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[Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren

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Ed Free
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MessageSujet: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptySam 20 Aoû 2011 - 19:30
J'avais quand même un minimum le trac quand je déboulai dans l'arène pour pouvoir arbitrer mon premier match. Je savais que je n'avais pas à m'inquiéter ; pour une fois, je serais du bon côté du Tournoi : celui où je n'allais pas me prendre des pains en pleine gueule pour une gloire éphémère et pour qu'un zigoto en chapeau noir déforme quand même mon patronyme. J'avais l'impression que chaque membre du public (pourtant surexcité comme une puce qui aurait bu trop de vinaigre) était en train de dévisager mon panneau de signalisation qui indiquait clairement une obligation d'aller tout droit. Je comprenais le sens (Ahah) qu'il voulait prendre pour les joueurs, mais je me demandais s'il en avait une pour moi. Ma marche était peut-être trop raide, mais je réussis à la fluidifier arrivé à mi-chemin. Je fis une haute foulée pour me retrouver sur le ring, ce qui accentua d'autant plus la tension qui régnait dans ce lieu qui allait bientôt sentir le sang et l'euphorie collective mal placée. Je m'arrêtai en plein milieu du ring, ce qui me fit l'effet d'être un arbitre d'un match de boxe.

Ma main devenait moite tandis que je tenais fermement le micro noir. Dire que pour mon premier combat, j'avais prévu de faire un petit truc sympa et hyper-vantard histoire d'avoir l'attention du public, comme se téléporter en plein milieu du Colisée. Mais une fois sur place, l'importance des lieux m'avait scotché au sol. On allait tenter de rester sobre ; les juges des différentes guildes n'étaient pas venus voir un guignol se montrer en plein spectacle. Je regardai une nouvelle fois mon micro en oubliant totalement comment je devais m'en servir, et surtout où j'avais choppé un truc pareil. Heureusement pour moi, mon mutisme crétin fut effacé par l'apparition des joueurs. Ma mémoire se remit à marcher en même temps que les deux participants, et je me souvins que je devrais les présenter dès qu'il seraient prêts. Alors voyons voir, c'était qui déjà ? Ah oui, la seule fille du tournoi et Mr. Quinte Flush Royale. La couleur (ahah) était annoncée (quoique le fait simple fait que Lou et moi soyons les arbitres voulaient déjà tout dire). Je me remémorai en même temps l'espèce de pique (ahah encore) que m'avait balancé Lou. Il cherchait la bagarre ou quoi ? Ou son cerveau déficient ne l'avait pas fait exprès ? Bah, je n'allais pas laisser passer cette saloperie de toutes façons. Lou n'attendait que ça, et je n'attendais que de piner sa gueule. A l'instant même où les deux compétiteurs vinrent s'arrêter l'un en face de l'autre, je pris la parole :


*iiiiIIIIIIIIOOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUHHHH !!!
« Aïtche ! Voilà... Voilà, ça va mieux comme ça ? Un deux un deux, tour de contrôle, test. Parfait. Et nous enchaînons directement sur le troisième combat de ce Tournoi ! J'ai dit troisième combat ? Et oui chers spectateurs, car il semblerait que le Voyageur Ulstone Fye ait abandonné au tout dernier moment, faisant ainsi progresser son adversaire Tibzy Oka en quarts de finale ! Mais je vous propose maintenant de découvrir la Morpheuse Reptile, Miss Melinda Warren, la seule participante supportée d'un « e » à la fin. Je suppose qu'elle a déjà conquis les neuf dixièmes du public masculin. Et son adversaire sera le Manieur de cartes, Nayki Shin, qui nous fera l'honneur de déballer son jeu pour passer le premier tour. Je suppose que lui aussi a déjà conquis les neuf dixièmes du public féminin ici présent. »

Je me retournai et parlai plus doucement aux deux participants, même si je savais pertinemment que tout le monde m'entendait :

« Avant de commencer le match, même chose que pour le premier combat. On salue le public aux quatre coins de l'arène, on se fait la bis... euh, on se serre la main et puis on se donne à fond. Ne vous inquiétez pas, ça sera bien arbitré, contrairement à la performance pathétique de mon très estimé collègue. »

Puis je m'en allai rapidement du terrain tandis que les clameurs se firent moins bruyantes, mais plus sourdes. J'avais l'impression d'être une ménagère devant son grille-pain prêt à lâcher ses tartines.
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MessageSujet: Re: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptyDim 21 Aoû 2011 - 0:20
Ça va bientôt faire une demi-heure que je me masse les yeux sans arrêt, ma fatigue est telle que je ne comprend pas comment ca se fait que je ne sois pas déjà en train de dormir. Dehors, la lumière décroissante du jour tape contre ma fenêtre et j'écoute les bruits du jour s'éteindre pour laisser la place au chuchotement de la nuit. En fait si, je sais pourquoi je ne dors pas encore, j'ai prévu de passer une bonne partie de la nuit dehors, à errer dans les rues, pour plusieurs raisons, la première, me calmer les nerfs après le match de la nuit. Je suis complètement crevé par ce qui s'est passé en compagnie du surprenant voyageur Ed Free et d'un rapide contrôleur, Hope... En soi même je n'en ai pas grand chose à faire de ces deux gars, je n'ai pour l'instant recroisé des personnes qu'en de rares occasions. Et je n'accorde une réelle importance à ces gens qu'à ces moments là. La seconde raison est bien plus personnelle, sauvage et assez illogique dans l'ensemble, je compte régler son compte dans le monde réel avec le joueur tout feu tout flamme d'hier. Je me suis vengé sur le terrain, ca c'est vrai et il s'en souviendra longtemps, mais je compte bien lui faire comprendre que je ne veux plus jamais avoir affaire à lui. C'est pourquoi j'ai passé la journée à me procurer son adresse et l'heure à laquelle il rentre chez lui. Deux choses que j'ai obtenues assez facilement à vrai dire, mais l'une au prix d'une longue coupure parant de mon arcade au bas de mon visage. Ce gars habite dans des quartiers assez mal fréquentés et j'ai obtenu ce que je voulais savoir au prix d'une longue négociation et d'arguments clairs et directs évoqués avec force et détermination. Mon portable sonne enfin, je l'ai mis volontairement à sonner à une heure très précise. Je saute donc de mon lit et dévale les escaliers avant de sortir par la grande porte. Me voilà dehors, pale figure dans un sombre décor. Pour une fois, je m'avance dans les rues de la ville à pied, sans roller. Mes vêtements simples me tiennent chaud et je garde mes mains glissées dans les deux poches de mon sweat noir dont la capuche est rabattue sur ma tête. Je porte un jean noir, classe et sombre qui est assorti à mon haut et mon humeur maussade.

Au bout d'une petite demi-heure de marche, j'arrive devant l'immeuble. Il me reste entre cinq et dix minutes avant qu'il n'arrive et je sais déjà ou me cacher. J'entre en donnant un coup de pied dans le bas de la porte, la soi-disant sécurité qui ferme l'entrée est archaïque et elle ne résiste pas au choc. Je gravis les marches quatre à quatre, ce simple effort fait écho à mon ascension dans le casino il y a deux nuits. Lorsque j'atteins le troisième étage, je monte encore quelques marches et me dissimule dans un coin sombre à l'abri des regards. J'attends là, invisible. Les minutes défilent lentement avant que ne résonnent des pas dans l'escalier, ceux-ci ralentissent à l'approche de cet étage et le visiteur entre dans mon champ de vision, il marche lentement, pose la main sur la poignée de la porte et l'entrouvre légèrement. Il pose un pied à l'intérieur de l'appartement et une voix retentit, une voix, que dis-je? des bruits effroyables ,des cris, des hurlements. Ma potentielle future victime reste immobile à l'entrée, la main toujours posée sur la poignet de la porte. Les cris ne le concernent pas, il vient seulement d'arriver au beau milieu d'une dispute. Il referme la porte et les bruits se taisent. Il glisse lentement le long de la porte et tombe assis, même d'ici je sens qu'il est détruit, ruiné, je pourrai aisément le faire tomber encore plus bas en le frappant dès maintenant mais je ne m'en sens pas le courage ni l'envie. Je descend doucement les marches qui me séparent de lui, il m'entent approcher et tourne la tête vers moi, sur son visage s'affichent la peur suivie de la surprise et enfin la colère. Il me lance d'une voix tranchante:
« Qu'est-ce que tu me veux? »

Plutôt que de lui répondre je traverse la faible distance entre nous deux et d'un geste vif mais nullement agressif tend vers lui une main ouverte. Il paraît incompréhensif devant mon attitude et hésite à la saisir de peur d'un piège, je ne bouge pas, attendant une réaction. Je me décide finalement à enlever ma main mais il la saisit juste avant que je ne le fasse. Je le relève sans mal et lui propose d'aller boire un verre ailleurs. Il hoche la tête sans bruit et nous dévalons les marches ensemble avant de sortir du bâtiment.

Deux heures du matin résonne dans la rue. Je met un pas hors de l'Arène, un bar sympa et pas cher que je ne connaissais pas avant cette nuit. Nous avons passé la nuit à rigoler et à nous raconter nos aventures personnelles à Dreamland, à la fin le patron s'est joint à nous quand tout les clients sont partis et nous avons déviés la conversation à nos aventures dans le monde réel. Il a finalement décidé de nous payer une boisson de notre choix chacun et nous avons bien évidemment acceptés. Je dis rapidement au revoir à ce joueur de foot américain d'une accolade magistrale qui nous envois tout deux valdinguer. Je prend la route de chez moi et finis par l'atteindre au bout de rudes efforts pour faire marcher ma mémoire empâtée. Il y a des chances pour que je me retrouve dans je ne sais quel royaume de bourré cette nuit... J'ouvre la porte de ma maison, et tombe en avant dans les bras de James qui semble m'attendre là depuis bien longtemps. Il faudra d'ailleurs que je règle ca avec lui, il n'a pas besoin de veiller aussi tard pour...

-

… moi. Euh, je suis où là? Tournant la tête de droite à gauche, j'observe la pièce dans laquelle je me trouve. Murs blancs, un peu sales, une lumière par néon qui grésille de temps en temps. Je suis assis sur un banc en bois. OK, je sais pas ce que je fais ici mais en tout cas ce sont des vestiaires. Du genre vestiaire tout basique qu'on trouve dans n'importe quel complexe sportif. Je m'apprête à trouver la motivation pour me bouger le cul du banc sur lequel je suis assis quand une porte s'ouvre à la volée et se fracasse contre le mur. Un gars rentre, il a un smoking atroce, jaune rayé de blanc, qui met en valeur sa taille énorme, et porte des lunettes noires. Un énorme cigare sort de sa bouche dont je peux voir toutes les deux grâce au sourire qu'il me fait. Il a d'ailleurs quelques dents en or à ce que je peux observer. Il s'approche de moi, s'adosse au mur en face et met les mains dans les poches en poussant un profond soupir. Il va parler, c'est clair... Du moins moi je n'ai pas l'intention de le faire donc la situation peut durer longtemps s'il ne bouge pas...

Ça va faire deux minutes qu'on est dans cette position, c'est pas pour dire mais je commence à me faire chier. Peut-être qu'il va se lasser lui aussi. Un mouvement attire mon regard et il ouvre la bouche:
« Bon, garçon, ce soir il faut que tu assures, les paris sont lancés et si tu ne te donnes pas à fond, je te promet que tu le regrettera. Atteins la finale et tu sera célèbre! »

Je baisse la tête et la secoue, un sourire malsain au lèvres. D'un bond je me lève et me retrouve à quelques centimètres de son visage. Ses lèvres dessinent un « oh » de surprise et son cigare tombe au sol. Sans le quitter des yeux je lui lances:
« C'est presque tentant d'abandonner dès le début. Non mieux, je vais me donner à fond, mais je te promet que si j'atteins la finale, tu aura le droit à un match comme tu n'en a jamais vu. »

Il sourit, reprenant confiance en lui. Je l'achève:
« Quand je dis jamais vu... Tu risquerai de le regretter... ainsi que tout ceux qui s'attendraient à voir un match de finale habituel... »

Sans attendre plus j'écrase son cigare sous ma chaussure et sors de la pièce en fermant la porte derrière moi. Je reste à côté de celle-ci pour guetter un éventuel bruit ou une menace sur ma tête dite à haute voix mais à part un: « Merde! Où est-ce que j'ai bien pu me rater?! Pourtant j'avais tout bien répéter: l'entrée fracassante, la pose classe, le suspens et la proposition. Normalement il aurait du adorer! Du moins ca marchait il y a vingt ans pour les combats de boxe... Rah ces jeunes, ils me tueront! » je n'entends rien de suspect. Suivant le long couloir immaculé, j'arrive devant des affiches me représentant, de façon plutôt réussie d'ailleurs, face à une demoiselle de vingt ans environ, les cheveux bleues (une fois que l'on connait Dreamland on ne s'étonne plus de ce genre de détails) et les yeux de la même couleur mais dans une teinte complètement autre, une teinte plus profonde, plus sensible. Je lis le bas de l'affiche, Nayki Shin VS Melinda Warren. Il s'agit donc d'un match en un contre un qui m'oppose à cette superbe demoiselle. Reportant mon regard sur l'image, je cherche cette fois-ci quel peut-être sa phobie. Mais plus je cherche, moins je réussis à identifier une piste. Quant à moi, le fait de m'avoir représenté les cartes à la main ne m'aide guère à conserver une once de suspens à ce sujet. Ne désespérant pas de l'apprendre avant mon combat contre cette adversaire inconnue, je reprend mon avancée dans les couloirs. Un détail me frappe, ils sont vides. Mais vide de chez vide au point que je n'ai croisé personne depuis que j'ai quitté le vestiaire. Une question se forme dans mon esprit, serais-je en retard à mon propre combat? Deux conclusions, je vais ainsi créer une atmosphère lourde de doutes et mon arrivée provoquera des explosions de cris, ou alors je serais déclarer perdant par forfait et les gens me haïront jusqu'à la fin de leurs jours. Tout en réfléchissant à cette question d'une importance capitale, je passe devant une porte faisant une bonne dizaine de mètres de haut, entièrement en bois avec d'énormes barres de métal à l'horizontal. Je suis alors pris d'une envie soudaine d'ouvrir cette porte pour voir ce qu'il y a derrière. Le genre de désir inexplicable qui peut mettre dans des situations franchement pas souhaitables mais qui ne peut qu'être assouvi.

Posant une main sur chacun des battants, je pousse de toutes mes forces et entend le bois frotter au sol, signe que la porte s'ouvre. Mes pieds glissent sur le sol tandis qu'un fin rayon de soleil suinte à travers les deux battants. J'arrive à voir du sable, en grande quantité, partout au sol à vrai dire, et des gradins remplis de choses ou de gens qui bougent en tout sens. Soudain un mécanisme quelconque prend le relais et la porte s'ouvre d'un coup. J'ai juste le temps de me rattraper pour ne pas tomber en faisant quelques pas rapides en avant qui doivent donner l'impression que je viens de courir pour arriver. Je m'avance dans le lieu que je reconnais peu à peu. C'est ici que j'ai fais mon match de football américain. Ils ont juste recouvert le terrain de sable. En tout cas, les spectateurs sont aussi fous que dans mes souvenirs. Ils hurlent, crient, se détruisent la voix sans discontinuité depuis que je suis entré dans l'arène. Je m'approche du milieu de terrain en observant la configuration du lieu. Au sol du sable en surface, une sorte de roche juste en dessous. Je compte mes pas jusqu'à m'approcher d'une silhouette au milieu. J'ai parcourus environ cent mètres, donc nous avons à notre disposition un terrain d'en gros deux cent mètres de rayon.

L'arbitre, commentateur ou je ne sais quoi parle en continue et je ne lui ai pas accordé le moindre regard depuis tout à l'heure. Je lève la tête vers lui et le reconnais immédiatement. Ed Free! Que le monde est petit! Hier partenaire de sport, maintenant il est là, micro en main en train de nous présenter. Je ne tiens pas compte de tout ce qu'il dit mais le terme ''Morpheuse'' et ''reptile'' résonnent dans mon oreille. Bon à vrai dire je ne lui aurait pas du tout donné une telle phobie que je n'arrive à reconnaître nul part dans son apparence ou sa façon de se mouvoir. Une manière d'avancer légère mais pas furtive comme celle d'un reptile. Je n'espère pas grand chose de ce combat, mis à part me défoncer. J'espère qu'elle est forte, très forte. Je ne vois pas l'intérêt de me mesurer à des adversaires faibles au court d'un tournoi. Un petit quelque chose en moi me dit que je ne vais pas être déçu. Mes lèvres s'étirent en un sourire satisfait à l'idée d'un match intéressant. Respectant les consignes de ce cher arbitre, puisqu'il s'est nommé ainsi, je me tourne vers les quatre coin de l'arène en portant deux doigts à la tempe et en faisant un petit mouvement du poignet. Une sorte de salut militaire simplifié en quelque sorte. Puis je m'approche de la morpheuse et tend la main. Attendant qu'elle la sert. Une fois ces préparations terminées, je recule de quelques pas et me place à une distance respectable d'elle, soit cinq bons mètres. Je ne sais pas du tout ce qu'elle est capable de faire et dans le doute, je préfère garder une marge d'action suffisante pour venir au corps à corps ou au contraire me mettre hors de portée de ses coups. Portant ma main à mon paquet, j'en sors huit cartes et en passe quatre dans ma main droite de façon imperceptible. De l'extérieur on croirait que je me contentais de taper dans mes mains tandis que je plaçais la moitié de mes cartes de l'autre côté. J'écarte ma jambe droite en la faisant glisser dans le sable et je fléchis légèrement sur mes jambes. Je garde les mains baissées afin d'éviter d'attirer l'attention sur celles-ci.

Enfin la cloche retentit.
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MessageSujet: Re: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptyJeu 25 Aoû 2011 - 18:44
« - Je prends ma pause ! »

Telle est la phrase qui retentit sur le pas de la porte du bar où je travaille. Et oui, il est presque midi, il faut bien que je trouve un endroit où manger avant qu’il y ait trop de monde dans le bar/restaurant dans lequel je travaille. C’est la dernière semaine où je peux travailler à temps plein temps, dès la semaine prochaine, je devrai préparer ma rentrée en terminale et ne plus venir que pour le service du soir, et encore… La rentrée… Pouah, quelle horreur ! C’est bien parce que je sais qu’on ne fait rien de vraiment bien sans le bac que je retourne en classe… Bon d’accord, c’est surtout sur l’insistance de Cedrick, mon cher et tendre. Incroyable comme je ne peux rien refuser à ce type alors que tous les autres peuvent aller se faire fou… voir, pardon. Moi ça ne me dérangerait même pas de ne pas continuer à étudier, pas besoin du bac pour servir en salle dans un restaurant, si ? Bon, c’est sûr que si on veut servir dans un quatre étoiles, on a intérêt à être calé… Mais ce n’est pas mon cas, pas du tout. En plus, je doute qu’on accepte dans ce type d’établissement une jeune fille aux cheveux bleus (que je refuserai de teindre dans une autre couleur) et au langage, comment dire ? grossier ? Peut-être pas à ce point, mais ça peut donner une idée des expressions que j’emploie le plus souvent.

Je file en face me chercher un sandwich (tout ce qu’il y a de plus diététique : saucisson, beurre… et quelques feuilles de salade, pas trop) avant d’aller m’asseoir sur un banc et de le déguster. Assise seule sur ce banc, je laisse mes pensées dériver. D’abord vers ce qu’il me reste à faire au restaurant (au moins j’ai posé tous les verres, couverts et sets de table), puis vers le tournoi organisé à Dreamland. J’ai appris hier (enfin cette nuit plutôt) que les premiers combats allaient être lancés ce soir. C’était la première fois que je participe à un tel évènement, il y a de quoi être un peu tendue, non ? Je ne vais sans doute connaître personne, comme d’habitude… Espérons au moins que je trouverai le royaume où a lieu ce satané tournoi. Le royaume des Chevaliers de la table Pentagonale… Non mais c’est quoi ce nom à la noix ? Franchement, ils n’auraient pas pu trouver pire ? Parce que là c’était tellement ridicule que ce n’en était même plus drôle…

« - Oh merde ! »

Tel est le juron qui résonne au milieu de la placette où je m’étais assise pour déjeuner. Tout le monde s’est retourné vers moi, bien évidemment, moi qui retourne prestement vers mon lieu de travail sans me préoccuper de ce qu'on pense de moi. Avec un peu de chance ma montre avançait un peu et je ne serais pas en retard… Ouf, juste une minute de retard, ça va passer. Le temps de reprendre mon souffle et je me dirige vers l’une des tables pour prendre la commande des clients. La routine reprend ses droits sur mon esprit et je cesse rapidement de penser à Dreamland.

Vers quinze heure, plus personne ne vient pour le déjeuner, je n’ai plus besoin de faire des allers-retours entre les tables en terrasse et les cuisines. Ca tombe bien, je suis lessivée. Serveuse dans un restaurant est un métier tellement fatigant aux heures de pointe… Heureusement, il n’y a plus maintenant que des consommateurs occasionnels qui commandent qui une bière, qui une glace, qui encore un soda pour se rafraîchir. L’après-midi passe tranquillement. Il fait tellement chaud qu’il y a assez peu de courageux qui sortent à cette heure, donc assez peu de personnes à servir. Heureusement pour moi, je ne fais pas le service ce soir. Terminer à minuit, très peu pour moi. Pas de chance pour lui, Cedrick lui fait le service du soir. Tiens, voilà, bien fait pour toi ! A vouloir m’envoyer à l’école, tu passeras encore moins de temps avec moi ! Ah, si je l’avais en face de moi, je lui tirerais la langue comme une gamine ! En plus, puisque j’aurais moins de temps pour travailler à partir de la rentrée, je devrais faire des extras le week-end si je voulais payer ma part de loyer et de charges pour notre appart’… Dieu que la vie est dure…

Ah, 17 heure 30 ! Et voilà, c’est terminé, enfin ! Hélas, c’est également l’heure à laquelle Cedrick entame le sien… Qu’à cela ne tienne, comme d’habitude je reste une heure de plus. J’aide à ranger, à préparer les tables pour les premiers clients qui viendront dîner. Oui ça m’amuse, et ça me permet aussi de voir un peu plus mon homme car je serai malheureusement déjà couchée quand il rentrera. S’il fait la soirée, moi je ferai le service du matin… Et il dormira encore quand je partirai. Quoique, je le connais, je suis sûre qu’il se lèvera juste pour me souhaiter une bonne journée.

Je rentre me doucher puis me faire à manger, des pâtes c’est une bonne idée, non ? Bien entendu, je mets mes pâtes à cuire après m’être douchée, soyons logiques. Après ça, je m’installe devant la télévision. Il doit bien y avoir quelque chose de sympa à regarder, non ? Surtout avec la TNT maintenant. Les Experts… Mouais, ça le fera. Ah tiens, cette fois il n’y a pas de morts de tout l’épisode, pas mal. Ah mais dans le deuxième il y en a trois, c’est dommage… Voilà tout ce que je retiens après avoir éteint la télévision. Il ne me reste plus qu’à aller me brosser les dents et à aller me coucher.

Je me remets à penser à Dreamland, les yeux dans les yeux avec mon reflet dans le miroir. Je me demande encore ce qui peut m’y attendre. Ce ne sera certes pas mon premier combat, mais les autres étaient le plus souvent menés à titre défensif (bon d’accord, j’avais cherché la bagarre une bonne partie de la nuit avant de devoir finalement me défendre, et alors ?) mais là, devais-je retenir mes coups pour ne pas tuer mon adversaire ? C’est bien la première fois que je me battais pour le plaisir, ça me faisait drôle… Même ici dans le monde réel, je n’avais jamais fait cela… Je ne prends même pas la peine de me glisser sous les couvertures ni de fermer mes volets, tout ça pour faire circuler un peu d’air dans cette chambre. Je ne risque pas grand-chose des voleurs, nous habitons tout de même au quatrième étage… Je ne tarde pas à sombrer dans un sommeil réparateur, au moins pour mon corps.

J’ouvre les yeux sur le monde à la fois mystérieux et fantastique qu’est Dreamland. C’est assez perturbant, il arrive souvent qu’on ne sache pas dans quel royaume on va se réveiller… Bon d’accord, je n’ai pas très envie d’aller tout de suite dans le Royaume des Chevaliers de la table Pentagonale, ça vous va ? Du coup, j’erre un temps de royaume en royaume, ce n’est pas un crime à ce que je sache. Je me trouve actuellement dans un royaume que je n’ai encore jamais visité… Je n’y ai même jamais fait un passage éclair… Ici, le sol, les maisons et même le ciel semblent faits de pièces de puzzles. Casse gueule tout ça… Tiens, qu’est-ce que je disais ? Les pièces commencent à se mettre à bouger sous mes pieds, et voilà que l’une de celles qui constituent un arbre tente de m’écraser. Quelle hospitalité dites-moi ! Bon, maintenant il faut que je me sorte de là. Je passe de pièce en pièce, sautant parfois au dessus de gouffres d’une centaine de mètres. Oups, ça fait haut si on tombe tout ça…

Le temps d’un clignement d’yeux et je suis déjà ailleurs… Le paysage est désertique, à l’exception des larges roches qui m’empêchent de voir l’horizon. « Où suis-je encore tombée ? » Je sursaute en voyant apparaître sur la roche la plus proche de moi ce que je viens de penser… « Bon dieu, mais c’est quoi ces rochers ? » Je recule alors que d’autres pensées envahissent l’espace, des pensées plus ou moins intimes, mais également toutes les questions que je me pose : « Vais-je finalement trouver le Royaume des Chevaliers de la table Pentagonale ? », « Vais-je arriver à l’heure pour mon combat ? », « Vais-gagner ? », « Où donc suis-je tombée, bon sang de bois ! », « Va-t-on me demander de tuer mon adversaire si je viens à gagner ? »

« -Bienvenue au Royaume des Doutes. Lance un petit personnage (personnage qui semble porter un point d’interrogation à la place de ses cheveux, ou est-ce un chapeau ?).
- Le royaume des Doutes ? C’est quoi encore ce truc ?
- T’as pas encore compris ? Dieu que les voyageurs peuvent être bêtes… Tu as dû remarquer que tout ce que tu penses s’inscrit sur ces pierres, non ? Et bien c’est le principe de ce Royaume. Sur ce, moi j’ai autre chose à faire. Ciao. »

Sympathique échange n’est-ce pas ? Brr, il me fait froid dans le dos ce royaume… Va pas falloir que je traîne ici moi. En plus, l’heure doit approcher où je vais devoir combattre un inconnu… Que vont penser les gens si je me présente en retard ? Oh et puis zut, je m’en fiche des autres ! D’abord, trouver le moyen de sortir de là. Avant de voir s’afficher sur les pierres les pensées de mon patron à mon égard… Et oui, il arrive par là le vieux. Allez, punaise, sors de là ma grande !

En un clignement d’yeux je me retrouve entourée de dizaine, voire de centaines ou de milliers de personnes. Il n’est pas difficile de comprendre, en voyant la disposition des lieux qu’il s’agit de gradins autour d’une arène. Cette dernière ne doit pas mesurer beaucoup moins de deux cent mètres de diamètre… Je déglutis péniblement en comprenant où je suis. Bon dieu ! Je suis arrivée dans l’arène du tournoi… Enfin, dans les gradins pour le moment. L’arbitre annonce une courte pause après le combat qui vient de se terminer et appelle les concurrents suivants. Avec effroi je me rends compte que c’est moi qu’on appelle.

Je me redresse vivement, ce qui n’échappe pas à mon bedonnant voisin. Bien évidemment il me reconnaît, ma photo ayant été placardée partout dans Dreamland pour les besoins du tournoi. Il m’entraîne à travers les gradins du côté des vestiaires, passe devant toutes les portes, ouvre la dernière et me pousse sur le sable de l’arène. Malotru ! ai-je envie de lui crier alors qu’il referme déjà la porte. Les cris fusent de partout, véritable cacophonie de vivats et de huées, que ce soit pour mon adversaire ou pour moi. Et puis l’autre clown avec son panneau de signalisation qui vient faire son speech… Ouais ouais, c’est ça, je suis la seule nana… Quoi ? Et merde, dans quoi je me suis encore fourrée ? Et galère et merde, oh merde !

Et c’est que l’autre emplumé continue… Saluer et se serrer la main… Pourquoi on ne peut pas taper tout de suite ? C’est nul ce jeu… Bref. Je m’exécute, saluant aux quatre coins de l’arène ronde et offrant au public mon plus radieux sourire (le plus hypocrite aussi, mais ça ils ne sont pas obligés de le savoir. Je me tourne enfin vers le jeune homme qui va me servir de chair à canon. Mouais, pas mal, dommage que je doive l’abîmer… Je lui serre la main, comme demandé par l’arbitre (et non, ce n’est ni un clown, ni un oiseau…) avant de m’éloigner de quelques pas. Lui aussi s’éloigne et nous attendons. Chaque seconde semble durer des heures alors que la clameur de la foule passe en sourdine (pas trop tôt). Enfin, un tintement de cloche retentit. Ca veut dire qu’on peut commencer ? Super !

Ni une ni deux, je me penche et ramasse deux poignées de sable que je lance au visage du Manieur. Et oui mon gars, ça sert des fois d’écouter ce que dit l’arbitre. Il ne m’a fallu que quelques secondes pour arrêter un début de stratégie. En effet, je ne suis pas avantagée dans un combat pareil, alors tous les moyens sont bons pour réduire un peu ce désavantage. Je ne combats hélas qu’à courte distance, ce qui n’est pas le cas des manieurs, qui peuvent eux combattre à courte, moyenne et longue distance… Maudit soit le hasard qui m’a fait tomber sur un adversaire pareil ! Dès que j’ai lancé le sable, je me jette sur le jeune homme, tous crocs dehors. Je n’étais pas du genre à négliger le moindre avantage, et mon venin dans ses veines en serait un plus que précieux… Il va de soi que je tente de le mordre au cou, avec l’artère, le sang afflue plus vite au cœur puis au cerveau et il me sera tellement plus facile de le mettre hors jeu après ça… Vous vous douterez que je ne lésine pas non plus sur les griffures tant que je suis proche de lui, c’est toujours ça de gagné, non ?
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MessageSujet: Re: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptySam 27 Aoû 2011 - 0:07
Elle s'élance en une charge frontale vers moi en se penchant au ras du sol. Ses mains s'attardent un instant sur le sol et je ne comprends que trop tard ce qu'elle a l'intention de faire. Dans la précipitation je lève mes bras pour me protéger le visage mais rien à faire, le sable pénètre quand même avec l'incessante envie de se gratter et la perte du sens visuel. Je tente vainement de cligner des yeux pour enlever le sable et la seule chose que j'aperçois est une forme floue qui arrive sur moi à grande vitesse. Mes bras levés sont à la position idéale et je laisse fondre les cartes qui sont dessus en deux protèges avant-bras indestructibles. Mes yeux sont maintenant clos pour me concentrer uniquement sur mon ouïe, mon toucher et mon odorat. Un mouvement sur ma gauche! Mon bras le plus proche se déplace et intercepte quelque chose... Quelque chose de dur, qui sert comme une tenaille, qui est irrégulier. Il me semble que je me suis fait prendre dans un piège à loup en modèle réduit mais tout aussi puissant. Ma peau n'est pas atteinte mais je sens quand même la pression exercée qui me fait mal. Je tente de faire lâcher prise mais rien à faire, ce qui me tient ne compte pas lâcher de si tôt. En même temps je sens de nombreuses marques se tailler sur mon abdomen et mon estomac. L'air souffle à l'endroit où j'ai été touché et je sens quelque chose en couler. Je suppose que j'ai été coupé, ni plus ni moins. Et pas qu'une fois, les marques se multiplient sans cesse au point de me faire bien mal. Levant le bras droit, le seul de libre, je tente de répliquer en frappant mon adversaire sans relâche pour faire mollir la prise. Rien à faire. Il faut réfléchir, vite, et trouver une solution immédiate. Mes yeux fermés me permettent de mieux me concentrer. Mettre la douleur de côté, oublier le danger du combat. Penser aux différents éléments. Un, elle est au contact d'après les coups qui m'arrivent. Deux, elle me tient si je conclus bien que ce qui me sert le bras gauche sont bien des dents. Trois, je ne peux me permettre de maintenir un tel contact encore longtemps. Un rapide souvenir me vient, je me revois dans le dojo, avec mon professeur. Je dois avoir environ deux ans de moins quand il m'a montré comment vraiment perfectionné mon O goshi. Tout est dans le mouvement de base, agir vite, plier sur les genoux pour abaisser le centre de gravité, se relever d'un coup, bref et puissant accompagné d'un puissant mouvement d'épaules. Une technique que j'ai toujours apprécié malgré le contact qu'elle impose. Il m'en aura fait bavé ce prof. Chaque jour pendant une semaine à exécuter les mêmes mouvements, accélérant sans cesse le rythme, gommant les fautes, me montrant toutes les faiblesses et les possibilités de mise en situation du mouvement. Il est temps de le mettre en pratique.

Je redonne un dernier coup de poing qui glisse le long du dos de mon adversaire. Je saisis ainsi sa hanche droite avec ma main droite. Pendant ce temps mes pieds font un Tai sabaki dans le sable de l'arène. Glissant aux sols mon pied droit fait un demi-tour pour se retrouver entre les jambes de Melinda tandis que mon pied gauche fait lui aussi demi tour mais sur place. Je me retrouve collé à elle. Malgré la morsure imposée, j'ai quand même réussis à faire pivoter mon bras dans sa bouche. Je fléchis sur mes jambes, abaissant mon centre de gravité en-dessous le sien puis je me relève d'un bond, me penchant en avant tout en relevant les hanches. Les épaules entrainant le mouvement tandis que mes bras décrivent un arc de cercle. Le corps derrière moi vole, et atterrit en beauté au sol. Je réussis à me libérer de la morsure non pas sans avoir dressés toutes les cartes qui protégeaient mon bras afin de faire des dégâts à la mâchoire adverse. Normalement elle devrait avoir l'intérieur de la bouche en sang après ca mais je ne suis sur de rien. Je recule à toutes vitesse en faisant des foulées assez longues. Je guette tout bruit suspect mais mon adversaire ne bouge pas ou en tout cas ne fait pas le moindre bruit. Tant mieux pour la première solution, attention à la deuxième. Mes épaules touchent quelque chose de dur. Je pose ma main dessus et sens le contact d'un mur. Au-dessus de moi des gens hurlent des phrases incompréhensibles. Je crois comprendre des phrases allant de « Retourne te battre », « Fous-là K.O » à « Tu sais que t'es mignon », « Viole-là ». Je cligne des yeux à répétition, les couleurs reviennent peu à peu avec des formes plus droites, fixes. Un coup d'œil à gauche et à droite pour vérifier qu'elle n'est pas toute proche, non ca va encore. Je baisse les yeux vers mon ventre. Celui-ci est lacéré de traces rouges plus ou moins profondes. Arrachant le peu de veste qu'il me reste je la noue autour de mon ventre pour m'en faire des bandages et stopper les hémorragies. Je récupère le plus de cartes possible et en lances un cinq vers Melinda. J'en laisses trois dévier légèrement et se ficher dans le sol tandis que les deux autres filent vers elle. Pendant ce temps Je cours vers l'une des portes et lances trois autres cartes à différentes hauteurs. Je m'élance et atteint la première, puis je me propulse vers la suivante et attrape la dernière à la main avant de me hisser dessus. J'atteins ainsi le sommet de la porte. Je peux ainsi prendre connaissance des lieux et élaborer une stratégie. J'ai déjà trois cartes fichées dans le sol. Deux autres pour lesquels je ne vais pas tarder à être fixer. Une idée commence à germer dans ma tête, une deuxième s'y ajoute ensuite. Je laisse le plan prendre forme peu à peu. Une fois que je suis fixé, je me laisse tomber, récupérant les cartes au passage et atterrit en fléchissant fortement pour amortir le choc. Je pars directement en avant, en plein vers Melinda. Lançant des cartes, quatre, je l'empêche de partir bien loin ou de me foncer dessus à son tour. J'arrive au contact. Mon pied droit se lève pour frapper au niveau des côtes. Il repart immédiatement et j'enchaine avec un coup au plexus avec l'autre pied. Une fois les coups donnés je m'approche encore et sors des cartes que je glisse entre mes doigts sans ralentir. Je frappe à cinq reprises et conclus par un uppercut. Feinte en avant et je me recule d'un pas. Je ne sais pas si mes coups ont eu un quelconque effet, ou s'ils ont été inutiles, en tout cas ca m'a fait du bien de frapper un peu

J'attends une seconde et retourne au contact. Je réussis à saisir l'épaule et tente un coup de genou dans l'abdomen, le genou hérissé de cartes. Avant de frapper d'un Uraken au visage, un coup du dos de la main qui est censé tué s'il est donné avec précision et force. Finalement je tente un Tai otoshi et m'écarte de ma cible. J'ai l'impression qu'une éternité vient de s'écouler depuis mon dernier coup mais il n'en est rien. En fait ca ne fait que quelques secondes que j'ai quitté le sommet de la porte pour venir aussi prêt. Je regarde un instant mon adversaire dans les yeux. Je sens une sorte de colère. Que je peux m'expliquer. De mon côté je suis calme, non ce n'est pas totalement vrai. Je suis excité à l'idée de me battre, je meurs d'envie de me retrouver dans un combat intense et dangereux. C'est en partie pourquoi je ne veux pas m'arrêter là. Je veux me hisser dans le tableau du tournoi pour affronter des gens toujours plus forts. Déjà je suis bien en difficulté face à cette jeune demoiselle au corps gracieux, quels seront les résultats des matchs suivant? Je ne le saurai que si j'y vais, en tout cas je ne compte pas perdre sans avoir donné mon maximum et même beaucoup plus. Je lui souris. Un sourire qui peut paraître incompréhensible, mais qui n'exprime ni moquerie, ni suffisance. Une question me traverse l'esprit, quelle carte est elle? Sa façon de se battre, sa vitesse, sa charge directe vers moi... Une carte s'impose à moi, la dame de pique, aucune autre ne conviendrait mieux que celle-ci.

Retour au combat. J'abandonne ce visage pour retrouver celui du combattant. Je remonte ma garde et lance trois cartes, à nouveau. La plupart vont se planter dans le sable tout autour de nous. Je fais un pas en arrière et manque de tomber, dans la précipitation je lâche encore des cartes, amenuisant mon stock. Je réussis quand même à me rattraper avant tout contact. Et reprend ma position. J'attends, sans bouger, je n'ai fais que récupérer encore des cartes dans mon paquet qui se vide peu à peu. Chaque main contenant une petite dizaine de cartes, je laisse le temps filer entre nous deux. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis immobile comme ca, quelques secondes, quelques minutes. En tout cas je sens que l'un des moments clés du combat ne va pas tarder à se jouer. Le silence dans l'arène est impressionnant, dans les gradins plus personne ne parle et même les vendeurs de sandwichs et de limonade se sont tus pour observer. J'aime bien cette ambiance même si elle s'avère assez écrasante. Seul le combat compte.

Finalement je me lance, je lance cinq cartes et arrive juste à côté d'elle, tournant au niveau des épaules, j'exécute une légère vrille à sa droite, passant non loin de son genou et de son coude. J'en profite pour frapper au ventre. Avant de finir mon mouvement et de me relever en faisant demi-tour, les chaussures glissant sur le sol et soulevant quantité de poussière partout autour. Ce dernier coup sonne sans doute la fin de mes enchainements de coups et je vais devoir encaisser pendant un bon moment si je veux parvenir à inverser la situation. Qu'importe, je t'attends Melinda, Viens.
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MessageSujet: Re: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptyJeu 1 Sep 2011 - 22:13
Le coup du sable est une véritable réussite ! De toute façon, ça marche à tous les coups, quelle que soit la parade qu’on cherche à utiliser. Le sable est ainsi fait qu’il vole et se faufile partout, même dans les endroits les plus incongrus. Autant dire que s’il vous est envoyé au visage (comme je viens de le faire) fermer les yeux ne sert à rien, il reste accroché aux cils et finit quand même par entrer sous la paupière. Ce coup au moins avait fait mouche, pas comme ma morsure. J’ai été rapide, pourtant il l’a été plus encore. A peine ma mâchoire s’est-elle refermée sur son bras (qu’il a levé dans une position défensive) que je sens mes crocs crisser contre… Une carte ? Bon sang, ce type a une armure de cartes sur les bras ! Armure que bien sûr je ne peux pas percer, ce serait trop beau… J’aurais pu percer une carte ordinaire, mais il s’agit là d’un objet magique, c’est une autre histoire. Qu’à cela ne tienne ! Serrons un peu plus fort, que son bras n’en sorte au moins pas indemne, ça me rendrait folle. Et puis amusons-nous à coups de griffes, c’est toujours ça de pris.

Il ne me reste plus maintenant qu’à apprendre que mon adversaire a quelques bases en matière de self-défense… Oups. Je ne comprends pas ce qu’il se passe, mais en un instant il se retrouve dos à moi, les jambes fléchies. Et paf ! Vas-y qu’il me fait je ne sais quelle prise qui m’envoie valdinguer plus loin ! Non mais c’est pas possible, pas moyen de rester près de lui pour lui en faire baver un peu plus ! Et vas-y qu’après ça il va rester loin de moi et mener le combat à sa guise ! Je le vois venir gros comme une maison. Mais actuellement, il faut que je me débrouille pour que la chute ne soit pas trop brutale et ça… ça va être coton. Bon, mains en avant, rentrer la tête dans les épaules et se recroqueviller sur soi-même. Avec ça, si mes mains touchent le sol les premières je devrais arriver à rouler sans trop de mal. Et… Gagné ! J’ai juste le temps de pousser un peu sur mes bras que mes épaules s’écrasent dans le sable, le reste de mon corps suivant le mouvement. Ouf, heureusement qu’il y a du sable ! Bénis soient les organisateurs de ce tournois pour avoir ainsi aménagé leur arène.

Bien, voyons un peu les dégâts. Je me relève en m’époussetant (femme un jour, femme toujours ; oui je tiens à mes fringues). Bon, j’ai mal à la nuque mais ça c’est normal après avoir percuté le sol à cette vitesse et ça aurait pu être bien pire, après… Et bien, rien… Tiens, mais qu’est-ce que c’est que ces taches rougeâtres sur le sol ? Beurk, j’en ai aussi sur mes vêtements. Et puis quoi, je bave après une chute maintenant ? Oui vous l’aurez remarqué, je suis longue à la détente. En fait je ne bave pas, j’ai juste oublié que j’avais mordu un porc-épic et que ça m’a ouvert les gencives et la langue… Un rapide tour d’horizon plus tard je me rends compte que c’est plus impressionnant qu’autre chose. En effet, les coupures sont peu profondes et aucune dent n’est déchaussée, j’ai eu de la chance. J’ai à peine le temps de m’essuyer le menton (c’est fou ce que le sang n’est pas sexy…) que j’entends un léger sifflement dans l’air. Merde, c’est quoi encore ce truc ? Je comprends en un quart de seconde que ce sont des cartes qui volent vers moi. Bon d’accord, après que l’une d’elles ait entaillé ma jolie peau au niveau de l’épaule droite. Ni une ni deux je me jette par terre au cas où d’autres suivraient de près. Et l’autre qui fait le guignol sur sa porte… Non mais je vous jure, on aura tout vu.

Non mais c’est quoi ce bordel ? Déjà il pare mon coup avec une putain de carapace, et ensuite il m’envoie des cartes qui tranchent tout ce qui est à leur portée ! Non mais tu vas voir, moi aussi j’ai de quoi me défendre ! J’ai juste le temps de couvrir mon corps d’écailles en me redressant que d’autres cartes arrivent ! Non mais il est dingue ce type ! Je suis une fille, merde ! On dirait qu’à Dreamland la galanterie est un concept encore inconnu… Pas que je m’en plaigne, j’abomine la galanterie, mais des fois c’est utile. Au bruit je sais que l’une des cartes passera assez loin de moi. Les trois autres quant à elles touchent leur but : moi. Aïe… On dirait que j’avais trop fait confiance à ma carapace et aussi sous-estimé la puissance de ces maudites cartes. Bon, deux ont ricoché, c’est déjà pas si mal mais… Maudits coins pointus ! Il y en a un qui s’est férocement enfoncé dans ma cuisse ! J’en pleurerais presque, tiens ! Ma jolie peau, toute couverte de cicatrices de morsures de crocodile… Bah, ça fera juste une cicatrice de plus.

Ouch ! Oups, on dirait que j’ai manqué de vigilance… Trop occupée à examiner mon corps je n’ai pas vu le coup arriver et : ouille mes côtes… Mais tu ne m’auras pas comme ça ! J’ai un bon réflexe après que tu aies porté ton coup pour éviter le second, crétin ! Bon d’accord j’ai failli me casser la gueule quelque chose de bien, mais le résultat est le même, non ? Le deuxième coup passe à cinq centimètres de moi alors que je grimace. Et le voilà qui s’approche encore ! Mais c’est qu’il a des griffes le p’tiot. Bien. Mais un peu inutile. C’est vrai quoi, seule la carte qui est arrivée coin en avant a réussi à passer la muraille de mes écailles (tu parles d’une muraille si on peu passer au travers…). Et là il les utilise plutôt comme des couteaux… Bon d’accord, ce n’est certes pas agréable et je recule sous la grêle de coups, mais ça ne me fait pas grand mal. Pas comme ce coup vicieux sous mon menton. Méchant ! J’ai bien failli me mordre la langue… Et d’ailleurs, heureusement que j’avais reculé un peu, il a perdu de sa puissance. Il m’aurait brisé la mâchoire autrement, cet idiot ! Comme si je n’en avais pas déjà assez d’avaler du sang à chaque fois que je déglutissais…

Décidément je n’arrive à rien cette nuit. Depuis le début de ses attaques, pas moyen de répliquer. Comme si je n’étais plus qu’une poupée faite pour recevoir des coups… Bon, c’est pas tout ça me grande, mais il va falloir te ressaisir ! Ok, après avoir encaissé le coup de genou… Merde, il a compris que le côté des cartes n’entaillera pas mes écailles et il a fait des pointes de ses cartes. Ouille. Il ne me reste plus qu’à tenter de reculer pour éviter de trop gros dégâts. Enfin, reculer… Il me tient par l’épaule cet enfoiré ! Non mais c’est quoi ces manières ? Il veut me tuer ou quoi ? Ah non, pas encore, c’est son coup suivant qui a pour but de m’arracher la vie, excusez-moi, je me suis trompée. Connard, oser donner un coup pareil au début d’un combat ! Bon d’accord plus tard il n’aurait peut-être plus la force nécessaire, mais quand même… Je réussis in-extremis à détourner la tête et ne reçois qu’une grosse gifle. « Qu’une » ? Me direz-vous, et bien oui, quand on a failli prendre un coup mortel, on est assez content de n’avoir mal qu’à la joue au final…

Bon, autant dire que là, je suis un peu sonnée… Et c’est qu’il en profite l’animal ! Le voilà qui se retrouve une nouvelle fois le dos contre moi, les épaules au niveau de ma poitrine. On aurait pu croire que j’allais à nouveau traverser l’arène sans toucher le sol, mais non, la position n’était pas identique… Et pour cause ! J’avais failli me fracasser la tête par terre ! Et pas que ça, les cervicales aussi ! Mais bon, avec déjà la tête en morceaux je n’en serais pas sortie vivante, alors mes cervicales brisées seraient le cadet de mes soucis. Je ne dois ma survie qu’à un réflexe profondément ancré dans mon corps : toujours tomber les pieds en avant ! Sans ça, ma tête n’aurait pas basculé et ça n’aurait pas été mon dos qui a pris toute la puissance du coup…

Ah tiens, on dirait que les coups ont décidé de ne plus pleuvoir sur mon frêle corps… Ce n’est pas plus mal, au contraire. Voilà qui va me permettre de reprendre mon souffle et de juguler la douleur qui irradie dans mon dos, l’oublier. La douleur n’a rien à faire dans un combat, si on n’a pas la force de l’oublier, on en pâtit. J’ai payé assez cher pour le comprendre… Je me redresse lentement, sans geste brusque qui pourrait me renvoyer au tapis. Et maintenant les sifflements recommencent ! Non mais franchement, tu crois encore m’avoir avec ça ? Ah, il faut croire que oui… J’ai réussi à éviter deux cartes, mais la troisième m’a touchée. Sans grand mal, heureusement.

Faute de débutant, mon nouvel ami recule un peu trop rapidement et trébuche. Il n’en faut pas plus pour que j’essaie de tirer parti de la situation. Je m’élance vers lui, mais déjà cinq autres cartes fusent vers moi. Non mais c’est qu’il est incorrigible ce type ! Et puis bon dieu, mais combien il en a de ces putains de cartes ?! Et merde, j’ai encore été distraite par mes réflexions ! Pas lui visiblement. Même sous les écailles qui ont poussé su les plaies il a réussi à retrouver la blessure qu’il avait précédemment ouverte dans mon ventre. Salopard, tu ne pouvais pas frapper ailleurs ?

Ne pars pas si vite, en parlant de ça ! Je tente de le rattraper par le col, mais eules mes griffes sont assez longues et laissent de longs sillons rouges dans sa nuque. Ah, voilà qui est mieux. Et alors qu’emporté par son élan il passe à côté de moi, j’en profite pour frapper dans le dos. Oups, j’ai déchiré quelques pans de ses vêtements… Mince alors ! Enfin, ce n’est que justice, mon t-shirt est dans un sale état lui aussi. A peine passé derrière moi il se retourne pour me faire face, ses pieds soulevant une impressionnante quantité de sable et de poussière. Eh, c’était mon idée ça ! Copieur ! Bref, je n’attends pas qu’il ait fini son mouvement et me jette à son cou les genoux en avant. Avec un peu de chance il sera déséquilibré et encastrera tout seul sa tête dans mes genoux ! Et avec un peu plus de chance j’aurai droit au joli bruit que fait un nez quand il se casse, miam !

Mais je n’en ai pas fini. A peine accrochée et ne sachant même pas si mon coup a ou va faire mouche, j’étends une jambe pour le frapper à nouveau. Vous direz que je suis cruelle, mauvaise joueuse, ou tous les adjectifs que vous voudrez, mais mon objectif c’est de gagner. Alors ce n’est pas un coup que je dois porter au niveau de ses parties génitales qui va peser sur ma conscience… Mieux, ça me ferait bien rire de le voir s’écrouler en se tordant de douleur ! Comment ça je suis rancunière ? Il a presque arraché mon t-shirt, merde ! Je vous dis pas l’émeute si ce dernier était parti en lambeaux devant toute cette assemblée… Non que je me trouve spécialement jolie, attirante ou désirable mais… j’étais quand même la seule nana qui participe à ce tournoi… Ca pouvait avoir de quoi émoustiller ces messieurs.

Bien, maintenant que j’ai frappé je retombe plus ou moins sur mes pieds, griffant tout ce qui se trouve sous mes mains. Un cou d’abord, puis des épaules et enfin des bras, même si mes griffes crissent plutôt qu’ouvrir les chairs… Mais je ne vais pas faire la fine bouche pour ça. Et un coup de tête pour l’étourdir (enfin, essayer, même si ça m’étourdira sans doute autant), juste avant de lancer mes crocs à l’assaut de son corps, tentant par tous les moyens de tenir les parties protégées à distance. Non mais tu vas voir ce qu’il en coûte de me chercher des noises !
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MessageSujet: Re: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptyDim 4 Sep 2011 - 9:15
Rapide état des lieux avant de repartir. J'ai lancé ou perdu un total de 22 cartes qui ont toutes finies dans le sol, tant mieux, il y a quasiment un demi-paquet, je vais donc pouvoir m'amuser vraiment si elle vient au corps à corps. Au niveau de mes différentes blessures par contre, le résultat est bien moins brillant. J'ai du sang qui coule tout le long de mon cou, glissant sous mon T-shirt maintenant poisseux. Ces blessures ne sont pas très profondes mais il s'en est fallu de peu pour qu'elle ne me tue pas. J'ôte rapidement ma veste pour prendre connaissance des entailles qui couvrent mon dos. Je tourne la tête et aperçois cinq traces rouges qui sont assez douloureuse dès que je me penche en avant ou en arrière. Elle m'a bien eu sur ce coup là quand même... La poussière soulevée se dissipe et je tourne la tête juste à temps pour voir une paire de genoux me foncer dessus. Quelle idée de détourner mon regard... Je vais maintenant me manger un méchant coup dans la tête, sans possibilité de réaction. Un retentissant CRAC se fait entendre dans toute l'arène et des cris enthousiastes s'élèvent. Quel bande de sales raclures... Je viens de me faire briser le nez et ils applaudissent. Ca commence à me souler sévère... La douleur remonte peu à peu et je lâche un cri de douleur qui ne fait qu'encourager les spectateurs à hurler. J'en ferme les yeux un instant mais c'est pour mieux les rouvrir la seconde suivante, observant mon adversaire.

Je n'ai pas réagit pendant que le coup arrivait mais le prochain je risque pas de le rater. Entrainé par l'élan du choc, je tombe en arrière mais attrape la jambe censée me frapper à un endroit franchement pas agréable. Pour éviter qu'elle ne parte, j'enfonce des cartes dans le mollet afin de maintenir la demoiselle contre moi. Elle est debout, moi au sol. J'ai un goût de sang atroce dans la bouche, et je ne peux respirer par le nez... Dans cette position je vais finir par étouffer. En plus les coups pleuvent de toute part, je tourne la tête vers le sable et inspire goulument une gorgée d'air tout en rentrant tant bien que mal la tête dans les épaules. Je ne me protège même pas des différents chocs qui m'arrivent et pour cause. Qu'elle reste en contact, ca ne sera que plus douloureux pour la suite. Une tête m'arrive en plein dessus mais je réussis à glisser mon corps sur le côté pour éviter le choc. Elle se met à me mordre au niveau du biceps gauche. Mes yeux s'ouvrent en grand et je hurle de nouveau, en proie à une souffrance encore jamais connue, j'ai l'impression que mon corps se déchire de l'intérieur, que mon sang se change en une substance agressive qui me brule sous la peau. Je secoue le bras sans relâche pour lui faire lâcher prise mais elle reste fortement ancrée sur ses positions... Et elles osent nous dire qu'elles ne sont pas têtues après ca... Rah là là. Pas moyen d'avoir une discussion un tant soi peu développée avec une femme, elles sortent toujours des arguments de choc comme ca...

Heureusement pour moi, il vient inévitablement un moment où elle se redresse pour mieux attaquer et j'en profite pour lâcher une de mes mains qui tenait sa jambe et lancer toutes mes cartes restantes en l'air. Le paquet s'envole et toutes les cartes qui étaient plantées dans le sol partent elles aussi à l'assaut du corps de Melinda. Les cartes ricochent les unes sur les autres, évitant ainsi de finir dans le sable et formant un magnifique dôme ''Bluff style''. Elles coupent, tranchent et percent tout ce qu'elles peuvent même si elles ricochent aussi souvent sur les écailles de la victime... J'espère que les cartes que j'ai fait volontairement tombé en faisant mine de trébucher tout à l'heure vont pénétrer sa défense car elles se trouvent juste dans son dos, visant le cou. Dans le public, les gens doivent se demander si je ne suis pas devenu fou en lançant tout mon paquet de cette marnière, à mon avis ils n'ont pas totalement tort... Je suis exposé à tout les coups possibles et imaginables que Melinda pourrait vouloir faire même si j'espère qu'elle va plutôt être occupée à éviter les coups qui pleuvent de toute part. Je me doutais qu'elle viendrait ainsi au contact et j'en ai profité pour me battre en la faisant faire demi-tour, s'exposant à mes armes.Pour éviter qu'elle n'échappe à cette torture, je maintiens fermement ma prise sur sa jambe. Bon maintenant que tout cela est en place, je peux essayer une technique imaginée sur le tas, la pluie de lances.

Tout les trèfles volant se collent, en grandissant, les uns aux autres pour former deux lances d'environ cinquante centimètres de long qui s'avèrent être bien plus tranchantes que mes cartes. Je me concentre sur ces deux armes que je fais tourner sur elles-même pour augmenter la puissance de frappe et je les fait ricocher quelques instants sur les autres cartes avant de les faire fondre simultanément sur leur proie... Juste après le choc, même si je ne sais pas encore s'il a été rude ou non, je lâche Melinda et me relève en la frappant dans le dos avec ma jambe. Les cartes commencent à retomber au sol mais je les ramène à moi, toutes, et pars en courant loin de cette tigresse. Pendant que je cours, des lambeaux de vêtements volent en tout sens et je me rends compte que je suis torse nu, le pantalon quasiment entièrement déchiré. J'en viens à me coller au mur de l'arène et recouvre mes mains de cartes, formant des gants. Sauf qu'à l'intérieur de ces gants se trouvent d'autres cartes, ainsi si je frappe, je peux étendre mon allonge d'une pointe ayant à la base la largeur de mon poing et finissant en pointe de carte. Le tout faisant une trentaine de centimètres de long. Je fais un pas en avant, prêt à enchainer avec un deuxième quand je me rend compte dans quel état je suis réellement... J'ai le corps transpercé de coupures ou de blessures en tout genre, elles ne sont pas profondes mais malgré tout douloureuses et elles me fatiguent physiquement. J'ai également utilisé mes cartes en continu depuis le début du match, et cela commence à me peser beaucoup. Maintenir une concentration constante est éreintant, il va falloir enchaîner un peu plus vite. D'après ce que j'ai vu, elle domine largement à la courte distance mais ne peut attaquer au-delà. Si je m'obstine à attaquer à distance, je ne lui ferai pas de grosses blessures, par contre si je viens au contact c'est moi qui souffrirai. Le mieux serait donc d'attaquer à moyenne distance et mon idée est pas mal pour cela. Je fais craquer mon cou et m'élance. Arrivé à un peu moins d'un mètre d'elle je commence à frapper dans le vide sans arrêt, mes pointes s'élançant et se rétractant à chaque coups. Peu à peu je réduis la distance mais en augmentant le rythme. Je fais des coups vu et travaillés des millions de fois. Différentes frappes dans l'estomac, on frappe au visage à trois reprises, vite, en rétractant le bras le plus tôt possible après l'impact. J'enchaîne avec un coup du tranchant de la main... ou plutôt du tranchant de la prolongation de la main visant le coup. Un autre adversaire serait surement déjà mort à l'heure qu'il est mais les écailles qui recouvrent le corps de la demoiselle m'empêche de lui infliger de sérieux dégâts. Je ne qu'essayer de perforer sa défense en la poursuivant où qu'elle aille dans l'arène. Changement de technique, je vais essayer d'abréger le spectacle. Je rétracte mes pointes et m'élance en l'air Pendant mon saut, je jette différentes cartes sur lesquelles je prend appui avant qu'elle ne file sur mon adversaire puis je recouvre mes pieds de cartes remontant jusqu'aux chevilles. L'effet obtenu étant le même mais avec les pieds. Je plies une jambe et tend l'autre vers le bas. D'où je suis je vais frapper avec précision l'épaule de la demoiselle avec force. Sauf si elle esquive le coup bien sur. Je ratteris, bondis en arrière pour éviter de me retrouver comme cible et recommence ma série de coups mais dont la portée a augmenté.

Ma garde levée, j'attends l'opportunité de frapper plus efficacement. A un moment, je pense voir un espace entre deux écailles et je lâche un yoko geri, un coup avec le pied gauche orienté vers la droite, vers le plexus suivi d'un mae geri, coup donné avec la partie juste en dessous des doigts de pieds, puis je m'écarte. J'ai encore et toujours cet affreux goût de sang dans la bouche dont je ne peux me défaire, et pourtant c'est pas faute de cracher sur le sable pour le faire partir, non vraiment rien à faire. Je lève le bras gauche puis le droit, bouger le gauche est vraiment douloureux à cause des coupures et morsures qui le couvrent. Pourtant je fais mine de faire tourner le droit plus difficilement, une petite feinte qui peut peut-être s'avérer utile... ou pas d'ailleurs. Jusqu'à maintenant je n'avais jamais eu l'occasion d'affronter réellement de mropheurs, enfin si, un morpheur de feu mais c'était dans le cadre d'un match de football américain. C'est aussi un combat mais les règles ne sont pas exactement les mêmes bien que l'objectif se révèle assez similaire: Défoncer l'adversaire. Affronter un morpheur c'est comme se retrouver face à une personne beaucoup beaucoup plus résistante qui en plus est capable d'infliger de lourdes frappes... Je recule d'un pas mais me retrouve en déséquilibre sans vraiment comprendre à quoi il est dû. Je tente de bouger mon bras gauche mais il me semble lourd et lent alors que la douleur, elle, se fait persistante et même de plus en plus forte. Une idée me traverse l'esprit, me couper le bras, perdre ce membre devenu inutile afin d'endiguer la douleur qui se met à atteindre des sommets. J'ai du mal à me concentrer sur le combat à cause de ca. Plutôt que d'arriver à de tels extrêmes, je déchire un morceau de mon pantalon, ou plutôt de ce qu'il en reste, et le noue, très serré, juste en dessous de l'épaule. J'espère empêcher ainsi le venin de circuler dans l'ensemble de mon corps. La douleur s'estompe un peu et je pousse un soupir de soulagement. C'est une action désespérée puisque je risque de perdre l'usage de mon bras, tout ca pour avoir atténuer la douleur de façon assez peu significative, c'est comme passer de dix sur dix à huit sur dix, mais bon Dieu ce que j'aime ces deux points en moins...

Je prends mon bras devenu inutile et le coince dans mon dos en le faisant passer dans ma ceinture, au moins elle ne pourra pas s'en servir pour me maintenir au contact. Tu m'as bloqué le bras, je vais te trancher une jambe... Je prends une carte et la lance à ras du sol en la faisant grandir le plus possible. Elle atteint la taille d'un petit bouclier. Je cours à côté avant de me jeter dessus. Comme prévu la carte ne supporte pas de beaucoup mon poids et elle se met à glisser à ras du sable. Je me rapproche assez vite de Melinda, prêt à frapper à nouveau. Au dernier moment, juste avant le contact, je fais tourner mon tapis volant vers la gauche, provocant une nuée de sable dans laquelle je me lance, les yeux clos. Je sais à peu près où elle est et je frappe, ma main est tendue et entourée de cartes qui semblent transformer le bout de mon bras en la pointe d'une épée. J'échoue pitoyablement à mon premier coup mais me décale de deux pas sur la gauche pour éviter qu'elle ne me repère trop facilement... Si ce n'est déjà fait. Je guette un bruit ou une odeur mais pas grand chose ne me provient. A moins que... Je m'avance et frappe juste devant moi, à hauteur de la cuisse. J'ai l'impression d'avoir touché quelque chose. Du moins je l'espère. Dans le doute je fais exploser mon gant de cartes, me privant ainsi de dix d'entre elles. Je lève mon pied gauche que je recouvre de cartes avant de frapper dans le vide. La grande majorité de mes attaques échouent pitoyablement, ne rencontrant que du vide. Sauf que je morfle aussi pendant cette bataille aveugle. Je ne sais pas encore le nombre de plaies que je peux avoir, mais je sens que mon corps se crispe par endroit... Bien qu'il puisse s'agir du sable qui rentre dans les plaies béantes, provocant démangeaisons en tout genre. Le nuage ne se dissipe toujours pas et il semble être là pour un bon bout de temps, Je lance cinq cartes dans différentes directions afin d'estimer où se trouve mon adversaire.
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MessageSujet: Re: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptyLun 5 Sep 2011 - 0:28
Votre duel va s'arrêter Mercredi ^^ Choisissez un vainqueur, terminez le post avant ou bien laissez-moi décider du vainqueur
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MessageSujet: Re: [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren [Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren EmptyVen 9 Sep 2011 - 15:10
[Malheureusement, le combat a été trop court pour vous départager efficacement. Mais vu que Melinda va être douloureusement plombée par sa rentrée et qu'elle aura beaucoup de mal à poster en-dehors des week-end, ça sera Nayki qui passera en quarts-de-finales. Nayki, si tu penses ne pas être plus rapide qu'elle, contacte-nous par MP.]

Le combat avait été impressionnant. On sentait de loin le niveau de maîtrise des deux participants et le match serait certainement le favori de nombreux spectateurs. Déjà parce qu'il y avait la demoiselle. Belle demoiselle. Impitoyable d'ailleurs, elle faisait tout pour écraser son adversaire avec une mentalité de bourrine que je pourrais comparer à celle de Lou. Elle me faisait presque peur. Nayki encaissait plus les coups mais il savait être souple d'esprit. Et aussi étrange que cela puisse paraître, ce fut ce dernier qui resta le dernier debout. En très mauvais état, certes. Mais le vainqueur venait d'être désigné. Il ne restait plus qu'à confirmer cet état de fait. Je m'avançai dans l'arène qui avait monté de plusieurs degrés grâce à la tension du combat. Je passai au milieu des participants, demandai au brancard de ramener son cul pour s'occuper de la jeune fille à terre, avant de crier dans mon micro :

« Le jeu de Melinda n'était pas suffisant pour contrer celui de Nayki malgré ses surenchères ! Nous applaudissons bien fort Nayki et son set que nous retrouverons demain !Mais n'oublions pas Melinda Warell qui a su se montrer hyper combative. J'imagine déjà ce qu'il se serait passé dans le Tournoi si ses combattants ne s'étaient pas retrouvés dès les éliminatoires ! »

Les applaudissements furent nombreux, et j'en vins même à les rejoindre discrètement. Je partis du terrain avec le vainqueur, tandis que les infirmiers s'occupaient déjà de Melinda. Les petits veinards. C'était maintenant à Lou de s'occuper de son second match.
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[Éliminatoires] Nayki Shin VERSUS Melinda Warren

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