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[Quête] Otages, une situation à risques...

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Aedon Xaris
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MessageSujet: [Quête] Otages, une situation à risques... Sam 28 Mai 2011 - 18:45
Certains diront que l’avantage de ne pas connaître la richesse est que l’on sait se contenter de peu ou du minimum nécessaire. Quoi que ces personnes en pensent, leur interprétation semble incomplète puisqu’elle permet alors de découvrir cette chose qui leur inaccessible et qui n’est valable réciproquement sans quelque tragique événement. Quoi de mieux alors que de dépenser sans la moindre connaissance de l’argent au sein de Dreamland ? Aucune conséquence sur sa vie, le simple plaisir de s’adonner sans vergogne à un loisir réservé aux seuls aisés de l’autre monde.




La ville onirique de Kazinopolis était donc toute indiquée pour pratiquer cette activité et c’est dans une ruelle annexe qu’Aedon s’y éveilla. L’habituelle ambiance musicale y était étouffée par la configuration de la veine dont il s’extirpa rapidement. A peine pénétra-t-il l’avenue principale qu’il fut ébloui par l’agression de toutes les lumières qui éclairaient la cité des jeux. Chaque établissement redoublait d’effort pour attirer la clientèle par des spots à crever les yeux d’un aveugle, le visage emmitouflé dans une couverture ignifugée surmonté d’un pot de fleur en céramique. Notons tout de même que ce cas de figure est tout-à-fait plausible à Dreamland bien que farfelu nous en conviendrons. Bref, ces enseignes crève-à-l’œil attiraient comme des papillons nocturnes les pauvres crédules qui allaient s’engouffrer dans l’antre aux allures de banque à sens unique.

Ci et là, on pouvait reconnaître des voyageurs à leur allure tranchant fortement avec les riverains, souvent trop occupés à papilloter d’émerveillement devant ces temples des désirs. Il fallait bien admettre que toutes ces démonstrations d’ingéniosité commerciale avait de quoi pousser tout individu à se laisser tenter par le jeu. Quoiqu’il en soit, le manieur était heureux de cette affluence ; ainsi, il se mêlait aux habitants sans la moindre difficulté puisqu’aucun indice physique n’aurait pu l’en différencier. Aedon pénétra dans l’un des établissements, un casino classique. Enfin, que pouvait-il bien y avoir de classique dans ce monde. On lui fournit comme tout nouveau client de cette nuit un gobelet contenant des jetons afin de jouer aux différents supports fournis par les lieux avant de s’installer devant un bandit manchot. Il y inséra un jeton et tira le levier unique de la machine qui émit le son caractéristique de l’engin, défilant ses icônes. Entre deux essais il grava des symboles sur quelques jetons qu’il déposa dans le récipient susnommé. Rien ne l’empêchait après tout de prévenir des risques. Le joueur se leva, faignant la satisfaction puis se dirigea lentement vers la sortie.

Déjà, quelques chargés d'accueil lui intimaient de bien vouloir continuer. Après tout, il lui restait encore des jetons à jouer. Ce personnel souriait à en être inquiétant un peu comme un sourire exagéré à la manière du Joker et le voyageur s'imaginait aisément leur visage couvert du même excédant de maquillage disposé à l'arrachée comme l'on peindrait un mur directement avec le sceau de peinture plein que l'on viderait d'un geste unique projetant mille éclaboussures de toute part. Tiré de sa rêverie funeste, il se détourna un moment vers d'autres jeux de hasard, passant notamment par la roulette. Enfin de hasard... la bille était une créature miniature de Dreamland embauchée spécialement pour rendre fou tous les joueurs qui passeraient par là car dès qu'elle atterrissait sur l'une des cases pariées, ses petites pattes effectuaient un malencontreux geste, la conduisant sur une case adjacente, profitable au casino bien entendu.

L’échec s’imposant à lui, le voyageur quitta le casino peu généreux et se laissa guider par ses pas. Sur son chemin, Aedon croisa une statue d’or d’une facture exceptionnelle représentant vraisemblablement un voyageur au vu de ses oreilles arrondies. Certainement avait-il accompli des actes héroïques pour la cité puisqu’après tout, on n’érigeait pas ce genre de statue sur demande…
Ceci dit, une agitation plutôt anormale fut notée, non loin de là. Derrière de longues barrières, s’agglutinaient passants et riverains devant l’un des prestigieux établissements. Ce qui semblait être un représentant de l’ordre local chuchotait à un genre de perroquet mégaphone qui répétait avec un accent prononcé ce qui lui était confié. D’après ce qu’il tira des personnes déjà sur place, des ogres s’étaient barricadés dans le Sésame Palace, gardant avec eux des otages. L’instant qui suivit, dans une totale illogicité, l’homme au mégaphone fit appel aux spectateurs afin de servir de négociateur. Le pire, Aedon fut immédiatement convié –par la force- à remplir cette fonction.


-Hep, toi là ! Il me faut quelqu’un du coin pour négocier avec les preneurs d’otages.

-Non mais attendez j…
-Pas de question, t’es réquisitionné. En tant qu’habitant tu seras insoupçonnable et digne de confiance !
-Mais justement je ne suis p…

Avant qu’il n’eut le temps de dire quoi que ce soit d’autre, l’espèce d’ahuri annonçait déjà envoyer le négociateur. Immédiatement après, il enchaina, recrutant cette fois par le seul volontariat. Il devait venir de Champiland celui-là pour sortir de pareilles inepties ! Et dire qu’il pensait sa discrétion un avantage à toute épreuve… Il s’avança au final, d’un pas plus qu’hésitant ses jetons toujours en main, décontenancé par la tournure des événements.
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MessageSujet: Re: [Quête] Otages, une situation à risques... Dim 29 Mai 2011 - 17:09


Kazinopolis… Royaume des rêves de richesses, paradis des amoureux du jeu et cauchemar des riches. Grande ville lumineuse qui ne dors jamais car il se trouve toujours quelqu’un pour rêver de fortune, même éveillé. Reno et Las Vegas n’était que de gentils amateurs à côté de la cité aux 1001 casinos, patchinkos, courses de chevaux, et autres loteries. Kazinopolis était peut-être officiellement considérée comme un royaume des rêves, mais dans les faits, elle pouvait se montrer aussi dangereuse qu’un royaume cauchemar. En effet, comme toute grande ville décadente qui se respecte, kazinopolis était toujours noire de monde et disposait d’un réseau labyrinthique de ruelles plus sombres les unes que les autres, ce qui constituait un excellent endroit pour faire des échanges peu légaux en toute discrétion. Toute une population d’informateurs et de types louches avait donc vu le jour derrière les façades rassurantes des salles dédiées aux jeux de hasard. L’argent coulait à flot cette nuit-là, mais Train « Twins » Stealer n’en avait que faire. Tout ce qui comptait, c’était cet enfoiré qui le poursuivait.

Courant à en perdre haleine dans ces ruelles sombres mentionnées plus haut et le Voyageur ne comprenait pas ce qui lui arrivait. C’était la première fois que quelqu’un le perçait à jour. Train était un voyageur permanent qui habitait à Dreamland depuis déjà un an. En un an, il en avait vu, des choses ; mais un malade mental de cet acabit, jamais. Le souffle irrégulier et le visage trempé de sueur, il osa jeter un coup d’œil par-dessus son épaule pour essayer d’identifier son poursuivant. Il était toujours là, à une quinzaine de mètres derrière lui, et ne semblait pas se fatiguer. En même temps, il était dur de lire la fatigue sur ses traits : il portait un masque. Une face figée au sourire impénétrable qui, curieusement, lui faisait froid dans le dos. Le voyageur qui en avait après lui était couvert d’une longue cape noire pourvue d’une capuche qui camouflait le moindre indice sur son identité. Pour autant qu’il en sache, ça aurait pu être une femme. Train reporta son attention sur sa course. Il fallait qu’il se calme, il allait pouvoir s’en sortir. Son pouvoir était encore utilisable.

On ne l’appelait pas « Twins » pour rien ! Alors que la ruelle se séparait en deux chemins opposés, le voyageur permanent s’en servit. Sous le regard impénétrable de son poursuivant, Train se dédoubla et chaque « lui-même » prit un chemin différent. Sans marquer la moindre hésitation, son poursuivant prit une accélération conséquente et poursuivit le type de droite, battant le pavé avec la régularité, la souplesse et la puissance d’un fauve en chasse. Train ( en tout cas sa version de gauche), ralentit un peu et s’autorisa un léger sourire avant de mettre encore plus de distance entre lui et son agresseur. Tout le monde s’y laissait prendre. Ce n’était pas in simple clone qu’il avait envoyé, mais un double parfait de lui-même. Si ce dernier ou lui-même venait à mourir, le « véritable » Train serait celui qui resterait en vie. Train était très difficile à tuer pour cette raison : il pouvait, dans ses bons jours, créer plus d’une dizaine de clones et les envoyer pratiquement à des kilomètres de lui. Si lui-même mourrait, sa conscience serait transférée dans un de ses clones.

Soudain, alors que le voyageur permanent se congratulait d’avoir réussi à berner son poursuivant, il entendit un hurlement strident. Ce n’est pas vrai ! Son poursuivant avait déjà tué son clone ?! Pourtant celui-ci aussi était capable de se dédoubler ! Peu rassuré, Train repris sa course dans la direction opposée au cri en regardant par-dessus son épaule. Personne. Lorsqu’il ramena sa tête en face de lui, il fut pris de frayeur : son poursuivant venait d’apparaître devant lui. Train bifurqua aussitôt et prit une autre ruelle. Le souffle court, il courrait à en perdre haleine. De rapides coups d’œil à ses côtés lui permirent de voir la furtive silhouette de son poursuivant le suivre depuis une ruelle adjacente, puis une autre… Bordel, il était rapide. Il se téléportait ou quoi ? Train, paniqué, avait l’impression d’être cerné, d’avoir une vingtaine de personnes à ses trousses…

Il arriva dans une place sombre et étroite. Il y avait trois sorties. Alors qu’il se dirigeait vers celle de droite, l’individu masqué surgit de nulle part et lui barra le passage. Dérapant sur les pavés lisses et glissants, Train se retourna et prit le chemin de gauche. S’il avait été plus attentif, le voyageur se serait souvenu que la place dans laquelle il se trouvait était un cul de sac. Mais la panique, la perfection du trompe-l’œil et l’obscurité aidant, il occulta ce détail. Si bien que, lorsqu’il voulut s’engager dans la ruelle avenante qui semblait le mener droit vers la liberté et la sécurité… son nez s’écrasa sur la surface dure et sans pitié d’un mur en briques. A la vitesse à laquelle il s’était élancé, il avait de la chance d’être encore en vie. Mais il tomba dans les vapes avant d’avoir touché le sol.

Spoiler:
 

La silhouette masquée se rapprocha de lui tranquillement. Silencieuse, elle s’arrêta à quelques mètres de Voyageur évanouit. Elle rajusta son chapeau et sembla attendre que quelque chose arrive. Soudain, une autre arriva depuis une ruelle en courant, essoufflée. Son masque était différent, plus rouge. La silhouette au masque blanc lui adressa un salut et prit la parole.

-« Bonjour maître. La course fut plutôt longue.. »

Le Maître en question rajusta son masque et prit le temps de reprendre son souffle. A présent qu’une lumière était revenue sur la scène, on distinguait la couleur de son masque : rouge.

Spoiler:
 

Pour toute réponse, ce dernier grommela et pointa du doigt le mur en trompe-l’œil sur lequel s’était écrasé le Voyageur.

-« Ta texture est jolie, mais elle ne cadre pas avec le décor, gamin. Regarde : elle est trop lumineuse, l’architecture des maisons est différente et le trait trop fin. Je pensais t’avoir mieux formé que ça. Hum !»

-« Certes, mais elle est belle, n’est-ce-pas ? Comme un mot magnifique mais néanmoins incongru en plein milieu d’une phrase… Bon sang, mais c’est une idée, géniale, ça ! Placer un mot incongru et magnifique dans une phrase ! »

Le Maître soupira.

-« Franchement… tu es vraiment un type bizarre… Parfois, je me demande si tu nous aide uniquement par ce que tu aimes le chaos… C’est la paix et la stabilité qu’on essaye d’apporter, tu sais ?»

Une troisième silhouette sortit de nulle part en marchant. Bien plus petite que les autres, sa voix était féminine et son masque violet.

Spoiler:
 

-« Hunter a fini avec les autres, Rider est partie la chercher. Pourquoi ne l’avez-vous pas encore tué ? »

-« Il sait des choses, Reader. »Lui répondit le masque blanc.

-« Non. Il croit savoir, mais il ne sait pas. Manipulé, comme les autres. Un de plus. Vous n’irez pas loin si vous chassez les informateurs et les agents occasionnels, vous en êtes bien conscients ?»

Soudain, dans une sorte de violent courant d’air apparurent deux nouvelles personnes, l’une d’elle était grande, portait un masque doré, et rien ne laissait supposer son sexe. La deuxième, plus petite et aux formes indéniablement féminine, portait un masque rouge et tenait la première par la taille.

Spoiler:
 

-« Désolé » dit la première « Il a commencé à se dédoubler une demi-douzaine de fois. Heureusement que Raeder était là pour nous les localiser tous.»

Spoiler:
 

-« Eh ! J’étais là, moi aussi ! Sans moi, t’aurais jamais pu leur courir tous après ! » Protesta la seconde.

-« Bof, je suis rapide, tu sais… »

-« Mais pas autant que moi, tête de mule ! »

Le Maitre au masque rouge éleva la voix.

-« ça suffit, mesdames ! Nous avons encore un travail à finir. »

-« Il reprends conscience. » Signala Reader d’une voix neutre.

-« Ne rester assommé que cinq minutes après avoir foncé dans un mur comme ça ? Non, Reader, je ne crois pas qu’il se réveille de sitôt… » lui répondit Masque Blanc.

-« *Kof* kof*, mais vous êtes qui, bordel ?! Pourquoi vous en avez après moi ??! » Cria Train

-« Ah, si. »

-« Train « Twins » Stealer ? » Commença le maître. « Vous êtes un informateur des quartiers bas, beaucoup de gens louent votre professionnalisme. Pour un voyageur, c’est rare. »

-« Quoi ? C’est tout ? C’est pour ça que vous en aviez après moi ? Merde, si vous vouliez des infos, vous n’aviez pas besoin de me traquer comme ça, il suffisait de le dire… »

-«… Mais peu de gens savent que vous êtes derrière la vague d’attentats à la Cité des Nuages d’il y a une semaine. » Continua Masque blanc « Vous avez fait croire à un attentat-suicide en envoyant vos clones se faire sauter sur des points stratégiques. Je dois dire que ce n’était pas un trop mauvais plan… »

-«Tout cela, nous le savons, ce que nous voulons, c’est savoir qui vous a contacté pour organiser votre action. » reprit Reader.

-« Vous… Vous êtes Eux ! »

Soudain, Train se remis sur pied et se « divisa » en trois personnes qui partirent dans trois directions différentes. La première n’alla pas bien loin, car une énorme pate griffue recouverte d’une fourrure de léopard sortit de la cape de Hunter et le saisit à la gorge. L’un d’eux plaqua Masque Blanc et l’autre en profita pour prendre la poudre d’escampette. Bien mal lui en prit, car en un éclair, sans qu’on l’ait vu bouger, Rider était sur lui. Elle attrapa le fuyard par le col, puis, dans un autre courant d’air, se déporta vers l’immeuble proche, ou plus précisément à son quinzième étage, depuis lequel elle le lâcha sans la moindre pitié. Quand à celui qui avait plaqué Masque Blanc, bien mal lui en prit. Voyant son double se faire emporter par une espèce de furie aussi rapide que le vent, il tenta de s’échapper, mais la poigne de Masque Blanc se referma sur son poignet. Il avait perdu son chapeau et son masque était de travers.

-« The Breaker ! »

Train contempla, médusé, un tourbillon de pouvoir instable courir le long de la peau de celui qu’il avait essayé de plaquer au sol. En un instant, son corps sembla absorber tout ce pouvoir libre. Masque Blanc se releva, toujours en le tenant par le poignet, qui commençait à changer étrangement. On aurait dit qu’il éclatait en morceaux de toutes les couleurs, comme du verre rouge, bleu et vert. La douleur était insoutenable. On aurait dit que son bras s’effondrait sur lui-même, comme secoué par de trop violentes mutations. Tétanisé, Train vit l’autre poing se fermer, et le bras se préparer à un lancer un direct droit dans son torse. Ça allait faire mal, c’était sûr.

-« David ! Ne le tue pas ! Hunter à abîmé le sien ! »

Effectivement, il semblerait que le coup de Train se révèle un peu trop fragile lorsqu’il était exposé à la poigne velue et griffue d’une patte de léopard. Le corps de son double gisait comme une marionnette entre les mains d’une Hunter qui semblait penaude, un peu comme si elle s’excusait (désolé, je n’ai pas fait exprès, il est cassé…). A cette vision, le poing de Masque Blanc se rouvrit et alla chercher son chapeau, qu’il déposa avec délicatesse sur son crâne. Il eut soudain l’air de se détendre. Son corps relâcha l’énergie et sa poigne arrêta de faire mal à Train. Enfin, il avait toujours mal, mais au moins son poignet n’était pas entièrement détaché de son corps.
-« Bon, assez joué. Parle, Train… qui t’a aidé à réaliser ton plan ? »

-« Vous… vous êtes Genesis, c’est ça ? » Sanglota Train.

-« Une partie… Maintenant dis-moi, quel membre de La Confrérie de l’Ombre t’a contacté ? »

-« Si Je vous dis quoi que ce soit, ils me tueront… »

-« Si tu nous dis rien, tu meurs, ça, c’est sûr. La mort maintenant ou un sursis, c’est toi qui vois… »

Prise d’inspiration, Rider, qui était revenue, lui susurra :

-« Si tu veux, je peux demander à mon ami de refaire ce qu’il a fait avec ton poignet, mais sur une partie plus intime… »


-«A...Arrêtez ! Je vais parler ! C’est… J’ignore son nom, mais c’est un gamin ! il a quoi… 16, 17 ans ? Il est assez chétif, et son corps et couvert de tatouages ! Les yeux jaunes et les cheveux corbeau ! C’est tout ce que je sais, je vous le jure ! Il a la marque de la Confrérie sur lui ! S’il vous plaît, laissez-moi partir, il est flippant, ce gosse. »

Le Maître prit la parole.

« Reader ? »

-« Je vois qui c’est… Il s’appelle Nathan Smith, 17 ans, et 46° de la Ligue Major. Un gros morceau. »

-« Merci, Reader. On y va. »

-« Vous… vous me laissez partir ? »

-« Humm… Non, nous avons déjà d’autres appâts. En plus, tu serais difficile à gérer, avec ton pouvoir. Désolé, mais ton rôle s’achève ici. Rider ? Volcan.»

-« avec plaisir! » répondit Rider d’une voix enjouée.

Dans une bourrasque, elle emporta le dernier Train « Twins » Stealer vers le volcan le plus proche, soit à quelques secondes de déplacement selon elle.

-« bon ! Bah moi je m’en vais, j’ai fait ma BA du jour, et j’ai un ami à retrouver. »

Sur ces mots, Hunter s’éloigna dans une ruelle, pour enlever son masque à bonne distance et rejoindre la civilisation. Le Maître resta pensif.

-« Qu’allez-vous faire de cette information, maintenant ? » demanda Reader.

-« Pas grand –chose en fait. Comme vous l’avez dit, c’est un gros morceau, Reader. Nous allons faire attention, voilà tout. Nos pièges sont posés, nous les avons forcés à bouger. Il ne nous reste qu’à attendre. »

-« Je vois. Je tiens à vous prévenir : Je ne suis pas de Genesis. Je vous soutiens car votre cause est louable, mais je n’ai pas le temps ni les moyens de m’investir dans une guérilla avec la Confrérie de l’Ombre.»

-« Ne vous inquiétez pas, nous l’avions compris. Cependant, ce qui est amusant avec Genesis, c’est qu’on en fait tous partie, même sans le savoir. » Répondit Masque Blanc.

-« N’écoutez pas cet original. Encore merci pour votre aide. Nous demanderons à Rider de vous déposer. »

-« merci. Ah ! Une dernière chose. La Confrérie vous cherche, mais un de ses pions les plus puissants et lancé sur les traces de ce qui semble être un dommage collatéral... »

-« Ah, oui ! Un certain Ced Freeks, c’est ça ? »

-« Ed Free. Il serait de bon ton de le faire surveiller par quelqu’un d’efficace, au cas où des agents plus importants ne l’approchent. »

-« Je m’en occuperais. Ça fait longtemps que j’ai envie de revoir son chef, Jacob. » Répondit Masque Blanc. « Sur ce, je vous laisse, j’ai eu assez d’émotions pour la nuit. »

-« attendez… » Commença Reader.

Mais il était trop tard. Masque Blanc avait déjà ouvert ce qui semblait être la porte arrière d’un casino, était entré et avait refermé derrière lui.

-«…il y une situation dangereuse là-dedans. »


Trouble (car c’était lui, vous n’en doutiez pas une seconde), ôta son masque blanc et sa cape d’un simple et ample geste théâtral du bras. S’habiller avec une Texture Trompeuse avait parfois ses avantages. Les habits disparurent en l’air sans laisser de traces alors qu’il rajustait le col de sa veste et examinait les environs. Il se trouvait dans un casino, très grand, bien éclairé. La large pièce centrale était circulaire et surplombée par un balcon intérieur le long de son pourtour, et qui semblait tenir lieu de deuxième étage. Ici et là, des rangées de machines à sous servaient d’ornements aux murs. Les tables de blackjack et de roulettes semblaient occuper tout l’espace, mais il y avait encore la place pour que des rivières de mondes ne se déversent dans la pièce, sautant d’une attraction à l’autre. En l’occurrence, ils s’adonnaient tous ici à une activité étrange : ils étaient allongés par terre, les mains sur la tête. Trouble pencha sa tête sur le côté. Etrange. C’était une nouvelle coutume ? L’heure de la sieste ? Il ne comprenait pas. Mettons-nous bien d’accord. Ce n’était pas que Trouble était un demeuré, loin de là, mais qu’il prenait un grand soin à séparer sa vie réelle de sa vie Dreamlandaise. Aussi, tout ce qui pouvait le rattacher à sa vie réelle à Dreamland (hormis son chapeau, mais qui était l’exception confirmant la règle), devait être évité à tout prix. Imaginez avoir fait de la paperasse au boulot toute la journée, et qu’en rentrant le soir, votre femme vous demande à grand renfort d’arguments (arguments prenant dans l’exemple ci-contre la forme de coup de balais) de faire les comptes, régler les factures, rédiger des demandes de passeports, etc. Eh bien la dernière chose que Trouble désirait, après sa journée passablement compliqué, c’était de se retrouver dans une autre prise d’otage. Il faisait donc tout pour éviter de regarder la vérité en face, même si, tout le monde le sait, ce genre de comportement ne marche jamais. Ici présent, la vérité lui attrapa le menton et le front, le poussa à tourner sa tête vers elle, et lui cracha en plein visage (et ce n’est jamais agréable de se faire cracher en plein visage par la vérité).

-« Vous avez compris ? Je veux 200.000 EV dans une bonbonne hermétique, un buffet entier de côtes de porc et la tête d’Infinity Midas ! » Crachait le premier ogre dans un mégaphone.

-« Eh ! Vous, Là ! Face contre terre ! » lui cria un deuxième Ogre armé d’une hache ridiculement grande.

-« Ceci est une prise d’otage ! » Crut bon de rajouter en beuglant un troisième ogre perché sur une table en plein milieu de la sale avec des griffes de métal aux mains.

-« C’est pas vrai, Encore ?!! »
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Aedon Xaris
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MessageSujet: Re: [Quête] Otages, une situation à risques... Dim 29 Mai 2011 - 20:18
Plus il s’avançait vers la fatalité qui le menait à coup de mégaphones, le voyageur avait la désagréable impression que la grande porte du Sésame Palace s’agrandissait, prenant davantage sur son champ de vision jusqu’à presque l’étreindre. Ce n’est pas tellement la peur qui lui chatouillait de grands coups de langue la colonne vertébrale mais surtout le fait qu’il ne savait absolument pas comment procéder à ce genre d’intervention. En principe, lorsqu’il y a une prise d’otage, les forces de l’ordre rendent compte sur place et bouclent le secteur, étape qu’il marqua d’une mention « Ok » intérieurement. Jusque-là, tout semblait normal mais la suite… Que ce soit de n’importe où, il a toujours été avéré que l’on faisait appel à des professionnels pour remplir le rôle de négociateur, qui plus est protégés d’un gilet pare-balles si l’on se base sur la logique réelle.

Or, Aedon se retrouvait sans raison propulsé à l’avant de la scène dans un rôle qu’il ne pouvait tenir et encouragé par une foule bien heureuse de n’avoir subi le tirage aléatoire précédent ; qui plus est c’étaient des ogres et ce genre d’individu ne fait habituellement pas dans la dentelle. Sécurisation de la gente civile « Pas ok du tout », conclut-il alors qu’il s’était sens même l’apercevoir, rendu au sommet des marches, à quelques mètres seulement du redoutable accès. On beugla enfin de l’intérieur les revendications des malfrats qui semblaient un peu trop espérant. Les côtes de porc, soit, les 200.000 EV, encore fallait-il trouver ceux qui l’offriraient afin d’atteindre le montant désiré. Quant à la tête d’Infinity Midas, c’était simplement hors propos et inutile de se demander pour quelle raison...

Le manieur porta non sans hésitation sa main vers l’un des battants de la porte et frappa vivement. Les deux s’entrouvrirent, ne laissant de place qu’à un seul homme pour passer. L’intérieur, il fallait l’avouer, était classe. Le « Palace » du nom était à la hauteur de l’agencement, vivement éclairé, offrant une large surface profitant aux nuées de clients assoiffés par l’appât du gain ; sauf à cet instant où tous à l’exception de quatre individus étaient allongés sur le sol, face contre terre et mains soigneusement posées à l’arrière du crâne.

Il discernait sans difficulté les trois ogres -effectuant un balayage du regard-, le meneur certainement, tenait un large mégaphone, un deuxième, saisissait un homme affublé d’une longue verste noire et d’un large chapeau et un dernier inutilement posté sur une table dans ce qui semblait être sa manière de démontrer sa rébellion envers la société enfin, passons l’analyse existencielle. Son regard revint en arrière en direction de l’invité surprise. A ce moment, l’une de ses ailes fut prise d’une légère convulsion qui le conduisit à tenter tant bien que mal de faire cesser ce mouvement qui avait l’art de le faire passer pour un détraqué. Déjà que son équilibre était bancal, il devait en supplément supporter ces manifestations imprévisibles. Le précédent incident réglé, ce qui dura une trentaine d’interminables secondes, il s’adressa non sans gêne aux brutes.


-« J’ai… été envoyé pour tenter de régler cette situation à l’amiable. Concernant votre requête, je suis bien navré de devoir vous rappeler que si vous tentez quoi que ce soit contre les cli… otages, vous rendrez les négociations plus complexes qu’elles ne le sont déjà » d’un ton peu assuré.

L’autre ahuri se contenta de lâcher l’homme au chapeau au visage couvert de postillons, levant les épaules.


-« Maintenant allonge les côtes de porc et les E.V ! Ils sont tous en état tes otages. » Ajouta le leader supposé.

A noter que l’individu semblait sur le moment plus intéressé par la boustifaille, peu commun comme sens des priorités.


-« Bon... euh je vais voir où en sont les autorités avec l’acheminement de… vos revendications. Vous n’avez pas à vous inquiéter, ils n’agiront p… »

Soudainement interrompu par une intervention extérieure, Aedon aurait sur le moment souhaité leur lâcher un juron à te péter les tympans alors que ses bandes d’abrutis allumaient de grands spots qu’ils dirigeaient dans les encadrements des fenêtres , histoire de faire penser à une intervention en force.

-« Tu les fais venir hein saleté de lâche ! Je vais t’arracher les tripes pour ça ! » Lâcha le collègue aux griffes.

Non mais sérieusement, déjà ils n’allaient pas intervenir et en plus il allait devoir se battre alors qu’il était à peine capable de tenir droit. A peine l’avait-il menacé que l’ogre était assez proche pour l’embrocher sur ses joyeusetés.


[Hrp : en espérant que la tournure te convienne ^^]

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MessageSujet: Re: [Quête] Otages, une situation à risques... Lun 20 Juin 2011 - 13:17
"Les contes de fée ne révèlent pas aux enfants que les dragons existent.
Les enfants le savent déjà.
Les contes de fée révèlent aux enfants qu'on peut tuer ces dragons"
G.K. Cherleston.


Trouble dû faire un effort surhumain pour rester stoïque lorsque le grand type vert, poilu, musclé et con comme ses bottes –plus communément appelé « ogre »- posa sa Hache démesurément grande pour l’attraper par le col et lui beugler des choses aussi dénuées de sens que : « Tu fais le malin ?! Hein ?! Tu fais le malin ?!! » Et autres joyeusetés, tout en arrosant son visage de postillons. Bien sûr qu’il faisait le malin, abruti, il était Trouble ; Autrement dit la malice, l’imprévu et le talent réunit dans la même personnalité aussi narcissique qu’instable. Il aurait bien voulu utiliser « The Breaker » pour la deuxième fois de la journée, ne serais-ce que pour planter sa tête ridiculement petite par rapport à son corps dans le plafond, mais alors que ce plan aux allures extrêmement séduisantes se présentait à lui, quelque chose détourna l’attention de son agresseur. Il faut dire qu’il est rare, même à Dreamland, de voir un dragon entrer dans un casino. Surtout un dragon avec l’air timide, qui semblait poser une patte devant l’autre de manière très précautionneuse et qui avait un tic à l’aile droite. Les tics à l’aile droite sont monnaie courante chez les jeunes dragons ; ça indique en fait qu’ils ne sont pas encore prêt à voler, même si leur instinct les y pousse, comme par exemple pour s’enfuir le plus loin possible de trois ogres preneurs d’otages, dans le cas présent. Sans chercher à savoir si ce qu’il venait de penser à propos de l’aile du nouveau venu était vrai ou s’il venait juste de l’inventer, étant donné qu’il n’était pas vraiment un expert certifié des tics draconiens, Trouble écouta l’étrange apparition parler, tout en s’éloignant lentement du postillonneur féroce (qui venait de commettre l’erreur de lui tourner le dos).

« J’ai… été envoyé pour tenter de régler cette situation à l’amiable. Concernant votre requête, je suis bien navré de devoir vous rappeler que si vous tentez quoi que ce soit contre les cli… otages, vous rendrez les négociations plus complexes qu’elles ne le sont déjà »

Abruti à la Hache haussa les épaules. Chez lui, ça tenait office de commentaire succinct indiquant que la situation était sous contrôle, que les otages allait bien et qu’il ne comprenant pas très bien les mots « amiables », « requêtes », « négociations » et « complexes » dans la tirade du dragon négociateur.


-« Maintenant allonge les côtes de porc et les E.V ! Ils sont tous en état tes otages. »

Ajouta Abruti à l’épée, le leader supposé du groupe des trois, qui tenait toujours le mégaphone dans la main. Trouble trouva intéressant de voir que l’ogre en question avait plaçé les côtes de porc avant les EV, et complètement oublié la tête de Midas. Il était soit intelligent et venait de faire une erreur, dévoilant les premières mailles d’un plan très bien construit, soit un pauvre abrutit affamé. Purement à l’instinct, Trouble paria sur la deuxième proposition. Négociateur-Dragon-Man était un peu à côté de ses bottes. Enfin, de ses pattes écaillées et griffues, enfin, il se comprenait.

-« Bon... euh je vais voir où en sont les autorités avec l’acheminement de… vos revendications. Vous n’avez pas à vous inquiéter, ils n’agiront p… »

Ce fut le moment que choisit un crétin de l’extérieur pour braquer un putain de projecteur sur la fenêtre de casino. Et, comme toujours dans ce genre de situation quasiment classique, c’était le point de départ pour une franche dégringolade.

-« Tu les fais venir hein saleté de lâche ! Je vais t’arracher les tripes pour ça ! » Cria Abruti aux griffes.

Ensuite, il fut jeté à bas de sa table par un coup de pied bien placé dans son arrière-train, calmant du même coup la colère qui commençait à s’emparer des ogres. Lorsqu’il se releva et que ses yeux montèrent vers la personne à qui appartenait ce pied, lui et ces deux collègues eurent tout le loisir d’admirer deux longs rideaux rouges, comme ceux que l’on voit au théâtre, qui était simplement suspendus dans les airs, et qui cachaient la table de roulette comme on cacherait une scène. Au bout de quelques secondes, une musique s’éleva et les rideaux commencèrent à s’ouvrir… sur Trouble, bien entendu !



Arpentant la scène de droite à gauche en esquissant de légers pas de danse, Il était parfaitement dans son élément. Il avait allumé une cigarette et jouait avec comme d’une canne, d’un bâton de majorette où que sais-je encore. Par on ne savait quelle magie, un projecteur suivait ses déplacements, et lui donnait un éclairage parfaitement adéquat : illuminé de pied et cap, son visage était à moitié dans l’ombre de son chapeau, et ses yeux brillaient. Son costume était bleu sombre et contrastait avec le rouge des rideaux, dans un ensemble très…étrange. Trouble prit la parole tandis que la musique s’élevait du phonographe qu’il avait trouvé et qui tournait sur une table proche.
-« Ladies et Gentlemen, ogres et otages, Voyageurs, négociateurs et autres dragons égarés… bonsoir ! »

Trouble tira une bouffée et profita de l’effet de surprise qui avait tétanisé les ogres pour continuer.

-« En cette nuit placée sous le signe de l’argent, du hasard et du jeu, il aurait été inconvenant de ne pas me présenter ; Aussi ai-je prit la liberté de m’inviter à votre soirée. Pour vous régaler des quelques tours, attrapes et pamphlets dont j’ai le secret ; Et dans le but assumé de redresser ma côte de popularité auprès de gens ennuyés. Non pas que l’ennui vous gagnerait en mon absence, mais je pense, que différer ma présence, serait comme vous faire offense. »

Trouble tira une autre bouffée de cigarette et continua à marcher, hypnotisant les spectateurs comme un serpent hypnotise sa proie.

-«Ainsi donc, me voici ici ce soir, sifflant mes singeries et aspirant à de simples assomptions. Mais qu’ouïs-je ? Point de sifflets ? Savez-vous, ségrégation de sots, que je suis très surpris par cette situation ? A dire la vérité, je suis déçu… Je m’attendais à une foule fascinée par mes fables, folies et autres facéties, un fabuleux firmament d’infortunés facile à flatter (façon de parler) et où chacun s’affirme sans mauvaise foi. Fi ! Je ne vois que des faquins affalés sur le floor, contant fleurette à l’asphalte et affligeants de fixité.»

Trouble s’immobilisa et regarda chaque homme et femme à terre dans les yeux.

-« Réveillez-vous, mes frères ! Si vous ne pouvez même vous rebeller contre la violence dans vos propres-rêves, qu’en est-il de votre vie ? »

Il y eu un instant de silence, puis un rêveur se leva, puis un autre, puis un autre. Et, en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Oh, putain, ils se jettent tous sur nous ! », les rêveurs se jetèrent tous sur les ogres. Bon, on n’ira pas jusqu’à dire qu’ils étaient efficaces, mais les braqueurs à peau verte furent submergés de silhouettes qu’il fallait éliminer une par une. Cela laissa le temps aux rares créatures des rêves encore présentes dans la pièce de sortir, à l’exception du type au projecteur, que Trouble avait persuadé de le suivre, et qui continua à le pointer pendant le reste de la soirée, même lorsqu’elle fut terminée… Mais on s’avance un peu trop. Revenons en arrière. Adressant un signe de tête et un sourire au voyageur-négociateur-dragon-man, Trouble laissa une Sphère Dissonante tomber à ses pieds et se concentra pour transformer le tapis de la table de jeu en un mélange assez approximatif de magnésium, de fer, de nitrate de stombium et autres minéraux. Il tira une autre bouffée sur sa cigarettes quand Abruti à la Hache se jeta sur loin, balançant son arme -qui devait bien servir à compenser quelque chose- de manière horizontale et barbare, vers lui. Trouble sauta sur lui-même, et atterrît sur la hache à présent immobile, puisque plantée dans le lourd pilier de pierre qui était caché derrière l’un des rideaux. Il lâcha sa cigarette sur la table et attrapa le Livre des Règles Obscures dans son dos. Au moment où le mégot encore fumant touchait la table, il se produit une réaction pyrotechnique qui consista en un flash blanc, de multiples étincelles et un nuage de fumée, ce qui lui permit de disparaître. En fait, il ne disparut pas longtemps. Il avait juste sauté droit sur Abruti à la Hache Plantée Dans Le Mur, maintenant aveuglé, et lui administra un formidable revers de son énorme bouquin droit sur la tempe. L’ogre tomba raide assommé. Il était moins fort qu’il en avait l’air, tout compte fait. Trouble n’eu que le temps de penser cela que déjà Abruti à l’Epée se jetait sur lui, en lui assénant un grand coup d’épée, tout aussi horizontal. Utilisant l’objet magique comme un bouclier, trouble para avec le Livre et fut décollé du sol, pour aller atterrir plus loin, sur une table renversée dont il cassa deux pieds. Il eut le temps de voir Dragon occupé avec Abrutit aux Griffes, et Abruti a l’Epée lui foncer dessus pour l’achever.
*Ok, là, ça va devenir un peu violent.*
[hrp: le mec à la hache est neutralisé. On dit: HAche rang 1, Epée rang 4, Griffes rang3]
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MessageSujet: Re: [Quête] Otages, une situation à risques... Lun 7 Sep 2015 - 21:40
La situation rappela au manieur l’une de ses premières nuits en tant que voyageur, cette nuit où un duo de chasseurs de reliques identifia le porteur d’un trésor des plus précieux qui soit. Il peinait même à respirer dans ce corps étranger, tremblotant, les yeux piquant du fait d’une vision acérée, chaque inspiration transportant en lui de lourdes effluves à lui en donner le tournis. Tout mouvement se voulait un supplice insurmontable et à chaque instant, Aedon en venait à regretter son geste. A Kazinopolis, en cet instant, ces sensations s’étaient estompées malgré sa difficulté tenace à conserver sa stabilité. Il fut tiré hors de sa rêverie par les vrombissements vocaux de l’ogre aux griffes qui ruait en sa direction mais une intervention impromptue vint déchirer le déroulement prévisible de la scène. L’individu au chapeau, animé d’une soudaine pulsion de spectaculaire  s’était infiltré au travers d’une faille d’attention de son agresseur pour rectifier son entrée en matière.

Un véritable micro-spectacle s’improvisait devant preneurs et otages, ces derniers levant la tête afin de comprendre ce qu’il se tramait. Un projecteur sembla même suivre ses mouvements tandis qu’il se trémoussait d’un côté à l’autre de la scène. Ces adversaires semblant assez limités intellectuellement parlant, Aedon prit l’initiative d’échapper à la vigilance du griffu pendant cette représentation surprise, du moins le temps de son allocution au cours de laquelle il galvanisa les rêveurs en présence dans le but de créer un sentiment commun de révolte. Si les rêveurs en soit ne risquaient pas grand-chose, le principe ne lui plut guère. Inconsciemment, peut-être l’avait-on lui aussi exploité à ce genre de finalité lorsque lui-même n’était que simple rêveur. Le manieur espéra néanmoins qu’aucune créature onirique ne s’était mêlée au lot de participants qui furent balayés à une vitesse remarquable somme toute prévisible. L’inconnu lança néanmoins un regard complice au négociateur infortuné, aussi comprit-il qu’il vaudrait mieux ne pas rester à proximité de la table de jeu auprès de laquelle son acolyte chapeauté s’affairait. Tandis que le reptile fit volte-face à son agresseur, une vive lumière couvrit le hall d’un éclat nacré éblouissant. Malgré sa précédente précaution, Aedon fut affecté par l’effet pyrotechnique et, partiellement aveuglé par celui-ci, heurta l’une des nombreuses machines de jeu que comptait le Sésame Palace, tirant par la même occasion son levier entraîna la sonnerie habituellement providentielle d’un gain à venir.

Bien entendu, le Peau Verte ne se fit bien entendu pas désirer davantage et se ressaisit, brisant ainsi le vain espoir du manieur que d’éviter une altercation à l’issue incertaine. Il poursuivit néanmoins son chemin tout en veillant bien à ne pas s’emmêler les pattes entre deux foulées, sa queue cognant ça-et-là d’autres machines qui, pour certaines se plaignirent du choc, tentant de venger l’agression en crachant des jetons sur le voyageur. Après un court instant, Aedon s’intima de se faufiler au possible entre deux machine, profitant de ce bref répit pour reprendre son souffle, se rendant compte à présent ô combien son inspiration était rallongée sur Dreamland, comprenant ainsi pourquoi il se trouvait si aisément haletant. Les piétinements d’une foulée grandissante se firent entendre à l’approche de l’ogre enragé rêvant de tripes et boyaux. A l’instant où l’ennemi parvint à sa hauteur, le manieur se jeta sur lui, mettant à profit son poids. Déséquilibré, il accompagna l’ogre au sol tandis que ce dernier proclama moult jurons à son égard. Profitant de la pression qu’il exerçait sur ses épaules, Aedon le frappa autant qu’il le put sans se soucier de si son adversaire était encore conscient. Le griffu s’escrimait à dresser ses armes mais leurs crochets pointaient malheureusement à l’opposé du dos de son assaillant, se tortillant comme un poisson que l’on aurait extirpé de son milieu aquatique. Ses avant-bras s’embrasèrent tandis qu’il continua à le frapper. Les flammes crépitantes s’étiolèrent alors qu’il cessa de frapper, ses bras tremblant sous l’effort entrepris. La méthode avait été quelque peu rustre mais au moins le voyageur réussit à lui faire perdre connaissance, là était le principal objectif de la manœuvre.

Le tumulte ne s’était pas pour autant amoindri alors que dans le hall principal, un duel sauvage avait lieu. L’intérieur ravagé par les deux individus faisait peine à voir, tables brisées, moquettes et rideaux déchirés, scène éventrée sans compter les divers accessoires hétéroclites jonchant le sol. L’inconnu au chapeau semblait lui aussi ressentir un certain degré de fatigue. Certainement tenta-t-il un mouvement lorsque son adversaire se reprit et le saisit avec poigne tandis que sa lame démesurée s’approcha de son abdomen. Il arborait un sourire malsain et son regard ne dégageait que l’appétence éprouvée aux prémices d’une éviscération. Aedon fonça aussi vite qu’il s’en sentit capable vers ce dernier adversaire qui libéra l’homme au chapeau de son étreinte, lequel retoucha le sol tout en se serrant fermement la gorge sous l’influence d’un réflexe, cherchant désespérément à recouvrer haleine. La main libre, l’ogre décocha un formidable coup de poing au manieur qui, déjà instable n’opposa guère de résistance et rejoignit la moquette, un goût ferreux lui envahissant la gueule, au pied de l’exécuteur qui reprit sa besogne. Cette fois nulle tir rade ne vint troubler la scène ; l’épaisse lame, fendant l’air s’abattit sur le voyageur qui disparut alors que l’épée s’apprêtait à le faucher. Le regard placide de l’épéiste bouillonna, sa main se crispa sur la hampe de son arme. Autant dire que sa soif de sang n’avait en rien été étanchée.

Lorsque ce dernier souhaita répéter l’opération avec Aedon, celui-ci se laissa porter par le Peau Verte. En contrepartie, sa main griffue caressa la lame de son adversaire, sur laquelle se forma un glyphe. L’inscription gratta la surface du fer forgé maladroitement ; aussi attendit-il que l’énergumène tende le bras pour une nouvelle tentative d’exécution et, lorsqu’il fut dressé au maximum, le manieur libéra le sceau duquel se dégagea une forte rafale. Surpris par la force mystérieuse qui s’exerçait sur la lame, l’ogre n’eut le temps d’ajuster son emprise sur l’arme qui virevolta en direction de l’entrée du palace, laquelle laissa un trou béant par le quel on pouvait dorénavant voir l’attroupement de forces de l’ordre posté à l’extérieur. L’ennemi poussa un gémissement guttural d’incompréhension à la vue de sa précieuse alliée l’abandonnant sans crier gare. Instinctivement, Aedon prit une profonde inspiration. Intimement, il ne comprit pas la spontanéité de cette réaction tout comme les muscles qui se contractèrent le long de son cou. L’envie irrépressible d’hurler se traduisit par un impressionnant panache de flammes qui s’exhalèrent de sa gueule, brûlant le visage de l’ogre au quatrième degré ainsi que ses épaules et son torse de manière moins virulente. Hurlant de douleur, celui-ci libéra le voyageur qui, profitant que le preneur d’otage arque le dos, lui saisit le cou de la queue pour entrainer sa tête directement contre le mur adjacent, laissant une fissure marquée sur celui-ci. Au prix de ce surplus d’effort, il s’effondra à son tour, n’ayant guère que le temps d’apercevoir différents intervenants locaux pénétrer le casino alors que sa vision se troubla, laissant place à l’inconscience. Au réveil, il ne saurait dire si on le laissa choir sur place ou si on le porta en triomphe avant de se volatiliser mais il était certain que s’il continuait à se trouver mêlé à d’autres événements de ce genre, il finirait par attirer l’attention malgré lui.

[ The End ]
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[Quête] Otages, une situation à risques...

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