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Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.]

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Ed Free
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MessageSujet: Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] EmptyVen 22 Avr 2011 - 16:51
La période des examens n'était pas stressante. Non pas que chaque élève de l'école de journalisme considérait les évaluations simples, mais puisque la faculté n'avait jamais réussi à faire décoller l'intérêt des étudiants au-delà de leur siège, que le semestre avait offert la pratique en pâture à la théorie, ce n'était pas une foule de questions insipides et mollassonnes qui allait titiller l'esprit des jeunes adultes. A fortiori le cerveau alcoolisé d'un pauvre gus en mal de bouteilles. C'était ainsi, au comptoir, que je vidais peu à peu ma réflexion pour la remplacer par un sceau de 1664 allégée à la vodka pomme. Il n'était pas minuit, les examens n'étaient pas dans une semaine, et j'étais en train de me soûler comme pas deux, abêti par la puissance que pouvait conférer un billet de cinquante euros sorti de la banque. J'avais commencé à me prendre un seul verre mousseux avec mes potes, puis je me rendis compte que je détestais garder de la monnaie dans ma poche. La bière avait invité ses amies à se reposer dans mon estomac, et mes facultés sensorielles commençaient à vomir sans moi. Je n'étais pas déchiré ; seulement un peu évasif. Ma bouche n'attendait qu'une parole pour se mettre à mourir de rire, et mes mains essayaient de se retenir mutuellement pour éviter de toucher la bière posée devant elles. Je n'avais aucune excuse pour cette soirée, la journée avait été bonne. Mais l'avenir promettait le pire, car un examen balayait sans peine les étudiants sans motivation, et il semblait cette année que la récolte serait bonne.

Pour ne pas vous abreuver de sottises comme je me suis abreuvé de liqueurs, j'ose jeter une ellipse à cette période, qui se lève soudainement au moment où je dois me souvenir dans un périlleux exercice de mon organe mémoriel l'étage de mon immeuble. Soutenu par deux potes qui étaient incapables de m'aider et qui discutaient sans tenir compte de mon avis si ils devaient m'abandonner sur le palier ou bien s'ils osaient gâcher leur crédit illimité pour demander la solution à quelqu'un qui connaîtrait la réponse. Mon cerveau s'évanouit une seconde fois et j'étais devant mon palier en train d'essayer d'enfoncer des clefs dans la poignée de la porte, qui manifestement, ne marchaient pas. Ce ne fut qu'au dixième essai, avec cinq clés, que je parvins à faire pivoter la porte sur ses gonds en m'appuyant entièrement dessus. Je n'avais pas envie de vomir, mon esprit était un poil serein. Je pouvais sans peine considérer le chat qui me quémandait la nourriture qu'il n'avait pas eu ce soir. Je considérais les options qui s'offraient à moi : épuiser mes dernières ressources physiques et mentales, sacrifier les miettes de mon être pour les donner à mon chat, soit me conserver tout entier à mon lit et sa douce étreinte, tandis que Burritos serait en train de m'énucléer avec ses griffes.

Dès que le fauve fut repus, mes chaussures enlevées, la vessie soulagée, mes lunettes posées et les yeux révulsés, je m'effondrai de toute ma masse sur mon lit. Le choc que mon crâne reçut quand il s'écrasa contre le mur derrière l'oreiller se transforma en douleur intense qui se termina en long écho de souffrance. Je réussis à me dégriser un peu, et rangeai mes pieds qui dépassait de sous la couette. Les filles des Private allaient encore m'engueuler cette nuit-là : j'étais bien parti pour terminer direct à Delirium City, et en caleçon seulement. Sur la tête. Mon gros chat orange sauta à la limite de la grossièreté sur mon lit afin de se lover quelque part dans mes couettes, couché contre mon ventre. Il émit un ronronnement sonore pour expliquer qu'il s'auto-satisfaisait de m'empêcher de dormir, avant de s'éteindre dans le sommeil dix minutes plus tard. Immobilisé par mon chat, je n'osais plus faire un geste tandis que mon cou me faisait regarder un plafond sale, qu'un réverbère éclairait par-delà les volets de ma seule fenêtre. Je n'arrivais pas à dormir dans le sens où tout mon corps me hurlait ma fatigue tout en m'interdisant le coucher. On aurait dit un bourreau sadiquement cruel qui riait de ne pas me laisser dormir en me fouettant dès que mes paupières faisaient mine d'être trop lourdes. J'avais entendu que des gens pouvaient mourir de ne pas dormir. J'avais aussi appris qu'une expérience sur les animaux consistant à ne pas les laisser se reposer les avait rendu complètement dingues. Par sagesse et parce que l'exténuement était plus fort que n'importe quel verre, mon corps se coucha. Et mon esprit s'envola.

Dès que je me réveillai dans le monde onirique, une chose me frappa. J'étais assis à un comptoir avec de la bière en face de moi. Je me saisis de la hanse avec une acceptation totale de la situation. Dreamland m'avait placé devant de l'alcool, j'allais jouer le jeu. Je pris une gorgée en essayant de vérifier du regard si le verre n'appartenait à personne d'autre. Normalement, le monde m'avait foutu un compagnon horripilant, m'avait dressé contre des dangers terrifiants comme une organisation des ténèbres, des adversaires effrayants et démoniaques ainsi qu'un phoque psychopathe. Alors s'il me mettait cette nuit-là face à un terrifiant verre d'alcool, il était de mon devoir de lui apprendre qui avait un gosier solide. Un autre regard inquiet pour savoir si la chope n'appartenait pas au gros baraqué à machettes qui venaient de sortir des toilettes avec l'air d'avoir renfilé quelques produits dont personne n'aurait eu l'idée de les mettre en poudre avant d'y installer une paille par dessus. Mais personne ne semblait se préoccuper de moi. On était dans un bar, mais on n'était pas à Delirium City. Dans cette dernière, on se jouait des bourrés et des drogués en phase terminale. Il n'y avait aucun bar là-bas (je dirais même plus, aucun bar qui pouvait se pérenniser de façon constante, régulière, et sûre), juste des foutages de gueule. Donc j'étais dans un bar et j'étais bien à même de savoir où j'étais. Super, j'étais en terrain pas connu et on me ferait la morale d'un SMS le lendemain matin. Parce que évidemment, il n'y avait aucun visage de mon groupe derrière moi. Même pas cette folle d'Héléna qui devait rager. Ça aurait été trop facile. Alors quitte à se faire dérouiller, autant profiter de mon écart spatial. Il n'y avait personne sur les tabourets à-côté de moi. Par contre, je profitais du barman devant moi pour l'accoster :


« Eyh, salut gars ! Je viens d'arriver et j'aimerais savoir dans quel Royaume je suis.
_ La bière fait dix EV.
_ C'est très bien, je vous félicite. Sinon, c'est quel Royaume ?
_ Un Royaume où tous les vices sont permis, à commencer par démembrer les mauvais payeurs d'un coup de tromblon. »


Un type très charmant, qui maniait la poésie comme un voyou qui utilisait une batte de base-ball pour agresser des victimes plutôt que pour frapper dans une balle. Bon, j'avais largement plus de dix EV, je pouvais me permettre de payer. Restait à savoir si j'allais laisser un pourboire à cet homme si sympathique. Je profitais de ce moment de détente improvisé pour savoir comment j'étais vêtu. En plus du panneau de signalisation et des lunettes de soleil à montures argentées, je portais des chaussures de chantier, un pantalon sombre maintenu par trois ceintures argents qui se croisaient, ainsi qu'un débardeur noir dont des motifs bordeaux imitaient une carte mère. Je pris une autre gorgée de bière, puis une autre avant de reposer la chope. Plus que le fond. J'allais porter les dernières gouttes à mes lèvres quand un courant d'air frigorifia la fête et laissa entrevoir les lumières multicolores de la ville. Je tournai la tête ainsi que tous les autres clients. Le nouveau venu qui ressemblait à un gobelin sur échasses cachées sous un grand imper tourna la tête (et les yeux par la même occasion). Puis, dès qu'il me vit, il lâcha un stupéfiant :

« Le Sublime ! » Je regardais autour de moi si ce type venait d'acclamer une autre personne. Mais son regard me fixait et ne voulait plus me lâcher, comme un assoiffé qui venait de trouver un oasis en plein Gobi. Je lui fis un sourire ainsi qu'un geste de la main hésitants. Il prit cela comme une invitation et s'invita au tabouret à ma gauche. Il reprit rapidement en direction du serveur :
« Une autre bière pour le grand Ed Free.
_ Merci mec. Sympa de savoir... qu'il n'y a pas que des détracteurs dans la vie.
_ Je vous en prie, je vous en prie, c'est le moins que je puisse faire pour le grand Ed Free. Je suis un fan, un grand fan. Je lis tous vos exploits sans retenue, tenez-le pour dit. »
Il s'exclamait comme un enfant tandis que le serveur m'apporta une chope, jumelle à la première qui disparut. L'espèce de lézard sous acide prit ma hanse, huma l'air avant de me la rendre, lâchant un sourire d'extase :
"Que mon argent ne serve pas à vous acheter des cochonneries, simple précaution," me balança-t-il souriant. Un autre sourire gêné de ma part avant de prendre cinq gorgées de plus et de lâcher ma bière. Je le remerciai de nouveau et il me répondit :
"Comment vous avez combattu Clane, c'est fantastique ! J'ai toujours dit que vous aviez bien plus de valeurs que Jacob Hume."

Ma tête réalisa un black-out complet. Ok, qui était ce connard de merde ? D'où venait-il ? Et pourquoi me cherchait-il ? Personne ne m'avait jamais dit que je valais mieux que Jacob, tout simplement parce qu'il était plus beau gosse, ténébreux et parce que le journal relayait une image très exacerbée de moi-même. Quand quelqu'un me sortait une énormité pareille, elle cherchait à endormir ma méfiance. Tombé dans le piège. La bière n'avait pas changé de goût, mais la langue n'avait pas reconnu la saveur habituelle. Je lâchai un peu pâteux :

« Par les naseaux ?
_ Exactement. Drogue en poudre. Faîtes de beaux rêves.
_ Tu connais la réincarnation en sac-à-main ? Parce que je vais te... vais te... vais te... Ohoh. »


Le somnifère fit son effet. Je sentis ma tête cogner douloureusement contre le comptoir avant de se renverser en arrière. Le monde venait de fermer les rideaux de sa fenêtre, me laissant dans le vide total, ainsi qu'une odeur de vomi.

Un réveil douloureux. Tête engourdie, paupières qui dorment. Cage en bois ? Elle bouge la cage en bois ? Où je suis ? Où qu'on m'emmène... ? Très sommeil, trop sommeil. Mes yeux se referment. Mon corps ne bouge plus. Et mon esprit est évanescent.

Plus cage, monde toujours aussi noir, mais avec des formes. On me porte. Plusieurs personnes. Quel con j'ai été. Plusieurs personne qui me foutent en cellule. Enfin, cellule ? Barreaux en quoi ? Barreaux. Tout disparaît comme par enchantement. Je n'ai pas faim. Et quelqu'un essaie de m'étouffer avec un bonbon. Mon corps veut recracher, car il n'est pas abruti. Mais c'est avaler ou le néant. J'avale de force, avec l'aide d'une main couverte d'écailles. Je veux vomir. Je n'y arrive pas. Rideau de ténèbres, papillons de nuit qui dressent une voile tâchée de rien. Assommant.

Puis tous mes sens explosèrent progressivement, comme si une bombe avait explosé près de moi et que j'étais devenu sourd pendant quelques instants. Ma pupille s'élargit, mes oreilles bourdonnèrent. Le monde entier hurlait dans mes oreilles. J'étais ankylosé de partout. J'avais l'impression de m'être transformé en planche de bois. Voyant que je me repris, un homme plus large que haut beugla que j'étais réveillé. Mais ferme-là gros porc, j'ai l'impression que j'ai réappris comment écouter en deux secondes. On lui répondit un truc incompréhensible, et ce type me souleva comme si je pesais moitié moins. Sans force, je le suivis, traîné, manquant de tomber à chaque pas. Quelque chose hurlait quelque part. J'étais dans un bâtiment éclairé d'une lumière marron et pâle. Mes pieds bougent tout seul. Depuis combien de temps vais-je devoir supporter les caprices de mon corps ? On traversa ensemble un immense couloir de pierre, qui menait à une petite herse. A-côté, il y avait des hommes qui commencèrent à tirer des chaines pour soulever les barreaux. Oh putain de merde, une foutue arène, j'en étais sûr ! Étonnamment, je repris des forces rapidement, mais pas assez pour me tirer de l'étreinte musclé du salopard. Il me balança à travers la porte avant que la herse ne s'abaissa dans un claquement fatal. Bande de cons, je pouvais me téléporter comme je voulais ! Pis ils m'avaient même laissés mon panneau de signalisation, qui m'annonçait un rond point.

Et c'était effectivement une arène. De taille circulaire, plus petite que le Colisée majestueux des Chevaliers de la Table Pentagonale. Mais terriblement impressionnante. Les gradins étaient en hauteur et s'élevaient jusqu'à une trentaine de mètre, presque à la perpendiculaire. C'étaient les spectateurs qui hurlaient. Et ces cris reprirent de plus belle quand ils me virent m'avancer dans l'arène, le pas titubant. Le sol n'était que du sable marron tâché d'hémoglobine séchée. L'arène devait faire en gros une centaine de mètres de diamètre. Et tous ces gens qui s'extasiaient jusqu'à en cracher du sang... Ils étaient malsains ; contrairement à leurs homologues de l'autre Royaume, ils demandaient ouvertement du sang. Ils en devenaient dingues. Il y avait peu d'humains dans les tribunes. Je ne voyais que des faces hideuses, des corps décharnés de beauté qui hurlaient. Des écailles puantes, des plumes arrachées, des faces grotesques. Et le tout jouait une cacophonie assourdissante qui me donnait envie de vomir. Je sus de suite que les matchs seraient à mort, et pas en ma faveur. Ils étaient là pour voir une exécution publique chorégraphiée. Et dans cet abattement moral naissant de la surprise, la honte et la peur, je pus voir deux choses : l'une était un espacement privé de spectateurs cachés derrière des rideaux. A tous les coups, les organisateurs qui me voyaient tout de même. La seconde fut cet espèce de connard de lézard que je reconnus qui s'avançait parmi les spectateurs avec un porte-voix et qui hurlait d'un ton où la folie avait la part belle, ainsi que la soif de sang stupide et assumée :


« C'est le massacre ! Il arrive, il pue le sang ! Nos invités de cette semaine sont Remi Soral et Ed Free, des Voyageurs totalement imprévisibles ! Parviendront-ils à surclasser nos trois rounds ? Tu m'entends Ed Free ? Pas d'embrouille, on te laisse trois rounds et on te libère si tu gagnes. Nous sommes des gens d'honneur ! Trois rounds. Et pas question de sortir de l'arène, tu imagines qu'on a pris nos précautions. Je veux que tout le monde crie ! Plus fort ! PLUS FORT !!! Comptez avec moi ! On ouvre le rideau dans une centaine de secondes ! Cent ! Quatre-vingt dix-neuf ! Quatre-vingt dix-huit ! »

Dans la merde Emile. Où était ce fameux Remi ? Qui allait combattre avec moi sur cette arène ensanglantée, dans la joie de mourir ? Les mauvais moments à passer étaient toujours moins sinistres avec un compagnon, car vous saviez que vous ne seriez pas le seul à subir la peine. J'espérais pour moi que Remi était un ours de deux mètres de haut et un de large, et qu'il s'amusait à foutre ses propres bagnoles en panne juste pour voir le plaisir de les pousser jusqu'au garage le plus proche.
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MessageSujet: Re: Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] EmptyDim 24 Avr 2011 - 2:43
Purée, que c'était horriblement chiant les TP matériaux !
Avec la mauvaise organisation que le prof avait fait et le retard de livraison, on avait prit du retard sur les planning, ce qui faisait qu'en plus qu'on se retrouvait a 5 groupes a faire les TP au lieu de 2, dans une salle où l'on ne pouvait même pas tous rentrer !
Ajouter a cela devoir porter des blouses par les 28°C que l'on avait en ce début de printemps, et vous comprendrez l'horreur ! Et tout ca pour quoi ? Pour synthétiser un putain de photochrome. Alors oui c'était jolie, ca change de couleur a la lumière puisque les photons le font s'oxyder, mais purée... ca me fait une belle jambes ! Vivement que ces TP soient finis, je pourrais profiter pendant 4 heures du soleil et de mon pote, plutôt que de rester la a rien faire. Et en plus, avec ce bon a rien de camarade de TP, c'est moi qui doit tout faire ! Mais pourquoi il a fallut que ce soit moi qui tombe dans le seul groupe où on est deux, alors que les autres sont trois ? Putain de malchance !
Mais le pire dans tout ca, l'horriblement pire, c'est qu'il avait fallut qu'ils foutent un TP a la fin des examens, a la toute fin. Genre pour dire « Et bah non, vous avez trimé pendant une semaine, mais c'est pas encore fini ! »
Et putain, pourquoi pendant la semaine des vacances scolaires !? Juste au moment ou il y a pas de bus. Déjà qu'il n'y en a pas beaucoup en temps normal, en ce moment c'était a s'en arracher les cheveux. Et le pire, c'était que la RTM, la société qui s'occupe des transport a Marseille, souffrait d'une greve pile a ce moment la. Ca me rappellait une loi de Murphy tient, « La probabilité qu'il y ait une greve dans les transport en commun augmente sensiblement en période d'examens ».
Et bien sur, le pire, c'est que nous, dans notre école, on faisait tout en décalé ! Non, jamais les dirigeants auraient pensé a nous mettre les vacances en meme temps que celle des autres écoles, mais juste une semaine plus tard, histoire qu'on puisse bien ne rien faire avec nos amis. A s'en arracher les cheveux je vous dis. Bref, j'aimais pas ce vendredi après- midi.

Il y avait pourtant une chose, une simple chose, qui rendait tout de meme cette journée agréable. Maintenant, j'étais en vacances !!! Ah purée, elles étaient bien méritées ! De plus, la perspective de savoir qu'il restait désormais presque trois heures de soleil a la sortie des cours, et celle que j'allais pouvoir aller voir mon meilleur pote, réussissait a me redonner le sourire.
Ah purée, que cette saison était belle. En plus, fallait dire que mon école était super bien situé, sur le campus de Luminy. En gros, a l'extérieur de Marseille, complètement paumé dans les collines et la foret provençale, a 30 minutes a pieds des calanques, vu sur la montagne et le ciel azur, que pouvait on rêver de mieux comme cadre d'étude ? Bon, c'était une zone sinistré niveau moyens d'accès en transport en commun, mais, en un sens, c'était cet isolement qui faisait son charme, non ? Juste le campus, les collines et le ciel. Rien d'autre. Et c'était ca qui était beau.
Enfin, je pu mettre les pieds dehors. Je fus encore une fois frappé et émerveiller par la chaleur qu'on avait en cette fin de mois d'avril, et ce même a 18h. Le mercure devait bien flirter avec les 27°C. Cela faisait des années qu'on avait pas connut ca.
Il était temps que je me mette en route pour rentrer chez moi. Ou plus exactement, pour rentrer chez mon pote, puisque par message sms succin, nous nous étions, comme d'habitude les jours où je n'avais pas entrainement, donné rendez vous. Sa copine ne rentrait pas avant 20h30, ca nous laissait de quoi faire quelques parties.
A ma sortie de l'école, je bifurquait vers la gauche, afin de rejoindre la route principale. Comment décrire la chance et la plénitude qui m'envahissait a chaque fois qu'il me fallait descendre la route principale ? Cette dernière était bordée d'arbre en fleurs, et au loin, mes yeux ne pouvait se porter que sur la pinède d'où émergeait une haute colline escarpée se découpant dans l'azur parfait du ciel. Alentour, aucune trace de ville, aucune silhouette d'immeuble, juste les études et la nature. Que rêver de mieux ?
Filant vers les arrêts des bus, je réussit a attraper le premiers qui partait, un Jetbus en plus, la chance, celui qui met le moins de temps car il fait le trajet direct. Ça me fera gagner du temps. Finalement, même si ils m'avaient fait chier pour venir, les bus eurent la bontée de faire preuve de diligence pour me ramener. Mais, en y repensant... j'avais finis ma période d'examen. Ca validait la loi de Murphy citée plus haut...
Montant dans le bus, je m'installa a la place la plus en avant, celle qui donne vue sur l'avant du bus et la route, j'aimais bien, et sans prendre la peine de valider ma carte. Je paye déjà assez cher pour l'avoir a l'année cette foutue carte, alors je vais pas en plus me faire chier a la valider !

Et me voilà partie pour 15 minutes de bus. Petit a petit, nous délaissâmes la foret et les collines les C'était tout de meme avec un petit plaisir mesquin que je regardais mon bus depasser par la droite la longue file de voitures bloquées dans les embouteillages du boulevard Michelet, et ce grace a la voie réservée aux bus. Vous savez, quand on vit a Marseille, on devient rapidement si dégouté de tout ce qui est transport dans la ville qu'on est toujours content d'enc**er les gens sur la route a la hauteur de ce qu'il t'enc**e eux meme. Ici, dans la cité phocéenne, le code de la route n'existe pas, meme chez les policiers. Fallait savoir faire avec, mais surtout faire sans. Mais bon, pour le moment, tranquillement assis dans mon bus, j'attendais de voir le metro du prado s'approcher. Et ca arriva, comme ca devait arriver. Tournant a droite pour prendre le parking réservé aux bus, le véhicule finit par s'immobiliser pour ouvrir ses portes, et déverser son flot d'étudiants suants de la chaleur qui régnait en son sein. Tandis que je descendais les marches, je retrouvais la douce brise que le verre des vitres m'avais fait quitter, cette douce brise qui rendait la vie possible ici. Devant moi se dressais le parc vélodrome, endroit qui suscitait chez les marseillais une fierté virile que je trouvais absurde, inutile, fausse et déplacée. Mais du pain et des jeux, c'était bien ce que demandait le peuple, non ? Détournant les yeux, je repris ma marche vers la bouche de métro.
Le métro marseillais n'était pas ce que l'on pouvait appeler du plus efficace. Loin de la. Seulement deux lignes, une foule de monde bondant ce transport, étouffant en été, étouffant en hivers, un service tout sauf régulier et bien sur une forte proportion a être sujet aux grèves, comme tout ce qui se trouvait a Marseille d'ailleurs. Enfin bon, au moins, j'avais développer quelques techniques pour etre sur de trouver une place assise dedans. Venant me placer a un endroit stratégique dont j'avais le secret, j'attendais le métro, qui ne tarda pas a arriver, enfin, dans les 7 minutes, ce qui était une moyenne. Ce dernier rentra donc en gare, et, comme je l'avais si soigneusement calculé au fil du temps, vint se placer de tel façon a ce qu'une porte s'arrette pile en face de moi, et la poigné pile en face de ma main tendu, sans que j'ai a bouger. C'était au moins une qualité que l'on pouvait reconnaître aux chauffeurs : ils étaient des monstres de régularité quand a la position de leurs arrets.
Poussant le loquet vers le haut d'un simple mouvement de poignet, la porte s'ouvrit, et hop, je pris place sur le premiers siege a ma gauche, comme d'habitude. Il donnait vu direct sur tout ce qui se passait dans la wagon, ne laissait aucun angle mort. Non pas que je craignais une attaque terroriste a tout bout de champs, mais rester constamment sur mes garde était une de mes devise.
Enfin, le métro ferma ses portes et se mit en branle. Perrier, Castellane, Notre Dame du Mont, Noaille, Gare saint Charles. Les stations défilèrent devant mes yeux aux rythmes des arrêts successifs, jusqu'à ce qu'arrive la mienne, Jules Guesde. ouverture de porte, montée de quelques marches puis de l'escalator, et enfin je retrouvais mon soleil, puis un nuage qui le voilà un moment et pour lequel je ne pus me retenir d'avoir la pensée suivant : « Ôte toi de mon soleil ! » J'aimais bien cette phrase, c'était un mec dans un tonneau qui me l'avait apprise. Bref.
C'est ainsi que je me retrouva a la porte d'Aix, ce magnifique Arc de Triomphe qui trônait au milieu de son parc, au beau milieu de Marseille, Arc qui avait donné son nom a ce quartier, le quartier de la porte d'Aix. Simple non ? Mais aussi sale, très sale. Un des quartiers les plus sale de la ville. Il faut dire que la population qui y habitait, des braves gens pas méchant pour deux sous, étaient malheureusement d'un naturel salle, et détritus, crachat, reste de repas tombé par terre, incrusté dans le goudron tandis qu'il tournait au soleil, offrant un odeur des moins subtile, compensé par le doux arômes des poubelles remplis a rats bord dans lesquelles les rats festoyaient la nuit, étaient monnaie courant dans ce quartier. Mais que voulez vous, c'était ici que se trouvait la résidence étudiante la moins cher de Marseille, mais qui ne lésinait pas sur la qualité, et c'était la seule chose que je pouvais m'offrir, alors je n'allais pas me plaindre. De plus, j'étais pressé.
Deux petite minutes de marche me permirent de rentrer chez moi, et je ne pris le temps que de poser mon sac, attraper 3 pommes, et filer pour retrouver mon amis. C'était d'ailleurs ce point qui faisait tout le charme de mon appartement : il se trouvait a 2 minutes a pieds du siens, ce qui était fort pratique et fort agréable. Et c'est ce temps la que je mis, remontant les rues, bifurquant a gauche, évitant les poubelles et les traces de pisse de chien, ou pas, déversant leurs arômes dans les ruelles, avant d'arriver et de sonner. Puis retentit ce grésillement si familier, si adoré, qui marquait l'ouverture de la porte de l'immeuble. Un escalier a descendre, deux petit toc a la porte, et hop, je l'ouvrais et je fut chez lui. L'endroit que je préférais au monde, avec la personne que je préférais. Quelques parties m'attendais, ainsi que surement deux ou trois petites choses plus ou moins illicites. Tout s'annonçait bien. Mais passons sur ce qui se passa.

C'est comme ca que se passa ma fin d'après-midi. Puis arriva l'heure de devoir rentrer. Vous ais-je déjà parlé de ce qui se passait en moi a ce moment fatidique ? Oui, il me semble, même si ca a dut se perdre dans les méandres de l'histoire. Bref, il ne me resta plus qu'a faire le chemin en sens inverse, recroiser les même poubelles et pisses d'hommes, ou pas, puis rentrer dans mon appartement. C'est ainsi que débutant ma soirée.
Elle se passa d'ailleurs tranquillement, un peu de télé, un peu d'ordi, un steak de 500g de cuit puis les trois steaks hachés préparés pour le lendemain midi, et tout était prêt. Je me préparait en effet tout les soirs mon repas pour le lendemain midi, car mon régime alimentaire pour mon entrainement nécessitait a ce que je le prépare moi même. C'était emmerdant, ca prenait du temps, mais ca donnait des résultat, alors...
Et puis, vous l'attendiez tous (pas la peine de mentir !) vint enfin l'heure de se coucher.
J'aimais bien l'heure de se coucher. C'était l'heure où généralement je me demandais : « que vais-je faire ce soir » ?
Dreamland. C'était vraiment une merveilleuse chose qui m'étais arrivée, une chose qui avait changé ma vie. Une terre de tout les possibles, où l'on pouvait tout faire. Voilà pourquoi, je me demandais toujours... que vais-je faire à Dreamland ce soir ?
Posant la tête sur mon oreiller, il ne me fallut que peu de temps pour m'endormir...

Le sol que je foulais était boueux, souillé, comme tout les paysages qui m'entouraient. Tout ce qui se trouvait autours de moi semblé torturé, tourmenté, mais quelques chose dans ce décors me faisait pensé que ca alternait entre la douleurs et la joie, l'ivresse... comme lorsque l'on était stone... C'était vraiment un paysage bizarre. Le ciel était d'un gris maussade, ce qui renforçait le sentiment d'ennui et de... dégout que m'inspirait instinctivement ce royaume. Je ne l'aimais pas. Mais je savais que pour une raison qui m'étais inconnue, Dreamland s'amusait a me faire faire le tour du propriétaire en me faisant visiter chaque soir un royaume diffèrent, royaume ou le plus souvent je trouvais l'aventure. Alors... acceptons ceci comme un fait et avançons.
Ce soir, j'avais retrouvé ma tenue de tout les soir a Dreamland, composée de mon pantalon ample et blanc, serré aux chevilles par des bandes blanches de combat, mon débardeurs d'un blanc gris lui aussi qui me moulait le torse, le tout surmonté de mon manteau qu'on aurait décrire comme un manteau gothique, mais étrangement de couleur grise.
Autant vous dire qu'accoutré ainsi, j'attirai rapidement les regards dans la petite ville que je ne tarda pas a atteindre.
Cette ville ressemblait a un ghetto plus qu'a autre chose. Non pas que les bâtiments étaient si délabrés que ca, mais c'était surtout l'ambiance qui y régnait. Ici et la des drogués jonchait le sol, leur seringue dans la main quand ils étaient conscient, trônant par terre quand ils ne l'étaient plus.
Ci et la, des petites frappes éraient, parfois rêveurs, parfois créatures de Dreamland, mais il semblait que ma stature les intimidait assez pour qu'ils ne tente rien envers moi. Décidément, c'était pile le genre d'endroit où je n'avais pas envie de rêver. Bon, j'allais rapidement trouver des infos sur où j'étais, dans quel royaume, et si il y avait des truc a faire ici, et si il n'y avait rien, cassos, j'avais autre chose a faire non mais !
Me voilà donc partit dans ma quête d'info. Et le meilleurs endroit pour trouver des infos, c'était encore un bar. Et ca tombait bien, il y en avait un juste a coté.
La façade de l'endroit ne donnait pas envie d'y rentrer. Les vitres était salle, la devanture délabré, et même l'enseigne qui trônait autre fois fièrement au dessus de la porte était désormais branlante. Mais bon, vu la population du coin, le patron devait tout de même se faire pas mal de bénéfice.
J'entrai. La première chose qui m'assaillis fut l'atmosphère étouffante et enfumée du bar. Eux, ils avaient pas du entendre parlé de la loi non-fumeurs. Et puis autre chose me surpris, c'était le fait que malgré que je soit rentré, j'avais au final suscité que peu de curiosité, et pas d'animosité. Ils étaient bien les bar a Dreamland. M'avançant de quelques pas, je trouvai le comptoir sur ma droite, ainsi que sont fidèle Barman. Ce barman était en tout point égale a l'idée que je me faisait d'un barman, et que j'introduisais souvent durant les parties de jeux de rôles que je maitrisait : un homme, plutôt robuste, avec une moustache fournie et une toison voyante de poils, habillé d'une chemise blanche et d'un tablier marron en cuir, stoïque derrière son comptoir avec a la main un verre qu'il essuyait d'un éternel torchon. La seule différence notable était les oreilles pointu qu'il possédait, signe qu'il était un habitant de Dreamland. Retrouvant ainsi cette image familière, je m'avançai de quelques pas avant d'engager la conversation :


« Bonsoir Monsieur. Pourriez vous me dire dans quel royaume nous somme ? »

Oui, je n'avais pas beaucoup d'inspiration.

« On est au royaume du vice ici. Je vous sert quoi ? »

Au royaume du vice alors. Je ne le connaissais pas, mais il ce nom ne m'inspirais rien de bon. Pourquoi donc m'étais-je retrouver ici ce soir ? Sans doute ne le saurais-je jamais.
J'allais répondre au Barman quand une voie m'interpella derrière moi :


« Hé ! Mais vous êtes Rémi Soral ! »

Intrigué, je me retournai et me retrouva face a une créature singulière, puisque l'on aurait put décrire comme un mélange d'homme et de poisson. Dreamland décidément regorgeait de surprise. Mais le plus intrigant, c'était que cette « personne » me connaissais...

« C'est vous qui avez sauvé le royaume des fruits, en compagnie d'un autre voyageur ! »

Tout de suite, ca fit tilt. Où en tout cas, c'était le nom de Nodox qui était apparu dans le Dreamland 3 rédigé par un certain Khildar, et non le miens. Comment se faisait il qu'un homme poisson d'un royaume pourris et désœuvré comme celui la connaisse l'aboutissement de cette histoire ? C'en était plus que suspect.

« Je suis un grand fan ! S'il vous plait, laissez moi vous offrir un verre ! »

Alors la, c'était le pompon. Il comptait m'offrir un verre. C'était d'un flagrant ! Mais je ne pouvais refuser. Je me trouvait en royaume inconnu, entouré d'inconnu. Un inconnu souhaitait m'offrir un verre, et il semblait en connaître beaucoup plus sur moi qu'il n'aurais du. En plus, désormais, il m'offrait un verre. Ça ne pouvais d'ailleurs avoir qu'une explication : il y avait quelqu'un dans ce royaume qui me cherchait. Ou en tout cas, qui me connaissait, et vu qu'il était la, il comptait bien me mettre la main dessus !

… Et c'était excitant ! Il était sur que je ne pouvait laisser quelqu'un me cherchant courir en toute liberté, surtout si il me voulait du mal. Plus je retarderais le confrontation, plus ca pourrais devenir dangereux. Non. J'allais jouer son jeux... Oh oui j'allais le jouer.


« Bien sur, ca serais avec grand plaisir. Un whisky serait parfais. On trinque ensemble un ? Et cul sec ! »
« Avec plaisir ! »

Parfaitement ce qui me fallait, un petit verre remplis avec peu de liquide. Rapidement, le barman servit donc deux whisky d'une main de maitre. Je m'en allait tendre mon bras pour attraper mon verre, mais, comme je m'y attendais quelque part, l'homme poisson attrapa mon verre et le sentit.
Sans doute se croyait il rapide, sans doute pensait il être discret, il n'en fut rien. Malgré son mouvement d'une vitesse qui l'aurait rendu flou pour le commun des mortel, je put parfaitement voir tout ce qui se passa. Et même si elle aurait semblé invisible pour les yeux de gens normaux, la petite poudre qui tomba du nez du poisson avant de se mélanger a mon liquide ne m'échappa pas.
Rapidement, le poisson reposa mon verre sur le comptoir avant de prendre le siens et de faire pareil, mais sans la poudre. J'avais ma confirmation.


« Je ne veux pas qu'ils vous mettent des choses dans votre verre, il vaux mieux etre prudent par ici ! »
« Ah... et bien merci » dis-je avec un grand sourire. « Et bien maintenant, cul sec ! »
« Oui ! » répondit le poisson.

Alors il effectua un magistral cul sec, en levant la tête a la verticale, sans se douter que je sortait de son champs de vision. Dans le même instant, je fit de même. Mais mon verre passa sur le coté de ma tête, du coté opposé a celui du poisson, et le whisky contenu dedans vola un petit peu derrière moi avant de s'écraser sur le sol, le bruit recouvert par le boucan qui régnait dans ce bar. Personne n'avait rien vu, c'était tant mieux.
Alors que l'on redescendait la tete, le poisson commençait a me fixer. Je su que c'était le signal. Je m'effondra mollement par terre.

« Soral Ougi : Zen no shikara ! »

Cette technique que j'avais inventé m'avais été inspiré par un exercice de détente que ma toute première prof de karate nous faisait parfois effectuer : il fallait imaginer que nos muscle crispés étaient en fait composé de milliers de petits cubes structuré entre eux. Ensuite, on visualisait l'effondrement de toute cette structure muscle par muscle tandis que la détente s'installait, en ciblant un pour l'imaginer s'effondrer puis un autre. Le corps suivant toujours l'esprit, le relâchement des muscles devenait total, absolument total, bien supérieur a celui que l'on pouvait trouver durant le sommeil, mais l'on restait conscient. C'était une des meilleurs techniques de récupération. Mais la, elle allais surtout me permettre de réaliser ma petite pièce de théâtre.
Je m'effondrais donc par terre, aussi mou et détendu que j'aurais du l'être après une prise de drogue somnifère. Pres de moi, j'entendis le poisson se féliciter a voie basse. Puis il m'agrippa, me souleva difficilement et me traina, sans que personne ne réagisse. Grâce a l'image mentale que je m'étais fait du bar en y rentrant, je déduisis qu'il m'emmenait vers extérieure. Était-ce vers un groupe de malfrats qui me tueraient dans mon sommeil ? Non, j'en doutais, pourquoi se serait il donné tant de mal sinon ? Il ne m'était donc pas nécessaire d'ouvrir les yeux pour l'instant. Bientôt je sentit qu'on me mit a l'arrière d'un véhicule, sans doute un Pick-up. Des que ce dernier se mit en branle, je me permit d'ouvrir les yeux pour jeter un regard furtif. J'étais en effet a l'arrière d'un tel véhicule, a l'intérieur de ce qui semblait être une cage en bois. Bois ? Parfait, je pourrais la casser si le besoin s'en faisait sentir. Furtivement, je refermai les yeux.
Environs une heure s'écoula tandis que je me trouvait toujours dans le 4x4 en mouvement. Mais bientôt ce dernier s'immobilisa, et l'on vint encore une fois me chercher, avec de l'aide apparemment. Une autre personne aida le premiers poisson a me soulever, et il m'entainerent a l'intérieur d'un nouveau bâtiment. Jouant toujours le jeux, j'étais aussi mou qu'une lavette pleine d'huile, mais ca ne veux pas dire que cela leur facilitait grandement la tache.
On tourna a gauche, encore a gauche, on descendit, on allait tout droit pendant un bon moment puis enfin a droite. La, on ouvrit une porte, puis le poisson prit la parole.


« Bon, je te le laisse maintenant. Met le dans une cellule et réveille le, on en a besoin dans pas longtemps. »

La seconde personne, dont je ne connaissait toujours pas l'apparence, acquiesça, puis me traina tandis que que le poisson disparaissait. Nous étions désormais seul, car je ne percevais la respiration que d'un seul autre être a part moi. Il devait me réveiller ? Il allait être servit ! Soudain, j'ouvris les yeux en le faisant presque mourir de peur. C'était un homme, cette fois, ou tout de moins il y ressemblait, mais les oreilles toujours pointues indiquait qu'il ne foulait pas la terre le jour.
En un éclair, je posa la mains droite sur sa bouche, réprimant ainsi tout cri de surprise. Ma seconde main vint se placer directement sur l'arrière de son crane, et dans un mouvement de torsion violent et cruel, je l'envoyai rejoindre ses ancêtres avant qu'il ne réalise ce qui se passait.
En un éclair, je me releva tandis que je déposait doucement le corps au sol, sans un bruit. J'étais dans ce qui ressemblait a une prison, avec quatre cellules sur chaque coté. Bon, maintenant commençait la mission, essayer de trouver qui et pourquoi on m'en voulais.
Mais tout d'abord... un changement de tenue s'imposait. Même si j'adorais la mienne, il fallait savoir sacrifier le beau a l'utile. Je défis alors le bouton qui retenait l'ouverture de mon sac, mon si cher sac, et plongea la main a l'intérieur. Me concentrant sur ce que je voulais obtenir, j'eus alors le plaisir de sentir une étoffe, apparaître dans mes doigts. Ça avait marché, ma requête avait été validée ! Dans mouvement ample mais décidé, je sortit alors la nouvelle tenue de mon sac. Une superbe combinaison furtive.

Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] Batman10

Il ne me fallut même pas cinq minutes pour entièrement me changer. Désormais, j'étais prêt. Je sortit dans le couloir, marchant a pas de loups, faisant encore moins de bruit que les ombres elles mêmes. Vers la gauche, je savais que je retournais vers la sortie, mais peut être aussi vers d'autres endroit du bâtiment. Néanmoins, ce n'était pas ce que je désirais, alors je m'engouffra vers la droite. Des bruit de pas m'arrêtèrent au bout de quelques dizaines de mètres de ce couloir qui semblait incurvé.


« Hé, dis moi, tu pense qu'il a une chance ? »
« Mais non, aucune ! Comment veux tu qu'il y arrive ? »

Les sbires passèrent sans remarquer ma présence. Collé au plafond, les pieds et les mains sur chaque murs, j'étais resté aussi immobile que la pierre elle même, caché dans les ombres du plafond. D'un mouvement souple, je me réceptionna au sol quand je me fut assuré qu'ils était loin, aussi silencieux qu'un chat. Je continua tout droit. J'arrivai bientôt a un croisement a 4 choix. Mais le temps ne me fut pas donné de réfléchir. En arrivant a cet endroit, mon pied déclencha sans que je le sache un système d'alarme a infra rouge, et une sonnerie se mit a retentir dans tout le bâtiment. Soudain, des bruits de course retentir de la gauche, de devant et de derrière. Il ne me restait plus qu'un option, la droite. Je m'y engouffrait avec diligence.

« Mais bordel, c'est quoi ca ? »

Un coups d'œil derrière moi m'appris que j'avais des sbires sur les talons, et qu'ils furent étonner de mon apparence. Je devais me dépêcher ! Je couru alors a toute vitesse, distançant presque les gardes, mais d'autre arrivaient, encore et encore. La, soudain, je sentit un petit courant d'air frais. Ça devait venir de l'extérieur ! Je m'engouffrais alors dans le couloir d''où venait cette brise, courant vers ma seule option. Qui se réveilla concluante, car une sortie sur l'extérieure apparu devant moi. Sans plus attendre, je m'y jetai. Ce n'est qu'après que je compris mon erreur. Derrière moi, une grille tomba, me bloquant la sortie. Et devant moi, ou plutôt tout autour de moi, se dressait une arène, splendide, grandiose, macabre. Une foule était rassemblée et hurla a mon arrivée. C'est alors que retentit une voie semblant être amplifiée par un haut parleur.

« Et voici le second challengeur... Rémi Soral !!!! Et maintenant veuiller acceuillir nos champion...Krrrriiiiiikuuuuuus l'immmmmooooooorteeeeeel et Arrrrrrrcheeeeeeeeooooooooos reeeeeeeedeeeeeeeyeeee !!! »

La foule, tout autours, hurlait, hurlait, réclamant du sang et des tripes. C'est alors que devant moi, je remarqua un jeune homme. Il était habillé d'un débardeur noir arborant des motifs bordeau représentant un circuit électronique, surplombant un pantalon sombre retenu par trois ceintures. Ses yeux étaient surmontés de lunettes aux montures argentées, tandis que dans son dos, fait étrange, était accroché un... panneau de signalisation indiquant un rond point ? Étrange. Il n'avait pas l'air d'un guerrier, mais plutôt d'un jeune normal, qui aurait du faire dans son froc en ces circonstances. Pourtant, on pouvait lire sur son corps un calme impénétrable et dans ses yeux une grande détermination. Qui était il ?
Immédiatement, je me mis sur la défensive, pensant que c'était mon adversaire. Ce n'est qu'alors qu'une autre grille s'ouvrit, et les deux méchant entrèrent. On ne pouvait les catégoriser que comme cela, vu leur apparence. Tout deux portaient de lourdes armures style harnois complet, le tout agrémenté d'arme de corps a corps qui aurait fait pâlir tout les chevalier. L'un d'eux avait un visage qui ressemblait presque a une tête de mort, ou plutôt celui d'une momie, complètement desséché, tandis que l'autre avait les yeux qui luisaient sous son casque. D'un pas résolus, ils entrèrent tout les deux dans l'arène par la grille se trouvant du coté opposé. Je me tourna immédiatement, me focalisant vers eux.


« Je ne sait pas qui tu est, » dis-je au jeune homme. « Mais on est littéralement du même coté. Alors, faisons équipe ! »
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MessageSujet: Re: Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] EmptyDim 24 Avr 2011 - 17:11
« Vingt-deux ! Vingt-et-un ! VINGT !!! »

Par lassitude et pour la crânerie, je m'étais mis moi aussi à tambouriner le compte à rebours d'une voix provocatrice. J'étais dans la meilleure position pour faire le malin, c'est-à-dire, juste avant de me faire pourrir la gueule. Il fallait que je profite de mes derniers instants au moins en leur témoignant une ironique sympathie. Je ne pouvais pas dire que je n'aimais pas me battre. Je cherchais l'affrontement en dévoilant un trop-plein de testostérones assumé. Non, ce que je n'aimais pas, c'était qu'on me privait de mon libre-arbitre en se foutant de ma gueule, en m'empoisonnant et en me balançant dans l'arène pour des combats à mort, assisté par un public certainement plus violent que les champions qu'il allait m'envoyer. Mais c'était ce genre de nuits qui rappelait que loin des contrées paradisiaques promises dans la publicité, Dreamland était juste un monde où le bien et le mal étaient exacerbés jusqu'à l'extrême. Si des fois, on pouvait passer sa soirée dans une boîte de nuit à l'ambiance terrible et crescendo, il y avait d'autres nuits où l'on se retrouvait comme esclave. Et personne ne cherchait à s'écarter de ce manichéisme afin de faciliter la vie de tous. Les gradins qui me surplombaient ne se remettaient pas en question car ils avaient décidé de jouer le jeu à fond. Ils étaient des méchants, et pas un ne se souciait des sentiments de qui on envoyait dans l'arène. On dirait moi qui libellait mon intelligence pour mieux profiter de Dreamland. Ne pas se poser de questions. Il fallait croire que ça réussissait mieux à certaines personnes qu'à d'autres.

« DIX ! NEUF ! HUIT ! SEPT ! »

Le lézard au micro prenait son temps en balayant les spectateurs de ses pupilles jaunes, me dardant de folie. Il avait réussi à canaliser l'énergie de la foule sur de l'arithmétique ; chaque nombre qu'elle hurlait mettait trois secondes à se perdre dans le bâtiment, soulignant subtilement le chiffre suivant. Pour les dix derniers nombres, un gros bonhomme écailleux frappait sur ses tambours pour imposer le rythme, comme pour des rameurs esclaves à la solde de la douleur et de la fatigue. L'effet rendu était si ignoble que mon sang n'arrivait pas à se chauffer ; je n'étais pas pris dans cette tourmente incroyable, ce tourbillon d'adrénaline. J'étais juste paumé au milieu d'une arène qui sentait le rat, et à chaque fois que je criais le même chiffre qu'eux, il me semblait que je le faisais seul tandis qu'au-dessus de ma tête sonnait un orchestre fou et terriblement soigné. On aurait dit un majordome à la tête couverte de sang et de crasse, mais dont la tenue était impeccable. Et ce majordome venait de m'avaler et ne tarderait pas à diriger le misérable caillot que j'étais. Il était inutile de chercher une sortie, les gens de cet établissement étaient trop fous pour en laisser une. Les herses étaient solides, et derrière elles se tenaient des gardes lourdement armés, prêts à défier quiconque de passer à-côté. J'étais piégé comme un rat, mais n'arrivais pas à me faire à l'idée de combattre.

« QUAAAATRE !!! TROIIIIS !!! DEUUUUX !!! »

Une porte s'était ouverte derrière moi, mais je n'avais ni le temps ni la bêtise de m'y jeter. Un autre gars la traversa comme si elle représentait une arrivée d'un marathon polaire. Puis la herse s'abaissa dans un grincement mortel. Ce type était certainement le Voyageur qui devait combattre avec moi. Un dénommé Rémi que j'avais cherché dans toute l'arène pendant les deux minutes qu'on m'avait laissé, et qui ne se pointait qu'au dernier moment. Couvert d'une tenue noire et bien rodée, cheveux blanc en bataille, muscles bien rôdé, sa simple apparition permit de m'apaiser. Je ne serai pas seul dans cette foutue arène que je dégueulais du plus profond de mon être. Mon esprit guerrier se ressaisit, et s'empara de mon panneau qu'il tint à deux mains. Je n'étais pas encore en position de combat, vu que je ne savais pas d'où mes ennemis allaient sortir. Un autre commentateur avec un porte-voix acclama aussitôt l'arrivée de Remi, ainsi que les premiers adversaires. L'Immortel ? Redeye ? Les pauvres n'avaient pas eu un coach très imaginatif au niveau des prénoms... Soudainement, avec la lenteur coutumière de drogués devant leur herbe, une grosse herse se leva doucement. On dirait que même les chaînes de fer prenaient un malin plaisir à faire du bruit et à s'enrouler doucement autour de leur rouleau originel.

Puis vinrent les deux ennemis, qui constituaient le premier round. Ils n'avaient pas une gueule d'ange, voire pas de gueule du tout. Le premier était un squelette de géant qui dépassait les deux mètres cinquante sans forcer, pourvu d'une claymore qui faisait la taille de mon panneau. Tout de noir vêtu, son bouclier long lui arrivait aux chevilles. La peau ridée qui était restée collée sur son visage entourait le sourire de la Faucheuse. Son armure stylisée faisait de lui un titan redoutable. Son compagnon était plus petit, mais plus trapu. Son armure était plus épaisse, et des nombreuses rondeurs de son casque sortaient deux petits yeux rouges qui vous fixaient avec la bestialité du taureau. Sa main portait une massue hérissée de pointes, graisseuse de sang. Alors, vous vouliez être écrasés par un camion ou bien chuter de dix étages ? A vous de choisir, vous avez cinq secondes. Chacun de leur pas faisait vibrer l'arène, et les percussions accompagnaient leur avancée pour la rendre féroce et épique. Le public ne scandait pas leurs noms, mais il acclamait le massacre futur. Je compris vite que quelque soit l'issue du combat, ça serait grandiose. Je tentais d'analyser les vibrations de leur pas ainsi que leur mouvement. Ça me permettait de ne pas trop penser à ce qu'il se passerait si je venais à ne pas me défendre contre un coup d'épée, et de savoir la vitesse à laquelle ils pouvaient aller. Bon, ils devaient pouvoir se mouvoir rapidement, mais moins qu'un Voyageur lambda. Par contre, le poids que pesaient leurs armes était significatif : ils devaient avoir une force cyclopéenne pour soulever une telle masse sans faire pencher leur corps. C'était très simple : le gros en armure noir, l'Immortel, semblait être le plus puissant. Tout simplement parce qu'il portait une arme plus grosse que son partenaire avec une seule main, l'autre étant occupée par le bouclier. Mon égo et mon souci de l'autre (deux rivaux d'habitude) se mirent d'accord pour s'attaquer au plus puissant. Ainsi, en cas de victoire, j'en sortirais grandi. En cas de défaite, je ne verrai pas la différence.

Oui, j'étais parti dans un trip à la un contre un. Tout simplement parce que je connaissais pas mon partenaire, je ne connaissais rien de ses capacités alors que les deux terreurs devaient au moins s'être déjà combattus l'un l'autre. Ils avaient donc bien plus d'affinités que deux inconnus. Combattre en deux par deux était trop risqué. L'albinos s'avança vers moi (effectivement bien musclé, le regard avisé et sûr de lui ; tout le contraire d'une certaine personne dont le nom ne sera pas cité et qui est le titre d'une bande-dessinée pour filles). Lui aussi était dans la mouise, et je ne soupçonnais pas de piège. Les spectateurs seraient peut-être très heureux d'une victoire de notre côté. C'était le jeu et ses frissons découlant de probabilités que les experts maîtrisaient. Un sentiment de terreur m'envahit quand je considérai nos deux adversaires : si le premier round nous mettait face à de tels créatures, imaginez un peu la tension lors des deux prochains combats. Le Voyageur m'invita au partenariat. C'était juste pour la forme, on était obligés de coopérer. L'inverse aurait des conséquences dramatiques et serait tout simplement stupide. Je lui répondis d'un ton faussement neutre :


« Évidemment qu'on va devoir coopérer. Je te souhaite bonne chance, vaut mieux qu'on se sépare. Je m'occupe du gros. »

Des paroles pas recherchées, mais qui avaient le mérite de ne pas comporter de fioritures inutiles. Parce que les salopards en armure n'allaient pas attendre que nous finissions notre tasse de thé avant d'attaquer. Fidèle à mes paroles, je commençais à souffler longuement avant de me jeter vers mon adversaire en armure noire. Le public hurla de plus belle quand il comprit que l'action allait commencer. Pas de subtilités, pas d'échanges verbaux, juste épée monstrueuse contre panneau de signalisation. Je fis un pas de côté pour éviter le coup grossier de Redeye et continua ma lancée vers l'Immortel. Bon, qu'avais-dit Fino déjà ? Être excessif. Le squelette envoya lourdement son arme derrière lui pour l'abattre dans un arc sanglant et vertical. Je tournai sur moi-même tout en tenant mon panneau à bout de mains. Grâce à mes pas de danse et à la force centrifuge du panneau, je pus esquiver l'attaque tout en finesse et envoyer sur le crâne de mon adversaire un coup chargé d'élan. La frappe de mon arme contre son casque fut fracassant : un bruit de tonnerre envahit l'arène tandis que mes bras reçurent le contre-coup du choc. Le squelette dû poser une main à terre pour ne pas tomber. Je lui envoyais une autre attaque horizontale mais il para avec son bouclier, et se dégagea de la tige de fer sans forcer. Mes bras furent repoussés au loin, et mon adversaire en profita pour se remettre debout et me lancer une attaque violente. Je réussis à placer mon panneau entre mon corps et sa lame, mais je fus éjecté à deux mètres derrière sous le choc. Je réussis à ne pas tomber, et pouvais attendre patiemment que le monstre se jeta sur moi avec un râle guerrier. Je pus esquiver son coup d'épée, mais son bouclier me percuta au niveau du visage. Ma douleur fut accentuée par les vivats que déclencha cette attaque. Mon corps se souleva doucement avec la finesse d'une poupée de chiffon. Puis je m'écrasai sur le sable, dos au sol. Mon nez n'avait pas été brisé car c'était mon front qui avait tout pris. Une large entaille, peu profonde néanmoins, se mit à saigner et à imprégner mes cheveux. Bordel, je détestais les attaques à la tête : elles brouillaient systématiquement le champ de vision car c'était un afflux sanguin que ne pouvait seulement rivaliser le bout des doigt et des orteils.

Mon regard se troubla, une larme m'obstruait la vue. Puis soudainement, je vis dans mon champ de vision une immense épée se diriger vers moi pour me tailler dans le sens de la longueur. Je fis une roulade sur le côté, et me relevai rapidement en agrippant mon panneau. Juste le temps de recevoir un autre coup qui me fit reculer dangereusement. Le choc ébranla tout mes avant-bras, et mes mains me faisaient déjà mal de serrer le panneau. C'était comme affronter Héléna en gros. Sauf que ce bouseux était moins fort, et surtout, beaucoup moins rapide. Par contre, il possédait une armure très résistante qui m'empêchait de porter des coups normaux, ainsi qu'une stature à son avantage. Mon adversaire fit tourner son épée au-dessus de sa tête et chercha à me faucher au niveau de la hanche. Je fis un saut en hauteur pour éviter l'attaque, prit appui sur une de ses mains puis lui envoya un coup de pied dans le visage. L'attaque l'ébranla à peine. Je passai ainsi dans son dos grâce à ses épaulières spacieuses, m'accroupissant derrière lui pour éviter que ma tête ne fut balancée au loin par un bouclier fendoir, et lui envoya un coup de panneau en plein dans l'arrière du genou. Sa jambe s'arqua, lui interdisant de pouvoir éviter le prochain coup qui l'atteignit dans la tempe renforcée. Skeletor tombe une nouvelle fois à terre mais riposta d'un coup de pied dans l'estomac qui me fit reculer, plié en deux. D'accord, je ne lui avais quasiment rien fait, et chacun de ses coups était une catastrophe naturelle.

Il tenta une autre attaque de front. Je fis tournoyer mon panneau avec mon poignet et fracassa mon arme contre la sienne. Grâce à l'élan, son épée aussi fut envoyée au loin. Mais il eut le réflexe immédiat de se protéger derrière son bouclier. Je reculai de trois pas. La situation était simple, mais les problèmes pour la résoudre ne l'étaient pas. Il me surpassait largement au corps-à-corps. Il avait plus d'allonge que moi (ce qui était rare, je n'étais pas dans mon bain), et si je voulais m'approcher, il m'attaquait avec son bouclier. Seule sa tête était vulnérable, dans le sens où c'était le seul endroit où je pouvais frapper qui lui faisait de l'effet. Sinon, autant détruire un mur de briques armé d'une plume. Bon, la bonne nouvelle était qu'il ne semblait pas avoir de pouvoir particulier. Dommage pour toi, car moi, j'avais encore des cartes dans ma manche. Juste qu'utiliser des portails alors qu'il restait deux rounds derrière n'était pas très intelligent. Je détestais les combats à rallonge, qui ne me donnaient pas gagnant. Il ne restait plus que mon cerveau, et Dieu savait le foutoir que c'était dedans. Bref, je ne devais que viser sa tête. Hummm. Ok, j'avais un semblant de plan en tête. Oups, j'avais oublié ma phrase habituelle que je sortais à mes adversaires, et qui me faisait perdre toute crédibilité à la seconde d'après :


« Immortel ? Nous verrons si tu mérites ton nom. »
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MessageSujet: Re: Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] Blood And Sand [Quête en duo avec Remi S.] EmptySam 11 Juin 2011 - 10:14
Petit flashback...

Durant le temps que mit a monter la nacelle amenant nos adversaires, je me rendit compte que pour ce qui serait peut être mon dernier combat, je ne pouvais rester comme ca.
« Je veux que mon corps soit propre au cas ou je meurs au combat », disait Masutatsu Oyama. Je comprenait maintenant sa parole. J'avais une apparence que je m'étais choisit, une qui me distinguait des autres et faisait mon unicité. Mourir sans y être référer, sans la posséder pour que tout le monde puisse la voir, reviendrait au même qu'être enterré sous un épitaphe avec un autre nom. Je savais que j'avais peu de temps, mais il fallait que je le prenne. Les batailles ne prennent pas toujours la forme à laquelle on pense.
Sans attendre, j'empoignai un pli de la combinaison que je portais, puis d'un mouvement large du bras fit partir le haut de dessus mon corps. De mon autre bras, j'avais déjà empoigné dans mon sac ma chemise traditionnelle, et il ne me fallut qu'un instant pour l'enfiler. La moitié était faite, mais il restait le plus difficile. D'un bond, je me retrouvai dans les airs. Sans attendre, je fit sauter le bas de la combinaison, l'envoyant au loin, en me préparant pour enfiler mon pantalon gris, seconde partie des trois composant ma tenue. D'un geste leste, je l'enfilai en retombant. Puis, accompagné d'un tour sur moi même, je sortis le dernier accessoire, mon manteau, de la petite sacoche accroché a ma ceinture, qu'un œil avertit aura remarqué comme étant bien trop petite pour contenir un tel volume.
Un bras passa dans l'encolure, puis un autre, et enfin, la tenue fut enfilée en entier. Il ne me resta plus qu'a ajuster les protège avant bras en tissus. Voilà, j'étais enfin prêt. Prêt a tout.


Spoiler:
 

« QUAAAATRE !!! TROIIIIS !!! DEUUUUX !!! »

Et en plus, j'étais dans les temps. A la fin du décompte, un sourd bruit métallique se fit entendre. La nacelle contenant les ennemis venait d'arriver, et de s'amarrer...

Fin du flashback...


« Évidemment qu'on va devoir coopérer. Je te souhaite bonne chance, vaut mieux qu'on se sépare. Je m'occupe du gros. »

Au moins c'était déjà ca de gagner, j'avais un compagnons d'infortune. De plus, en le regardant, j'avais le sentiment qu'il était plus que... capable. Ça allait être du deux contre deux. Enfin, si on pouvait appeler les deux autres « deux ». Rien que le premier devait facilement dépasser le 2,50m, il comptait presque double. Et puis l'autre, même son sans armure, devait sans doute avoir la même carrure que moi. Mais bon pas le choix, il fallait faire avec. De plus, c'était... excitant.
Mon compagnons avait choisit le plus grand des deux, l'espèce de momie. Il est vrai que son arme, si bizarre soit elle : un panneau de signalisation, vous voyez, allait lui permettre de rattraper son retard d'allonge, ce qui lui donnerait sûrement un avantages que je n'aurais pas. Bref, c'était certainement finement joué, si on voulait maximiser nos chances de survie en tout cas.
Après une profonde inspiration, il s'élança a toute vitesse vers son adversaire sans aucune autre forme de procès. « Jolie accélération », ne puis-je m'empêcher de penser, au vu de la belle performance dont il avait fait preuve. Rien qu'a cela, je me dis que je pouvais lui faire confiance. La suite me donna encore plus raison, car avec une facilité inattendue, il esquiva une attaque que le plus petit voulait lui porter en passant, tout en continuant sa course vers l'immortel.
Le début du combat avait sonné, la foule était en délire, désormais ce serait le sable et le sang. Ave Ceasar, morituri te salutante !

Il ne me fallut que deux seconde après ce signal pour m'élancer a mon tour. Ma cible était Redeyes. Et quel cible ! Épée tranchante comme un rasoir, armure et casque en acier trempé, cotte de maille recouvrant chacune des articulations. Cet adversaire représentait le challenge ultime pour tout Artiste Martial, le test suprême. Mais aussi la finalité ultime de mon entrainement, ce pourquoi les arts que je chérissaient tant avaient été inventés : permettre à un combattant désarmé de défaire un ennemi armé. Dreamland, si sinistre champs de bataille, mais en même temps monde si épique, je t'aime !! Car tu m'offre une chance a nulle autre pareille : celle de pouvoir suivre les traces des maitres anciens, et de passer une des épreuves qui me rapprocherons d'eux ! Maitres qui m'avez pris sous votre tutelle, maitres anciens qui m'avez transmit votre savoir au travers des écrits qui me passionnent, et vos maitres avant vous, vous tous, qui m'avez donné ce niveau. Ainsi qu'a toi, entrainement, mon plus fidèle ami. Je ne vous décevrais pas !
C'est gonflé a bloc que je m'élançais vers mon ennemi. Son armure était certes encombrante, mais au vu de l'attaque d'opportunité qu'il avait réaliser a l'encontre d'Ed quand ce dernier était passé a coté, je ne ferais pas l'erreur de le sous-estimer. Le visage et les paroles d'un de mes maitre me revenaient en mémoire.

« Souviens toi toujours, Rémi. Ta chair, aussi forte soit elle, ne gagnera pas contre l'acier d'une lame. Respecte toujours ce morceau de métal, souviens toi toujours qu'il a la priorité, ne cherche jamais a bloquer son flux, mais esquive le ou détourne le. Crains le, garde ta peur au fond de toi et utilise la pour t'améliorer. Souviens toi avec justesse de tes techniques, et aiguise ton corps. Ainsi, tu vaincra... … Moi ? Ahaha, certaine chose diffère quand on gagne de l'expérience. Continue a grandir en temps qu'artiste martial, et un jour, tu comprendra. Ah... la jeunesse. Bon maintenant fait moi 2000 pompes ! »

D'un coup de pied au sol, je stoppait nette ma course. L'instant d'après, l'air où j'aurais du me trouver se fit découper en deux par l'acier froid de la lame de Redeyes. Très bien, c'était donc ca, ca porté maximum. Désormais, j'étais capable de voir sa sphère de porté, son seikuken tout autour de lui.

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Et bien sur, elle était bien plus grande que pour un combattant désarmé. De plus, pour un combattant qui tenait une arme a deux mains, comme un katana, il y avait un défaut dans le seikuken, qui se trouvait être l'espace le plus prêt du corps de l'ennemi. En effet, avec ses deux main prises, il ne pouvait défendre l'espace entre la garde de son arme et son propre corps.
Mais Redeyes lui avait une arme à une main, et qui plus est, un bouclier. Son seikuken était parfait, complété en plus par son armure.
Purée, ca allait être un combat difficile. Redeyes mit rapidement un terme a cette analyse, puisque avec une rapidité déconcertante pour un tel encombrement, il avança d'un pas et effectua un puissant coups de tranche horizontal, qui devait m'atteindre au niveau de la poitrine. N'écoutant que mes réflexes, je me baissa et passa sous son attaque. Mais je n'eus que le temps de mettre mes bras en protection pour me protéger du coups de bouclier qui suivit. Accusant le coups, ne cherchant pas a m'y opposer mais plutôt a surfer sur la force pour en réduire la puissance, je me laissa projeter en arrière, ce qui me fit sortir du seikuken de mon ennemi. Quelle force incroyable ! Et en plus, le premier échange de coups venait de finir, et il était en ma défaveur.

« Maitre, mais comment peu on combattre un adversaire armée d'une épée quand on est a mains nues ? »
« C'est une bonne question que tu pose, Rémi. Le plus important, tout d'abord, c'est de comprendre toute erreur te sera fatale. C'est le summum de l'art, mais il faut aussi que tu respecte ton adversaire, ce qu'il peux faire. Ensuite, pour les points plus techniques, première chose : lors de ta position de combat, tasse toi le plus possible. Baisse les épaules, diminue l'espace que prend ton corps. De cette façon, tu protègera mieux tes points vitaux, et tu pourra mieux esquiver. Mais aussi contre-attaquer.
Second point, tu dois toujours rester hors du seikuken de ton adversaire, et n'y rentrer qu'a l'instant précis ou il viens de finir une attaque, en usant de toute ta vitesse dont tu est capable. Pénètre sa zone, délivre ta technique et ressort, tu recommencera par la suite. C'est le seul moyens de ne pas te faire blesser. »

« Mais maitre, comment faire pour le blesser si il porte une armure ? »
« Souviens toi de tes arts, Rémi. D'un des deux auxquels tu as été formé, le Ju-jutsu. Souviens toi que cet art à été crée sur les champs de batailles du Japon, afin de contrer des adversaires en armure. Souviens toi que frapper sur une armure ne te servira a rien tant que tu n'aura pas atteint le niveau de maitre, mais que projeter, luxer, immobiliser, tout cela fonctionne, et de cette façon, tu utilisera l'armure de ton adversaire contre lui. »

Bien sur, maitre. La réponse est déjà dans les souvenirs. Quel formidable enseignement que celui que vous m'avez donnez !
Je pliais mon abdomen, je collai mes coudes contre mes flans, me tassant sur moi même, baissant les épaules, essayant de paraître le plus petit possible. La foule cru a un abandon après ce coups de bouclier, croyant que je me rendait compte que je ne pouvait rien faire. Mais je n'en avais que faire. D'un coups, je m'élançais vers mon ennemi, bien décider a prendre les choses en mains, et a provoquer l'attaque que je voulais. Redeyes, qui ne semblait pas avoir compris, lança son attaque au moment ou je m'y attendais, un large coups de taille. Je stoppai net mon avancé à la bordure de son seikuken laissant ainsi son attaque me frôler sans me blesser. Puis une fois celle ci passé, de plus belle, je pénétrai dans sa sphère de portée. Un bouclier vint s'interposer, pensant que j'allais l'attaquer au corps. Mais il se trompais. C'était son bras, mon véritable objectif.
D'un mouvement, j'attrapai son bras laissé vulnérable par l'attaque. Malgré la peau de métal qui le recouvrai, les jointures et l'articulation du bras fonctionnaient toujours de la même façon. Frappant sur l'intérieur du coude de façon a le faire plier, je le tordis violemment dans le sens contraire du naturel, puis verrouilla ma prise en plaquant son bras tordu contre mon épaule. Alors, j'utilisai un des mouvements les plus horrible du Ju-jutsu, je le projetai sur le coté à l'aide de son bras, suivant le mouvement en tout point contraire a la pliure naturel du membre, mouvement qui n'avait pour but que de faire sauter l'articulation de l'épaule et déchirer les tissus environnant.

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Mais aussi incroyable que cela pouvait paraître, Redeyes suivit son instinct et sauta pour suivre ma projection, ce qui lui valu un horrible râle de douleur mais aussi de préserver son épaule. Il s'effondra alors lourdement sur le sol, sa chute accentuée par son armure.
La foule en resta un moment médusé devant ce spectacle. Puis bientôt, les clameurs d'un contentement générale montèrent des gradins, les spectateurs trouvant cela injuste que j'ai une chance de gagner. Galvaniser par ces clameurs, et par le fait qu'il ressente ce qui venait de se passer comme un échec, Redeyes se repris bientôt. Du sol, il m'envoya un coups d'épée. Déstabiliser par le poids que je venait de projeter, je ne put l'esquiver qu'a moitié. La morsure glacée de la lame entailla ma chaire au niveau de la cuisse, et me valut une belle estafilade a cette endroit.

Accusant le coup, je trouvait néanmoins encore la force dans mes jambes nécessaire pour me propulser hors du seikuken de Redeyes. Ce dernier, en un rien de temps, se mit debout. Mais bien qu'il ne le montrait pas, je voyait bien qu'il avait accusé le coups de son épaule. Son bras semblait avoir perdu beaucoup de vigueur, et il tenait son arme de façon bien plus faible qu'avant.
Je cru que c'était le moment d'en profiter. Je m'élançai en avant, voulant réaliser la même technique que tout a l'heure, amis Redeyes était malgré tout un guerrier accompli, il ne se laissa pas avoir une deuxième fois. Il avança d'un pas au dernier moment, brouillant ainsi mon estimation de son seikuken, et ce fut par un bouclier que je fus accueilli a la fin de ma course, qui me stoppa net, me coupant le souffle. Ce n'est qu'après que vint la lame. Elle arriva droit vers moi, suivant une trajectoire diagonale descendante, avec l'espoir de me trancher de la clavicule aux cotes opposées.
Il fallait que je bouge... A tout prix ! Sous l'impulsion d'un élan de volonté farouche, mon corps se tordis, la lame passa, ils se retrouvèrent tout deux parallèles, et moi entier.
Prenant appuis sur son bouclier, je me projetais en arrière, loin de Redeyes, car il fallait a tout pris que je sorte de son seikuken. Reprenant mon souffle, je jaugeait mon adversaire d'un œil nouveau. Mais en réalité, c'était terrible excitant.

« Maitre, maitre ! Mais comment puis-je faire, si jamais mon adversaire s'adapte, et que le Ju-jutsu ne marche plus. »
« C'est ce que j'aime chez toi, Rémi. Tu ne t'arrête jamais a un seul enseignement, tu cherche a aller plus loin. Garde ca précieusement. »
« Heu... bah merci. Mais... pour ma question ? »
« Il existe bien une technique... »

Un large sourire venait de se dessiner sur mon visage. Je sentait désormais mon énergie palpiter a l'intérieur de mon être, comme une bouilloire dont l'eau venait d'arriver a ébullition. Mon coté Dou venait de refaire surface, il m'appelait tel le sifflement aigu de la bouilloire, et, sans hésiter, j'en retirai le bouchon. L'énergie féroce se déversa en moins, telle une rage aiguë, mais la ramener a seulement ca serait insulter la voie du Dou. Elle inonda mes canaux, dilatant mes vaisseau sanguins, gonflant mes muscles, exacerbant mes sens et mon physique. Je fit appel alors a mon long entrainement psychique afin de ne pas me laisser submerger par elle, en perdre la tête, commettre des erreurs. Non, j'en gardai le contrôle. Le mode Dou était activé. Je n'allais pas le laisser s'en tirer comme ca.

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