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Boutique surchargée. ( Rp clos )

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MessageSujet: Boutique surchargée. ( Rp clos ) Mar 8 Mar 2011 - 9:10
Les portes s'ouvrirent si lentement que tout le monde eu le loisir d'arriver bien qu'au bout de la rue. Bien que tôt dans la matinée, cela n'avait gêné personne de se lever pour la première d'un film pourtant peu intéressant. Le cinéma, connaissant pourtant la qualité médiocre du film, avait fermé tout autre séance pour laisser la grande salle libre. Virant un peu côté théâtre, le rouge, le noir et le brun étaient dominants bien que discrets au milieu des autres bâtiments qui entouraient la maison aux films. La file de personnes n'était pas grande, mais beaucoup de physique différents la composait. Du jeune homme de six ans, traînant des pieds, des couples curieux ou tout simplement envieux d'être dans un endroit sombre pour faire maintes choses que l'on ne citera pas, du vieux clodo cherchant un endroit chaud et espérant piquer les pop-corn que les spectateurs ayant assez d'argent pour en acheter ait laissé tomber au sol. Bien que faisant pitié, c'était assez reposant pour les entreteneurs du cinéma. Sachez que les employés charger du ménage sont bien silencieux à présent, on les trouvera cachés au fond de la salle, profitant de leurs uniformes pour jouer les videurs de salle. Enfin, revenons en à nos moutons, de tous les employés du cinéma, les plus actifs sont les déchireurs de tickets puis ceux qui s'occupent de la charmante petite boutique à pop-corn, barres énergisantes ainsi que tous le bordel cherchant à vous engraisser malgré les pubs précédant chaque film : "Pour votre santé, ne grignotez pas entre les repas et pratiquez une activité physique régulière.". Quelle ironie, les personnes se rendant au cinéma ne sont pas très actifs et en plus de cela ils grignotent aisément pendant le film. Encore une fois, revenons en à nos moutons.

Beau mouton d'ailleurs. À l'intérieur d'un petit bâtiment, dont le jaune et le blanc contrastaient avec les couleurs sombres du cinéma, juste à côté de celui-ci, l'on entend des voix se voulant calme, mais résonnant dans la rue calme et déserte du matin. Comme un bruit de fond pourtant proche, deux femmes, toutes deux vêtue d'un uniforme grossier, un tablier jaunâtre et des habits blancs tout comme leurs casquettes, s'agitaient, tentant de garder le sourire malgré la fatigue qui se lisait dans leurs cernes. L'une avait laissé ses cheveux blonds lâchés, en pagaille et les cernes bleus qui étaient contre la folie et la maladresse de ses mouvements. L'autre avait soigneusement retiré ses cheveux en une queue-de-cheval qui laissait seulement deux fines mèches lui chatouiller le visage, mèches qu'elle repoussait d'un souffle sans avoir l'air de grimacer à ses clients. Clients d'ailleurs très nombreux ce jour-là. En général, ce sont les spectateurs du cinéma qui viennent ici, mais la popularité du lieu pour leurs pâtisseries délicieuses avait fait venir maints gens cherchant simplement de quoi offrir à leurs familles pour le petit-déjeuner. La plus soigneuse des deux jeunes filles avait, certes, un goût plutôt étrange pour les couleurs, du moins c'est ce que l'on en tirait de ses cheveux verts et du jaune voyant de son uniforme qui n'allait pas pour le mieux ensemble, souriait agréablement aux clients qui se ruaient sur elle. Sûrement parce qu'il était plus confiant en sa délicatesse qu'en la maladresse de sa coéquipière. C'était dans ce genre de moments, que Lylio désirait perdre sa beauté et son élégance pour devenir aussi extravagante et repoussante que son amie. Les hommes ne lui demandaient pas que des pains aux chocolats, ce qui l'horripilait on ne peut plus, sa nuit ayant été très mouvementée. Son passage au stade de voyageuse l'avait fatigué bien que dans la vie réelle elle avait les yeux clos. Ayant une vague idée de ce qu'était Dreamland, mais sans plus, elle ne pouvait cesser de confondre beignet et milles feuilles, ce que les clients lui pardonnaient de suite, succombant à son joli sourire. Elle était trop occuper par des questions inutiles.

Ce n'était que fouillis, à deux, elles ne pouvaient tenir à elles seules la petite boutique. Et pourtant, elles ne se débrouillaient pas si mal. Ce fut quand la jeune extravagante eut pour commande une crêpe au sucre que tout bascula. Tout d'abord, il fallait qu'elle s'absente ce qui laissa à l'esprit en réflexion de Lylio une horde de clients, incapables de parler un à la fois. Le bruit de fond ne cessait d'augmenter, il fallait croire que les gens occupant la salle de cinéma entendaient parfaitement chaque détail malgré la musique douce qui leur était donnée avant les pubs. Elle restait calme malgré tout et répondait à chaque attente, sans compter, bien sûr, les avances qu'elle refoulait sans un mot. Quand la moitié des personnes n'eurent le temps que de se précipiter vers l'entrée du cinéma pour leur séance, la cadence s'atténua. Une autre commande vint tout basculer. Lylio se dirigea vers les fourneaux visibles de l'extérieur pour y prendre un fondant, gardé au chaud les deux heures précédentes. Un peu petite, elle dû posé sa main sur le plan de travail pour s'y appuyer et attraper l'article comestible. Un peu distraite, sa compagne de travail rata l'assiette et lâcha sans faire attention la crêpe brûlante sur la main délicate de Lylio. Celle-ci lâcha la pâtisserie qui tomba au sol, encore fumante. Mais ce n'était pas vraiment sur ça que son regard se posa, ce fut sur sa main, en train de cramer littéralement. Elle se retint de crier pour ne pas effrayer les clients et se mordit les lèvres pour oublier la douleur. Ce qui évidemment ne marcha point.

"Myriam…" Lâcha t-elle le plus calmement possible.
"Oups… J'ai raté l'assiette !…Lylio ta main !"

Elle la retira d'un coup sec, respirant un bon coup, non pas pour sa blessure, mais pour rester calme. La passant sous l'eau rapidement, elle se rua sur les autres clients, cachant le côté de sa main virant au noir. Son sourire revint, le calme s'installa auprès des clients de la gente masculine.

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MessageSujet: Re: Boutique surchargée. ( Rp clos ) Mar 8 Mar 2011 - 12:56
    C’était une première ! J’avais un rencard avec une fille ! Non pas parce que je ne plais pas, au contraire, mais parce que pour une fois, j’ai accepté une proposition. Plus précisément, c’est moi qui suis allé voir une certaine demoiselle pour l’inviter. Pourquoi cela ? Alors que je me soucie très peu des demoiselles, j’allais en voir une en particulier pour passer un moment avec elle, en tête à tête. En vérité, il y a une explication. Et ca n’a rien à voir avec un potentiel sentiment amoureux, non loin de là. Je n’ai jamais été attiré par une fille, jamais. Bon, la nuit dernière, à Dreamland, on aurait pu croire l’inverse étant donné que j’ai dragué une voyageuse qui fait maintenant partie de mon groupe mais c’était parce que j’étais bourré… Et quand j’ai trop bu, je ne fais plus rien de censé. Bref, avant cette nuit là, une fille de mon lycée m’avait offert des confiseries que j’avais vraiment appréciées. J’en avais même pleuré tellement c’était bon de savourer une telle douceur. Je n’avais pas conscience que c’était l’amour de la cuisinière qui m’avait touché en plein cœur. Il faut préciser que je déprimais sévère, c’était surtout pour ca que je pleurais. En tout cas, en me réveillant ce matin, j’avais eu envie de remercier ma camarade. Je suis donc allé l’inviter au pied de sa porte, c’était une voisine alors je l’avais souvent vu rentrer chez elle. Quand elle ouvrit la porte, sa pose était… sexy. En équilibre sur une jambe, elle avait fait passer la porte du coté de sa jambe qui restait en l’air, on sentait qu’elle était venu ouvrir d’une démarche enjouée. Il était tôt dans la matinée, je suppose que c’était pour ca qu’elle portait une tenue décontracté, elle était en robe de chambre… Celle-ci était d’un blanc pur, hirondelle innocente qui déployait ses ailes pour m’accueillir ; assez courte, elle lui arrivait au dessus des genoux, ce qui, en équilibre, donnait l’impression d’être bombée, et qui masquait ses formes. Mais le plus marrant, c’était sa sucette qui tomba par terre. Mon arrivée l’avait cloué sur place, bouche bée.

    Quand elle se remit de ses émotions, je lui expliquais la raison de ma venue et lui proposait d’aller faire ce qu’elle voulait ensemble cet après midi. J’avais du mal à parler, ma timidité excessive influençait ma langue et mes mouvements malgré le fait que je m’étais préparé mentalement, décrivant mon action comme étant bien loin d’être un rendez vous. Je me voilais la face. Enfin, je ne me rendais pas compte que j’allais donner de faux espoirs à ce pauvre cœur tendre et sensible, cœur qui débordait d’amour pour moi. Dans mon esprit, cette invitation n’était rien d’autre qu’un juste retour des choses, une compensation pour les confiseries. Mais le tempérament enjoué de la belle Candy et ma timidité légendaire m’empêcha de le lui expliquer correctement. Elle choisit d’aller au cinéma.

    Le film était pourri ! J’avais accepté pour lui faire plaisir mais je n’aimais vraiment pas aller au cinéma, encore moins pour des navets. Maintenant, j’avais faim et soif. Les popcorns que Candy s’était fait un malin plaisir de partager d’une manière un peu trop sensuelle m’avait ouvert l’appétit, et m’avait asséché la gorge. Heureusement, il y avait une boutique à coté qui avait l’air sympathique. Mais pour y aller, je devais faire face à une gêne que je n’osais repousser pour ne pas gâcher l’après midi de mon invité. Candy m’avait pris le bras et marchait à mes cotés sans respecter la distance de sécurité. Déjà qu’elle m’avait pris la main pour me tirer vers le cinéma, prétextant que l’on était en retard, il fallait qu’elle continue son manège. Bon, Candy était une jolie demoiselle aux airs de poupée, super mignonne, très enjoué et tout mais ce n’était pas trop mon délire de sortir avec les filles, depuis la mort de ma mère.

    Alors que nous faisions la queue, je regardais les deux serveuses qui travaillaient d’arrache pied pour satisfaire tout le monde. Celle de droite, avec les cheveux verts en queue de cheval, elle avait un certain charme, qui pouvait presque rivaliser avec celui de Candy. Sans comprendre pourquoi, j’avais trouvé un nouveau jeu, m’amuser à comparer la serveuse avec ma petite amie d’un jour. Mais d’un autre coté, ce n’était pas très juste, la cuisinière n’était pas à son avantage, on voyait bien qu’elle était fatiguée. Mais malgré cela, je ne pouvais la quitter du regard, je la comparais avec Candy seulement de mémoire, sans arrêter de fixer son charmant visage. En fait, je me rendais compte que même si elle n’était pas en état de faire un concours de beauté, elle rivalisait avec Candy, c’était surtout ses cheveux verts qui la rendait spéciale et attirante. Donc, on pouvait aisément déduire que si elle se faisait belle et qu’on l’admirait au naturel, elle aurait de fortes chances de poutrer Candy. Quoiqu’il en soit, quand je me rendis compte de ce vers quoi je dirigeais mon esprit, je me repris, cela ne me ressemblait pas.

    Alors qu’il ne restait plus qu’un client avant que l’on soit servi, il y eut un accident ! La forte serveuse avait renversé une crêpe bouillante sur la main de sa collègue. En voyant cela, j’eus le réflexe de tenter de rattraper la crêpe. Mais j’étais trop loin et le bras de Candy me retenait. C’était comme si elle avait fait exprès de m’empêcher de la sauver. Mais je n’osais pas la regarder pour vérifier. Je ne pouvais vraiment pas lâcher la pauvre victime du regard. Encore une fois sans m’en rendre compte, instinctivement, j’analysais la réaction de la dénommée Lylio. Son visage se tordait de douleur mais elle parvint à ne laisser sortir aucun cri en se mordant la lèvre. Ensuite, je la voyais prendre de grandes bouffées d’air comme si elle en avait le souple coupé. Puis, elle se passa la main sous l’eau et retourna à son travail avec empressement, elle ne souciait vraiment que de satisfaire ses clients. Etait-ce vrai dans tous les domaines ? … Ce n’était pas ça qui me traversait l’esprit, j’étais trop occupé à réfléchir à un moyen de la soulager. Finalement, quand vint notre tour, je lui souhaita le bonjour, lui pris la main pendant qu’elle demandait notre commande et enroulait autour une serviette que j’avais préalablement récupéré du bout des doigts sur leur comptoir. Par ce geste, j’avais retiré mon bras de ceux de Candy. Comme si mes anciennes habitudes de gentleman charmeur s’était réveillées après 7 ans de sommeil, j’avais marqué mon numéro de téléphone du coté maintenant masqué de la serviette. C’était sans compter sur mon trac qui allait revenir sans prévenir incessamment sous peu.

    -Il ne faut pas rester ainsi, je sais que ce n’est pas grand-chose mais j’espère que ca va aller mieux, je l’ai humidifié un peu, ca va vous rafraichir.

    Après avoir dit ca, je me rendais compte de ma bétise, j’avais mouillé une serviette avec mon num inscris dessus, quel boulet ! Riant nerveusement tout d’un coup, je me tournais vers Candy par réflexe. Elle avait les joues gonflées, comme pour me montrer qu’elle boudait. Regardant ensuite de façon alternée Candy et la serveuse, je percutais seulement maintenant de ce qui se passait. Mon attitude normale refit surface, j’étais avec une fille qui m’aimait et une que je venais de draguer, je fus paralysé direct…

    Les yeux grand ouverts, je regardais en face de moi, sans aucune réaction comme si je venais de percuter un truc énorme (ce qui était le cas) et que je n’arrivais pas à m’en remettre.
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MessageSujet: Re : Boutique surchargée. (pv Kamui) Mer 9 Mar 2011 - 15:24
La cadence redevenait de plus en plus calme, ce qui permit à Lylio de pouvoir se reposer un peu mentalement, ses réflexions sur le monde des rêves refirent surface. Les clients passaient les uns après les autres. Contrairement à certaines boutiques, celle-ci ne faisait pas vraiment attention aux fidèles, mais elle reconnaissait les nouveaux. Aujourd'hui, enfin dans cette matinée-ci, il n'y avait que des habitués ou des étrangers peu intéressants. C'est pour cela que Lylio reconnu sans grande peine le nouveau venu qui accompagnait la jeune Candy. Jeune damoiselle inoubliable. Elle aimait proposées ses sucreries à la boutique et demander l'avis aux cuisinières. La jeune pâtissière ne la connaissait pas vraiment, ne travaillant pas souvent ici, mais elle se rappelait parfaitement de son charme qui l'avait rendue un peu jalouse. Elle qui était tout le temps vêtue de jaune et de blanc, les cheveux en pagaille et la sueur grimpant au front sous la chaleur des fourneaux. À côté de Candy, l'on disait donc, un jeune homme la dépassant de peu avait l'air de la traîner tel un fardeau. Candy affichait la même mine déçue que le jeune homme. Lylio remit la faute sur le film. Ce fut donc au couple de prendre une commande, le compagnon de leur cliente favorite adressa un bonjour étrangement chaleureux. Enfin, ce ne serait pas étrange s'il n'était pas accompagné d'une fille qui n'avait pas l'air d'être sa sœur et encore moins sa mère. L'élégante jeune fille n'y fit pas vraiment attention, pris la commande sans prendre garde où elle mettait sa main ( enfin, tout de même ). C'est alors que, se baissant pour attraper une serviette dans les placards aux portes blanches situées sous le comptoir à la vitrine transparente, qu'elle posa sa main en appui contre le verre pour se relever. Elle se rendit compte de son erreur quand la partie encore un peu brûlante de la main toucha un espace dur, une fois de plus elle ne fit que se mordre les lèvres et reprendre ses actions. Enfin, elle aurait bien voulu les reprendre à la normal.

Le jeune homme accompagnant la belle Candy avait attrapé son poignet pour placer autour de la partie brûlée un linge humide tiré des propres fonds de la boutique. Cependant ce linge-ci avait une particularité. Non seulement il était trempé et inutilisable, mais bien aidant pour calmer la douleur de Lylio, mais en plus des écritures y était inscrites. La jeune fille regarda de plus près. Un soupir s'échappa de sa bouche toujours entrouverte. C'était un numéro et un nom qui avait été écrit rapidement sur le tissu blanc. Certes, ce jeune garçon n'était pas mal du tout. Ses cheveux bruns en pagaille lui donnaient de la hauteur et rendait son visage souriant encore plus séduisant et adorable. Mais elle n'en pouvait plus de ses prétendants. Ça ne la rendait pas triste non plus, après tout ils n'y pouvaient rien. Elle connaissait les supplices de sa beauté, cependant, bien qu'elle ne puisse pas écrire une pancarte qu'elle trimballerait tout le temps sur le dos, ce n'était pas le genre de fille qui sortait avec n'importe qui, elle aimait à bien choisir. Ceci dit Lylio n'est même pas un genre de femme, elle est ce qu'elle est après tout, et ses prétendants feraient mieux de tenter de la connaître avant de se précipiter, car ce n'est pas une demoiselle très facile. En fin de compte, les rencards servent à se connaître après tout. Mais Lylio, plongé dans les films, était persuadée qu'un rendez-vous finirait par un baiser. Peu importe, ce n'est pas le sujet du moment. Après lui avoir glissé ce doux linge sur sa main qui l'adoucissait, le jeune homme lui fit part de ce qu'il pensait par rapport à la blessure superficielle de Lylio.

"Il ne faut pas rester ainsi, je sais que ce n’est pas grand-chose mais j’espère que ça va aller mieux, je l’ai humidifié un peu, ça va vous rafraîchir."

Alors que Lylio allait lui répondre tendrement pour le remercier, mais lui faire signe que pour le numéro, elle n'en voulait pas, le jeune homme changea soudainement son attitude. Alors que son visage s'était rempli, quelques minutes plus tôt, d'un teint de bonté, celui-ci changeait radicalement d'expression. Passant du rose envoûtant au blanc livide et repoussant. Ses yeux grossirent, littéralement, ses paupières ne se fermaient plus et il regardait dans le vide. Enfin il fallait le croire, à moins que la boutique d'antiquité lui fasse de l'effet. Ce fut si soudain que même ceux qui n'avaient pas suivi le tout le fixèrent de leurs yeux moqueurs ou bien pleins de pitiés. Lylio, tout comme Candy et Myriam ne put détacher ses yeux de sa nouvelle expression. Calmement, elle sortit un panneau où y était inscrit dessus, en rouge : "fermé". Les clients qui passaient après le couple que formait le jeune homme et Candy ne bougonnèrent même pas et s'en allèrent doucement.

Le calme parfait régnait dans la rue. Seules les respirations haletantes de Lylio et Myriam se firent entendre, ce qui était compréhensible, après un tel marathon de confiseries. Elle fit signe à Candy de venir à l'intérieur avec son compagnon. Elle obéit et le poussa à l'intérieur. Doucement, mais avec force, elle l'assit ensuite sur un tabouret qu'avait pré posé Lylio. Cette dernière tenta une approche en lui tapotant le visage, mais l'expression de Candy la fit déguerpir de suite. Lylio et elle ne se connaissait pas bien, mais on pouvait de suite savoir que l'une était possessive et l'autre prudente. Alors qu'un silence reposant se faisait entendre dans la boutique pour le jeune homme, Myriam cassa de sa voix aiguë le calme, persuadée qu'il ne pouvait l'entendre.

"L'est pas mal, Candy ! Tu le connais d'où ? Tu es avec lui ? Depuis combien de temps ? T'as remarquée sa bouille adorable ? Et toi Lylio, pourquoi t'as un numéro de téléphone sur le tissu ? Quelqu'un veut un beignet ?"
"Myriam..." se répéta Lylio. "Va chercher un peu d'eau tu veux ?"

Elle obéit sans rechigner et revint quelques secondes plus tard. Pendant ce temps, Lylio avait pris le soin de cacher le tissu qu'elle portait tout en le gardant sur sa blessure pour éviter les représailles que lui affligerais Candy à la vue du numéro. Seulement si elle ne l'avait pas remarqué avant. Myriam posa un énorme seau, rempli à moitié d'eau. Bien sûr au lieu de le poser sagement au sol pour que Lylio ou bien Candy en extraie un peu d'humidité pour faire du bien au jeune homme, l'excentrique lâcha la moitié du contenue sur le compagnon de la jeune damoiselle. Elle n'eut pas à attendre longtemps pour remarquer les regards que portaient sur elle les deux filles.

"Binh quoi ? Tu m'as demandé de l'eau. Non ?"
"C'est vrai… Mais je ne t'ai pas demandé de la balancer ainsi !"
"Ah. Sorry." répondit-elle avec indifférence.

Toutes se tournèrent vers le jeune homme, attendant une quelconque réaction.
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MessageSujet: Re: Boutique surchargée. ( Rp clos ) Mer 9 Mar 2011 - 17:56
    Comment expliquer mon attitude ? C’est bien simple. Je déteste que l’on me prenne pour un imbécile, un boulet ou un moins que rien. Quand c’est un mec qui me voit de cette façon, je me fais un malin plaisir de lui éclater les noix avec un coup de pied magistral, ou s’il sait se défendre, je savoure notre combat, la souffrance qu’il endure fait alors mon bonheur. Mais s’il s’agit d’une fille, je ne peux rien faire… Jamais je ne lèverais la main contre l’une d’elle, ce doit être des restes de mon code de gentleman. Voilà pourquoi je bloque. Ne sachant pas du tout comment fonctionne le genre féminin, je n’ose plus rien faire qui me discréditerait de celles que j’intéresse. Seulement, cette réaction un peu extrême peut me faire passer pour un mec bizarre. En temps normal, quelqu’un réagirait en agissant à l’inverse de ce qu’il ressent, c'est-à-dire en faisant comme s’il ne s’intéressait pas aux demoiselles, en les ignorant, ou en les prenant de haut. Mais je ne suis pas comme ca, je ne veux pas blesser le cœur sensible d’une fille attirée par ma petite personne. Du coup, je me retrouve dans une impasse. Paraitre naturel est exclu vu que cela pourrait donner du champ aux faux espoirs.

    Ma stratégie est généralement la fuite ! Ce qui n’était pas possible ici vu que la serveuse nous invitait à l’intérieur. Candy les connaissait visiblement. Et cette dernière me tenait toujours le bras, m’entrainant contre mon gré dans ce piège à rats. Bien qu’elle fût jalouse des regards constants que je donnais à la fille verte, elle avait arrêté de bouder pour s’inquiéter de mon état second. Je n’avais pas daigné lui répondre… Ma voix s’était enfuit à ma place. C’est surement pour ca que les filles m’amenèrent dans la boutique, pour m’ausculter. Même si mon cœur me trahirait, ma bouche, elle, ne dirait mot, quelque soit leur moyen de torture. Elles étaient toutes les deux trop charmantes pour que je me ridiculise !

    Je les suivais donc jusqu’au tabouret où Candy m’obligea à m’asseoir. Je me laissais faire, comme une bête que l’on amène à l’abattoir. Mon air tremblant et inquiet me faisait passer pour un chat botté en train de supplier du regard de le laisser partir. Je regrettais d’avoir invité Candy, même si ca avait été un bon moment de détente, j’étais maintenant dans la situation que je détestais le plus ! Mon embarras ne faisait qu’augmenter. Et puis l’autre fille intrigante ne m’intéressait pas plus que ca, j’étais juste… curieux. Curieux de quoi ? De savoir si je lui plaisais surement… Encore un vieux réflexe de quand j’étais un grand charmeur. Malheureusement, j’avais mal joué, cette période de ma vie ne me permettais pas de m’intéresser à qui que ce soit ! Alors ce petit entretien à huit clos n’allait m’attirer que du mépris de la part des demoiselles.

    La serveuse plus gracieuse que l’autre voulait apparemment me faire quelque chose avec sa main, elle la dirigeait vers mon visage… puis se rétracta. J’avais fixé sa main tout du long et je ne comprenais pas pourquoi elle s’était arrêtée. Mes yeux restaient grand ouverts, mes pupilles se dilataient encore une fois. Mon esprit s’emballa. Je commençais à me faire des films sur ce qu’elle aurait pu tenter. Le rouge me monta aux joues pendant que le silence devint plus lourd qu’avant. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi timide. Et puis, pourquoi des plans pervers se baladaient dans ma tête ? Peut être parce que depuis la mort de ma mère, je n’avais pas vécu comme un garçon normal, je n’étais pas sorti avec des filles malgré les nombreuses propositions, et mon corps qui avait grandi pendant l’adolescence me le faisait comprendre, un besoin existait au fond de moi. Mais mon esprit s’était montré plus fort pendant toutes ces années, il n’allait pas flancher maintenant.

    Finalement, la serveuse maladroite brisa le silence comme pas permis. Ca me sauvait un peu, je l’avoue. Quoi de mieux qu’une quatrième personne pour détourner l’attention. En fin de compte, je ne pense pas que c’était si bien que ca… Elle était cash, elle… Elle avait posé de ces questions ! Comment ca Candy est avec moi ? Me tournant vers l’intéressée, je commençais à paniquer en voyant le sourire de la délicieuse Candy s’élargir. Elle était éblouissante mais non, il ne fallait pas qu’elle croit à ca !

    -Hihi… Oui, il s’appelle Kamui, on est dans le même lycée mais… Je ne sors pas avec lui, j’aimerais bien mais je ne crois pas que ce soit le cas… ?

    Me regardant droit dans les yeux en faisant la moue, elle devint irrésistible… Par chance, je pus bouger suffisamment pour lui dire « non » de la tête, un « non » timide et désolé avec un regard toujours pétrifié mais qui tendait vers le « il n’a jamais été question de ça ». Aussitôt je tournais la tête en direction de Lylio de son prénom, sa collègue avait transféré la discussion à son attention maintenant. Quand elle parla à haute voix du numéro de téléphone, je frémis. Mes yeux s’exorbitèrent et ma tête recula instinctivement. Je déglutis. Bien que je sois heureux de voir que Lylio l’envoyait ailleurs pour voir si on y était, je me tournais de suite vers Candy qui tentait de garder son air joyeux malgré ce que je venais de lui « dire ». Le numéro sur le chiffon n’allait pas l’aider… D’ailleurs, en entendant parler de mon petit numéro de drague, elle avait baissé la tête brusquement, comme si on lui avait frappé dans la nuque. Sachant pertinemment qu’elle l’avait mal pris, je sortis de ma torpeur avec hésitation en tendant la main vers elle, je voulais la poser sur son épaule pour la consoler. Mais elle releva la tête avant. Et son visage fulminait ! Elle était en colère, grave !!!

    Me prenant par le col, elle me secoua sans ménagement et hurla :

    -POURQUOI TU LA PREFERES A MOI ??? Alors que je t’avais fait des chocolats de tout mon cœur !!! Alors que tu as accepté d’aller voir ce film romantique avec moi !!!!!! TOUT CA NE VEUT RIEN DIRE A TES YEUX ?????

    Elle me lâcha après s’être défoulée, ma tête, elle, continua de tourbillonner. Puis Candy se rassit et cacha son visage avec ses mains, elle commençait à pleurer… Entendant les petits gémissements de ma compagne pour la journée, les tourbillons dans mes yeux disparurent et je la fixais du regard, toujours pétrifié parce que ne sachant pas quoi faire. Finalement, décidé à agir pour réparer la casse, je frappa du poing sur la table, comme pour débuter mes paroles de consolation. Mais je n’eus pas le temps de laisser s’échapper un mot, un seau d’eau se déversa entièrement sur moi au moment où j’avais tapé du poing…

    On pouvait dire que cette fraicheur subite arrivait à point nommé. Même si j’étais complètement trempé, au moins j’avais les idées au clair. Ca avait réveillé mes muscles et mon cerveau qui étaient comme engourdis. Marquant un temps d’arrêt pendant lequel Lylio et Myriam s’expliquèrent, je poursuivis leur discussion en me levant.

    -Tu n’as pas à être désolée, ca m’a fait du bien cette douche froide. Je vais pouvoir être franc avec vous toutes. Candy, je suis désolé si tu t’es fais de faux espoirs quant à notre relation d’aujourd’hui mais je te jure que je ne voulais que te remercier pour les excellents chocolats que tu m’avais fait, rien de plus. Au moins, nous sommes amis maintenant, c’est déjà pas mal, non ? (je la gratifiais d’un sourire amical et quelque peu désolé) Lylio, je suis désolé d’avoir écris mon numéro sur cette serviette, c’est un vieux réflexe qui me fait passer pour ce que je ne suis pas. Il est évident qu’il faut connaitre un minimum la fille à qui l’on offre son numéro, mais quand bien même, je ne m’intéresse à aucunes filles depuis longtemps. (Plus doucement: ) Et ca n’est pas prêt de changer, malheureusement… Myriam ? … Merci de m’avoir complimenté pour ma bouille adorable ! Maintenant, je ne sais pas ce que vous pouvez penser de moi, si vous voulez me traiter d’ignoble crétin, ne vous retenez pas…
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MessageSujet: Re : Boutique surchargée. (pv Kamui) Jeu 10 Mar 2011 - 18:38
Bien que les cris de Candy porté un peu plus tôt aurait pu réveiller deux ou trois villes endormies à la ronde, le seau d'eau renversé tout le long de son corps parut réveiller ce jeune Kamui. Comme immergeant d'un mauvais rêve, il parut culpabiliser. L'on aurait dit à ce moment-ci qu'il aurait pu avoir une double personnalité tant son attitude redevint si soudainement ce qu'elle était avant. Myriam recula un peu, appréhendant les coups de bâton qu'il aurait pu lui porter suite à l'eau glacée, comme si elle se devait d'avoir peur devant un jeune garçon de cette corpulence. Un corps, certes beau, mais svelte contre un autre, plus fort et surtout dangereux vu que maladroit. Mais la jeune excentrique était ainsi, peureuse et inconsciente. À la plus grande surprise de toute, il leur souriait presque en lâchant un discours, speech que l'on pouvait prendre en bien ou en mal selon les caractères.

"Tu n’as pas à être désolé, ca m’a fait du bien cette douche froide. Je vais pouvoir être franc avec vous toutes. Candy, je suis désolé si tu t’es fait de faux espoirs quant à notre relation d’aujourd’hui mais je te jure que je ne voulais que te remercier pour les excellents chocolats que tu m’avais faits, rien de plus. Au moins, nous sommes amis maintenant, c’est déjà pas mal, non ?"

A l'entente de la première phrase, Myriam se détendit et repris sa place, au-devant de Lylio, écoutant faussement la suite. C'était un autre de ses défauts, la pâtissière n'était pas que folle, mais non seulement égoïste et indifférente. Aussi, vu que Kamui ne parlait plus d'elle, elle le regardait, certes, mais n'écoutait en rien. Franc ? Que voulait donc t-il dire par franc ? Question résolue à la suite de ses paroles. Il expliquait le plus gentiment qu'il put à Candy qu'il n'avait aucun sentiment pour elle. Et, loin d'être le gentilhomme qui avait déposé un tissu humide sur la main de Lylio, lui avait proposé d'être ami. Ami… C'était une torture pour une jeune fille éprise de tout son cœur pour un jeune homme qui voulait qu'elle devienne celle à qui il raconterait ses débats amoureux. Cependant, inconscient des couteaux qu'il venait d'enfoncer dans le cœur de Candy, il continua se tournant vers les deux serveuses.

"Lylio, je suis désolé d’avoir écris mon numéro sur cette serviette, c’est un vieux réflexe qui me fait passer pour ce que je ne suis pas. Il est évident qu’il faut connaître un minimum la fille à qui l’on offre son numéro, mais quand bien même, je ne m’intéresse à aucune fille depuis longtemps."

Lylio ne fut pas touchée, ou du moins n'accepta pas de l'être, par ses derniers mots. Cependant, les premiers s'adressant à elle était juste parfait, telle une douce mélodie qui nous trotte dans la tête et qui un jour nous revint entièrement. Combien de fois, elle aurait voulu que quelqu'un lui dise ça ou soit d'accord avec elle. Mais elle retint son sourire et garda son expression calme et à l'écoute du jeune homme. Seule une once de rose qui lui grimpait aux joues la trahissait.

"Et ça n’est pas près de changer, malheureusement… Myriam ? … Merci de m’avoir complimenté pour ma bouille adorable ! Maintenant, je ne sais pas ce que vous pouvez penser de moi, si vous voulez me traiter d’ignoble crétin, ne vous retenez pas…"
"Ignoble crétin."
"Myriam…"
"Binh quoi ? Il a demandé. Non ?"

Elle se tut une fois de plus sous les ordres de Lylio. Cette dernière ne voulait en aucun cas le traiter de tous les noms. Peut-être était-elle un peu remontée sur ce qu'il avait dit à Candy un peu plus tôt, mais elle ne la connaissait pas vraiment. Aussi, elle ne dit rien, ni insultes ni compliments. Alors que la jeune fille aux cheveux verts s'attendait à un blanc dans le dialogue gênant, l'on vient s'interposer avant le silence. Cette fois ce n'était pas Myriam, c'était Candy qui s'était jeté dans les bras de l'excentrique, cachant ses larmes dans son épaule. Ce n'était peut-être pas la meilleure personne sur qui se consoler, mais il était vrai qu'elle n'avait d'autres choix. Sinon ça aurait été celui qui lui a donné justement ce chagrin ou celle qui l'avait tant rendu jalouse pour rien un peu plus tôt. La serrant maladroitement dans ses bras, Myriam entreprit de l'emmener dans les cuisines et referma la porte derrière elle. Ce qui laissait les deux jeunes adultes seuls, contre leur gré, enfin c'est ce que pensait la jeune fille. Lylio ne lâcha pas un mot, un peu gênée d'être seule en la présence d'un homme quelconque et surtout ne sachant quoi dire suite aux évènements. L'insulté ? ça ne servira à rien, il ne lui à concrètement rien fait à elle, il l'avait même aidé. Le remercié ? Non plus. Il ne la pas méritée. C'est ainsi que, saccadée entre plusieurs réflexions, elle faillit oublier que Kamui devait trembler de froid. Aussi, se rua t-elle soudainement vers un des placards et en sortit une petite serviette de bain pour ce genre d'incident, bien qu'en général, ce soit pour le café, mais bon, peu importe. Sans le dorloter non plus, elle le recouvrit de cette serviette et se recula un peu.

Ne sachant comment être devant un tel homme, de peur de le revoir faire un malaise. Elle retira tout simplement sa casquette et délia ses cheveux qui lui donnèrent un air de furie, mais qui la mettait à l'aise. En poussant de ses doigts soigneux les différents objets entreposés sur le plan de travail du comptoir, elle s'assit à leur place, prenant garde de ne pas s'appuyée sur la mauvaise main cette fois. Le silence régnait depuis trop longtemps à son goût. Mais, encore une fois, que devait-elle faire ? De plus qu'elle n'était pas du genre à s'énerver pour rien, plutôt pour s'inquiéter des autres, mais il ne méritait pas vraiment une affection dévouée. Ceci dit, de bons conseils lui feraient du bien. Quoique, après tout ce n'est pas sa faute s'il n'aime pas Candy. L'amour n'est pas une obligation, si ça se trouve son cœur s'est épris d'une personne en particulier et il n'ose se l'avouer. C'était si calme que le bruit délicat d'une goutte d'eau venant se poser au sol passant par Kamui décida Lylio à casser le silence plutôt que d'entendre le jeune homme s'égoutter.

"Tu n'aurais pas dû lui dire ça, à Candy. Enfin, je comprends que ce ne soit pas la bonne ou que tu es plutôt du genre solitaire et tout, mais bon. Enfin, je dis ça, je ne dis rien. Je ne suis pas plus douée avec ce genre de chose. Bref, je me tais."

Après ce fouillis de phrase et de mots entremêlé, elle ne pu rester silencieuse un bon bout de temps. Sa curiosité fut révélé au grand public qu'était Kamui. Elle profitait que Candy ne soit pas là, bien que ce soit un peu vache. Cependant, elle n'usa pas sa salive. Tournant sa tête vers lui, sans le regarder dans les yeux, elle lâcha, un peu timidement.

"D'ailleurs… Pourquoi si solitaire ?"

Elle n'hésita pas, inconsciente de la réaction que pourrait avoir Kamui, à plonger ses prunelles dans les siennes.
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MessageSujet: . Mar 26 Avr 2011 - 22:04
RP clos suite à abandon de Kamui.
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