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[Quête] Le dépouilleur de tombeaux

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Haru Yoichi
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MessageSujet: [Quête] Le dépouilleur de tombeaux Mer 30 Mar 2011 - 19:02
Alors que le soleil décline légèrement, Je ressors encore fatigué de mon cours de sabre. J’essuie mes cheveux avec ma serviette et souffle lentement. Pouuuuh, j’en peux plus, ca m’a tué. Je profite d’un fin vent sur mon visage pour me remémorer mon récent passé. Après un échauffement éreintant composé de courses, de pompes, de travaux abdominaux et d’entrainements musculaires. Nous avons ensuite entamé une série de combats souples à deux afin de préparer les muscles aux exercices de sabre. Puis un travail de coups horizontaux et verticaux dans le vide a permis d’enchainer quelques techniques. J’ai ensuite pratiqué des combats intenses avec le prof et un autre élève. Je crois que mes membres s’en souviendront longtemps…

Maintenant que je suis dehors, la fraicheur de la nuit m’incite à rester dehors. Je marche dans les rues désertes de la ville en espérant rencontrer du monde au détour d’un chemin. A droite, une ombre, deux autres à gauche. J’ai peut-être fait une erreur en m’égarant aussi loin dans les rues de la ville. Je n’ai maintenant plus le choix si je ne veux pas avoir d’ennuis avec les gars du coin. Je prends lentement à droite à un carrefour en faisant semblant de ne pas les avoir vu puis, une fois le tournant passé, je prends mes jambes à mon cou. Mince, ils sont déjà là, je repère une poubelle que j’escalade en hâte, puis je monte sur une corniche et chope la gouttière d’une maison. Un craquement sourd retenti soudain, la gouttière ne va pas tenir longtemps, je monte rapidement puis une fois sur le toit, regarde en bas. 2, non, 3 ombres escaladent les murs à ma poursuite. Je prends mon souffle, pied droit, gauche, droit, saut. Le vent souffle de mes côtés, quelle sensation délicieuse. J’atteints de peu la maison en face et me rattrape en faisant une roulade. Une ardoise glisse sous mon pied et je me rattrape en attrapant la cheminée. Mais ma parole, ils continuent la poursuite ces cons ! J’ouvre mon sac, vite, quelque chose, n’importe quoi. Ma serviette et ma veste, je noue l’une à l’autre, attache la serviette à la corniche et saute… Dans les films ca marche toujours, dans le cas présent il s’agit de la pire idée de ma courte vie. Le nœud que j’ai fais n’a que le temps de freiner légèrement ma chute avant de me laisser tomber. Heureusement pour moi, juste en dessous de moi se trouve une magnifique poubelle remplie d’ordure toutes fraiches ? Youpi ! Je suis bon pour reprendre une deuxième douche en arrivant.

Je sors de celle-ci en m’appuyant sur son rebord puis je continue de courir. Je tente de reprendre rapidement mes repères. Où suis-je ? Près du cimetière. Où vais-je ? Vers celui-ci. Suis-je encore poursuivi ? D’après les bruits derrière moi, oui. Afin de me cacher j’enjambe la barrière qui me marque l’entrée dans le lieu de repos des morts. Dans le noir, ce lieu parait légèrement effrayant. Je cours dans les allées et me rend compte que le chemin que j’emprunte mène vers la tombe de mon défunt père. Je m’arrête avant de l’atteindre et me retourne. A gauche, un rire s’élève, chose anormale car mes poursuivants ne peuvent pas être déjà là. Ils ne m’ont d’ailleurs pas poursuivi. Je m’approche de l’origine du son. Un homme blond, grand et très fin. Il est torse nu sous sa longue veste blanche et je suis frappé par sa maigreur qui le fait ressembler à un mort. Il ne semble pas m’avoir remarqué. Arrivé à deux mètres de lui je regarde ce qu’il fait. Son rire s’arrête soudain et des pleurs s’élèvent. Il pleure à chaudes larmes. Il se retourne vers moi d’un bond et me saisit aux épaules. Il possède une force impressionnante pour un corps si frêle. Son visage est recouvert de larmes qui coulent et ne semblent pouvoir jamais s’arrêter. Mon corps frissonne de peur lorsqu’il s’adresse à moi :

« Tu… Tu… N’as pas ? Tu es ? Ma pauvre Cathy... Ma douce Cathy… Elle n’est plus mais… J’y arriverai je la ferai revenir parmi nous. Tu me crois hein ? Tu me crois ? »

« Euh, oui… Je comprends la douleur de perdre un être cher. C’est normal de vouloir le faire revenir. »

Il me serre encore plus fortement, j’ai l’impression qu’il va me briser les os. Soudain, il me lâche et me laisse tomber. La peur qu’il m’a fait ressentir m’a coupé les jambes et je m’effondre. Je lève la tête vers lui, d’ici il parait immense et dangereux. Il se détourne de moi et il s’en va. Mon cœur bat à toute allure, j’ai cru qu’il allait me tuer. Je me relève. Il est temps de rentrer. J’ai eu assez de frayeur et d’émotions pour la journée.

Je ressors par l’entrée opposée de celle où je suis rentré. Une fine pluie se met à tomber, ces gouttes semblent être les pleurs de l’homme de tout à l’heure pour sa bien-aimée. J’avance vers ma maison en titubant. Même le vent pourtant si violent n’arrive pas à me faire retrouver mes esprits. Je réussi à atteindre l’appartement. J’ouvre la porte et pénètre dans le restaurant. Un éclair illumine la pièce et me fait sursauter. J’escalade les escaliers en me tenant au mur puis me laisse tomber dans mon lit.
Le souvenir de cet homme au bord de la folie me rempli d’effroi et m’empêche de trouver le sommeil pendant de nombreuses heures. Lorsqu’enfin le sommeil vient me cueillir, je frissonne une dernière fois en songeant à lui.
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MessageSujet: Re: [Quête] Le dépouilleur de tombeaux Mer 30 Mar 2011 - 19:08
Mes yeux s’ouvrent dans un lieu sombre. La lune luit d’un éclat effrayant et elle semble posséder un sourire terrifiant. J’avance de quelques pas et tente d’identifier les lieux. Il fait vraiment très noir et je ne suis pas sur de l’endroit où je me trouve. Je bute soudain sur une pierre. Cette pierre est étrange. Une impression de déjà vu me saisit. Cette pierre, elle forme une tombe. Je suis entouré de ces pierres, je suis dans un cimetière. Sur l’une des tombes un serpent se met à siffler. Je me dirige dans la direction opposée mais un second serpent se trouve là. J’avance donc le long de l’allée. J’aperçois au loin une lumière qui contraste avec les ténèbres autour de moi. Je m’élance dans cette direction et atterri au milieu d’un groupe de 3 hommes. L’un est assis en tailleur et se penche constamment de droite à gauche avec un sourire étrange. Un autre est adossé à une tombe et semble me regarder comme on regarde une proie. Enfin le dernier n’est autre que l’homme que j’ai rencontré pendant cette nuit, le fou nécromancien. Je recule d’un pas mais le gars qui était adossé passe dans mon dos et me ramène entre eux d’un coup de pied dans le dos. L’homme-squelette se tourne et pointe sur moi une énorme faux. Il s’adresse alors à moi :

« Bonjour bonjour petit ami ! Tu n’avais pas l’air d’aller bien ce soir, ca va mieux ? Ca t’intéresserait de rejoindre mon petit groupe ? «


Ne désirant pas répondre à ce gars, je saisi une branche qui alimente le feu et tente de frapper le avec cet arme improvisée, il s’efface de la trajectoire avant de subir l’impact et je m’élance dans l’allée. Ma… Ma jambe droite ne suit pas, mon pied est coincé dans le sol. Quand a-t-il été ? Comment ?
Je me retourne vers l’homme à la faux, il me tend une main. Je ne préfère pas la saisir et mon instinct me dicte soudain de m’écarter. Juste à temps, la faux de fer s’abat à quelques centimètres de moi. L’instant d’avant il voulait me faire intégrer son groupe et maintenant il veut me tuer ? Il est bien plus fou que ce à quoi je m’attendais.

Je pose mes mains au sol et concentre le vent dans mes paumes pour créer une pression importante. En poussant un cri, je pousse sur le sol et brise l’étreinte exercée sur ma jambe. Je me relève et m’écarte du groupe. A ma droite, un crissement retenti, suivi d’un autre à gauche, un autre devant puis plus rien. Ne voyant rien à cause de la pénombre je me rends compte trop tard du coup qui m’arrive en pleine tête. Me projetant avec force au sol. Je sens une main petite mais puissante me saisir et me retourner. Il s’agit du gars qui m’a frappé. Il arbore un grand sourire et, tout en pointant son doigt vers son propre visage me lance :

« Dis, tu sais qui je suis ? »

Je l’identifie alors, il s’agit d’un voyageur killer dont j’ai vu la photo sur une vieille affiche. Ce gars est réputé pour avoir tué de nombreux innocents avant de mourir dans de mystérieuses circonstances. Que fait-il là ?
Il semble s’impatienter, Il disparait de mon champ de vision mais sa voix continue de s’élever autour de moi :

« Tu ne sais pas… TU NE SAIS PAS !!! A une époque, tout le monde connaissait mon nom et me craignais, je mérite d’être reconnu ! Je suis Agito, le rider killer ! Tu va crever ! »

Je suis vraiment tombé sur une bande de malades, ils sont tous aussi fous les uns que les autres. Je me relève et tente de le toucher avec mon bâton. Il me frappe dans le dos avec ses pieds. Ses coups ne sont pas ceux de quelqu’un de normal. Ils sont plus cinglants, plus rapides et il ne tape pas avec son pied mais avec des roues. Il se bat avec des rollers ma parole ! Je tente de le frapper par la gauche, sans succès. Une feinte par le bas, tentative désespérée qui se solde par un impact dans ma hanche. Il semble être capable d’augmenter sa vitesse de façon considérable. Alors qu’Agito s’amuse en me tapant de tous les côtés, le nécromancien et l’autre gars s’approchent. S’ils s’y mettent tout les trois je suis mort et enterré. Au moins, ainsi, je n’aurai pas à me trouver un cimetière, je suis en plein dedans. Le gars bizarre (pas le nécromancien l’autre, mais non pas Agito, l’autre bizarre vous voyez ? non ? bah dommage) s’approche à petits pas. De sa personne s’échappe des sifflements stridents. Il se tourne vers moi et lève son bras gauche. Dans la pénombre, je ne vois pas ce qu’il y a mais les sifflements s’accentuent. Agito s’interpose entre nous deux et lui crie :

« Fuck, laisse-le, c’est ma proie ! Touches à un seul de ses cheveux et tu es mort »

Ils me considèrent comme un vulgaire gibier de potence, comme une biche que les nobles chassaient au moyen-âge lors de leurs loisirs. Je lève mon bâton et assène un violent coup à Agito mais mon arme fend le vide avant d’être brisée sans que je comprenne comment. Les deux gars continuent de se disputer ma mort quand le nécromancien prend la parole, il semble dégouté et haineux :

« Satoru, laisse-le ! Agito, je te laisse le soin de tuer cette petite merde. Ce nul ne mérite même pas de rejoindre mon équipe après sa mort. Il ne mérite que de pourrir comme un raté. »

Agito sourit puis explose de rire. Ses gars sont forts, bien plus forts que moi. Je dois fuir, sinon je ne vais pas m’en sortir. Je prends mes jambes à mon cou au risque de tomber et m’écarte du groupe. Le rire d’Agito résonne encore. Puis plus rien. Je cours à perdre haleine dans ce silence de mort. Je me cache dans un coin et ralenti ma respiration au maximum pour me dissimuler au mieux et réfléchir calmement. Je n’ai pour l’instant pas utilisé mon pouvoir car je n’arrive pas à le repérer et j’ai peur d’épuiser le peu d’énergie qu’il me reste.

Je concentre mon énergie dans mes yeux. Tout ce que je vois semble s’afficher au ralenti je lève mon bras et celui-ci se déplace à une vitesse qui frôle l’immobilité. Je sors de ma cachette et repère mon poursuivant. La vitesse si spectaculaire d’Agito semble maintenant similaire à celle d’une personne normale. J’ai amplement le temps d’anticiper ses réactions. Je cours vers lui, le voit me repérer, sourire et se déplacer vers la gauche. Je tente de lui coller un poing mais, même si maintenant mes yeux me permettent de le voir, mon corps reste dans l’incapacité de réagir.

Afin de mettre une bonne raclée à ce dingue, il va falloir que je concentre mon énergie en deux points en même temps. Chose que je me suis toujours interdit de faire en raison de la dangerosité de cet acte, car suite à ça, je ne serai plus capable de produire la moindre parcelle de vent pendant environ une heure. Je lève mon poing gauche, ferme les yeux et puise dans mes ressources pour produire un gant de vent. Je frappe, je touche, je surprends. Agito ne s’attendais en rien à ce que je le touche. Lui, si fier de sa vitesse se retrouve soudain sur un pied d’égalité avec moi. Son sourire de sadique disparait de ses lèvres qui se retroussent en un rictus effroyable. Il tente de passer sur mon côté droit pour frapper dans mon dos. Je fais glisser le gant de vent jusqu’à mon coude que je lui colle dans l’estomac. Il en a le souffle coupé et il tombe au sol, se tordant de douleur.

Si je veux le tuer, c’est maintenant qu’il faut agir. Je lève mon pied haut et l’abat vers lui. Mon pied s’arrête malgré tout à une quinzaine de centimètre au-dessus sa tête. Je ne peux me résigner à le tuer. Je ne suis pas un lâche qui agresse un homme à terre. Agito n’en a rien à faire de ma pitié pour sa vie, il attrape ma jambe et s’en sert pour se relever en me frappant dans le genou. Celui-ci vibre mais bien qu’Agito soit très rapide, il manque cruellement de force. Je l’attrape par le cou et le bloque. Il se met alors à tapé comme un dératé dans mon estomac mais le trop peu de distance qui nous sépare empêche ses coups d’être franchement douloureux. Ses coups ralentissent, perdent en intensité avant de s’arrêter. Il me regarde avec un regard haineux puis me crie :

« Fuck ! Lâches-moi ! Si tu ne me lâches pas immédiatement, je te promets que tu va crever ! »

Ce gars est taré c’est indégniable, mais je ne désire pas le tuer. Préférant achever le combat immédiatement je lui colle un puissant coup avec mon gant de vent dans la tête et le laisse tomber. Alors que je m’écarte de lui, le pensant évanoui. Un fin vent atteint mon oreille droite. Un vent anormal. Un vent du à un mouvement. Je me retourne juste à temps pour me prendre un roller dans la tempe qui me projette à terre. Ma vue se trouble, il pose son roller sur ma gorge et s’esclaffe :

« Quel minable, tu as osé me laisser en vie… Peuh, je vais te faire comprendre ton erreur »

Il se met à faire tourner ses roues sur ma gorge, me vidant les poumons de l’air qu’ils contenaient. Arg, quelle douleur ! Pour stopper cette action, je vais essayer de lui faire une clé au niveau de son genou. Je coince mes pieds autour de sa cuisse et bloque la cheville en la faisant tourner légèrement. Ouf, une bouffée d’air frais. Il tente de retirer son pied mais il n’en possède pas la force, il essaye de me faire lâcher prise en m’assenant des coups de pieds dans la poitrine. Pas question de lâcher. Je maintiens ma prise et appui à fond sur les endroits que je maintiens jusqu’à amener le genou à se briser. Agito hurle de douleur et s’effondre au sol en tenant fort sa jambe. Je me relève difficilement puis laisse le pauvre homme au sol en m’écartant le plus possible de lui. Je n’ai plus une once d’énergie en moi et tout mon corps me fait souffrir le martyr.
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MessageSujet: Re: [Quête] Le dépouilleur de tombeaux Ven 1 Avr 2011 - 17:54
J’espère que je vais pouvoir sortir en vie de ce cimetière. Je me dirige en titubant vers l’endroit que j’espère être la sortie. Des bruits étranges m’entourent mais je préfère croire qu’ils ne sont pas liés à cette bande de dingue. Aie. Je lève mon doigt, une fine goutte de sang en coule. Je me suis fait piquer par je ne sais quoi. De toute façon il est maintenant trop tard pour s’en préoccuper, je fais quatre pas en boitant de plus en plus. Mes côtes me font souffrir, j’en ai surement cassé une ou deux. Ma vue se trouble, la douleur s’intensifie. Tiens, un portail noir, étonnant que je ne l’aie pas aperçu plus tôt. Les sifflements s’intensifient, je sens une douleur me perforer la jambe, on dirait une morsure. Je regarde à l’endroit d’où provient la blessure mais je ne vois rien. Lorsqu’enfin j’atteins le portail, un élément me marque. Quelque chose ne tourne pas rond, les sifflements, le portail si flou, ma douleur et les piqures. Je tente de concentrer du vent au niveau de ma main droite, rien à faire je suis dans l’incapacité de faire apparaitre ma combinaison venteuse où que ce soit. J’arrive juste à maintenir une fine couche au niveau de mes pieds. J’effectue un dernier pas avant de m’effondrer au sol. Le portail disparait légèrement et j’aperçois ce vers quoi je me dirigeais. Un immense mur de serpent se trouve devant moi et je suis entouré de serpents. Un homme est assis en tailleur à côté de moi. Je distingue un mouvement de sa part mais je ne parviens pas à l’identifier. Il prend alors la parole d’une voix aigue et fluette :

« Bravo petite couleuvre, je suis étonné que tu es réussi à battre le puissant cobra qu’est Agito. Tu remontes dans mon estime, je vais me faire un plaisir de te regarder mourir leeeentement, vraiment très très lentement. »

Le peu de conscience qu’il me reste me dicte de prendre des informations sur ses modes d’actions :

« Dis-moi, maintenant que je vais mourir, pourrais-tu me dire comment tu m’as eu ? Tu m’as empoisonné c’est bien ça ? »


Il part dans un rire si strident qu’il me casse les oreilles :

« Mais elle est maligne la couleuvre. Oui c’est du poison, un poison hallucinatoire sécrété par cette magnifique espèce de serpent (Il fait passer un serpent d’une de ses manches à l’autre puis me le pointe juste devant mon visage, le serpent s’énerve et il l’arrête juste avant que le reptile me morde), chut, doucement. Ce poison va s’insinuer lentement dans ton sang et va finalement bloquer tes muscles puis tes poumons et tu va finalement mourir étouffé. Ce n’est pas magnifique comme mort ça ? »

Arg, la douleur augmente au fur et à mesure que le temps passe. Je tente de me relever mais ni mon bras droit ni ma jambe gauche ne réagissent déjà plus. Je m’obstine, une citation d’un manga me revient soudain en tête : "s'il m'arrache les bras, je me battrais a coup de pieds ! S'il m'arrache les jambes je le mordais jusqu'a la mort ! S’il me décapite mon regard le transpercera ! S’il me crève les yeux alors je le maudirai pour l'éternité !" Bah cette citation s’applique exactement à cette situation. Je souris en pensant à l’ironie de la vie, qui aurait pu croire que je me trouverai un jour dans un cas où de tels propos sont adaptés. Le gars au serpent ne semble pas apprécier plus que ça mon sourire car un rictus de colère se peint sur son visage. Alors comme ca il veut voir de la souffrance, et bien je vais lui montrer l’opposé et je vais en profiter pour lui mettre une bonne rouste.

Je relève ma jambe droite et j’appuis le plus possible dessus. Le vent se compresse au niveau de la plante du pied et me propulse vers le gars, un serpent tente d’interrompre mon saut en me mordant mais je ne ressens plus rien. Je l’atteins à une vitesse impressionnante et lui colle un coup de boule dans le nez. Celui-ci se brise sous l’impact et le gars hurle. Je lui attrape le cou et le serre de toutes mes forces afin de le plonger dans l’inconscience. Des serpents me tombent dessus de toutes parts et plantent leurs crocs dans ma chair. Je ne suis pas prêt de lâcher pour autant. Le type que je tiens attrape soudain mon poignet et enroule son bras autour du mien, il est extrêmement souple, il contracte ses muscles qui, enroulés autour de mon bras, exercent une pression terrible sur lui. Je suis forcé de le lâcher.

Il en profite pour s’éloigner le plus possible de moi et il se relève. Une fois remis de mon assaut, il s’approche à nouveau et colle un étrange objet sur ma poitrine. Je ne peux l’empêcher d’agir à cause du poison qui circule dans mon corps. Il prend la parole :

« Le dispositif sur ton torse est une bombe créée par mes soins, celle-ci, si elle explose, te tuera dans une explosion effroyable, elle contient également un antidote. Celui qui permet de se soigner contre le venin de ces serpents. Si tu veux rester en vie, tu devras d’abord vaincre mes 3 serpents préférés. Ca va être sanglant. J’ai hâte de te voir mourir… »

Sur ces mots, il s’enfonce dans le sol en laissant derrière lui une ouverture béante, comme l’entrée d’une caverne.

Je sens que je reprends peu à peu le contrôle de mon corps, je reste malgré tout très affaibli par mes récents combats et je n’ai pas récupéré d’énergie. Il me faudra attendre au moins une demi-heure avant d’en récupérer un peu. Malheureusement je ne sais pas quand la bombe explosera et je ne préfère pas prendre le risque de mourir maintenant. Un détail me marque, tout les serpents ont disparus, tous sans exception. Il n’y a plus le moindre bruit autour de moi. Je cherche partout une arme qui fera l’affaire. Tiens, un os. Il mesure dans les 75 cm et semble vraiment solide. Il possède un côté plutôt tranchant et est assez pointu au bout. Ca fera parfaitement l’affaire, je ne pourrai me fier qu’à mes capacités de sabreur. Après quelques flexions et tests musculaires, je me jette dans le trou par lequel à disparu le gars aux serpents.
La descente semble interminable mais j’arrive enfin dans une pièce plongée dans le noir complet. Je pointe devant moi le sabre et ferme les yeux, inutile de regarder le noir qui m’entoure. Sur la gauche, un sifflement. Je me jette en avant et tente de donner un coup vers l’origine du son. Sans succès. Je dois trouver comment anticiper les attaques du reptile. Le vent, je dois m’aider de lui. Chaque mouvement entraine un déplacement d’air infime mais perceptible. Je dois m’aider de cette friction. Rien. Rien. Toujours rien. A droite ! Le vent me touche la joue ! Je lève le sabre, côté tranchant et touche ma cible. Le serpent se tord et lâche un long sifflement avant de se taire à tout jamais.

Je tâte les murs et déniche finalement une fine ouverture qui mène à une pièce immense. Celle-ci est tellement éclairée que je ne vois d’abord rien. Lorsque je retrouve la vue, je suis en face d’un gros, non énorme serpent bicéphale. On dirait une des hydres de la mythologie grecque. La tête de gauche attaque, je pare le coup avec l’os mais l’autre en profite pour tenter de me mordre. Je décale ma prise de main sur le sabre et lui donne un coup de poing dans la tête. Je fais faire un tour complet au sabre, forçant l’hydre à lâcher prise. J’en profite pour couper la tête du serpent. Celle-ci tombe au sol et, alors que je pense pouvoir me concentrer sur l’autre tête, je me fais attaquer par deux nouvelles têtes. Donc en plus d’avoir l’apparence d’une hydre, ce serpent possède également l’incroyable capacité de faire repousser ses têtes lorsque l’une d’entre elle est coupée. Bah ca va pas être de la tarte.

Bon réflexion faite, je ne me rappelle absolument plus comment elle fut tuée dans la mythologie, il va donc falloir redoubler d’efficacité et d’ingéniosité. Plusieurs solutions s’offrent à moi : Bloquer l’hydre ou ses têtes afin de continuer, couper toutes les têtes en 1 seul et unique coup. Je vais tenter de faire tomber l’hydre dans les pommes. Il reste environ dix minutes avant que mes pouvoirs ne reviennent partiellement. Je me lance. Tente une percée par la gauche, atteint la base de l’hydre et frappe du pied dans la bête, esquive la morsure de l’une des bêtes, seconde esquive puis je m’écarte du serpent.

Il est l’heure d’utiliser mes pieds aériens, je cours le plus vite possible autour de l’hydre, la couche de vent sous mes pieds me permet de diminuer les frottements avec le sol et de tourner encore plus vite. Chaque fois que l’hydre me perd de vue, j’attaque et coupe suffisamment l’une des têtes pour affaiblir l’animal sans pour autant permettre à d’autres têtes de prendre sa place. L’hydre s’affaiblit, elle réagit de moins en moins vite. Malheur, mon pied gauche vient de déraper et je glisse. Si je touche le sol, la vitesse accumulée va m’amener au centre du cercle et je vais me retrouver au pied de l’hydre. Je pose ma main droite au sol et me propulse sur celle-ci pour passer au-dessus de l’hydre. J’entends claquer ses mâchoires. Je me rétablis de l’autre côté et frappe. Ma volonté est telle que je réussis à concentrer un peu de vent autour du bâton, accélérant le mouvement de l’os et coupant le serpent en 4. Les trois têtes roulent à terre à côté du reste du serpent. Il est donc censé rester un dernier serpent à abattre et je devrai me mesurer à leur maitre.

J’observe la salle qui m’entoure, la température est sérieusement montée depuis que le combat a commencé. Entre deux des torches qui éclairent la salle, une énorme faille semble mener à la salle suivante. D’ici j’entends souffler un vent puissant et régulier dans la salle adjacente. Je m’engage dans la salle et tombe nez à nez avec un énorme dragon qui me souffle une flamme immense. Par crainte d’être carbonisé, je recule mais m’heurte violement au mur derrière moi. Je suis obligé de me laisser tomber au sol et j’esquive en effectuant une roulade. On peut dire que ce combat va être tout feu toute flamme.

Je me lance vers le dragon mais il esquive en se propulsant haut dans la salle grâce à un simple battement d’ailes. Il mesure un bon mètre cinquante de long mais il possède une sacré puissance de feu. Il en profite d’ailleurs pour me canarder à l’aide de nombreuses boules de feu. Il en a lancé une petite dizaine, j’esquive la première en me baissant puis me jette à droite pour éviter la suivante, Je m’écarte de la zone de tir et me propulse en l’air en prenant appui au sol. Il s’écarte un peu en se mettant hors de portée mais je produis une fine couche de vent sous mon pied et me propulse en l’air, atteignant ainsi le reptile que je frappe du tranchant de l’os. Etonnement, celui-ci rebondit contre la peau du dragon sans lui infligé de grands dégâts. Je re-atterri au sol en me demandant comment je vais me débrouiller pour avoir cet adversaire volant et résistant. Le visage de l’homme que j’ai affronté lors de ma seconde nuit me revient en tête, il était lui aussi extrêmement résistant et j’ai du trouver son point faible pour l’avoir, pourtant, cette fois-ci, mon adversaire ne semble pas posséder un tel défaut. J’ai malgré tout beaucoup appris de mon précédent combat et je pense être capable de vaincre l’animal volant.

Réfléchit Haru, réfléchit. Comment pourrais-tu augmenté ta vitesse de façon considérable ? Le vent que j’ai senti tout à l’heure. Il devait être produit par… Mais oui ! J’attends la prochaine attaque du serpent et le combat sera bouclé. Celle-ci ne tarde pas et les boules de feu se mettent à fuser de toute part. Parfait. Le feu provoque de forts mouvements d’air et je compte bien me servir de ceux-ci. Concentrant tout le vent possible sous mes pieds, je me propulse en posant mon pied à quelques centimètres de chaque sphère enflammé et me propulse de l’une à l’autre pour atteindre ma cible et augmenté ma vitesse. Lorsque j’atteins le dragon, je coupe l’une des flammes de mon sabre, provoquant ainsi un mouvement de vent contraire qui augmente la vitesse du coup qui tranche net le reptile en deux. Fin du troisième round.
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MessageSujet: Re: [Quête] Le dépouilleur de tombeaux Sam 2 Avr 2011 - 15:04
Je tombe à genou, je suis vidé de toute énergie, tout mon corps tremble face à l’effort fourni. Allez, relève-toi ! Tu as une bombe sur le torse, bordel, tu ne peux pas abandonner là Haru ! Bouges-toi le cul ! Je presse sur ma jambe gauche et me relève, je ne sais pas ce qu’il m’a réservé mais je ne peux pas mourir là alors que je viens de mettre un terme à la vie de trois gros reptiles. Je réussis à faire un pas, puis un autre, mon corps prend le rythme et j’atteins l’un des murs, je me glisse lentement dans l’ouverture béante qui mène à la salle suivante et arrive dans la dernière pièce. Bien plus grande que les autres, elle est cependant moins éclairée et le sifflement si strident de milliers de serpents résonne partout. Au milieu de la pièce trône fièrement leur maitre qui me regarde avec de grands yeux. J’espère qu’il tiendra parole et m’enlèvera le diapositif mortel qui est collé à ma poitrine, j’attends qu’il parle ou agisse :

« Bravo, petite couleuvre, tu es vraiment résistant. Tu mérites que je t’enlève cette bombe. »

Il s’approche de moi, en temps normal je me serai méfier et l’aurai empêché d’agir mais je suis trop épuisé pour y arriver. Il pose sa main sur l’engin explosif et en profite pour me coller un puissant coup de pied dans le ventre. Je me cogne violement contre un mur et l’écoute exploser de rire :

« Hihihihihi, tu croyais vraiment que j’allais te laisser vivre, il te reste 1 petite minute à vivre, je vais te laisser dans ce profond trou et d’en haut, j’écouterai l’explosion de ta mort. »

Il se met alors à siffler d’une façon bien étrange, il semble ainsi pouvoir communiquer avec ses serpents qui se mettent à creuser des trous dans les murs. Je sens que mon corps répond encore suffisamment pour effectuer quelques mouvements. Une fois que les sifflements se sont tue et que leur maitre commence à remonter le tunnel, je m’élance à sa poursuite et lui attrape la jambe en le ramenant au sol. Je me place entre lui et la sortie. Il semble avoir compris qu’il doit se dépêcher de partir s’il ne veut pas mourir dans l’explosion. Il se jette violement sur moi et me frappe de ses poings, il n’est pas très puissant et j’encaisse les coups sans broncher. Sans ses serpents il ne vaut rien, je lui annonce calmement que dans une quinzaine de secondes, nous seront tout les deux mort s’il ne se dépêche pas de m’enlever la bombe. Il s’exécute en tremblant et lorsque la bombe tombe à terre, il s’effondre encore tremblant de peur. Je remonte lentement dans le tunnel mais je l’entends soudain crier :

« Abruti, tu vas mourir ! »

Mourir ? Je ne comprends pas jusqu’à ce que je voie un petit objet remonté la pente. La bombe ! Il l’a réactivé et, au vu de la petite lumière qui clignote, elle ne va pas tarder à exploser. Il me faut agir vite si je veux survivre. Je charge un peu de vent sous mon pied et frappe la bombe avec ce dernier. Elle est projetée à une vitesse impressionnante vers le bas et je l’entends exploser en même temps que retenti le cri d’horreur de son lanceur. Le tunnel autour de moi se met à trembler, il ne va pas tarder à s’effondrer. Je me dépêche de sortir, juste à temps pour éviter de mourir.

Ma respiration s’est fortement accélérée et je tente de récupérer, allongé au sol. Des pas se rapprochent de moi. Je n’ai même pas la force de lever la tête vers mon visiteur mais je le reconnais immédiatement lorsqu’il m’adresse la parole :

« Fuck, bravo pour ta victoire contre Satoru ! Je ne pensais pas que tu serais si tenace. Tu mérites que je t’apporte mon aide. Tout d’abord, sache que l’homme que tu as déjà rencontré est capable d’invoquer des morts. Satoru et moi étions déjà redevenu des rêveurs et il nous a ramené et transformés en des saletés de pantins à ses ordres. Je veux que tu me fasses une promesse, tu es encore trop faible mais je veux que tu me jure que tu le tueras un jour, pour moi, pour les rêveurs. »

Incapable de répondre, j’acquise seulement de la tête. J’avais déjà prévu de m’occuper de ce malade. Le rider sourit et éclate de rire, il ôte alors ses patins et les déposent à côté de moi, il reprend alors la parole :

« Il s’agit des seuls et uniques Wind skates, ce ne sont pas de simples rollers, ils permettent d’effectuer de véritables miracles pour qui sait vraiment s’en servir. J’ai pu juger ton pouvoir et je sens qu’avec eux tu va devenir un véritable combattant. Le genre que j’aurai bien aimé affronter et tuer de mon vivant. Par contre je te mets en garde, fuis, fuis le plus vite possible. Tu es faible et si Takahshi te trouves, il te tuera sans hésiter. »

J’entends s’éloigner Agito, je suis seul avec ces étranges rollers. Je me relève en appuyant mes quatre membres, m’assis en tailleur puis enfile les rollers. Ils sont vraiment étranges, ils ne sont composés que de deux roues et le design noir et jaune me plait beaucoup. Je me lève lentement et tente d’avancer. Mais, ils avancent tout seuls, ma parole ! Ah non, j’ai compris, lorsque j’appuie sur l’avant, ma vitesse augmente considérablement. Je tente un saut et atteint une hauteur étonnante. Tiens, pourquoi pas ? Je concentre le vent dans mes roues dont la vitesse de rotation augmente tellement que je me mets à rider dans les airs, bien sur je redescends mais je peux contrôler quelques peu ma trajectoire en l’air.

Alors que j’arrive près tu sol, une longue arme de fer passe juste à côté de moi et je tombe au sol, j’amorti malgré tout ma chute avec une roulade qui me permet de me relever et me tourne vers l’origine de ma chute. Takahashi, le nécromancien, est juste là et il semble avoir envie de me tuer. Je ne suis plus capable d’assurer le moindre combat, il me faut donc fuir, fuir sans m’arrêter. Derrière moi pleuvent les tentatives de coup. C’est impressionnant, ses coups sont lents mais il est vraiment rapide, il arrive à se rapprocher de moi alors que je roule le plus vite possible. Agito avait raison, je n’ai pas la moindre chance de gagner. Je vais mourir, les efforts qu’aura faits mon ex-adversaire n’auront servi à rien. Soudain, je me rends compte que les attaques se sont arrêtées. Je me retourne et aperçois Agito qui tente désespérément de retenir l’invocateur de morts. Il voit que je me suis arrêté et me hurle de rage :

« Espèce de con, FUIS ! Je ne pourrai pas le retenir bien longtemps alors casses-toi ! N’oublie pas ta promess… »

Je me retourne et pars le plus vite possible, le bruit d’un corps tranché par une lame résonne soudain mais je continue. Les dernières paroles d’Agito résonnent encore dans ma tête, je te vengerai, ne t’inquiète pas pour ça. A peine suis-je sorti du cimetière que ma vision se brouille.


Je suis dans mon lit, les bruits qui m’entourent témoignent de mon retour dans mon petit appartement juste au-dessus du restaurant. Mon lit est trempé de sueur. Je suis autant fatigué que lorsque je me suis couché. J’ai passé l’intégralité de ma nuit à essayer de rester en vie, chose qui ne fut pas facile. Et bien si toutes mes nuits sont aussi agitées que celle-ci, je crois que je vais vite devenir insomniaque…
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[Quête] Le dépouilleur de tombeaux

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