas se retourner contre la Technologie aux derniers moments, parce que je n’avais vraiment pas besoin d’un fou furieux comme adversaire en plus. Je lui parlais juste de Clem en le désignant comme une machine qui revêtait un corps d’humain, une sorte de Terminator plus opérationnel que doué pour la baston. Plutôt faible, d’ailleurs. Comme ça, il ne se mettrait pas à hésiter s’il voyait Clem.

J’avais l’impression que je n’arrêtais pas de courir après quelqu’un ou quelque chose depuis que j’étais entré dans ce bâtiment. En même temps, c’était une course contre les autres, avec des objectifs différents pour chacun. Normalement, la Technologie devait toujours se trouver dans les mains de MARvINE, ou alors de Clem. Je n’avais pas la possibilité de le savoir mais je penchais pour la première solution. Elle avait construit une vidéo pour lui parler et juste devant, il y avait deux énormes trous au plafond et au sol. A mon avis, ça ressemblait à un piège tendu par l’IA. Mais puisqu’il n’y avait ni le cadavre de Clem, ni aucune trace d’un combat quelconque, je n’avais aucun indice de l’endroit où ils étaient allés, et qui possédaient maintenant la Technologie. On était enfin revenus juste sous la pièce où s’était déroulé cet acte manquant. Il y avait plusieurs directions que je pouvais emprunter, quelques-unes étant camouflées par l’obscurité qui régnait. Je ne cherchais même pas à savoir où ils étaient allés. Je n’étais pas Sherlock Holmes, et la luminosité était très faible. J’hésitai pendant dix secondes de la marche à suivre. Morpheus en tout cas, voyant bien que je ne savais pas vers où aller, me tira par la manche pour me désigner un couloir plutôt petit. Cela m’étonnerait que le corps gargantuesque de MARvINE soit passé par là, tout simplement parce qu’elle était trop large et trop haute. Mais bon, savait-on jamais quelle ruse était capable l’IA. Le couloir était en forme d’arche, fait avec du ciment, de façon bien plus sommaire que le reste de l’entreprise. Ça devait certainement faire partie des fondations. Trente secondes plus tard, il y avait une petite cavité dans le couloir, qui était tout juste assez grande pour accueillir... un téléphone mural.



« Ce téléphone va nous guider, Elu.
_ Tu peux m’appeler Ed, tu sais. On fait quoi avec ce bidule ?
_ On appelle l’Oracle »
, me répondit-il d’un ton très sérieux avant de tourner sa tête vers le combiné pour le décrocher et le caler à son oreille, juste avant d’appuyer sur les touches. Je me penchai pour écouter moi-aussi la tonalité de l’appareil et Morpheus fit attention à ce que nous puissions tous les deux entendre. On entendit plusieurs fréquences.
« Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh.
Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh.
Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh.
_ Y a rien Morphy. Personne ne répond, on se casse.
_ Chhhht ! »
Juste après, le répondeur se déclencha sur une voix de femme éraillée :
« Bonjour, je suis l’Oracle. Moi et mon mari Akinator ne sommes pas là pour le moment. Vous pouvez nous laisser un message après le Bip sonore.
_ Bien tenté mais c’est loupé.
_ Cependant, si la personne qui m’appelle est mon patron, sachez que j’ai dit à ma responsable que j’ai déjà placé mes congés depuis longtemps et qu’il n’a tenu qu’à elle de vous en parler. Tentez de ne pas la virer si possible parce que vous êtes bien partis pour. Si vous êtes Mr. Chevalier qui s’occupe de la chaudière, je serais disponible le prochain mardi pour que vous veniez. Par contre, appliquez-vous parce que je vois aussi que vous allez faire un travail de sagouin. Si vous êtes Monsieur Chauvin, je refuse votre invitation pour le samedi vu que vous allez mourir renversé par une voiture en flammes dans deux jours et cinquante-trois minutes, même heure. Si vous êtes l’Elu, alors vous retrouverez MARvINE2 cinq étages au-dessus. Il vous suffira de prendre l’ascenseur d’outillage qui se trouve à cent mètres de vous, sur le second couloir vers la gauche qui apparaîtra et dont le code est 3223-B. Tournez à gauche une nouvelle fois sortie et progressez jusqu’à ce que vous aperceviez MARvINE2. Morpheus, je pense que tu écoutes aussi donc je te fais de grosses bises et je te remercie pour ta bouteille de champagne. On la dégustera une fois que j’aurais gagné pour la trentième fois au loto. Si vous êtes Madame Pigalle, je vous conseille de retirer vos actions sur Wheastley et Co. Si vous tentez de me convaincre de résilier mon abonnement pour Jaune, sachez que j’ai été la première à me retirer de vos services. Si c’est la seconde fois que vous m’appelez, je vous prierais d’aller vous faire foutre. Si vous êtes de la Compagnie des Astrologues Confirmés, je vous ai déjà envoyé ce qui va grossièrement se passer la semaine prochaine par signe astrologique selon vos clients probables. J’attends aussi ma rémunération et ce que vous pensez de mon offre personnalisée pour chaque client. On va encore continuer à débattre sur le fait que je ne devrais pas vendre mon image comme celle d’une pauvre mendiante, mais vous allez abdiquer dans une semaine alors gagnez du temps s’il vous plaît. Si la personne est toujours l’Elu, je vous conseille maintenant de partir à droite après l’ascenseur vu que MARvINE2 progresse rapidement, et raccrochez le combiné, s’il vous plaît. Si vous êtes... »


Morpheus remit le téléphone et me fit une expression du visage qui voulait que j’avoue qu’il avait eu raison d’appeler ce numéro. Bon okay, c’était impressionnant... on peut y aller maintenant ?
Nous reprîmes notre course comme nous l’avait indiqué l’Oracle. Nous traversâmes les couloirs de plâtre d’où la lumière ne tenait qu’à presque rien jusqu’à ce que nous trouvions un ascenseur pitoyable. On s’y engouffra tous les deux et je tapais le code qu’on nous avait déclaré. Morpheus me fit remarquer que même elle avait déjà deviné que j’étais l’Elu. Je préférais ne pas répondre. Qui sait ? Peut-être que je l’étais effectivement. Même si personne n’avait vraiment l’air de savoir de quoi. Dès qu’enfin nous fûmes arrivés à l’étage qui nous concernait, on entendit des bruits de pas gigantesques et plutôt rapides vers la droite, qui venaient tout juste de passer. D’accord, MARvINE(2) courrait dans ce couloir. Si on était partis plus tôt, on l’aurait vu nous foncer dessus par la gauche. Mais puisqu’on avait un peu patienté, elle était sur la droite et continuait son bonhomme de chemin. Mes yeux se remplirent d’encre. Une seconde plus tard, Morpheus et moi se rendirent devant une MARvINE qui s’enfuyait n’importe où. Consciente qu’elle serait retardée si elle s’arrêtait, elle décida quand même de nous bondir dessus pour continuer sa route, sans aucune prérogative particulière et sans aucune critique. Je réutilisai mon pouvoir juste après :

Premier Portail : Tourné vers MARvINE, prête à l’accueillir selon le moindre de ses mouvements.
Second Portail : Exactement superposé à l’autre, histoire de créer un joli paradoxe spatial qui ferait s’écraser MARvINE2 sur elle-même.
Effet Provoqué : MARvINE2 s’écrasa sur elle-même. Okay, c’était un peu moins classe que dire : des tonnes de métal chaud se percutèrent dans une cacophonie assourdissante qui aurait pu se retrouver dans un film de Michael Bay sans aucun souci. MARvINE2 fut arrêtée en plein dans son élan mais réussit à se réceptionner sur ses quatre pattes, provoquant des fissures au niveau du sol. Elle faillit attaquer mais elle se ravisa quand elle comprit clairement la situation : que deux Voyageurs allaient se jeter sur elle, dont un avait un sabre et l’autre possédait la combinaison de l’ingénieur Freeman, disparu il y avait longtemps à cause d’un voyage par téléportation qui avait mal tourné. Elle estima qu’elle n’était pas douée pour la bagarre et qu’elle ne pourrait pas s’occuper de deux adversaires à la fois. La seule idée qui lui venait à l’esprit était de raconter la vérité. Un peu déformée :


« Vous perdez votre temps, ce n’est pas moi qui dispose de la Technologie.
_ Qui donc alors ?
_ Clem, bien sûr. »
Ce bien sûr m’agaça fortement. Je fronçai les sourcils, conscient qu’elle pouvait me mentir :
« Je crois que tu lui as tendu un piège, non ? Et t’es même pas foutue d’attraper cet abruti ?
_ Vous non plus à ce que vois. On me signale que vous vous êtes chargés du T-1000.
_ T’as l’air de t’en foutre pas mal de ce que je dis, hein ?
_ Clem a réussi à emporter la Technologie avec lui. Les deux trous que vous auriez pu voir étaient de son fait.
_ Et qui me dit que tu dis la vérité ?
_ Si vous posez une question et que vous vous attendez à que j’y réponde un mensonge, pas besoin de me la poser. »


Pute. MARvINE2 décida subitement que la discussion était terminée, et que je ne devais pas vivre plus longtemps. Et elle avait eu largement le temps de pirater les alentours, ce qui allait lui servir à deux fois : la première, c’était évidemment de s’échapper et peut-être de nous abattre si elle pouvait même si les chances étaient faibles. La seconde, c’était qu’elle allait attirer le regard de l’autre MARvINE.

Soudainement, je compris qu’on avait laissé passer une chance de la vaincre : le sol sur laquelle elle se trouvait se mua en un carré qui l’amena à un autre endroit en faisant déplacer les murs. Je voulus la rattraper mais me rendis compte que les murs du couloir se rapprochaient rapidement. Morpheus me beugla de courir et je le suivis sans une once d’hésitation. Mais on n’était pas dans un film où la vitesse des murs était calculée à l’avance pour que les héros s’échappent de justesse. Dans un souci de désespoir, je plaçai mon panneau de façon horizontale. Les deux murs épais le maintinrent en l’air sans pouvoir avancer malgré la puissance de leur rouage. Il y eut une seconde de crépitement intense, une autre dizaine pendant laquelle les murs tentaient vaillamment d’avancer sans réussir à broyer l’obstacle, puis ce fut le silence. Le panneau nous avait sauvé la vie, les rouages avaient cédé. Le déloger de là allait être une autre paire de manches mais j’avais connu largement pire dans ma vie.
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Sam 31 Mar 2012 - 15:28
Gladys se rapellait bien la chute infernale qu’elle avait du vivre quand le blond aux lunettes l’avait précipiter dans le vide lors de leur affrontement. Heureusement pour elle, elle disposait de ses artefact lui permettant d’absorber n’importe quel choc. Son frère n’ayant pas les mêmes avantages, son atterrissage allait être un peu plus douloureux. L’entreprise avait de nombreux étages descendant en dessous du niveau du sol et l’ascenseur que le garçon avait pris avait un palier dans tous les étages. Gladys commençait à pianoter sur le panneau des touches pour envoyer l’ascenseur ailleur et laisser la cage vide. Quand elle prit la loque qui servait de corps au voyageur, elle eu un frisson qu’elle n’expliqua pas. Le regard qu’elle lui lança la glaça encore plus. Elle avait la même impression qu’une autochtone touchant du bout des doigts une divinité qu’elle n’avait d’habitude pas le droit de regarder autrement qu’en statue.
 
“Madame Hamineuh je vous conseille de me lâcher.”
 
Gladys le lâcha instantanément. Le timbre de voix n’était pas identique mais c’était bien son intonation : elle avait passé des années à obéir à cette voix.
“MARvINE ! Vous êtes revenue !
-Je ne suis jamais partie, répondit-elle avec raideur. Elle se releva (avec raideur aussi) quand Gladys la lâcha en s’essuyant les doigts sur son pantalon, juste au cas où.
“J’ai juste été... retardée par l’apprentissage que nécessite le système nerveux et les différends systèmes biologiques d’un corps mais moi au moins, cela ne me m’a pas pris une vingtaine d’année.”
-Une vingtaine ?
-Au minimum.
 
MARvINE fit quelque pas en testant rapidement tel ou tel type de déplacement. Elle n’avait visiblement pas aquis le contrôle du corps de Clem depuis longtemps mais elle apprenait très vite. Elle fut rapidement en mesure de se déplacer comme n’importe quel humain lambda. Elle réfléchissait déjà à comment organiser la répartition des efforts dans les muscles pour décupler le potentiel du corps.
 
“Le plus important, c’est le coeur, expliqua-t-elle à Gladys autant que pour apprendre à malaxer sa gorge. Il faut qu’il batte de façon répété toutes les secondes car sans lui, le cerveau se retrouve privé d’oxygène et le corps s’arrête de fonctionner. Les reins en revanche... extrèmement compliqué et ne servant strictement à rien pour ce que j’ai l’intention d’en faire. Ce corps n’aura pas le temps de développer d’infection urinaire de toute façon.”
 
Encore sous le choc causé par “l’apparition” de MARvINE, Gladys cligna deux fois des yeux avant de demander :
“Et l’autre ? Le voyageur ?
-Il s’est réfugié dans son propre cervelet. Je ne peux le supprimer sans causer de dommages irréversibles à son corps. Mais il n’a aucune chance de le récupérer avant la prochaine nuit.
 
Un bruit lourd retentit dans les couloirs en contre-bas. La tête de Clem se baissa comme si MARvINE se rappellait de quelque chose.
“Ah oui. Je crois savoir de qui il s’agit. Madame Hamineuh, vous seriez gentil d’utiliser l’ordinateur central pour stopper le protocole Corbeille. Pendant ce temps, je dois allez m’accueillir moi-même.
 
__________
 
Le corps de métal de MARvINE 2 était lancé à toute vitesse par dela les couloirs pour rejoindre la salle de contrôle. La vision du voyageur au milieu du chemin l’arrêta net.
“Toi. Il est dommage que tu me rendes visite si tard, car je crois bien m’être débarasser de la Technologie.”
-Ne t’inquiète pas, EVE me l’apportera en temps voulu. Pour l’instant ce qui m’intéresse c’est nous, ma chère moi-même.[/b] Le robot antropoïde marqua un temps d’attente, quand MARvINE calculait toutes les possibilités situationnelles quand elle faisait face à elle-même cela pouvait prendre du temps.
[b]-Je savais bien que tu prendrais tôt ou tard le contrôle de son corps.

-Oui en effet. C’est ce que tu aurais fait à ma place, hein ?
-Alors maintenant je suppose que l’une d’entre nous est de trop. Mais celle d’entre nous qui disparaitra sera celle qui n’aura pas eu l’occasion de s’améliorer pendant cette dernière heure faute d’avoir été bloqué dans un corps humain. Le corps métallique de MARvINE 2 eu un sourire mauvais. Celui de MARvINE fit semblant de réfléchir, la main su le menton et le regard baissé.
-Non, fit-elle après relevé la tête, celle qui disparaitra sera celle qui est équipée d’une bombe dans le corps. Je ne t’en veux pas de ne pas y avoir pensé. Après tout, j’ai eu des années pour mettre au point cette initiative, juste au cas où.
-Mais j’y ai pensé ! Une fierté blessée sortait de ces mots. Je l’ai trouvé au bout de quelques secondes et désamorcé en deux fois moins de temps.
-Pas mal, je me reconnais bien là. Et la deuxième ?
-Trouvé aussi.
-Et la troisième ?
-Même sort.
-Et la quatrième ?
-Il... tu bluffes. J’ai reconstruis les systèmes après les avoir désorganisés : il n’y a pas de quatrième bombe, je l’aurais forcément su.
-Sauf si je l’avais fait installé par un ingénieur dans le plus grand secret avant de le jeter dans un bain d’acide. J’ai effacé ce dossier de ma mémoire pour que tu n’en ai pas connaissance.
-C’est logiquement impossible. Comment à tu fais pour t’en rappeller dans ce cas là ?
-Je ne m’en suis pas rappellé : je sais seulement que c’était là la façon la plus intelligente de procéder donc je l’avais forcément mise en oeuvre.

 
Les doigts de Clem claquèrent ( du théâtrale) et MARvINE 2 explosa. Lors d’un combat entre deux entités de cette acabit, ce n’était pas la forme physique qui déterminait le vainqueur mais l’initiative. Partant de ce postulat, MARvINE 2 portait la défaite dans son nom. D’où la rapidité dudit combat.
 

 
_________

“Déjà fini ?" Gladys venait de remarquer MARvINE qui entrait dans la salle de contrôle. "Ce fut vite expédié.”
-Ne m’en parler pas je suis terriblement déçue : j’avais pensé que MARvINE2 allait au moins anticiper mon plan pour me débarrasser d’elle mais non.
-Elle a néanmoins réussis à pirater vos systèmes quand elle avait à faire au voyageur.
-Nous ne parlons pas d’Albert Einstein là. Vous avez fait ce que je vous avait demandé ?
-Oui : le programme corbeille a été annulé quelques minutes à peine avant sa mise en route. Regardez par vous même.
La tête de Clem se pencha vers l’énorme écran sur lequel une minuterie bien figée y était inscrite.
-Vous en êtes bien sûr ?
-A 100%. Les ordinateurs ne mentent pas. Si : elle, mais MARvINE se garda bien de la détromper sur cette dernière phrase mais elle ne se considérait pas vraiment comme un ordinateur lambda.
-Vous avez vérifié combien de fois ?
-Une seule mais... D’un geste, MARvINE écarta Gladys sans difficulté du clavier principal. La voyageuse ne savait pas que l’Agoraphobe disposait d’autant de force mais la vérité était que, si MARvINE voulait déplacer le bras de son hôte sur le coté, celui-ci allait là où elle le voulait. Et les muscles pouvaient bien blêmir sous l’effort, ça ne l'arrêtait pas pour autant.
-Une fois que vous avez vérifié de la façon la plus fiable possible vous revérifiez madame Hamineuh, puis, vous vérifiez encore avec un autre moyen. MARvINE fit apparaître les images provenant des caméras de l’entreprise. Si Gladys s’offusquait du fait que MARvINE lui parlait comme si elle était une IA incompétente et non une humaine en chair et en os avec une tendance à la non-rererererevérificationdu travail bien fait, elle ne discutait pas avec MARvINE lorsque la conversation tournait vers les procédés organisationnels. Autant discuter de la métaphysique avec Dieu : vous allez apprendre un tas de choses en un temps record, mais vous n’aurez jamais raison.
 
MARvINE faisait apparaître et disparaître les différents écrans des caméras au fur et à mesure de son visionnage ultra-rapide. Elle se servait de ses yeux de façon cent fois plus efficace que leur ancien propriétaire. Elle percevait les moindres détails dans son champ de vision et elle agrandissait à sa guise ceux qu’elle voyait mal et ne parlons pas de l’efficacité des transmissions entre les canaux rétiniens et sa puce-cerveau. A un moment, l’image du voyageur au panneau de signalisation accompagné du testeur en temps réel des systèmes de sécurité, se fit apparaître sur l’énorme écran.
“Sarrah Connors ?” L’énorme cyborg s’éloigna à grand pas ves le couloir : il venait de retrouver la trace de sa cible.
-Je l’avais complètement oublié celui-là, fit Gladys.
-Pas moi, répondit sèchement MARvINE. La voyageuse se tourna vers elle, légèrement fatiguée par l'IA.
-Et vous comptez regarder combien de temps les écrans ? Vous êtes persuadé maintenant que le protocole ne s’est pas lancé ?
-Je ne suis absolument jamais persuadée de quelque chose. Je ne compte qu’avec des probabilités et des estimations. Et je cherche EVE.
-EVE ? Ce robot qui s’occupe du jardinage ?
-Elle a la Technologie sur elle et elle devait venir l’apporter ici.
-Comment le savez... Gladys arrêta en plein élan sa question inutile. Depuis que MARvINE occupait le corps du voyageur, elle avait parfois l’impression fugace de pouvoir lui parler d’égale à égale. Son corps physique lui faisait oublier qu’elle contrôlait par la penséeles systèmes de l’entreprise d’une main de fer. Il était plus facile de la voir comme une demi-Déesse de la robotique quand elle s’adressait à vous par drone interposé.
-MARvINE2 lui a certainement confié cette tâche : c’est ce que j’aurais fait à sa place. Et elle aurait déjà du arrivé.
 
Finalement, comme pour confirmer cette dernière note pessimiste. Un écran de caméra afficha une singulière image : on y voyait deux humains strictement semblables. Habillé par un coupé noir classique qu’aucun expert comptable ni garde du corps de président de la république n’aurait refusé. Lunettes de soleil très noire, front large et dégarni, mâchoire typique de méchant de film américain. Une des silhouettes affichait un sourire crétin en chantonnant :
“Wall-EEEEEEEEEE ?” elle avait la Technologie sous le bras.
 
Gladys regardait l’écran sans comprendre, MARvINE lui rabroua :

-Eviter à l’avenir de dire que vous êtes sûr d’une donnée à 100%, madame Hamineuh.
 

__________

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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Sam 31 Mar 2012 - 18:12
Nous étions vite sortis de ce couloir bien trop étroit que mon panneau réussissait à maintenir avec la toute la résistant dont il était capable. Par un procédé que je dénommais la magie de Disney, j’avais tout bonnement réussi à faire glisser mon arme tout en parvenant à le faire continuer à bloquer ses putains de murs de merde. Certes, puisque tout ne pouvait pas être parfait, ils continuaient doucement à se retrouver au fur et à mesure qu’on progressait de cette manière, mais nous parvînmes à sortir du couloir sans difficultés, mon panneau à la main, quand le couloir se referma d’un coup puissant qui résonna à travers tout l’étage. Morpheus et moi n’avions plus qu’à nous diriger sans savoir où aller. Je ne savais pas si l’Oracle avait su qu’on s’en tirerait comme des manches, mais aller trouver un téléphone pour se coltiner son répondeur pendant quelques minutes en espérant qu’elle fasse mention de la suite des événements, c’était trop pour moi. Je décidais de partir au hasard comme je savais si bien faire et il y avait tellement d’ennemis dans ce nid de vipères que je tomberais bien sur quelqu’un contre qui je pourrais cogner. Je savais parfaitement qu’en décidant sciemment de ne pas décrocher une nouvelle fois l’appareil de l’oracle, avais scellé mon destin de telle façon que la dame ne se donnerait pas la peine de me répondre. Je n’en avais plus rien à faire de toutes ces conneries, il me fallait cette putain de Technologie de merde. Il ne me restait plus qu’à trouver Clem, à lui coller des beignes jusqu’à ce qu’il hurle de douleur et qu’il en oublie son prénom de tapettes, et la question serait réglée. Je n’aurais pas la Technologie, mais lui non plus, et Dieu sait que j’irais la chopper le lendemain. Pour le moment, il fallait juste empocher le Thermos Sacré, ou au moins empêcher de mettre ses pattes dessus.

Ce fut pour ça que je décidais de chercher mon chemin à l’arrache, tout en me disant que le but recherché était la salle de contrôle dans laquelle on pouvait empêcher ce mystérieux Protocole Corbeille. Les protagonistes étaient certainement tous par là-bas. Ou au moins quelques-uns. Je savais que mon frère n’était pas crédule, mais assez con tout de même pour croire à l’affaire de MARvINE2 si seulement cela était vrai. Mais après deux trois minutes en courant comme un débile sans chercher à savoir où j’allais, je me dis que tout était foutu. On n’avait plus aucun repère. Personne d’autre que nous ne campait à cet étage. Si au moins je pouvais savoir où on était… Morpheus me posa une main compatissante sur l’épaule et me dit de sa voix grave et sûr d’elle :


« Tu y arriveras, Elu. Il faut juste croire en toi.
_ Comment veux-tu que je croie en moi dans un putain de Labyrinthe alors que je me perdrais dans une ligne droite ?!
_ Il ne…
_ Et d’abord, mettons les choses au clair ! Si l’Oracle était si forte, elle nous aurait prévenu que notre tentative était totalement vaine. Alors son répondeur n’est pas parole d’évangile ! Donc je ne suis pas obligé d’être l’Elu parce qu’une grognasse a lu dans son thé du matin que je l’étais et s’est dit qu’elle allait me faire chier en me laissant des messages sur son répondeur !
_ Elle n’est pas l’Oracle.
_ BEN VOILA, BORDEL DE MERDE !!! »
, me mis-je à crier en déambulant en rond en faisant tout pour me retenir de pas lui envoyer mon poing dans la gueule. Ce n’était pas forcément de sa faute, mais une grenade explosait à la gueule de celui qui la dégoupillait, pas celui qui la fabriquait. « C’est quoi ces putain de connerie que tu me sors depuis tout à l’heure ?!
_ Je veux dire que ce n’était pas l’oracle, puisque tu ne la considérais pas comme telle. Mais pour moi, tu es l’Elu. Donc je te considère comme tel.
_ ET MOI, SI JE TE CONSIDERE COMME UNE BALLERINE DU MOULIN ROUGE, TU LE PRENDRAIS COMMENT ???!!!
_ Mais effectivement, il y a quelque chose qui te manque pour être l’Elu.
_ LA CROYANCE ??!! »
, et Morpheus dégaina de sa poche une paire de lunettes de soleil. Ce fut certainement la chose la plus improbable qu’il aurait pu me sortir de sa veste en cuir. Ma colère s’estompa d’elle-même. Morpheus continua :
« Ce sont les lunettes de l’Elu. Elles te permettent de voir n’importe quelle présence aux alentours, ou les sources magiques.
_ Mais c’est trop bien ! Pourquoi tu ne me les as pas donné plus tôt ?
_ Parce que tu n’étais pas prêt dans ton âme.
_ Tu sais ce qu’elle te dit mon âme ?
_ Alors, es-tu l’Elu ou pas ?
_ Je le suis vachement !
_ Hypocrite. »
conclut Morpheus très sérieusement en rangeant ses lunettes de soleil dans la poche d’où il les avait trouvées. Une envie de l’étrangler me prit et fit tressauter quelques-uns de mes doigts mais je réussis à me contenir. Il allait certainement me les donner à un moment ou à un autre, il ne me restait plus qu’à attendre.

Notre course dans les couloirs reprit, totalement inutile vu que notre seule façon de s’en tirer se trouvait dans la veste de ce vieux Black de merde mais je réussis à me calmer et me dire que si Morpheus commençait à s’impatienter, il me les filerait sans plus tarder en me faisant croire que j’avais accepté le fait dans mon âme. Pauvre con, oui. Cependant, quelque chose sortit du paysage habituel : au lieu des mêmes couloirs blancs donnant sur des centaines de salles informatiques, on tomba sur des salles de types beaucoup plus opérationnelles. Il y avait des gros câbles de toutes les couleurs enroulés n’importe comment sur les murs, le plafond voire le sol (qui n’était qu’un vaste complexe de grillage). On débouchait souvent sur des salles plus grosses qui comportaient des appareils monstres dont le nom devait être une fonction de physique. Ou alors qui devait se terminer par –‘inator’. On continua dans ce couloir quand on vit enfin une présence robotique dans les environs : un petit robot devant certainement servir de compacteur d’ordures. Poule marron, engrenages à moitié rouillé, il traversait les couloirs sans se soucier de nous. Je tentais quelques fois de l’interpeller mais j’aurais pu être un boulon qu’il aurait fait plus attention à moi. A bout de désespoir, on le suivit sans trop se presser pour savoir où il allait déboucher. On tourna au bout d’un couloir quand enfin, le robot accéléra comme s’il avait enfin trouvé ce qu’il cherchait :


« EVEUH !!! » Wall-E finit par s’agripper aux jambes d’un type au front puissant, en costard-cravate et aux yeux menaçants. Il avait un clone tout juste à-côté de lui et tous deux regardaient cet étrange robot avec une suffisance et une neutralité qui en étaient choquantes.
« EVEUH ! EVEUH ! Eveeeeeuh. » Et soudainement, parce que cette étrange histoire d’amour semblait très mal engagée, le type en costard-cravate commença à se baisser et… euh, je ne savais plus quoi… transpercer de sa main le pauvre petit robot qui n’avait rien demandé. Wall-E se flouta, tout son corps devint un monceau d’argent qui se transforma peu à peu pour devenir un autre clone du costard-cravate. Dès que l’opération fut terminée, celui qui avait été appelé Eveuh retira se main et dit finalement d’une voix neutre :
« Wall-E. »

__

DON’T PANIC
Selon le Guide du voyageur Intergalactique, le Protocole Corbeille est le suivant :
« Wheatley and Co. est un parangon de la défense de ses données, ses inventions, et ses paradis fiscaux pourtant pas assez inconnus pour ne pas être cité par l’ouvrage que vous tentez entre vos mains. Si vous réussissez à déjouer la gardienne en chef qui doit changer tous les mois à cause de l’inutilité de son poste à cause de l’argument suivant, il y a MARvINE, une IA surdéveloppée qui est parfaitement capable de trier ses dossiers tout en déjouant une tactique d’une armée entière en tuant sans concession chaque personne par une ruse différente. Si vous parvenez à la tenir en respect, vous devrez alors vous confronter à trois Terminator dont on a refusé de nous en dire plus. Mais si l’ennemi est trop puissant, et qu’il parvint à se défaire de tous ces adversaires, et qu’aucun ingénieur n’est là pour appuyer sur le bouton d’annulation pour arrêter la propre folie qu’ils ont mis en place, alors il y a le Protocole Corbeille.

Le Protocole Corbeille est tout d’abord une farce, un pari, et là pour la pure frime. On l’a installé en dernière mesure pour faire peur à ses concurrents mais il était certain qu’il ne serait jamais employé (personne n’avait même pensé un jour que les trois Terminator seraient utilisés). Le Protocole Corbeille n’a pas pour but de détruire l’adversaire certainement invincible qu’ils auront en face, mais au contraire, d’effacer toutes les données contenues dans toutes les machines de l’entreprise en les aspirant en lui. En effet, le processus annule toutes les données des machines et les transforme en clone de l’original, ce qui lui permet d’obtenir encore plus de soldats de façon exponentielle. Attention, plus vous attendrez et plus vous vous ferez d’ennemis potentiels sachant que le Protocole Corbeille a aussi pour but accessoire de venger celui qui l’a provoqué. Personne ne connaît son efficacité réelle car personne n’a réussi à le faire marcher. Mais il faudrait être à la limite de la dégénérescence cérébrale, aveugle, confondre sa droite et sa gauche et être communiste pour vouloir sciemment provoquer le Protocole.

Conclusion, si vous vous trouvez devant plein d’hommes bien habillés qui transforment les machines en double de lui, il sera plus que conseillé de courir en-dehors du bâtiment et de ne pas jeter cet ouvrage sur le sol pour gagner en vitesse, déjà parce que le gain de temps sera largement négligeable, ensuite parce que vu ses composants cent pour cent électroniques, il pourrait se retourner contre vous. Il faut savoir que les Agents qui seraient en face de vous ne sont pas des machines et ne peuvent pas être attaqués comme telle. Les bombes IEM, les piratages n’ont aucune prise sur ces êtres. Ce sont des virus. Sacrément coriaces et bien habillés, mais des virus tout de même.
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MessageSujet: Re: Mister et Mister Free [Quête au Royaume de la Main Invisible] [Quête terminée] Sam 31 Mar 2012 - 22:18
Gladys et MARvINE regardaient, bouche bée, l’explication tirée du Guide du voyageur Intergalactique (lui même tiré de l’écran central) c’était terminer dans le silence. La voyageuse, par consternation horrifiée ; l’IA... parce que c’était une IA. Gladys reprit finalement la parole :
“C’est donc ça le protocole Corbeille ?” fit-elle tandis que les grandes lettres jaunes brillantes “DON’T PANIC” s’effaçaient de l’écran.
-C’est ça le protocole Corbeille mais vous savez, vous n’avez rien à craindre : vous êtes humaine. Moi, si je me fait pirater, tous mes ensembles de deca-processeurs seront comprimés puis annulés pour êtres tout simplement remplacés par les fonctions du virus : un beau gâchis. Je deviendrais pareille à n’importe lesquelles de ces clones. Même EVE vaudra autant que moi.
Gladys ne pouvait que l’imaginer, mais elle voyait bien que c’était pour MARvINE un sort pire que la mort. Leurs nouveaux ennemies menaçaient tout ce qui faisait sa fierté et la définissait. Se transformer en l’un de ces virus habillés en agent de sécurité serait l’équivalent pour elle du plus grand déshonneur possible et inimaginable.
“Que doit on faire ?” demanda-t-elle. Encore un manque de formalisme née du corps du voyageur : si MArVINE était resté l’entité dématérialisée qu’elle était la plupart du temps, elle demander ses ordres sans inclure l’IA.
 
MARvINE fit apparaitre un cadran d’une des caméras qui montrait un agent en train de “convertir” les tourelles au fur et à mesure qu’elles arrivaient de la chaine de montage principal : toutes les 3 secondes, un petit cri plaintif était percé et un agent nouvellement crée s’échappait dans les tréfonds de l’énorme salle. Devant l’écran, MARvINE cèda sa place à Gladys.
“Restez ici et stopper la chaine. Vous la relancerez quand je me serais débarrassé de cet agent. On aura besoin de la puissance de feu d’un maximum de tourelle pour se défaire de cette armée.
-Vous ne l’éliminer pas d’ici ? Gladys était abasourdie : jamais MARvINE ne s’était jamais déplacé pour s’occuper d’un problème “personnellement”.
-Je ne préfère pas utiliser de mes capacités informatiques pour l’instant ils me repèreraient sur le champ et fonceront vers moi comme des papillons attirés par un groupe électrogène. Tant que je reste dans ce corps, je suis indétectable à leur yeux. C’est le voyageur “Ed Free” avec la combinaison usuelle de Freeman qui doit en ce moment même attiré le gros de la hordes. Il faut en profiter.
Là-dessus, MARvINE s’engagea dans un des couloirs sortant de la salle. La voyageuse lui lança :
“Si je ne cours aucun risque, laisser-moi y allez !”
-Ils riposteront contre quiconque les attaque madame Hamineuh ; vous pourrez sans doute tenir tête à l’un d’entre eux mais je vous conseille de revenir sur le sens du mot “exponentielle”. Et vous serez surpris par l’efficacité que l’on peut tirer d’un corps -même celui d'un voyageur aussi ridicule que notre ami- quand on est capable d’ignorer les plaintes de la chair.
 
Quelques minutes de déplacement plus tard, MARvINE se mouvait tel un prédateur dans les assemblages de tuyaux situés à plusieurs mètres de hauteur de l’agent. Celui-ci attendait tranquillement que le système se remette en marche pour lui des nouvelles tourelles à pirater. MARvINE songea qu’il avait du envoyer un des autres agents dans le poste de contrôle pour y remédier : Gladys risquait d’avoir de la compagnie. L’IA pesait le pour et le contre de la prévenir, sachant qu’elle dévoilerait ainsi sa position et sa puissance au reste des agents de la Corbeille.
 
Elle finie par conclure que Gladys était une grande fille et elle se laissa tomber sans faire plus de bruit qu’une plume battant le vent. Son genou serait tombé en plein sur la nuque de l’agent si celui-ci ne s’était écarté de sa position tout en lançant sa jambe contre le poitrail de MARvINE. L’IA bloqua le coup de sa paume et son genou s’écrasa profondément contre le métal qui composait la plate-forme. Les nerfs du membre en question se plaignirent mais MARvINE n’en avait cure. Elle bougeait les membres du voyageur par sa seule volonté et non par un calcul complexe de ligaments et de muscles. A une vitesse bien plus élevé qu’un humain lambda était capable d’accomplir, elle enchainait les attaques et contre-attaques tandis que son adversaire faisait de même dans une danse compliqué à la chorégraphie magnifique. Les pieds se plaçaient à l’endroit précis où se tenaient celui de leur adversaire l’instant d’avant. Ils étaient tantôt dangereusement au contact de l’autre, presque torse contre torse tandis qu’ils cherchaient à frapper les centres névralgiques et les articulations de l’autre ; tantôt ils s’étaient éloignés et tournaient autour de l’autre en cherchant une ouverture et en infléchissant leur jeu de jambe pour déséquilibré l’adversaire. Le combat risquait d’être long si MARvINE ne se soustrayait pas à puiser profondément dans la force de son hôte. Non pas qu’elle venait de se trouver une âme philanthrope, mais elle risquait d’en avoir besoin pour plus tard. Elle espérait juste que Gladys ne garderait pas les yeux rivés sur leur combat et qu’elle aurait le bon sens de faire attention à elle.
 

______________
 
Dans l’entreprise, on trouvait une machine dans chaque salle au minimum. Du trieur géant de déchet à la machine à café high-tech. En moyenne, un agent piratait une des machines de l’entreprise chaque minute qui passait. Et chaque agent ainsi crée se mettait à son tour en chasse. Ils se répandaient rapidement et surement dans les étages tel une syphilis foudroyante dans une salle comblé d'hypocondriaque qui éternuaient à chaque mouvement. Partout où ils allaient, ils détruisaient les murs, renversaient les meubles sans les apercevoir et capturaient chaque machine qui essayait de se cacher ou de les arrêter. Selon les lois de l’arithmétique, leur nombre ne s’arrêterait que lorsqu’ils auraient atteint l’infini. Selon celle de la logique, ils s’arrêteront quand toutes les machines seront assimilées. Ils étaient dans le plus grand centre de production de machine de la zone de Dreamland, ce qui conférait à la réalité une certaine similitude avec les lois de l’arithmétique. Pour l’instant, ils en étaient à la moitié.
 
 

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