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Jusqu'au bout de la nuit [Pv : Carpe Diem]

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Takeshi Satoru
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MessageSujet: Jusqu'au bout de la nuit [Pv : Carpe Diem] Mer 16 Fév 2011 - 22:00
Ne tournons pas autour du pot, rentrons directement dans le vif du sujet d'aujourd'hui : la fiesta. C'est du moins dans cet état d'esprit que débuta la soirée. Un mercredi soir, tout à fait banal. Satoru est une fois de plus dans le monde réel, prisonnier de son corps comateux et inerte. Gisant dans son lit il tente de tuer l'ennui, ennemi ultime, en songeant à des choses plus diverses que variées, s'inventant des histoires ou simplement repensant au monde onirique qu'il rejoindrait bientôt. Petite note pour ceux ayant lu les précédentes histoires de notre héros à la capuche : il ne souffre plus le martyr, les douleurs dues à son état aux frontières de la mort étant atténuées par une dose de calmants assez conséquente. Il a donc le loisir de s'ennuyer, luxe qu'il ne pouvait s'offrir auparavant. Revenons en à notre histoire ... Satoru pensait actuellement à de nouvelles techniques qu'il pourrait développer en Dreamland, et pour cause, il avait fraîchement hérité d'un nouveau pouvoir. Un voyageur changeant de pouvoir étant un fait très rare - du moins selon les dires du nouveau seigneur de notre voyageur - il n'en est que plus fier, ceci gonflant son ego déjà surdimensionné. Ce pouvoir, il n'a eu l'occasion de le tester que par deux fois, autrement dit les 27 dernières heures de sommeil desquelles il a profité. Il n'avait pas encore compris toutes les subtilités de ce pouvoir, mais il en avait une vue d'ensemble ce qui était pas mal pour l'instant. Pour les cancres, un rapide résumé s'impose. Son ancienne peur étant remplacée par une nouvelle phobie, en l’occurrence celle de la médecine, il fut doté du pouvoir de créer différentes drogues et autres médicaments et ce de par n'importe quel orifice de son corps. Après ce bref récapitulatif qui s'est tout de même avéré conséquent, revenons en à l'histoire qui nous intéresse. Dans son lit d'hopital, Satoru pouvait percevoir tout ce qu'il se passait autour de lui, mis à part au niveau visuel. Le passage en trombe d'une ribambelle de personnel médical dans la chambre ne passa donc pas inaperçu auprès du jeune homme. Le crissement des roulettes rouillées contre le sol plastifié provenant du brancard, l'agitation dans les gestes ainsi que la peur dans les paroles tremblantes des infirmières affirmaient une chose : la situation était grave. Effaçant les pensées superflues envahissant son esprit, notre héros tendit l'oreille, pour le peu de fois où il y avait de l'agitation il allait bien en profiter ... D'après le silence qui s'installa subitement, le docteur venait sûrement de pénétrer dans la pièce. Un seul mot s'échappa de sa bouche : diagnostic. Cette question sur laquelle tout repose ... D'une vois tremblante une femme prit la parole.

" Il a un trauma' crânien et la jambe complètement broyée. Apparemment il allait en boîte de nuit et ... "

Un énorme silence s'installa alors, non pas que l'infirmière ait subitement stoppée son discours non, mais un déclic se fit dans le cerveau de Satoru, faisant abstraction de tout le reste. Sortir en boîte ... Satoru en avait toujours rêvé, mais son ex agoraphobie l'en empêchait totalement, ce qui est logique. Mis à part le fait que le nouvel admis à l’hôpital soit complètement con - aller en boîte le mercredi c'est moyen quand même avouons le - ceci s'annonçait comme une magnifique soirée. Pourquoi me demanderez vous ? Et même si c'est pas le cas j'vous le dis quand même, moi qui décide. Dans le monde réel il lui est impossible de faire quelque chose de ce genre, mais Dreamland ? Dans cette infinité de royaumes devait forcément se trouver une quelconque discothèque, même miteuse. C'est donc en espérant fort à cela que notre héros s'endormit.

Confessons le, l'endroit où il atterrit n'était pas du tout une surprise. Depuis le temps il avait à peu près compris comment fonctionnait Dreamland, si l'on pensait à quelque chose on atterrissait dans un royaume similaire, enfin généralement ... Ce fut donc en s'y attendant qu'il se ramassa la tête la première sur le sol, à quelques mètres d'une boule à facettes géante. Cette nuit là, l'instance du monde onirique l'avait habillé selon les circonstances. Une chemise blanche à manches longues affublée d'un gilet de barman noir et dépourvu de manches, son bas lui était constitué d'un simple pantalon de tissu noir, cette couleur faisant briller les chaussures d'un blanc ivoir clôturant le tout. Un contraste plutôt plaisant s'était crée, donnant une certaine prestance à notre héros, prestance dont il n'était pas habitué mais qui lui plaisait plutôt bien. Seul bémol étant son grappin, fixé sur son bras gauche à un endroit où la manche de sa chemise était retroussée jusqu'au coude, bien que ça n'ait pas la classe, cela lui donnait un air de combattant qui lui non plus ne le déplaisait pas. C'est donc ainsi habillé qu'il se dirigea vers l'entrée, gardée par deux monstres nostalgiques des seventies en arborant une magnifique banane de leurs cheveux. Notons qu'en comptant les deux bêtes, Satoru avait déjà croisé trois personnages avec une telle coupe dans le monde onirique, ce qui est un score respectable pour un nouveau. S'approchant d'eux, il leur lança un regard, les mains dans les poches, l'air décontracté. Ses pensées étaient toutes autres cependant, il les suppliait intérieurement de le laisser passer sans encombres, ça aurait été con de stopper la soirée si tôt ... Ce fut donc avec un grognement et un geste de la tête qu'il fut convié à pénétrer dans les lieux par l'une des bête chevelue. Une fois dans le couloir exterieur, il lança un regard en arrière, apercevant un mec avec un gilet et une capuche se faire refouler. Une légère larme coula le long de sa joue, il remerciait les divinités quelles qu'elles soient de l'avoir habillé ainsi, son accoutrement habituel l'aurait contraint à faire la fête dehors ...

Le long couloir tapissé de rouge vif approchait petit à petit notre héros du lieu de perdition et de luxure dont il était en quête. Les basses résonnaient dans ses oreilles, dans un bruit sourd caractéristique de celui que l'on entends près d'une boîte de nuit. Puis au bout de quelques secondes, il ouvrit les portes pour arriver dans la salle principale. Tournant la tête un peu partout, il observait tout ce qu'il se passait. Pendant que ses yeux admiraient la structure toute en verre ainsi que ses nombreux étages, ses oreilles elles se faisaient agresser par de l'électro commerciale. Bien que ce style musical ne soit pas son favori, il s'en foutait, tant qu'il y avait du rythme il était content ... Mais avant de se lancer sur le Dancefloor, il entreprit de s'installer au bar et de s'enfiler un petit coup, histoire de bien se mettre dans l'ambiance. Une fois assis là bas, il liquida littéralement son verre, le buvant quasiment en cul sec, le laissant lui brûler allègrement la gorge. Il se leva, la fête pouvait commencer ...
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MessageSujet: Jusqu'au bout de la nuit Lun 21 Fév 2011 - 16:02
°- Musique -°

« Et merde… »

Ce fut bien là la première fois que je ne savais que faire, que penser en regardant mon lit. Lit sur lequel je devrais m’allonger pour me plonger dans le monde des rêves. Mais, et ce fut la première dans toute mon existence de voyageuse, je ne savais pas à quoi ou a qui penser. J’aurais pu, peut-être, laissé Dreamland m’emmener ou bon lui semblait, mais je n’avais pas confiance en mes arrières pensées qui pourrait prendre le dessus sur ma bonne conscience dès que j’eu fermer les yeux. Aussi, de peur de tomber dans un monde totalement glauque, je préférai réfléchir. Dieu ! Que cela me manquais de m’endormir sans trop penser à grand chose pour ensuite passer une nuit de rêves où le sentiment de liberté ressemblait à celle que l’on ressentait quand la drogue s’éprenait de vous. Pas que je m’y connaisse, mais je le devinais. Quoi qu’il en soit, je ne pouvais risquer mes rêves dans un monde de pervers comme la plupart des fois où j’oubliais ma deuxième identité. Je ne savais donc pas à quoi penser, mais peut-être que rêver de quelqu’un ne me serais pas compliqué. Je pris garde cependant à bien choisir. Là, avachis sur le bout de mon lit, n’osant m’allonger dessus comme si je cherchais une excuse avant d’affronter les regards reprochant des élèves et de mon professeur quand il s’agissait d’un retard. Ici, dans Dreamland mon retard ne serait pas remarqué, mais vu que mes rêves en dépendaient, je ne pouvais me laisser allez. Une liste s’afficha dans mon esprit, bien claire, les noms furent rayés par ma raison au fur et à mesure, n’en restaient que deux, ceux des deux énergumènes que j’avais « aidés » sans trop savoir pourquoi à Kazinopolis. Redoutant l’idée de me retrouver avec une personne aussi maladroite que moi, je rayais alors de mon esprit le nom de l’homme vêtu de blanc. N’en restait donc plus qu’un… Ce Takeshi. Un peu fou, il faut l’avouer, mais je me sentais plus en sécurité avec lui bien qu’il paraissait emmener crasse et autres à chacune de ses nuits. Soupirant un bon coup, désespérer par ce manque d’ami dans le monde onirique pourtant rempli de personnes ayant tous un point en commun : une peur résolu, je m’enquis de ramper jusqu’à mon oreiller. Mes cheveux ébouriffés, je poussais un second soupir en me concentrant sur la tête et pourquoi pas le corps de ce fameux Satoru. Son regard rempli d’envie, de volonté puis son sourire moqueur ou entraînant, mais toujours présent. Son côté supérieur, fou et son corps agréablement bien fait, du moins de ce qu’il me semblait avoir vu. Je ne savais s’il se souviendrait de moi, mais je trouverais une excuse pour le coller toute la nuit sans risquer aucun fragment de mes rêves.

En passant d’un monde à un autre, sensation agréable ou pas selon les esprits de chacun, nous avons tous un reflex en captant la première chose auditive, ou bien le premier touché ou la première vue. Ici ce fut mes oreilles qui connurent le premier son propre à ce monde, un son désagréable, répétitif et électronique qui semblait faire vibrer chaque organe. Ma vue s’adapta aux rêves. Ce que je vis ne correspondait pas vraiment au son qui entrait jusque dans ma gorge, si répugnant qu’il me donnait une impression d’étouffement. Ce fut une rue, sale, sombre… Pas net quoi. Étrangement, elle ressemblait beaucoup à l’une de ses rues de Paris, trop sale pour êtres salis encore plus. Je ne fus pas si surprise que ça en tournant la tête pour apercevoir d’où venait la lumière bleutée du bout de la ruelle. La musique venait aussi d’ici, ce n’était autre qu’une discothèque des rêves. Pas étonnant que la plupart en rêve bien que je ne comprenne pas l’intérêt de se casser les oreilles à danser comme des fous. L’éclate peut-être, mais, en général, on ne connaissait personne dans ce genre d’endroit. Ou bien pour faire des rencontres, mais la moitié était ivre morte à la fin de la fête et les salles dédier aux choses pas très nette étaient tout le temps remplis. Pas que je m’y connaisse, mais je devinais.
Dreamland avait un seul pouvoir qui m’horripilait, le seul où il se jouait de moi. Avec un tel pouvoir, j’étais sûr que le créateur du monde onirique était un homme. Chaque nuit, il décidait de mes habits, jamais les mêmes, mais restant dans le genre. Le genre moulant et décolleté. Sans compter que, pour aller avec le côté soirée, je me devais d’être vêtue encore plus dénudée qu’en général. Descendant mes yeux qui tombèrent de suite sur ma poitrine à moitié découverte, je sentis le rouge me monter aux joues, alors que le seul témoin de mon embarras était un vieillard, une vieille créatures des rêves. Ce fut une robe noire, n’ayant qu’une bretelle et tombant avec élégance en biais au niveau de mes jambes, mise à nu elle aussi, des talons, peu élevée m’empêchais de toucher le sol froid et sale. Et que ne fut mon dégoût quand je vis que mes cheveux avaient était teints aux pointes, noire aussi. Rouge comme une tomate et même plus, je m’enquis d’avancer, honteuse, pour aucune raison apparente vers la porte où deux gardes choisissait qui avait le droit d’entrer ou pas. De suite, les hipies furent rejetés, les jeuns aussi puis les clodos et autres. Je ne savais pas s’il allait m’accepter étant beaucoup trop jeune, du moins en apparence. Une jeune fille me doubla, blanche et plate, j’avais pitié d’elle. L’homme la rejeta de suite, ce fut à mon tour de passer, il ne m’adressa même pas un regard, enfin pas dans les yeux. Puis, par je ne sais quel miracle, il me laissa passer. Le miracle du bonnet D, oui, le créateur de Dreamland est un homme, plus aucun doute. Pour faire retomber ce rouge allant malencontreusement très mal avec mon accoutrement, j’attrapais l’écharpe d’un des danseurs. La secouant un bon coup pour enlever toute saletés quelconque, j’enroulais le tissu noir autour de mon cou. On aurait dit que j’étais en deuil, dans une discothèque…
Me rappelant pourquoi je me trouvais ici, je partis à la recherche de Takeshi. Ce ne fut pas dur de le trouver. Au milieu des danseurs, se mouvant avec une habilité infime que je n’aurais jamais, Satoru dansait avec le rythme incessant de la musique. J’avais beau savoir chanter et composé, danser je ne savait pas. Et toutes ses personnes m’intimidaient. Un peu rose sur les joues, je m’apprêtais à aller le voir, mais pour lui dire quoi ? Que j’avais, par erreur rêver de lui et qu’il se devait de me protéger ? Ridicule. Que j’étais perdu et que j’avais besoin de quelqu’un ? Sans sens. Une chose me revint, il me devait quelque chose, je l’avais aidé, inconscieusement et très peu, mais tout de même, je l’avais aidé. Sans trop réfléchir, je m’avançais vers le centre de la piste, comme une pauvre idiote. J’aurais dû me douter que marcher sur une piste de danse était mal vu. Mais je m’en rendis compte que trop tard. Alors que j’étais à deux doigt d’attraper Takeshi pour m’accrocher à lui et ne plus craindre de perdre mes rêves, un cercle se forma autour de moi. Malgré la musique, le silence se fit, à peu près tout le monde me regardait, le sourire aux lèvres. Du pervers au gentleman, ils crièrent à l’unisson :

« Allez ma belle ! Danse ! Bouge- moi un peu tes formes. (Des sifflements.) N’ai pas peur ! »
« Tu veux un cavalier ? »
« Deux ou trois pas, allez poupée ! »
« On est tous avec toi chérie ! »

Je me devais de faire quoi, danser ? Certainement pas. Malgré ma volonté inexistante de me foutre la honte, ils continuaient, me reluquant de toutes parts. L’écharpe n’avait donc aucun effet. J’attendais une aide quelconque, que l’on me prennent, que l’on me kidnappe, mais s’il vous plait, sortez- moi de là ! Je suis incapable de danser et je ne veux pas que ces rêveurs et ces voyageurs se réveillent avec le souvenir d’une pauvre fille rester collé au sol, sans bouger un sourcil malgré les encouragements de maintes gens.
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